
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | | Emigration Clandestine / Les HARAGAS | |
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Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 7934 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: L'autre drame de 16 Algériens enterrés en Turquie Sam 25 Juil - 10:26 | |
| | Citation: | L'autre drame de 16 Algériens enterrés en Turquie
L'affaire des quatre jeunes morts à la frontière gréco-turque, rapportée dans ces mêmes colonnes en janvier dernier, vient de refaire surface pour prendre, cette fois-ci, des proportions encore plus tragiques.
En effet, près de six mois après que des informations soient parvenues à leurs familles faisant état de l'assassinat de quatre jeunes de Tiaret, le consulat d'Algérie à Izmir en Turquie vient de confirmer à leurs familles la mort des quatre jeunes hommes, qui ont tous été identifiés et leurs corps sont actuellement inhumés dans un cimetière, situé dans la province d'Izmir, sur la mer Egée, à l'Ouest de la Turquie.
C'est le cas du jeune Benchiha Zine-El-Abbidine, habitant à Tiaret et dont la famille a commencé à faire son deuil, jeudi, après que la terrible nouvelle eut été confirmée à son frère aîné, parti à sa recherche. En se présentant au consulat d'Algérie à Istanbul, le frère aîné de la jeune victime a reçu confirmation de la mort de Benchiha Zine El-Abbdine, un jeune âgé d'à peine 22 ans dont le corps a été inhumé dans un cimetière à Izmir, en Turquie. Ce jeune homme, apprécié à Tiaret pour son éducation exemplaire et son sourire angélique, a connu le même sort que quinze autres de ses camarades d'infortune. Parti d'Algérie le 18 janvier 2009 pour tenter l'aventure européenne en tentant de traverser la mer séparant la Turquie de la Grèce, ils ne reviendront jamais à leurs familles. Tous sont actuellement enterrés à Izmir, en Turquie, selon les informations fournies par le consulat d'Algérie à Istanbul.
La récupération des corps par leurs familles s'avère une opération pas facile du tout puisque, selon le frère de l'une des victimes, rencontré jeudi au domicile mortuaire, ni les autorités turques ni même celles du consulat d'Algérie à Istanbul n'ont donné leur aval pour le rapatriement des corps des victimes. En tout, seize Algériens, partis ensemble le 18 janvier dernier d'Algérie pour gagner la Turquie, ont été identifiées et sont actuellement inhumés dans la ville d'Izmir, à l'extrême-ouest de la Turquie. Selon la version recueillie en Turquie par les familles des victimes, les seize Algériens, dont neuf sont originaires de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, sont tous morts en mer, lors de la traversée de la mer Egée, lorsque leur embarcation a été heurtée par un aéroglisseur.
En janvier dernier, les premières informations parvenues à leurs familles avaient fait état de la mort des quatre jeunes hommes, tous âgés de moins de 25 ans, qui seraient tombés dans les rets d'un réseau criminel de trafiquants d'organes qui les auraient attirés dans un piège près de la frontière gréco-turque. Mais, cette version, jamais confirmée aux familles des victimes, a finalement été balayée par le consul d'Algérie à Istanbul, qui a accrédité la thèse de la mort par noyade des seize Algériens.
Leurs corps mutilés ont été ensuite retrouvés abandonnés non loin de la frontière entre la Turquie et la Grèce. Contactés à ce sujet, les services de la Sûreté de la wilaya de Tiaret ont indiqué jeudi au «Quotidien d'Oran» ne pas être «officiellement informés de cette affaire», précisant qu'une enquête a néanmoins été ouverte, après que la famille de l'une des victimes s'est présentée au commissariat central pour réclamer de l'aide afin de pouvoir rapatrier le corps de son enfant, actuellement inhumé à Izmir en Turquie.
El-Houari Dilmi
http://www.continentalnews.fr/actualite/editorial,145/l-autre-drame-de-16-algeriens-enterres-en-turquie,8598.html |
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|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Mar 4 Aoû - 18:05 | |
| ils sont partie pour l'Europe mais ils se sont retrouvé en Israël | Citation: | Actualité (Mardi 04 Août 2009)
Sur les traces de Aziz, Adel et Fouad Quand la harga mène aux prisons d’Israël Par : M. K.
