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 Emigration Clandestine / Les HARAGAS

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algeriano34
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 28 Avr - 15:35

Au lieu de chercher dans le fond et éradiquer les sources de ce phénomène, nos dirigeants s'attaquent uniquement aux conséquences.
Dans les années 90, il y avait le terrorisme mais il n’y avait pas Khalifa et ces nouveaux riches qui ont profités de cette période pour construire leurs empires.
Peu être que les jeunes sont tout simplement désespérés, après avoir tant attendu, depuis la ceinture cirée de chadli (après 86), juste après c'est le terrorisme avec ses conséquences économiques mais en voyant que les caisses de l'Algérie engorgent de milliards de dollars, et que leur situation ne s'améliore guerre, peu être qu’ils ont compris que leur avenir n'est pas en Algérie.
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soudard
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 28 Avr - 15:42

C'est encore plus simple : avec la télé, internet, la mondialisation, tout le monde voit qu'"ailleurs" ça a l'air mieux et veut essayer. Au siècle dernier, des dizaines de millions d'européens ont envahi l'Amérique.
Un jeune au chômage, il se fout de savoir que dans quinze ans ça ira mieux, ce qu'il voit c'est qu'il est jeune maintenant et ila envie d'un tas de choses qu'il ne peut pas s'offrir. Alors il part.
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Jean-Bapt
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 28 Avr - 18:14

akramov a écrit:
mais non je crois qu'il nous a envoyé un mp pour voir si c'étais possible d'ouvrir ce topic, anyway il va être contant


il est content...

Je vais l'alimenter avec les article que je trouverai concernant la lutte contre l'immigration, que ce soit par les patrouilles ou par l'incitation à rester dans son pays et croire à son avenir.
Je ne juge pas, c'est dramatique et ça ne rapporte pas à ceux qui tentent leur chance, c'est comme l'argent de la drogue... Un nouveau buiseness sur la vie des gens.

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sammydziri
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 28 Avr - 22:04

Citation:
Aucun cas signalé depuis janvier
Aïn Témouchent a-t-elle trouvé la formule anti-harragas ?





Depuis janvier, aucun cas de harga n’a été enregistré à Aïn Témouchent qui fut un temps, avec ses 80 km de côte, l’un des principaux points d’embarquement des clandestins à destination de l’Espagne. Bilan zéro donc. Un bilan qui est d’ailleurs le motif d’une certaine fierté du commandant du groupement de gendarmerie de cette wilaya. Mais il y a encore des clandestins, des étrangers, en majorité de nationalité marocaine, qui y transitent pour aller, par le biais de réseaux aux ramifications identifiées notamment à Alger, chercher du travail dans les chantiers de la capitale ou à l’est du pays. Une quarantaine a été arrêtée depuis le début de l’année.

