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 Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]

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cesam
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MessageSujet: Re: Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]   Mer 28 Oct - 16:16

Coopération sur l'Afghanistan: M. Rasmussen (Otan) à Moscou en décembre

Citation:
28.10.2009 - lemonde.fr - Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen est attendu à Moscou à la mi-décembre afin d'y parler de l'aide que la Russie peut apporter à l'alliance militaire occidentale pour sa difficile mission en Afghanistan, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Cette visite, qui aura lieu du 15 au 17 décembre, lui permettra de discuter et, si possible, de faire avancer les relations Otan-Russie dans le sens d'une coopération concrète, avec l'Afghanistan en tête de liste", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'Otan James Appathurai.

Un diplomate russe auprès de l'Otan a confirmé la venue de M. Rasmussen dans la capitale russe, sa première depuis que l'ancien Premier ministre danois est entré en fonction en août. Le 7 octobre, M. Rasmussen avait estimé que la Russie pourrait contribuer à la formation et au renforcement des troupes afghanes. "La Russie a déjà permis le transit" d'équipements destinés à la force internationale commandée par l'Otan en Afghanistan et cet accord "pourrait être élargi, c'est un premier point", avait-il déclaré à la presse.

Pour l'instant, le matériel qui transite par chemin de fer ou avion via le territoire russe ne doit pas être "létal", et il ne peut donc s'agir d'armements.

"En deuxième lieu, avait ajouté M. Rasmussen, la Russie pourrait fournir des équipements aux forces de sécurité afghanes".

"Troisièmement, elle pourrait contribuer à leur entraînement", avait-il souligné, se félicitant de la bonne atmosphère retrouvée entre l'Otan et Moscou après la brouille provoquée par le conflit russo-géorgien d'août 2008.

Jeudi dernier, M. Rasmussen a insisté sur le fait que la Russie partageait avec l'Occident des intérêts communs en matière de sécurité, face à de nouvelles menaces comme le terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive.

"Je vais visiter Moscou dans les semaines à venir pour discuter de nos relations au sens large", dans le cadre d'une réflexion que mèneront ensemble l'Otan et la Russie sur leurs "stratégies" de sécurité respectives, avait-il déclaré à Bratislava avant une réunion des ministres de la Défense de l'alliance militaire occidentale...



star Rasmussen tente par tous les moyens d'impliquer la Grande Russie dans une guerre sale mais celle-ci ne se risquera jamais. Limitant son aide à un transit de matériel non létal, la Russie saura éviter le piège afghan qui risquerait d'attiser encore plus la violence dans les régions du Caucase.
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cesam
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MessageSujet: Re: Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]   Jeu 5 Nov - 17:35

Poland wants more US troops 'to counter Russian threat' (05.11.2009)

The Polish Foreign Minister's remark that more American troops are needed to counter a threat from Russia has been branded 'unacceptable'. The head of the parliamentary Foreign Affairs Committee sa...

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MessageSujet: Re: Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]   Ven 6 Nov - 21:01

Parapluie ou hara-kiri ? – la présence nucléaire américaine en Europe

Bien trop souvent, on est tenté d’assimiler la présence nucléaire américaine en Europe à sa seule dimension tangible. A savoir le stationnement de quelques centaines de bombes US sur le sol de cinq pays du continent européen, dans le cadre de l’OTAN et de son soi-disant « partage nucléaire ». Et on a tort de le faire.



Citation:
27.10.2009 - armées.com - Certes, la présence d’armes nucléaires sur leur territoire comporte, pour les citoyens européens, de multiples risques. Nombre d’entre eux sont similaires aux risques et dangers auxquels s’exposent les populations de tous les pays « dotés », c’est-à-dire disposant d’un arsenal atomique. Dont l’utilité et la désirabilité peuvent être sujets à débat. Notamment pour savoir si les risques valent la peine d’être pris, au service d’une stratégie politico-militaire de défense nationale (ou, au contraire, doivent être refusés dans la perspective de la paix universelle et du désarmement total).

Chacun tranchera selon ses convictions, sa vision du monde, sa perception et hiérarchisation des dangers, et cetera. Peu nous importe ici. Car, dans ce cas précis, cette question ne se pose même pas. Et ce, grâce à l’autre dimension du « partage » nucléaire de l’OTAN, qui est éminemment révélatrice des relations transatlantiques. Tandis que pour les puissances nucléaires le débat peut porter sur l’articulation du nucléaire avec la stratégie (importance accordée, ou pas, à la dissuasion), ici, par contre, le nucléaire (américain), et le mythe du parapluie protecteur qui va avec, sert de prétexte pour justifier l’absence de stratégie (européenne).