Pour les leurs, les trois harragas n’ont jamais pris la destination d’Israël volontairement. Censés être embarqués pour la Grèce depuis la Turquie, contre une somme de 120 000 de dinars payée à un intermédiaire résidant à Belcourt, ils se sont retrouvés dans les eaux territoriales contrôlées par l’armée israélienne.
Bien que le site abrite l’une des plus importantes mines de plomb et de zinc du pays, soit le gisement de Sidi-Kamber, ainsi que l’un des grands barrages de la région est du pays, ce sont trois jeunes harragas qui viennent de propulser le village de Chaâba, appelé jalousement par ses habitants El-Kalaâ, au-devant de la scène médiatique. Adel, Aziz et Farouk, issus tous les trois du village d’El-Kalaâ, commune d’Oum Toub, wilaya de Skikda, à l’est du pays, ont été arrêtés en Israël et emprisonnés au camp de Ramla, avant d’être jugés et expulsés, la semaine passée, par l’État hébreu en Algérie via la Syrie, et par le truchement de la Croix-Rouge internationale. Hier, alors que les trois jeunes étaient toujours entendus par les enquêteurs à Alger, on a fait le déplacement dans leur village natal afin de saisir l’environnement dans lequel ces jeunes ont évolué. Une heure après avoir quitté Constantine, en empruntant la route de Collo, après avoir traversé 60 kilomètres sous une chaleur de plomb en cette deuxième journée du mois d’août, nous prenons une bifurcation, à gauche, juste après le lieu dit Souk Tlelata. Avant d’arriver au chef-lieu de la commune d’Oum Toub, nous prenons une autre bifurcation, cette fois-ci à droite, contournant le barrage qui tire son appellation du nom de la localité. Commence alors la montée vers El-Kalaâ pour atteindre… la citadelle, perchée là-haut dans cette partie dense du massif forestier de Collo, à 600 mètres d’altitude. La route qui mène au village est une longue pente sinueuse parsemée de dangereux virages dont l’un d’eux, appelé à juste titre le Double virage de la mort, est un véritable mouroir. Rien que pour ces deux derniers mois, on a enregistré sur ce tronçon deux victimes handicapées à vie. Aller sur les traces de ces trois jeunes, c’est prendre le risque de voyager au cœur de la misère qui gangrène ce coin de l’Algérie profonde, là où responsables et médias lourds s’aventurent rarement, tellement les plaintes des habitants sont politiquement incorrectes. Nous atteindrons la citadelle prise par la mal-vie de ses jeunes à 14 heures. Il fait 45 degrés à l’ombre, la vie est comme suspendue. Si le père de Aziz est à Skikda en quête de nouvelles sur son rejeton, Fouad et Adel, eux, sont orphelins. Ce sont les voisins et les amis d’enfance qui nous raconteront les déboires d’une jeunesse entraînée par le désespoir dans des aventures extrêmes. Ici, même la bénédiction de Sidi Kamber, le saint patron des lieux qui gît au sommet d’une colline surplombant une centaine de maisons à un seul étage, n’a rien pu faire pour entretenir au moins un zeste d’espoir chez une population qui se croit abandonnée par tous, son “salih” y compris. Les deux cafés du village sont fermés. Dans une dechra où même ces espaces “de passe-temps”, pourtant prisés par les gens de l’underground, ont perdu leur fonction sociale, le poids de la misère est certainement si fort qu’il a poussé les villageois au fond de l’abîme. Le village est vide de toute animation. Aucun commerce n’est ouvert et aucune âme ne déambule sur la piste en gravier qui fait office de “route principale”. Ici, les humains sont en hibernation, et quelques-uns de ces jeunes faisaient leur sieste dans un abribus. Rabah, la trentaine, que tout le monde appelle ici Magarine, est allongé à même l’asphalte. Magarine a tenté par deux fois la harga et a été refoulé d’Italie à deux reprises. Après sa dernière tentative, il a fini dans un centre psychiatrique, ici en Algérie, avant d’atterrir dans ce bled, son village natal. Orphelin, il vit