L'année 2008 commence à redonner à cette petite ville son air paisible et reposant, sa tranquillité que perturbent à peine quelques trafiquants de drogue et passeurs d’effets vestimentaires de contrebande en provenance du Maroc. La côte, aux flancs escarpés entrecoupés de superbes plages en forme de clairières est, sous contrôle. Les plages Bouzedjar, Oued El-Halouf, Sassel… s’apprêtent à accueillir les estivants, alors que les zones accessibles uniquement à pied sont désormais sillonnées de pistes.
Postes fixes de surveillance, garde communale et rondes des gardes-côtes ont fini par dissuader les téméraires et potentiels harragas de s’aventurer dans la région. Un poste de la marine surplombant ces plages a été installé. Équipé de moyens modernes et planté sur un pic dominant, ce poste militaire rend quasiment impossible el harga. Ce qui n’a pas empêché les réseaux de passeurs et les candidats à l’aventure de prospecter d’autres côtes à l’ouest ou à l’est du pays. Le choix de l’ouest est surtout motivé par sa proximité avec l’Espagne.
En plus de l’intensification de la lutte contre ce phénomène, la création massive d’emplois à Aïn Témouchent, à la faveur des projets lancés avec une priorité d’embauche accordée aux jeunes de la wilaya, a favorisé la stabilité et le retour au calme. Entre 2007 et 2008, 14 239 emplois ont été créés dans les différentes formules. Le gazoduc Medgaz et la station de dessalement d’eau de mer ont absorbé une partie du chômage. On attend également la cimenterie d’Orascom, l’usine d’aluminium, la centrale électrique, dont les travaux de terrassement ont commencé, mais surtout les trois projets de la Sonatrach. Les gros engins ont déjà “mis à terre” les multiples collines alignées avant sur plusieurs kilomètres.
C’est à la place des ces tonnes de sable que “poussera” peut-être la plus grande centrale électrique du pays. Un espace de 10 km de long, entre Oued El-Halouf et Terga, a été dégagé pour ces projets, l’usine d’aluminium émiratie ainsi qu’un port. Les prévisions sont de l’ordre de 5 000 emplois directs chez Orascom et de 2 500 pour l’usine d’aluminium. De quoi couvrir les besoins des jeunes locaux ainsi que ceux des wilayas limitrophes. Cette zone sera parmi les pôles économiques les plus importants du pays.Ce qui n’a pas découragé les dealers et les contrebandiers à continuer pour autant dans leurs activités délictueuses. Des saisies, bien que peu importantes par rapport à celles opérées récemment à Béchar ou à Tlemcen, sont régulières. Gendarmerie nationale, Sûreté nationale et Douanes nationales ont opté pour des opérations mixtes et arrêté un programme d’actions commun sur le terrain. La contrebande ne connaît pas de répit :à peine débarqués à Aïn Témouchent qu’un premier bilan tombe comme un trophée. D’autres suivront. Un barrage des douanes a intercepté un jeune originaire de Maghnia à bord d’une Audi nouvelle caisse. Les douaniers découvrent 3,68 kg de kif dissimulés entre le radiateur et le pare-chocs de la voiture. Il s’avéra que l’individu fait l’objet de deux mandats d’arrêt, l’un délivré à Maghnia pour vente de stupéfiants, le second à Béjaïa pour trafic de stupéfiants. Un palmarès éloquent pour ce trafiquant qui n’a pas peur de se montrer. Jeudi dernier, lors d’une opération mixte, gendarmerie-police, deux individus ont été arrêtés en leur possession 6,5 kg de kif. Ils étaient à bord d’un taxi.
Remontant la filière, le commanditaire s’avéra être un garde communal exerçant à Aïn Defla. Sous ses faux airs d’incrédule, le chef de Sûreté de wilaya cache une féroce détermination et une volonté de rendre à cette ville sa quiétude dans une parfaite entente avec le commandant du groupement de la GN.On a constaté par ailleurs l’apparition d’un phénomène nouveau. La contrebande de cigarettes vers le Maroc. Depuis l’introduction des marques étrangères en Algérie à des prix relativement abordables, les contrebandiers s’y sont mis. Ainsi 804 cartouches de Marlboro et de Gauloises ont été saisies sur l’axe Oran- Maghnia. Une autre surprise à la brigade Émir-Abdelkader : les gendarmes ont saisi des effets vestimentaires et arrêté trois personnes. Dans le premier bureau, assises sur un banc, trois femmes scrutent de leur regard profond le va-et-vient dans le couloir, alors que dans un coin, un gendarme est occupé à taper sur un clavier. Ce sont elles, les personnes arrêtées. 130 paires de chaussures, 71 pantalons jeans et 42 tee-shirts, tel est le lot saisi. Curieusement, les rivets des extrémités des pantalons sont en cuivre et les boutons des fermetures en aluminium. Une partie du cuivre volé et revendu en contrebande au Maroc n’a-t-elle pas servi à fabriquer ces boutons et rivets ? Le chef du commandement aura la même réflexion. Plausible. Quant aux tissus, pantalons et tee-shirts, il sont de médiocre qualité et d’une lamentable imitation. Les trois femmes sont des passeuses interceptées dans un taxi. Elles avouent ne pas gagner plus de 600 DA par voyage. On entendra le même refrain un peu plus loin que cette localité. Plus de 600 paires de chaussures ont été récemment saisies dans un véhicule particulier.