Ainsi que de paravent commode pour que les gouvernements du vieux continent restent, in fine, à la remorque des Etats-Unis – quitte à devenir complices d’une stratégie nucléaire dans l’élaboration et la mise en œuvre de laquelle ils ne peuvent même pas rêver d’avoir un tant soit peu leur mot à dire. Hélas, ils s’estiment déjà heureux quand ils sont, plus ou moins correctement et plus ou moins après coup, informés sur le sujet.

Problèmes avec les bombes…

On estime aujourd’hui à quelque 200 le nombre des armes nucléaires tactiques (substratégiques) américaines déployées en Europe. Si leur présence est officiellement admise dans les documents de l’OTAN, les chiffres, emplacements et autres données les concernant sont évidemment secret défense.[1] Il s’agit de bombes de type B61, dites « à gravité », c’est-à-dire faites pour être transportées en avions (à double capacité, c’est-à-dire aptes à la fois à des missions conventionnelles et nucléaires) et larguées au-dessus de leur cible. Elles seraient actuellement stockées en Allemagne (sur la base aérienne de Büchel), en Italie (Aviano et Ghedi Torre), en Belgique (Kleine Brogel), au Pays-Bas (Volkel) et en Turquie (Incirlik), sous le contrôle de l’US Air Force, prévoyant un scénario soit d’emploi par des avions US, soit de transfert au pays hôtes pour emploi en temps de guerre.

Le nombre des bombes stationnées en Europe a diminué radicalement depuis les années 1970 – et les réductions se poursuivent, comme en témoignent les retraits d’armes récents de la Grèce, de la Grande Bretagne et de la base de Ramstein. Simultanément, l’état de préparation des avions à double capacité s’est, lui aussi, considérablement affaibli : leur niveau d’alerte se mesure aujourd’hui en mois, plutôt que de semaines, de jours, ou de minutes. Il est communément admis que le rôle des bombes US en Europe est de nos jours avant tout symbolique. D’après l’actuel Concept stratégique de l’OTAN « Les forces nucléaires basées en Europe et destinées à l’OTAN constituent un lien politique et militaire essentiel entre les membres européens et les membres nord-américains de l’Alliance. » Cette belle démonstration de solidarité transatlantique a évidemment un prix pour les alliés en Europe : en termes de risques de sûreté/sécurité, d’efforts diplomatiques discrédités et d’entorses à la souveraineté.

Lire tout l'article ici :: http://www.armees.com/Parapluie-ou-hara-kiri-la-presence.html
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MessageSujet: Re: Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]   Mar 10 Nov - 18:31

OTAN: l'élargissement à l'Est défavorable pour l'Alliance (Rogozine)

Citation:
21:04 10/11/2009 - Novosti - MOSCOU :: L'OTAN comprend que son expansion à l'Est est aujourd'hui défavorable pour l'Alliance, a déclaré lundi l'ambassadeur russe auprès de l'OTAN Dmitri Rogozine à la chaîne russe Vesti 24.

"A mon avis, les dirigeants de l'Alliance ont enfin compris que l'élargissement de l'OTAN à l'Est est défavorable à l'Occident, au moins ces dix ou quinze prochaines années, compte tenu des intérêts égoïstes occidentaux", a précisé le responsable russe.

Cela ne s'explique pas par une dure position de la Russie mais plutôt par des problèmes au sein de l'organisation, croit le diplomate.

"L'OTAN s'est vite élargie vers l'Est, assurant sa mainmise sur l'espace libéré après l'éclatement du Pacte de l'Est (de Varsovie) et de l'URSS, pour attirer le plus d'Etats possible dans son champ. Mais, elle a fini par avoir affaire à des pays à un potentiel militaire quasiment nul qui ne peuvent pas contribuer au succès des opérations militaires de l'Alliance.

D'autre part, ces pays sont politiquement instables... L'OTAN n'a donc rien gagné. Elle s'est élargie à des zones d'instabilité sans renforcer son potentiel militaire, elle a endossé la responsabilité de cette instabilité", a conclu Dmitri Rogozine.
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MessageSujet: Re: Organisation du Traité de l'Atlantique Nord [OTAN]   Ven 20 Nov - 9:51

La relation transatlantique à l’aune de la mondialisation

Par Yves Boyer, directeur-adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique


Citation:
18/11/2009 - TTU - Dans un de ses derniers articles, Raymond Aron s’interrogeait sur le point de savoir si l’Alliance atlantique vivrait assez longtemps pour célébrer ses noces d’or (In Politique étrangère 4-1983). Force est de constater que l’histoire a répondu favorablement puisque l’Alliance va, dans les mois à venir, annoncer un nouveau concept stratégique censé lui permettre d’affronter avec toutes chances de succès les défis qui se posent à elle dans le monde globalisé.

