Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Mer 7 Mai - 12:36
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Kouchner : «la phrase de Sarkozy a été maladroite»
(Verdy / AFP) Crédits photo : AFP
«L'espace des libertés progresse» en Tunisie, avait déclaré le président lors de son voyage à Tunis la semaine dernière. «Insuffisant», estime le ministre des Affaires étrangères.
Nouveau couac gouvernemental en vue ? Bernard Kouchner n'a visiblement pas digéré une partie de la visite officielle de Nicolas Sarkozy en Tunisie la semaine dernière, surtout la déclaration du président de la République affirmant que «l'espace des libertés progresse» au pays de Ben Ali. Le président tunisien est en effet régulièrement visé pour le peu de considération qu'il accore aux droits de l'homme.
Pour le ministre français des Affaires étrangères, interrogé mercredi sur France Inter, la phrase de Nicolas Sarkozy fut donc «maladroite». «En dehors de cette phrase, oui, par rapport aux autres pays, en particulier dans la région, ça va bien mieux» en Tunisie, a-t-il dit toutefois. «Mais c'est insuffisant et il fallait le souligner».
Le gouvernement devra être «plus attentif»
Les propos de Nicolas Sarkozy ont soulevé un tollé de la part des défenseurs des droits de l'Homme. Kouchner a fait valoir que les atteintes aux droits de l'Homme en Tunisie étaient «vraiment des péchés véniels comparés à l'état du monde. Il y a un gros livre de (l'organisation de défense des droits de l'Homme) Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l'état des droits de l'Homme dans le monde : la Tunisie n'y figure même plus».
L'antenne française d'une autre organisation de défense des droits de l'Homme, Amnesty international, a dénoncé la «triste continuité de la politique française en Tunisie» après les propos du président Sarkozy. De son côté, Rama Yade, critiquée par l'opposition et des associations, s'était défendue vendredi d'avoir «fait tapisserie» lors de ce voyage et avait assuré avoir discuté «sans tabou, de tous les sujets» avec les associations et les autorités tunisiennes.
Le ministre des Affaires étrangères a reconnu que le gouvernement français allait devoir être «plus attentif» à la question des droits de l'Homme à l'avenir. «On peut dire : vous vous acharnez à libérer Ingrid Betancourt, pour le reste, qu'est-ce que vous faites pour les droits de l'Homme ?», a encore souligné le ministre. «C'est une juste question et il faut que nous soyons plus attentifs, comme d'ailleurs le président Sarkozy l'avait promis dans sa campagne».
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Mer 7 Mai - 19:50
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Sarkozy s'en prend à la presse
Le président Nicolas Sarkozy s'en est pris aujourd'hui à la presse, l'accusant notamment de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices, selon des participants à une réception des députés UMP à l'Elysée.
Selon eux, il s'en est pris au Parisien, à L'Express et à l'AFP, incriminés dans le cadre de "l'affaire Royal".
Le président a aussi visé Marianne, dont la dernière "une" titrait, sur une photo du président, "Putain 4 ans!", et accusé le Journal du Dimanche de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision, selon plusieurs témoignages.
Selon certains participants, Nicolas Sarkozy a également ironisé sur le fait que, malgré les "attaques" dont il fait l'objet dans la presse, il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait 76 bouquins sur moi".
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Jeu 8 Mai - 11:33
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Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy s'en prend à Jacques Chirac et à la presse
Près de sept mois après leur dernière rencontre, Nicolas Sarkozy a reçu les 262 membres du groupe UMP de l'Assemblée nationale à l'Elysée, mercredi 7 mai, pour tenter de ramener le calme au sein de la majorité. Au menu de la réunion qui aura duré près de deux heures, selon plusieurs participants, des discussions sur plusieurs réformes gouvernementales, notamment celle sur les institutions, mais aussi des attaques en règle contre Jacques Chirac, accusé d'avoir "mal gouverné le pays", et contre plusieurs organes de presse.
"J'ai eu l'impression que c'était un discours de campagne électorale. Cela ressemblait plus à un rassemblement de militants qu'à un rassemblement d'élus avec le président", a résumé le député Jacques Le Guen. "Le président a la pêche, il est toujours en campagne", a renchéri son collègue Jacques Myard, alors que selon Jean-Pierre Grand, le chef de l'Etat a raillé son prédécesseur en lançant devant les parlementaires : "Moi, j'ai été élu dès la première fois".