La spéculation, un réflexe difficile à supprimer

Quelques kilomètres plus loin, plusieurs véhiculent se mettent sur le bas-côté de la route. Un barrage de gendarmerie se signale. C’est un barrage mixte, GN-DCP. Contrôle de véhicules, de papiers, de la marchandise et de factures. Les contrevenants sont convoqués au siège de la direction du commerce. Les deux agents de cette direction sont plutôt didactiques, expliquent bien, avec un sourire ou l’air impassible. Sans nervosité aucune. “Les gens doivent apprendre à respecter la loi”, dit le premier. “Autrement, n’importe qui peut vendre n’importe quoi, selon la demande du moment”, enchaîna son collègue. Il résuma la situation avec l’exemple du ciment. Des gens achètent des bons, les revendent à d’autres qui se chargent à leur tour de transporter le ciment et de le revendre. Ce qui engendre des intermédiaires, la spéculation… Avec ces contrôles, on peut retracer le cheminement de la marchandise de la sortie d’usine jusqu’à sa destination, explique-t-on. À côté, six passagers d’un taxi sont invités à descendre. Chacun a un gros sachet noir compact. Des chaussures. Un barbu en qamis sourit à tout vent en récitant ayet El Koursi, du moins c’est ce qu’il dit, alors qu’une femme déclare ne pas gagner grand-chose en faisant cela. Vérification d’identité. Un gars d’un certain âge, légèrement boiteux, exhibe des documents, une photo de sa voiture accidentée qui l’a ruiné. “À 51 ans et six enfants sur les bras, qui va me donner un travail ? Je dois nourrir mes enfants”, dit-il suppliant l’agent. L’agent a découvert même le rouleau d’adhésif qui sert à bien entasser les chaussures pour donner la forme d’un paquet-bagage à main. Deux pas en avant, deux vieilles attendent stressées la décision des gendarmes. Elles ont un paquet chacune. Elles ont comme l’air d’attendre un verdict de justice. Même litanie chez l’une qui avoue ne gagner que de quoi faire vivre sa famille, entre deux larmes. L’autre a un argument de plus. Elle fait ce boulot pour vivre et surtout pour payer “un procès” (P-V). Elle veut montrer un document attestant qu’elle a une amende à payer. Pour quel délit ? “La même chose”, dit-elle. C'est-à-dire, contrebande de chaussures. Ce sont des centaines de paires qu’on essaie de faire passer tous les jours. L’été approche et la chaussure légère est demandée. D’ailleurs celles saisies se ressemblent toutes.

Un repenti pas comme les autres

Un gros à l’air renfrogné s’extirpe d’un taxi. Barbe non entretenue, tête légèrement baissée, la bedaine bien visible, déclare être un repenti. Originaire de Tiaret, il s’est installé, locataire dans une petite commune d’Aïn Témouchent. Il a passé un peu plus de quatre ans dans les maquis de Médéa contrôlés alors par la LID de Benaïcha. Il a bénéficié des dispositions de la concorde civile, mais n’accepte pas d’indemnité. Il dit avoir agi par conviction et refuse que l’on soit payé alors que du sang a été versé. Il vit de petits boulots et de bricoles pour ramasser de quoi partir en Arabie Saoudite, a-t-il expliqué. Il ne veut pas travailler ni rester en Algérie. Pas même faire imam. Sa seule fierté est d’avoir abattu six éléments du GIA qui ont porté atteinte à la femme d’un autre. On n’a pas le droit d’approcher la femme d’un autre au nom de l’islam et du djihad, a-t-il martelé. Il regagne sa place avec un léger sourire, plaisir d’avoir parlé, d’être écouté par quelqu’un. La RN 35 reliant Aïn Témouchent à Tlemcen deviendra ce jour-là le cauchemar des contrebandiers et des trafiquants. À El-Amria, on découvre une nouvelle marchandise à ajouter à la nomenclature des trafics : le sel. Un camion de Biskra transportant 26 quintaux de sel intercepté. Fausse facture et faux emballage. Des sachets imités, une marque d’une usine sise El-Oued mais fermée depuis au moins deux ans et un sel de couleur ocre dans un autre modèle d’emballage. Des échantillons ont été envoyés pour analyse. Ce verrouillage des axes et accès routiers a concerné en tout quatre wilayas, les points chauds ou noirs de l’Ouest : Oran, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen et Aïn Témouchent. En plus de 11 clandestins africains, ont été arrêtés deux individus recherchés par la justice à Tlemcen qui est la dernière étape avant l’espoir d’atteindre l’Espagne via le Maroc.