Pour autant, faut-il réduire la relation transatlantique au seul aspect sécuritaire ? Chercher à répondre à cette question revient à relever un paradoxe : la dimension sécuritaire de la relation transatlantique est devenue moins centrale mais elle seule lui permet de garder la cohésion entre ses membres. Dans ce contexte, un nouveau logiciel reste à inventer pour faire vivre la relation transatlantique tout simplement parce que le détachement, pour ne pas dire l’indifférence, caractérise désormais les affaires de sécurité transatlantiques. Le peu d’empressement des Alliés, malgré des pétitions de principe, à augmenter leurs effectifs engagés en Afghanistan est symptomatique de cet état de fait de même que la réduction, plus que sensible, des effectifs militaires américains déployés en Europe où ne resteront bientôt plus que deux brigades de l’US Army et une quantité négligeable d’avions de l’US Air Force.

Cette évolution montre que les deux rives de l’Atlantique dérivent dans des directions différentes. C’est l’évidence lorsque l’on regarde la place désormais réservée à l’Alliance atlantique dans les organes du pouvoir législatif ou dans les priorités des think-tanks américains. Les débats sur l’OTAN sont devenus plus que rares, tant au Sénat qu’à la Chambre des Représentants. Les programmes de recherche financés par les grandes fondations américaines qui suivent les évolutions des enjeux internationaux se sont très largement détournés des questions européennes et davantage encore des questions liées aux relations transatlantiques. De son côté, l’Europe, plus exactement l’Union européenne, émerge peu à peu comme acteur sur la scène internationale. Elle a développé une vision du monde pluraliste où la puissance des États-Unis devait être équilibrée par des grandes puissances régionales, un nouveau concert des grandes puissances. Dans cet esprit, l’Union affiche implicitement sa détermination à être l’institution dominante dans la nouvelle Europe et de ce point de vue la mise en œuvre du traité de Lisbonne devrait la conforter. Enfin, aux Etats-Unis comme dans les pays membres de l’OTAN, les causes qui avaient amené à la création de l’Alliance sont de plus en plus ignorées par des fractions toujours plus importantes de la population.

La relation transatlantique a largement migré des affaires de sécurité stricto sensu vers les nouveaux champs de préoccupation que sont aujourd’hui, par exemple, la gouvernance mondiale, le commerce international, la recomposition du système monétaire international, les préoccupations environnementalistes et les aspects plus « exotiques » de la sécurité (terrorisme, cybercriminalité, sécurité énergétique). Dans la société internationale postmoderne, la notion de menace est devenue le plus souvent « déterritorialisée ». Elle englobe aussi bien des pandémies, des accidents industriels majeurs, un afflux massif de réfugiés, que des actions liées à des mouvements millénaristes ou terroristes agissant en dehors de tout lien avec un État. Malgré ses multiples tentatives récentes, l’OTAN n’apparaît plus comme l’outil adéquat permettant de prendre à bras le corps l’ensemble de ces problèmes. Dans ces conditions, il serait dangereux et illusoire de demander à l’OTAN de prétendre à répondre à tous les types de menace majeure et d’orienter la relation transatlantique vers le traitement d’enjeux qui la dépassent même s’ils appellent à une consultation étroite entre ses membres. Il n’y a plus nécessairement, pour aborder ce nouvel agenda, unité stratégique entre les deux rives de l’Atlantique. Le commerce international illustre ces inflexions : les principaux partenaires des Etats-Unis sont largement ailleurs que dans le monde transatlantique. Ce sont, par ordre décroissant, le Canada, la Chine et le Mexique, dont le commerce avec son voisin du nord équivaut au commerce de ce dernier avec celui, combiné, des trois « grands » pays de l’Union : l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.

Dès lors, et paradoxalement, le découplage entre affaires de défense au sens de l’article 5 du pacte fondamental qui lie les deux rives de l’Atlantique et les enjeux internationaux contemporains doit être recherché pour préserver la relation transatlantique des ferments de désagrégation. Pour perdurer, l’Alliance doit renoncer à voir trop grand ; elle doit se concentrer sur sa seule raison d’être, à savoir la préservation d’un lien quasi existentiel entre partenaires transatlantiques sur les affaires de défense lorsqu’un ou plusieurs de ses membres est en grand péril. On reviendrait ainsi à l’esprit du Pacte de 1949.
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