"SON MESSAGE, C'ÉTAIT : 'JE NE SUIS PAS AIDÉ PAR LA PRESSE'"
Outre l'ancien président, la presse a été la cible du président de la République. "Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a déclaré Marie-Anne Montchamp. "Son message, c'était en gros : 'je ne suis pas aidé par la presse'", a rapporté un autre participant, cité anonymement par l'AFP. Le président en voudrait à ceux qui n'ont pas assez relayé la condamnation de Ségolène Royal à verser des arriérés de salaires à d'ex-collaboratrices, notamment l'Agence France-Presse, Le Parisien et L'Express, mais aussi à Marianne, coupable d'avoir titré sur une photo du président, "Putain, 4 ans...", et le JDD.fr, qui aurait évité de publier un sondage plus positif que les autres après son intervention télévisée.
"Quand on pense que notre porte-parole [Frédéric Lefebvre] fait un communiqué sur Royal qui n'est pas repris par l'AFP... Imaginez si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission", a-t-il dit, selon un député présent. M. Lefebvre s'était plaint au PDG de l'AFP, Pierre Louette, après qu'un communiqué sur l'affaire, diffusé le 1er mai par ses services, n'avait pas été repris. Les syndicats de l'AFP ont dénoncé "les pressions exercées" pour "discréditer la rédaction", affirmant que le communiqué de M. Lefebvre "n'avait aucun intérêt éditorial".
Selon certains participants, Nicolas Sarkozy a même ironisé sur le fait que, malgré les "attaques" dont il fait l'objet, il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait soixante-seize bouquins sur moi", aurait-il notamment déclaré. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une attitude qui "n'est pas digne, ni de la fonction qu'il occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse". "Son problème, ce n'est pas la presse ou l'opposition, c'est lui-même et sa politique", a-t-il ajouté.
Le Monde
Citation:
Sarkozy tape sur Chirac pour reconquérir les députés UMP
Il voulait en finir avec les couacs, renouer avec sa majorité qui lui résiste de plus en plus ouvertement. Hier à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait invité les députés UMP (262 présents) pour une séquence d’explication les yeux dans les yeux. Pas sûr que son discours et son style aient suffi à faire bouger les lignes. «On est effondrés», confiait à la sortie un député chiraquien, furieux des attaques répétées du chef de l’Etat contre son prédécesseur. Il s’en est servi comme d’un repoussoir pour relativiser ses propres difficultés du moment, allant même jusqu’à évoquer l’affaire Clearstream. «Je ne veux pas faire comme Chirac», a lancé Sarkozy pour conjurer toute tentation d’«immobilisme». Il a répété aux députés qu’il n’avait l’intention de modifier ni le cap ni le rythme des réformes. Et a cité l’exemple de Tony Blair qui regrettait, selon lui, de ne pas avoir été assez loin dans la réforme.
Au passage, il a rappelé son statut de champion de la droite, élu du premier coup à l’Elysée quand il a fallu trois tentatives à Chirac. «Il nous a refait le film depuis la présidentielle. Un cours de stratégie politique d’une arrogance incroyable», notait un député. Selon des élus, il a aussi lancé, c’est un classique, «une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition».
«Grossièretés». Pour amadouer ses amis politiques, le Président avait sorti le grand jeu : salon d’honneur de l’Elysée, jeu de questions-réponses et buffet de sortie. Entouré de François Fillon, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, patron du groupe UMP, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, et Roger Karoutchi, ministre des Relations avec le Parlement, le chef de l’Etat a usé du registre affectif - «Je vais vous parler avec mon cœur» - et «faussement confidentiel», selon un participant, ponctué de «beaucoup de grossièretés». Un avis que ne partage pas le gros des troupes. Jean-François Copé l’a trouvé «objectivement bon» : «Il était dans son registre, il a fait marrer l’assistance notamment sur Bayrou. C’était bien, je suis très content.»
Trois quarts d’heure d’intervention de Sarkozy, suivis d’une grosse demi-heure de questions où il a dégainé un nouveau concept - «La démocratie civilisée» -, réclamé de «la pugnacité» à ses troupes et a jugé «indispensable» que les différents pôles de la majorité se soutiennent. «Ça a donné du tonus aux députés qui ont réclamé que le Président renouvelle cette expérience», indiquait Marc Laffineur, vice-président de l’Assemblée.
Sujet épineux, la réforme des institutions (lire ci-contre) a été abordée par Hervé de Charette (Maine-et-Loire): «Est-ce bien utile ?» a-t-il demandé. Sarkozy a dit vouloir tirer les leçons du quinquennat qui a conduit, selon lui, au déséquilibre des institutions et donc… à l’hyperprésidence. Il s’est dit prêt à renoncer à venir s’exprimer en personne devant les deux assemblées en échange d’une intervention annuelle devant le Congrès.