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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Sam 3 Mai - 23:15

Citation:
El Khabar s’est arrêté sur leur situation en Espagne
Des haragas algériens vivent comme des bêtes dans des grottes







Ceux qui pensaient que les haragas qui ont eu la chance d’arriver saints et saufs sur les côtes européennes sont dans une bonne situation se trompent, et ceux qui pensaient trouver en Europe un coint de paradis ont été leurrés. Ce sont là les principales phrases des jeunes Algériens à Murcie au sud de l’Espagne, lorsque nous leur avons rendu visite à l’improviste.
Le voyage qui nous a mené vers plusieurs villes espagnoles a commencé avec la ville de Palma de Majorque, mais nous ne nous y sommes pas attardés car l’endroit était empli de la réputation d’une « caverne » habitée par des Algériens venus récemment en Espagne à bord de petites barques. Chaque Algérien résidant là-bas connaissait l’histoire de la caverne et des responsables de la police espagnole nous y ont conduit.
Nous avons poursuivi notre voyage vers un autre point à Murcie, et dans un virage le conducteur a été prié de tourner à gauche à travers un passage étroit couvert à droite par un grillage qui protège une villa abandonnée.
L’image était sombre et dramatique, alors que nous traversions la cour longtemps avant de parvenir aux seuls escaliers encore utilisables. Il y avait dans la salle environs trente personnes, mais la plupart ont quitté l’endroit de peur que leurs photos ne soient publiées.
En réalité le groupe ne voulait pas que l’on transmette leur détresse, jusqu’au moment où s’est élevée la voix de Mourad, 26 ans, qui a déclaré : « Mon frère me téléphone depuis une semaine et il se prépare à embarquer en mer…Il faut parler pour qu’il comprenne vraiment que nous vivons une tragédie ».
Mourad qui est originaire de Arzew nous disait : « J’ai vu la mort de près et aujourd’hui je vis pire que les chiens et je ne veux pas que mon frère fasse comme moi ».
Cependant, O. Ismaël de El Amria à Aïn Timouchent, se rappelle d’un incident : « lorsque je suis arrivé à la plage en compagnie de 14 jeunes, nous avons fuit vers la première forêt et les gendarmes sont venus, la première chose qu’ils ont faite est de prendre le moteur qu’ils ont gardé pour eux ». Il a ajouté : « Sais-tu que nous buvons dans une vielle citerne et lorsque nous nous approchons des maisons espagnoles pour prendre de l’eau, nous sommes violemment chassés », mais sa situation, comme il le dit, est meilleure que celle de beaucoup. « J’ai vu des Algériens qui ont creusé des puits pour y passer la nuit ».


El Khabar

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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Mer 7 Mai - 20:29

Citation:
IMMIGRATION CLANDESTINE
Le Canada et la Belgique resserrent l’étau





08 Mai 2008
Les autorités du premier pays comptent expulser 41.000 personnes en situation irrégulière tandis que la Belgique a élaboré une circulaire qui serait prête le 20 mai.

Au moment où les réseaux de harraga, encore nombreux, se «réactivent» pendant cette période, dans la perspective de prendre pied sur l’autre rive de la Méditerranée, l’étau se resserre en Europe et en Amérique. Etant l’une des destinations préférées des Algériens, le Canada compte expulser 41.000 personnes se trouvant en situation irrégulière et qui ont déjà fait l’objet de mesures de renvoi.
En sus de leur entrée illégale en terre canadienne, ces émigrants clandestins «représentent une menace pour la sécurité du pays», a annoncé, mardi, un organisme de surveillance du gouvernement d’Ottawa.
Est-ce une politique bis de l’immigration choisie, après celle prônée par la France de Nicolas Sarkozy? A cette question, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a fini, sans le dire textuellement, par confirmer l’information. Elle a, en effet, assuré que l’Agence des services frontaliers (Asfc), chargée de la détention et de l’expulsion des immigrants illégaux au Canada, a, notamment mis en place une base de données comprenant 63.000 personnes visées par une mesure de renvoi. Plus explicite, Mme Fraser a indiqué que sur ce nombre, 22.000 personnes ont été identifiées et sont tenues de quitter le pays. «On n’a pas d’indications sur les 41.000 autres», a-t-elle, par ailleurs, affirmé. Toutefois, elle a précisé qu’«un pourcentage significatif» de ces étrangers sont des réfugiés dont la demande d’asile a été rejetée et qui ne représentent pas «nécessairement un grand risque pour le public».
De nos jours, l’immigration clandestine est devenue un véritable enjeu politique et démographique. Elle ne s’arrête pas à l’image d’un homme débarquant, par une nuit sans lune, sur les côtes étrangères.
Une armada de policiers armés jusqu’aux dents, seraient placés dans chaque grand port européen et dans les zones relevant des douanes pour empêcher cette immigration clandestine.