seul au milieu de ces jeunes qui tissent autour d’eux un véritable tissu de solidarité sociale pour partager le pire car le meilleur ne se conjugue plus avec le quotidien de ces lieux. “Ici, les jeunes n’ont pas de cartes d’identité, juste le passeport et un visa pour la Turquie toujours en cours de validité, en attendant le jour du départ”, nous explique un des jeunes. Selon ce dernier, Aziz, Fouad et Adel ont pris la même route préférée des gens de la localité, soit l’Italie via la Turquie, puis la Grèce. Ils sont déjà 80 jeunes de la région à l’avoir empruntée. La moitié d’entre eux erre toujours quelque part entre ces trois pays, le reste est rentré au pays de Sidi Kamber, à l’instar de Magarine, brisé avec, en prime, un séjour pour certains dans une unité de psychiatrie, broyés par un si beau rêve achevé par un brutal réveil. Le rêve est le mot juste. Car ici, par la harga, l’objectif n’est pas d’atteindre une destination mais juste de fuir une vie, leur vie de… comme le commentent les jeunes qui entourent Magarine. L’histoire des trois rescapés des prisons israéliennes est illustrative. Adel Chriet, 24 ans, avec le reste de sa famille, a fui la région d’Oum Toub et d’El-Kalaâ en octobre 1993 pour s’installer à Salah-Bouchaour. Son père venait d’être assassiné, à hauteur du Double virage de la mort, par les terroristes. Il était le directeur de l’école et il jouait le rôle de leader du village, soit l’alternative aussi bien aux politicards locaux qu’aux islamistes, ce qui ne plaisait pas aux adeptes du chaos. Oulbani Abdelaziz, appelé Aziz, lui aussi âgé de 24 ans et qu’on surnomme “El-Visa”, est issu d’une famille démunie, dont le père est au chômage. À l’âge de 12 ans, il est déjà sur Alger pour travailler et subvenir à ses besoins. Depuis la décennie 1990, il a tenté plusieurs hargas. L’avant-dernière l’a conduit à un court séjour à Dubaï. Boufarouk Fouad, âgé, lui, de 27 ans, est connu à El-Kalaâ sous le sobriquet d’El-Miziria. “Il a toujours vécu dans la pauvreté, ce qui le poussa à monter sur Alger alors qu’il était encore enfant”, nous explique l’un de ses voisins et ami d’enfance. Ainsi, ces trois harragas ont pour dénominateur commun le village où ils ont vu le jour et où la malchance de se retrouver de l’autre côté de la barre, le camp des démunis, leur a collé… à la peau. Une misère que Fouad et Aziz n’ont jamais cessé de fuir, une première fois en se réfugiant dans l’underground algérois et une seconde fois en prenant le large. Pour Adel, partir d’El-Kalaâ, c’est fuir ces collines arides et les fantômes des terroristes qui l’ont privé, dans le sang, de son père, lui arrachant l’innocence de son enfance. “En plus des 80 harragas, actuellement plus de 60 autres jeunes d’El-Kalaâ sont des SDF à Alger, vivant de petits travaux et errant dans les ruelles de la capitale. Ils ont moins de 15 ans et vivent de petits boulots”, rajoute âami Rabah, âgé de 75 ans, un ancien employé de la mine de Sidi Kamber qui vit de sa prime de réforme de 2 600 dinars par mois, soit 2 euros par jour. Avant de quitter le village, les amis et proches de Adel, Fouad et Aziz ont tenu à nous rappeler que ces derniers n’ont jamais pris la destination d’Israël volontairement. Censés être embarqués à destination de la Grèce depuis la Turquie, contre une somme de 120 000 de dinars payée, ici en Algérie, à un intermédiaire résidant à Belcourt, ils se sont retrouvés dans les eaux territoriales contrôlées par l’armée israélienne. “Il nous reste notre dignité, celle de ne pas se rendre chez l’ennemi de nos frères. Durant les années 1990, on n’a pas composé avec les terroristes, et notre village a été parmi les premiers à prendre les armes pour défendre notre honneur malgré le chant des sirènes à travers les prêches et les motivations matérielles”, s’insurge Hamid. Les jeunes d’El-Kalaâ n’embarquent nulle part, ils fuient juste leur misère !