«Paris Match». «On a débattu largement et les fautes ont été avouées», se félicitait Philippe Gosselin (Manche). Selon lui, le Président a reconnu «que son style et sa vie privée avaient pu perturber à certains moments […] Il faut qu’on le laisse tranquille sur sa vie privée». Cette semaine Nicolas et Carla Sarkozy font la une de Paris Match. En pages intérieures ils posent, se faisant des mamours à l’Elysée. Une petite rechute people ?
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Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Jeu 8 Mai - 13:01
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Face à l'UMP, Sarkozy se réclame de ses prédécesseurs
Nicolas Sarkozy s'est efforcé, mercredi devant quelque 260 députés UMP, de balayer les «mécontentements» dont il s'est dit conscient. Crédits photo : Le Figaro
Le chef de l'État a justifié sa «stratégie du mouvement», mercredi, devant les députés UMP.
À l'origine, l'idée était de Jean-François Copé. Le président des députés UMP voulait que Nicolas Sarkozy les reçoive pour «un échange franc et direct». Question franchise, les quelque 260 élus qui se sont retrouvés mercredi dans la salle des fêtes de l'Élysée ont été servis. Leur hôte s'est comparé à de Gaulle, Mitterrand et Chirac pour se consoler de son impopularité dans l'opinion et tenter de balayer les «mécontentements» dont il s'est dit conscient dans sa majorité.
Le rappel historique version Sarkozy a provoqué de l'irritation dans l'auditoire. Le président s'y est livré pour démontrer qu'il avait, somme toute, mis peu de temps à faire triompher ses idées, et qu'il n'avait pas à se plaindre de ses résultats électoraux. Contrairement au général de Gaulle, «vainqueur à une voix de majorité aux législatives de 1967», à François Mitterrand et à sa longue quête du pouvoir, et «à Jacques Chirac qui a mis 21 ans à se faire élire». Cette dernière allusion a fâché les chiraco-villepinistes, d'autant que le chef de l'État est revenu plusieurs fois sur le bilan de son prédécesseur au cours de son intervention, en termes peu amènes.
«La politique me sort par tous les pores de la peau !»
De retour à l'Assemblée, Jean-Pierre Grand a même affirmé que Nicolas Sarkozy avait «tapé sur Chirac en l'accusant d'avoir mal gouverné la France». «Il a seulement dit que Chirac n'avait pas beaucoup réformé», corrige Hervé Mariton, autre ex-villepiniste, tout en s'interrogeant sur la «nécessité» de ces «piques». Les proches de l'ancien premier ministre n'ont pas apprécié, non plus, que le président «éprouve le besoin de revenir sur l'affaire Clearstream».
Sarkozy l'a évoquée au détour d'une phrase, en conclusion de son échange avec ses invités, pour les persuader qu'il n'avait «de haine pour personne» dans sa «famille». «Si j'ai fait ce que j'ai fait dans cette affaire, a-t-il assuré, c'est pour éviter que cela se reproduise.»«La politique me sort par tous les pores de la peau !», a-t-il aussi ajouté, peut-être pour atténuer l'impression d'avoir voulu régler leur compte à ses détracteurs.
C'est pourtant ce qu'il a fait pendant presque une heure, en se félicitant de n'avoir pas écouté pendant la campagne les conseils de prudence venus de son propre camp. Il a estimé avoir eu raison de ne pas sonder son équipe sur la «rupture» «comme ça, on n'était pas les sortants» , sur sa stratégie de «mouvement» ou, encore, sur l'«identité nationale». Poursuivant la démonstration, il a ironisé à l'intention de ceux qui «lui déconseillaient de changer la date des municipales». «C'était beaucoup d'autojustification», estime un participant.
Mais l'exercice n'était pas gratuit. Nicolas Sarkozy est revenu sur ce qu'il considère comme des erreurs passées de son camp pour mieux récuser les critiques actuelles de ses détracteurs. Il tient par-dessus tout au rythme et à la simultanéité des réformes, ce qu'il appelle «rester en mouvement», pour anéantir l'adversaire. «Jamais un gouvernement n'a autant réformé», s'est-il encore une fois vanté, en ajoutant, cette fois à l'adresse de son premier ministre : «Moi, je parle de 55 réformes, François en compte beaucoup plus, ce qui prouve que le moins modeste des deux n'est pas forcément celui qu'on croit !»