Dans cette optique, la Belgique, où vivent plusieurs milliers d’Algériens, compte revoir sa politique d’immigration. «Une circulaire belge sur la régularisation des sans-papiers serait prête pour le 20 mai, ou au plus tard début juin», a annoncé, mardi, la ministre de l’Asile et des Migrations, Annemie Turtelboom. Ce projet de circulaire a été, précise-t-on, discuté hier au sein de la majorité parlementaire.
Abondant dans ce sens, la ministre belge a déclaré que les nouveaux critères sont «les procédures longues et l’ancrage local des illégaux». De leur côté, plusieurs partis ont appelé à la mise au point d’un moratoire sur les expulsions, ou à tout le moins, l’adoption d’une politique d’extrême prudence en la matière.
A se fier aux propos de la ministre, «si l’administration peut adopter une politique de prudence pour les sans-papiers inscrits dans une longue procédure, il ne peut en être de même pour l’ancrage local et la régularisation économique, au risque de susciter de faux espoirs».


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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Sam 10 Mai - 23:52

Citation:
NOYADE D’UNE TRENTAINE DE SUBSAHARIENS AU LARGE D’EL HOCEÏMA
Des ONG accablent le Maroc






11 Mai 2008
Des soldats marocains ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l’Espagne.

Moins de deux semaines après l’acte cruel commis au large d’El Hoceïma, où une trentaine d’immigrants subsahariens, dont quatre enfants, ont été noyés, plusieurs ONG ont réagi.
Elles condamnent en bloc cette scène effroyable. Unanimes, elles demandent l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les raisons exactes de cette noyade. «Les autorités marocaines doivent enquêter correctement pour découvrir ce qui s’est vraiment passé», a déclaré Bill Frelik, directeur à la commission des droits de l’homme. A propos de l’enquête à laquelle ont appelé de nombreuses ONG, M.Frelik a précisé que «n’importe quelle enquête noble du nom devrait inclure le témoignage de tous les témoins oculaires disponibles, en incluant les survivants».
Les témoignages, rapportés par le quotidien espagnol El Païs, de ces miraculés issus du Mali, Nigeria, Kenya, Ghana, Soudan, Cameroun, Tchad et la Côte d’Ivoire démon-trent combien l’acte est d’une extrême violence. Des soldats marocains ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l’Espagne. Confirmant cette thèse, un rescapé nigérian, Omar Djada, a affirmé, à l’AFP, que «des soldats marocains ont provoqué la noyade. L’un d’eux a crevé le pneumatique d’une embarcation d’immigrés à l’aide d’un couteau».
A cet effet, des organisations internationales insistent sur l’enquête ainsi que sur ses résultats. Amnesty International a appelé, jeudi, Rabat à lancer «une enquête indépendante et impartiale» sur les accusations portées contre des soldats marocains.
Une journée plus tard, c’est au tour de Human Rights Watch (HRW), basée à New York, de demander au gouvernement marocain de «lancer immédiatement une enquête sur les allégations selon lesquelles ses forces navales auraient coulé un bateau d’immigrés en Méditerranée». En dépit du démenti de Rabat, les qualifiant de «propos graves», deux ONG du Royaume chérifien ont affirmé, vendredi, qu’elles enquêtent sur la noyade du 28 avril ainsi que sur le comportement de soldats marocains accusés par les rescapés d’avoir fait couler leur embarcation.
Des conférences de presse seront tenues prochainement afin d’annoncer les résultats des enquêtes. C’est ce qu’ont affirmé les associations Amis et familles des victimes de l’immigration clandestine (Afvic) basée à Khouribga et l’association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité(Abcds) basée, quant à elle, à Oujda. A en croire les propos de l’AFP, les présidents des deux ONG se sont abstenus de tout jugement ou commentaire sur les conditions du drame avant que les enquêtes ne prennent fin.
Voulant étouffer cette tragédie, «les survivants ont été transportés rapidement par les militaires marocains à Oujda, près de la frontière algérienne, dans l’intention de les obliger à rentrer en Algérie, comme ils l’ont déjà fait avec des milliers d’immigrants subsahariens».