M. K.
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|  | | PGM Colonel (FAR-Maroc)

Messages: 317 Age: 39 Localisation: paris Loisirs: foot Inscription: 13/02/2009 Médailles du Forum:

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 | |  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


Messages: 13418 Age: 24 Localisation: ALGERIE - ALGER Loisirs: ANP / FORCESDZ Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Mar 4 Aoû - 21:36 | |
| l'émigration Clandestine est un phénomène mondiale ça ne concerne pas uniquement les marocains .. |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Mar 4 Aoû - 22:22 | |
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|  | | dzarmy Arif (عريف)


Messages: 129 Age: 22 Localisation: Lille Inscription: 15/04/2008 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Ils ont été kidnappés et emprisonnés en Israël : Quatre harragas racontent leurs mésaventures Jeu 6 Aoû - 11:21 | |
| Ces candidats à l’émigration clandestine, originaires de Skikda, qui étaient emprisonnés près de Jérusalem, racontent leurs mésaventures qui ont commencé en Turquie
Avant-hier, dans son village d’El-Kalaâ, commune d’Oum Toub, dans la wilaya de Skikda, adossé au mur de la mosquée du village, Abdelaziz-Oulbani, un des quatre Algériens, trois sont issus de ce village, nous a raconté quelques détails de l’aventure d’une harga pas comme les autres (voir notre édition de mardi 4 août 2009). Les quatre jeunes Algériens ont été “kidnappés” et emprisonnés en Israël, y compris dans la sinistre prison de Ramle, jusqu’au 24 juillet dernier. Selon le témoignage de Aziz, les juges et officiels israéliens, n’ont manqué aucune occasion pour insinuer aux jeunes Algériens que, seule la demande d’asile politique est l’alternative à même de leur permettre de recouvrer leur liberté. Une offre tacite rejetée dignement et intelligemment pas les quatre amis. La version des faits racontée par Aziz, recoupée avec les fuites organisées par l’administration israélienne en direction de la presse de l’État sioniste, il y a deux mois, de cela, crédite la thèse d’un acte prémédité. Une tentative avortée grâce à la dignité des quatre harragas et à la mobilisation de la diplomatie algérienne, “Après avoir atterri en Turquie, le plus normalement du monde, on a pris nos places dans une embarcation, le 28 mars, au départ d’Izmir en direction de l’île de Samos en Grèce, la destination des clandestins qui choisissent la route de la Turquie”, entame Aziz son témoignage. Il continue, “placé dans un centre de transit, une fois fiché et muni du carton prouvant notre situation d’immigrés clandestins, le billet du bateau vers Athènes offert par les responsables du centre, on est remis en liberté après 3 jours de détention administrative”. Le 2 avril, Aziz et ses 3 amis, débarquent à Athènes. Ils s’installeront, en SDF, à la place Aumonia, qui regroupe les candidats à l’immigration d’origine arabes et musulmanes. “Ici, la vie n’a rien d’humain. Personne, à une exception près, soit un Afghan, ne vit honorablement et dignement de son travail. C’est ici, que les candidats à l’immigration se débarrassent de ce qui leur reste d’innocence et d’humain. Il fallait coûte que coûte quitter ce pays pour l’Italie”, constate avec un long soupir notre interlocuteur. “Le 5 avril, nous embarquons, les quatre, dans un bateau de marchandises, battant pavillon italien, à destination de l’Italie”, continue à témoigner Aziz, le regard vide. Après 12 heures de mer, le bateau rentre dans un port et les 4 amis sont descendus à quai. À la vue des drapeaux rouges frappés du croissant, ils comprendront qu’ils sont de retour en Turquie. “C’est l’échec de notre harga qui s’annonce avec toutes nos économies, 20 millions de centimes, parties en fumée, gémit, presque, Aziz. Selon lui, dans ce port, les formalités policières sont strictes. “On a été refoulés sans ménagement. Le capitaine du bateau a été obligé de nous reprendre avec lui, quitte à faire plusieurs haltes, pour nous ramener à Athènes”, se souvient le jeune d’El-Kalaâ. Après 15 jours, le bateau accoste en Égypte. “On a été entendu par les autorités égyptiennes, dont un officier supérieur des services de sécurité, durant un jour et demi avant de reprendre la mer, sur le même bateau, vers Chypre et où le même régime de consignation et d’interrogatoire, bien que léger, nous a été administré”, se souvient notre témoin. Passée l’étape chypriote, après un