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Jeu 8 Mai - 20:09
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Royal attaque Raffarin pour diffamation
L'ancien premier ministre, évoquant l'affaire des collaboratrices impayées de la candidate à la présidentielle, avait parlé de « délinquance sociale ». Ségolène Royal se pourvoit aussi en cassation contre sa condamnation à régler ces salaires non-versés.
L'affaire des ex-collaboratrices de Ségolène Royal que la présidente de la région Poitou-Charentes n'avait pas rémunérées d'avril à juillet 1997, n'en finit par de faire des vagues. Déjà au centre de la sortie du chef de l'Etat contre la presse, le dossier vient de valoir à Jean-Pierre Raffarin une plainte pour diffamation. Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, a annoncé jeudi que sa cliente allait poursuivre l'ancien premier ministre pour diffamation. A l'origine de cette plainte, l'accusation de « délinquance sociale », lancée par l'ex locataire de Matignon à la socialiste sur les ondes de RMC, le 14 avril.
Jean-Pierre Raffarin réclame alors la démission de la présidence de la Région Poitou-Charentes de Ségolène Royal. «Le licenciement abusif n'est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions. Pour un responsable politique, la délinquance sociale, c'est une faute majeure », martèle-t-il, ajoutant « Ségolène Royal donne des leçons à la terre entière mais traite ses collaboratrices de manière condamnable. Elle se trouve aujourd'hui face à ses mensonges et démissionner serait un acte de dignité ».
Les salaires impayés seront versés
Outre cette plainte avec constitution de partie civile, qui va être déposée dans les jours qui viennent, Me Mignard a également annoncé que la prétendante au poste de premier secrétaire du PS allait se pourvoir en cassation contre sa condamnation à verser les salaires impayés à ses anciennes assistantes. La cour d'appel de Rennes avait donné raison le 10 avril à ses deux ex-attachées parlementaires, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés, puisqu'elles avaient continué à travailler après la dissolution de l'assemblée sans obtenir la moindre rémunération. Le pourvoi ne se fera pas au détriment des employées. La procédure n'étant pas suspensive, les deux employées «recevront l'intégralité de ce qui leur est dû», a précisé l'avocat.
Me Mignard a par ailleurs qualifié de «pitoyable exploitation partisane» les critiques adressées mercredi par Nicolas Sarkozy à plusieurs organes de presse. Dans ces critiques, rapportées par des participants à une réception des députés UMP à l'Elysée, le président accusait notamment le Parisien, l'AFP, Marianne, le JDD et l'Express de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de son adversaire malheureuse à l'Elysée. Les déclarations du chef de l'Etat «confirment la volonté d'exploiter un litige né d'un problème complexe de droit du travail en machine de guerre politicienne», déplore l'avocat, qui dénonce « une campagne qui cherche à flétrir l'image de sa cliente et qui se soucie peu du sort de ses assistantes ».
Royal : «trop d'acharnement»
De son côté, la principale intéressée a fustigé «l'acharnement» de certains responsables de droite concernant ses mésaventures judiciaiares.«Trop d'acharnement, d'abord depuis 10 ans et maintenant tous les jours, ça méritait une riposte. Maintenant, quand je serai attaquée avec acharnement, je riposterai.», a souligné Ségolène Royal, en déplacement à la Rochelle. Dans ce dossier, a précisé l'élue de Poitou-Charentes, il s'agit d' «une assistante parlementaire qui travaille aujourd'hui pour l'UMP» et qui «n'a pas eu un seul jour de chômage, ni un seul jour de précarité».
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Ven 9 Mai - 11:47
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Sarkozy et la mauvaise presse
Persuadé que les journaux sont responsables de sa baisse de popularité, le chef de l’Etat somme l’UMP de contre-attaquer.
L’homme qui fait cette semaine la couverture de Paris Match tout en œillades et roucoulades pour sa nouvelle épouse, est odieusement maltraité par la presse. L’injustice ayant apparemment échappé aux députés UMP reçus mercredi à l’Elysée, Nicolas Sarkozy leur a détaillé ces manquements destinés à lui nuire. Une formule lapidaire plus tard, l’Express, le Parisien mais aussi l’AFP en avaient pris pour leur grade sous les ors de la salle des fêtes (Libération n’était pas dans le lot). Leur faute : ne pas avoir assez relayé la condamnation de Ségolène Royal en conflit aux prud’hommes avec deux ex-collaboratrices.