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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Dim 11 Mai - 10:21

http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?idc=122

Citation:
Le ministère de la défense Français a donné un accord de principe
Des Haragas déposent des dossiers pour rejoindre la légion étrangère

Le ministère de la Défense Nationale a accepté les demandes de trois jeunes de la ville d’Annaba, pour rejoindre la légion militaire étrangère. Ces derniers ont déposé leurs dossiers et demandes de participation aux tests de sélection, organisés, chaque année, par l’unité militaire d’Aubagne, au Sud de Marseille.
Parmi les postulants figure des candidats à l’immigration clandestine et d’autres personnes dont les demandes de visa ont été refusées par les autorités Françaises, apprend-on de sources fiables.
Les mêmes sources ont ajouté que ces jeunes, âgés entre 24 et 35 ans, ont choisi cette option après avoir été en contact avec des immigrés et des chefs de réseaux d’immigration clandestine. Ces derniers tentent ainsi, par ce moyen, d’atteindre l’autre rive de la méditerranée.
Ces nouveaux candidats à la légion étrangère, ont reçu des informations exactes, de manière légale, pour rejoindre ses rangs.
Nos sources ont ajouté que ces jeunes veulent immigrer à n’importe quel prix, sans prendre conscience de ce qui les attend une fois là bas. Ils ne sont pas conscients de la difficulté des entrainements et manouvres, en plus de la participation dans des opérations militaires dans les zones de conflits internationales, tels qu’Afghanistan, le Tchad, le Kossovo, et la République d’Afrique Centrale.
A rappeler que certains jeunes de la ville de Annaba ont déjà rejoint les unités de la légion étrangère durant les années 90, et qu’ils ont même pris part à des guerres.
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 12 Mai - 9:31

Depuis les années 70 ou 80,la Légion recrute partout et plus seulement les européens. Si des algériens viennent et réunissent les conditions physiques et psy, il seront pris comme d'autres (il doit y avoir un engagé pour une dizaine de candidats)
Les tests sont assez draconiens, mais si les gars sont costauds, un peu débrouillards et n'ont pas de passé judiciaire grave, islont leurs chances. Et au bout de cinq ans, ils pourront avoir la nationalité.
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Lun 12 Mai - 12:07

Voila une façon de s'en sortir à laquelle je n'avais pas pensé.
Je leur souhaite sincèrement de réussir, ça va pas être facile mais je trouve ce méthode d'accisition de la nationalité très noble.

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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Mer 14 Mai - 20:26

http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=3485

Citation:
Algérie : 20 harraga arrêtés au large des côtes ouest

Vingt Algériens candidats à l'émigration clandestine à destination de l'Europe ont été interceptés mercredi par les gardes-côtes au large de Béni-Saf, dans la région de Aïn-Temouchent, a indiqué la radio nationale. Les vingt harraga tentaient de gagner les côtes espagnoles à bord d'un canot semi-rigide à partir des côtes de Béni-Saf, un des principaux points de départ des migrants, a précise cette source. Depuis le début de l'année, près de 200 candidats à l'émigration clandestine ont été interceptés en mer au large des côtes ouest algériennes.
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Ven 16 Mai - 22:10

Citation:
Au Maroc, en Tunisie et en Libye aussi...