jour et demi de navigation, le bateau est sommé de s’arrêter en mer. Il est accosté par la marine israélienne, sur les mêmes eaux territoriales où seront arraisonnés les bateaux destinés à lever le blocus de Gaza, dont le Free Gaza, quelques jours plus tard. “Les forces spéciales israéliennes procèderont à une fouille au corps de nous quatre et de l’équipage ainsi que du bateau durant toute une demi-journée, avant de nous diriger vers le premier port. Sur le site, on est interrogé durant toute une journée avant de nous transférer, mains et pieds liés ainsi que les yeux bandés, vers la prison de haute sécurité d’Echeten, dans la région de Jérusalem”, continue à se rappeler Aziz, le regard vide. Dans cette prison, réservée aux gens de la résistance entre autres, les 4 harragas sont entendus par des enquêteurs durant 10 jours avant de décider de leur désigner deux avocats d’office pour passer devant le juge et ce, à deux reprises. Ils seront innocentés des accusations liées au terrorisme et autres tentatives d’atteinte à la sécurité d’Israël. “Malgré cet acquittement, on a passé 3 autres jours dans cette sinistre prison avant qu’on daigne nous transférer, le 23 juin, au centre de rétention des immigrés clandestins africains de Remla”. Commencera alors une nouvelle procédure administrative et judiciaire liée, cette fois-ci, à leur nouveau statut d’immigré clandestin. “Un nouveau juge et de nouveaux avocats nous ont été désignés. Lors de l’audience, aux questions du juge, notre seule réponse était de retourner en Algérie”, nous fit savoir Aziz où se lisait dans ses yeux une certaine agitation. En effet, selon notre témoin, aussi bien le juge que les auxiliaires de l’administration de l’État hébreu, ne cessaient d’expliquer aux 4 détenus que leur extradition était impossible du fait de l’inexistence de relations entre Alger et Tel-Aviv, ils les inviteront à suivre la piste de leurs collègues africains du centre. “Ces derniers demandaient l’asile politique et c’est cette recette qu’on nous proposait à demi-mot”, explique Aziz. “Au contact de ces Africains, on comprit la grande désillusion des harragas que nous sommes. S’il est vrai que la situation de la jeunesse algérienne n’est pas reluisante, nous menons, dans notre pays, une vie qui nous garantit la dignité. Quand on vient de l’Algérie, on ne peut se permettre de renier nos valeurs et notre amour-propre. En côtoyant ces Africains, on a vite compris que même si son quotidien est difficile, la jeunesse algérienne mène une vie relativement décente”, explique notre témoin, tout en gesticulant comme pour se débarrasser d’un lourd fardeau. “Finalement, ramenée à celle de la jeunesse des autres peuples, notre harga est une aventure dont on peut faire l’économie”, laisse entendre Aziz, avec une voix résolue. Il continue, après avoir pris une bonne bouchée d’air frais dans les poumons, “Ces centaines d’Africains, ne demandent que l’asile politique. On a vite compris les sous-entendus du juge et des responsables israéliens qui sont revenus à la charge durant tout un mois. Mi-juillet, quand les Israéliens ont vu que la demande d’asile politique ne pouvait pas être dans notre agenda, on nous a présenté la piste des organisations humanitaires. C’est nous-mêmes qui avons cherché à entrer en contact avec la Croix-Rouge internationale. Les autorités israéliennes n’étaient pas pressées de nous voir quitter notre centre, comptant certainement sur le facteur temps, pour nous pousser à demander l’asile”. Des jeunes Africains fileront aux 4 Algériens, le numéro de téléphone d’une responsable de la Croix-Rouge internationale qu’ils appelleront. “Notre correspondante, nous annoncera, en moins de 15 jours, que la procédure de notre extradition est arrivée à maturité en l’espace de deux semaines, alors qu’elle pouvait prendre des années selon son expérience, grâce à la mobilisation de notre pays”, explique fièrement Aziz. Commencera, alors, une course contre le temps. Il fallait aux 4 jeunes Algériens quitter le centre et Israël le plus rapidement possible et vivants surtout. “Tout pouvait nous arriver du moment qu’on n’a pas suivi les insinuations des autorités de l’État juif faisant allusion au passage du statut d’immigré clandestin à celui de demandeur d’asile politique”, lance notre témoin, qui revient sur l’efficacité de l’ambassade d’Alger à Amman face aux lenteurs de l’administration israélienne. “Rassurés par notre correspondante de la Croix-Rouge, le 24 juillet, on est transféré aux frontières israélo-jordaniennes pour être remis à notre représentation diplomatique, les larmes aux yeux. C’est à ce moment-là que nous avons définitivement compris que nous avions la chance de ne pas être des immigrés clandestins à la recherche d’un pays d’accueil, comme les jeunes de plusieurs pays dont regorgent les centres de détention provisoire grecs ou israéliens, mais, des jeunes qui ont bien un pays qui s’occupe d’eux, poussés cependant par la recherche d’un monde encore meilleur, vers des aventures. Notre harga était spéciale !”, admis Aziz. “Quand on a vu que notre ambassade nous avait déjà préparé les laissez-passer et acheté les billets d’avion sur Alger, on a eu le regret de nous être comportés en enfants gâtés qui se permettent des folies parce qu’on pense qu’ailleurs c’est mieux”, conclut celui qu’on appelle, ici, Aziz El-Visa, une larme sur la joue droite. À la fin de l’entretien, son cousin est venu se joindre à nous. “Dites aux gens qu’on a un beau pays, un État qui, avec ses défauts, veille sur ses ressortissants et ses jeunes. Peut-être que les réalisations ne sont pas à la hauteur des attentes de la jeunesse, mais il y a un État, une économie, et on peut vivre chez nous dignement, c’est l’essentiel, le reste viendra en poussant les responsables à faire mieux et non à se lancer dans des aventures”, laisse tomber notre invité.
M. K. (Liberté)
à méditer... _________________ Un grand pays, une armée forte pour la défense de l'Islam, de l'Algérie et de tous nos frères de part le monde, Inch'allah
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|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Jeu 20 Aoû - 1:53 | |
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|  | | Kaçi M Musaïd (مساعد)


Messages: 518 Age: 33 Localisation: Mediterranée Loisirs: Collections insignes, Sports, Histoire Inscription: 10/12/2008 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Jeu 20 Aoû - 10:14 | |
| Une honte et un déshonneur, mais une triste réalité, très triste même. L'immigration clandestine est l'un des facteurs principaux qui donne une image néfaste de notre peuple... h'chouma kbira. _________________ SACRIFICE- COMBAT- GLOIRE
Fier d'être ALGÉRIEN , parce que nôtre peuple a donné, a construit, et a su garder une dignité que peu de peuples ont gardé face à la barbarie.
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|  | | Jean-Bapt Cpt de Corvette (France)


Messages: 464 Age: 100 Localisation: En immersion périscopique Loisirs: Torpillage Inscription: 30/08/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Jeu 20 Aoû - 12:57 | |
| Oui, image négative mais pas péjorative. Ce sont des victimes, ils risquent LA VIE pour trouver de quoi vivre. Quitter son pays dans ces conditions est un acte de désespoir profond. Il serait certainement plus facile de tomber dans des activités illégales et lucratives. Ca ne concerne pas l'Algérie mais combien de paysans se lancent dans de la culture lucrative... JB _________________  |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Jeu 20 Aoû - 13:48 | |
| | Jean-Bapt a écrit: | Oui, image négative mais pas péjorative. Ce sont des victimes, ils risquent LA VIE pour trouver de quoi vivre. Quitter son pays dans ces conditions est un acte de désespoir profond. Il serait certainement plus facile de tomber dans des activités illégales et lucratives. Ca ne concerne pas l'Algérie mais combien de paysans se lancent dans de la culture lucrative... JB |
En effet mon capitaine, ton point de vue est trés pertinent, ces jeunes "déserteurs" préfèrent rechercher l'Eldorado du côté des plages les plus proches d'Algérie au lieu de plonger par exemple dans la culture du cannabis qui pourtant est trés lucrative. Ces jeunes ont perdu l'espoir mais pas le bon sens, mais ils sont la proie de jeunes prédateurs en mal de richesse qui leur vendent le rêve européen. |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Dim 23 Aoû - 11:31 | |
| Trois Harragas se retrouvent à Annaba au lieu de la Hollande | Citation: | 22/ 08/ 2009 - L’équipage du bateau commercial Hollandais (Atlas. B) a été surpris à son arrivée au port d’Annaba le vendredi à dix sept heures, en provenance de Skikda par la fermeture du l’échappement du bateau, et pour cause l’équipe technique a procédé au contrôle, qui a révélé la présence de 3 jeunes cachés à l’intérieur, ils sont montés à bord dans le port de Skikda.