LE MONDE | 16.05.08 | 15h28

es pays voisins de l'Algérie sont eux aussi confrontés au problème des harragas,
mais dans une mesure moindre. Au Maroc, le phénomène a beaucoup baissé
ces dernières années, la lutte maritime contre l'émigration clandestine
s'étant considérablement renforcée. Jusqu'à la fin des années 1990, les
ressortissants marocains partaient de Nador, au nord, tandis que les
Sahraouis et les Subsahariens partaient de Tarfaya, El-Ayoun ou Dakhla,
sur la côte atlantique sud. Les Marocains l'emportaient largement, en
nombre, sur les Subsahariens, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
la fermeture hermétique, à partir d'octobre
2005, des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – après qu'elles
eurent été prises d'assaut par des centaines de Subsahariens désespérés
– a fait chuter d'environ 70 % le nombre des candidats au départ. Reste
des tragédies comme celle du 29 avril, où 29 clandestins (des Africains
pour l'essentiel) ont péri dans des circonstances controversées, l'ONG
"Amis et familles des victimes de l'immigration clandestine" accusant
l'armée marocaine d'avoir provoqué leur noyade.En Tunisie, les
candidats à l'exil sont nombreux à tenter leur chance depuis les villes
du Sahel (Sousse, Sfax, Monastir). Pas de données officielles, mais les
habitants des localités côtières (Teboulba et Chebba notamment)
signalent régulièrement des barques vides dans les eaux tunisiennes,
avec à leur bord des vêtements, des papiers d'identité et de l'argent.
Il s'agit non seulement de Maghrébins mais aussi de Subsahariens. Le 10
mai, une cérémonie d'hommage à ces disparus, intitulée "Les
Embarcations de la dignité", a même été organisée à Ksiebet El-Mediouni.Avec
ses 1 700 km de rivages, la Libye est à la fois une terre d'accueil et
de transit. Elle est même considérée par l'Europe comme la plaque
tournante de l'immigration clandestine. Il faut dire que la petite île
italienne de Lampedusa n'est qu'à 300 km de Tripoli, à vol d'oiseau.Sur
un total de 5,5 millions d'habitants, la Libye compte quelque 1,7
million d'immigrés, clandestins pour la plupart. Les autorités
libyennes tentent de répondre aux demandes des Européens et de contenir
au sud ces "indésirables" en leur interdisant l'accès de Tripoli et de
la côte méditerranéenne.On ne compte pas de Libyens parmi les
candidats au départ : la Libye est même le seul pays de la région qui
réussit à garder ses enfants ou à les faire revenir. Les jeunes Libyens
obtiennent du coup facilement des visas pour l'Europe, à l'inverse de
leurs frères maghrébins.

Florence Beaugé (avec Fella Adimi)

Article paru dans l'édition du 17.05.08


http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3212,50-1045848,0.html
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Mer 11 Juin - 5:30

http://www.lematindz.net/news/1584-reportage-les-cadavres-des-harragas-dans-les-filets-des-pecheurs-italiens.html

Citation:
Reportage : Les cadavres des harragas dans les filets des pêcheurs italiens
le 09 Juin, 2008 23:04:00

Le quotidien italien Il Manifesto a réalisé un reportage sur les harragas qui meurent en mer. Le voici dans son intégralité.

Ils ont hissé à bord cinq corps, l'un après l’autre, tandis que l’équipage du Sirio installait les 27 survivants, dont sept femmes, dans la cale. Bilan qui s’est cependant aggravé en quelques heures. A environ 60 miles de la Libye et 140 des côtes italiennes, le patrouilleur de la marine militaire a aperçu et récupéré d’autres cadavres à la dérive : six, sept, huit… Le compte, dans la soirée, est monté à treize morts. Mais la tragédie pourrait avoir des dimensions plus grandes. Des eaux du Canal de Sicile, qui est devenu le cimetière de la Méditerranée, pourraient émerger encore d’autres corps. Les marins du Sirio en sont convaincus ; pour eux le mauvais temps et la mer démontée auraient provoqué le naufrage de plusieurs barques parties des côtes au sud de Tripoli ces derniers jours. L’hypothèse se fonde sur l’examen des treize cadavres, dont trois étaient en état de décomposition avancée. Il est donc probable que les victimes aient fait partie de plusieurs groupes de migrants à bord de barques naufragées dans des endroits différents du Canal. Un autre corps, dans la même période de patrouille du Sirio, a été retrouvé au milieu des écueils à Linosa, la plus petite des Pélagies.
Ces morts s’ajoutent aux autres, récupérés quelques jours auparavant, au large de Malte par un garde-côte italien qui a ensuite consigné les corps aux autorités de La Valette. Massacre sans fin, donc, tandis que se fait de plus en plus âpre le débat sur l’introduction du délit de clandestinité, contre lequel se sont élevés hier les magistrats, et même Lawrence Gonzi, le premier ministre de Malte : où les migrants sont jetés en prison et où des trafiquants sans scrupules traitent avec des esclavagistes de Pékin l’entrée de Chinois qui tentent ensuite de rejoindre d’autres pays d’Europe.
Dans cette énième tragédie de la mer, il faut aussi raconter le geste, qui ouvre une brèche d’espoir, du groupe de pêcheurs du bateau Ariete. L’embarcation, qui avait levé l’ancre de Mazaro del Vallo malgré la mobilisation dans de nombreux ports de pêche d’Italie contre le prix du gasoil, se trouvait à 55 miles de la Libye quand elle est tombée sur la barque chargée de migrants. « Nous les avons aperçus vers les 18 heures (jeudi 6, ndr) - raconte Gaspare Marrronr, commandant le bateau. Ils étaient une trentaine, la petite barque en vitrorésine luttait contre la mer démontée et le vent. Ils se sont dirigés vers nous, quand ils ont été très près une vague terrible les a renversés et ils se sont tous retrouvés à l’eau ». Parmi eux sept femmes. « Ils hurlaient et demandaient désespérément de l’aide – poursuit le capitaine- mais nos manœuvres étaient difficiles à cause de la cage pour l’élevage des thons que nous tirions. Alors j’ai lâché la cage et nous les avons secourus : nous sommes arrivés à en sauver 27, les autres on les a vus se noyer sous nos yeux ».
Les survivants ont parlé de trois disparus, mais l’équipage du Sirio a ensuite récupéré dans la même zone les treize cadavres. Les survivants sont surtout somaliens, et quelques sénégalais. « Après les avoir sauvés nous avons raccroché la cage – ajoute le capitaine de l’Ariete- et nous avons mis le cap vers le navire de la marine, qui nous a rejoints à l’aube, pour faire le transfert. Nous n’avons su qu’après que les corps de ces malheureux avaient été repêchés. ». Le Sirio, avec sa charge de survivants et de morts, a mis le cap sur Porto Empedocle, la pointe de la province d’Agrigente, la plus proche du lieu du naufrage. « La loi de la mer – rappelle le capitaine Marrone- nous impose d’aider ceux qui sont en difficulté, même au risque de notre vie. Nous n’avons fait que notre devoir, maintenant on retourne à notre travail. Nous resterons en mer une vingtaine de jours encore, et puis, enfin, on rentrera chez nous ».
Il y a aussi, par contre, ceux qui pensent à repousser les migrants. « Je demanderai l’intervention de l’armée », avertit Angela Maraventano, adjointe au maire de Lampedusa et sénatrice de la Lega nord. « Ce massacre doit finir, le gouvernement doit le comprendre. A Lampedusa on manque d’eau, il manque un hôpital, il manque de transports et nous ne pouvons pas accueillir ces gens. Nous avons besoin de travailler avec le tourisme, pas avec les clandestins ». Et : « Ici il n‘y a pas de morgue, même pas une cellule frigorifique ».

Alfredo Marasala

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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Jeu 12 Juin - 11:01

quom on dit souvent :loin des yeux loin du coeur.
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MessageSujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS   Dim 15 Juin - 9:19

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/afrique/20080614.FAP9702/vingtquatre_emigres_clandestins_interceptes_par_la_mari.html
Citation:
Vingt-quatre émigrés clandestins interceptés par la marine algérienne
AP | 14.06.2008 | 18:41
Vingt-quatre candidats algériens à l'émigration clandestine vers l'Europe ont été interceptés samedi par la marine algérienne au large des côtes oranaises (ouest), selon un communiqué du Commandement des forces navales algériennes.

Les émigrés clandestins se trouvaient à bord de deux embarcations de fortune quand ils ont été repérés par une unité des forces navales algériennes en patrouille, vers 8h30 minutes locales, à 60 miles marins au nord de cap Falcon, ajoute le communiqué. Tous de nationalité algérienne, ces émigrés clandestins seront présentés devant le procureur de la République.

Depuis le début du mois de janvier, 220 "harragas", candidats à l'émigration clandestine vers l'Europe, ont été interceptés en mer au large des côtes par la marine algérienne. AP

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Emigration Clandestine / Les HARAGAS

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