Selon la source de Echourouk, le bateau de nationalité Hollandaise loué à une société Turque, a déchargé sa marchandise à Skikda et avant son départ, 3 jeunes y sont montés à bord, leurs ages varient entre 32 et 38 ans, ils ont nagé jusque dans le bateau la veille, c'est-à-dire le 18, sur une distance de 1 kilomètre, avec le rêve de saisir la chance et d’immigrer clandestinement vers un pays qui reste un rêve pour de nombreux algériens, et ils se voyaient déjà à Rotterdam, mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que ce bateau a été loué à une société Turque, activant dans le domaine de l’import-export, et qui s’est dirigé vers la ville de Annaba, et quand il a echoué, les concernés étaient étonnés de la rapidité de leur arrivée, et ils ont été arrêtés avant même leur sortie. Ils ont été présentés devant le procureur de la république près la cour de Annaba, qui les a convoqué directement, alors que l’équipage de la société Turque a poursuivi son chemin vers la Turquie. Source :: http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=4840 |
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|  | | cesam Aqid (عقيد)


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Mar 25 Aoû - 0:17 | |
| L'Italie demande une réponse européenne commune au problème de l'immigration clandestine | Citation: | 24/ 08/ 2009 - ROME - L'Italie a appelé dimanche les pays de l'Union Européenne (UE) à apporter une réponse commune au problème de l'immigration clandestine. "Nous devons considérer cela comme un problème européen", a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.
"Nous tous Européens, tous les 27 pays, nous devons être responsables de ces gens", a-t-il ajouté. Selon M.Frattini, l'UE a " fait beaucoup de déclarations mais elle n'a toujours pas dit ce qui doit se passer quand un groupe de migrants atteint les frontières de l'Europe". Source :: APS |
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|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Lun 31 Aoû - 16:41 | |
| | Citation: | RADAR (Lundi 31 Août 2009)
Il a avalé une fiche d’antenne pour ne pas être expulsé de France Le sans-papiers algérien quitte le centre de rétention Par :Rubrique Radar
Un Algérien en situation irrégulière, qui avait résisté lundi à son expulsion de France en avalant une fiche d'antenne de télévision, a été libéré du centre de rétention où il était maintenu en région parisienne. Cet homme de 40 ans, qui se trouvait au centre de rétention du Mesnil-Amelot, “a été remis dehors avec une invitation à quitter le territoire” et, s'il est de nouveau contrôlé, “c'est l'éloignement direct sans passer par le CRA” (Centre de rétention administrative), selon les autorités françaises. L'homme ne pouvait plus être maintenu en rétention alors que la période réglementaire était arrivée à terme. Il devait embarquer lundi dernier sur un vol à destination d'Alger dans le cadre d'une procédure de reconduite à la frontière. Peu avant d'être conduit à l'aéroport, il avait avalé une fiche d'antenne de télévision, nécessitant une hospitalisation pour subir des examens, selon une porte-parole de la Cimade, association d'aide aux étrangers.
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c'est ridicule  |
|  | | lisali Djoundi (جندي)

Messages: 36 Age: 23 Localisation: prés de son coeur Inscription: 29/08/2009 Médailles du Forum: 
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 | Sujet: Re: Emigration Clandestine / Les HARAGAS Mar 1 Sep - 15:05 | |
|  mdrrrrrrrrr troop rédicule méme c"est une honte endiré qu'il va étre reconduit en enfer !!!c"est grave sa en plus 40ans  !!! avalé une anténne est risqué sa vie pour pas retourné en algérie  euh il a eu honte de lassumé devant sa famille (un hummour déplacé  )  |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | |  | | | | Emigration Clandestine / Les HARAGAS | |
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