Très en verve, Sarkozy étend alors sa chasse à Marianne dont il a peu goûté la une («Putain, 4 ans !») et au Journal du Dimanche (dont le directeur de la rédaction vient d’être débarqué), coupable de ne pas avoir publié dimanche un sondage un peu moins mauvais que les autres sur sa récente intervention télévisée. Et le Président de gronder les députés : «J’ai été obligé de décrocher mon téléphone et d’appeler certains d’entre vous» pour qu’ils rédigent des communiqués. Et de houspiller des élus passablement perplexes : «Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition.» Cette analyse, Nicolas Sarkozy la développe auprès de tous ses interlocuteurs depuis qu’il chute dans les sondages. Il estime que la presse s’acharne contre lui pour des «raisons davantage commerciales qu’idéologiques» , persuadé que le «Sarko bashing» fait vendre.
Reste que cette attaque de mercredi contre les médias, punching-ball récurrent de l’hôte de l’Elysée, aurait pu passer relativement inaperçue. Telle n’était apparemment pas l’intention du chef de l’Etat. Tard mercredi soir, l’UMP décide de faire monter la pression d’un cran en accusant carrément l’AFP de «censure» dans un communiqué titré : «Deux poids deux mesures.»
Hic. Signés des trois porte-parole de l’UMP, le texte d’avant-hier est en réalité inspiré par un seul : Frédéric Lefebvre, ex-porte-flingue du Sarkozy ministre de l’Intérieur, devenu député sans avoir été élu, suite à l’entrée au gouvernement d’André Santini, député et maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), toujours sous le coup d’une mise en examen. Le départ de Cécilia - qui le détestait - a accompagné son retour en grâce auprès de Sarkozy, et sa récente nomination comme porte-parole de l’UMP. Or, Frédéric Lefebvre a un petit compte à régler avec l’AFP depuis le 30 avril. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy, à nouveau en chute dans les sondages, a «rincé» , selon un participant, les dirigeants de l’UMP réunis à l’Elysée. Il leur a reproché leur manque d’initiative et de combativité pour le défendre. Sommés de se remuer, les proches de Sarkozy sont sur le gril. D’où l’initiative de Lefebvre lobbyiste, prolixe en déclarations superfétatoires, qui, le jour même, enjoint une journaliste de l’agence de presse de diffuser un énième communiqué stigmatisant, au nom de l’UMP, la condamnation de Ségolène Royal.
Le hic, c’est que, remontant déjà au 10 avril, l’arrêt de la Cour d’appel de Rennes qui condamne la présidente du Poitou-Charentes a déjà été abondamment commenté sur le fil AFP, notamment par Jean-Pierre Raffarin, son prédécesseur (UMP). Le communiqué de Lefebvre du 30 avril n’apportant rien de nouveau au débat, la journaliste l’éconduit. Fureur du porte-parole qui se fend dans l’heure qui suit d’une lettre cinglante au directeur de l’AFP. Et, dopé mercredi par Sarkozy, finit par accuser l’agence de «censure» . Cette «affaire» a eu des répercussions au sein de l’AFP, puisque le PDG de l’agence, Pierre Louette, s’est fendu hier soir d’une note interne dans laquelle il dénonce «la vigueur des attaques» et précise : «Notre meilleure défense est le respect scrupuleux des règles éditoriales qui sont les nôtres.»
«Défiance». La charge du Président a été jugée «indigne» par François Hollande. «Décidément, Nicolas Sarkozy ne change pas. Il pense que s’il est en difficulté aujourd’hui dans les sondages et rencontre la défiance des Français à son égard, c’est la faute de la presse», s’est désolé le premier secrétaire du PS.
Au-delà de cette polémique, Jean-Pierre Mignard, avocat de Ségolène Royal, estime que «cette exploitation de l’arrêt de la cour d’appel est indécente. Le Président veut le transformer en tract de l’UMP». Estimant diffamatoires les commentaires de Raffarin sur l’affaire qu’il a qualifiée de «délinquance sociale», il annonce son intention de saisir le procureur de la République : «On est aux prud’hommes, pas devant un tribunal correctionnel!» Un procès Raffarin-Royal : voilà une affaire que la presse devrait couvrir abondamment.
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Ven 9 Mai - 15:56
Citation:
Attaquée par l'UMP, l'AFP refuse d'être «une machine à diffuser des communiqués»
Le torchon brûle entre la presse et l'UMP. Après les explications du «Parisien», c'est au tour de l'agence AFP de répondre aux accusations de Nicolas Sarkozy et de son parti. L'UMP reproche à l'agence de presse d'avoir occulté un communiqué de l'Elysée attaquant Ségolène Royal sur l'affaire des ex-assistantes parlementaires.
Le PDG de l'AFP, Pierre Louette, a déclaré vendredi que son agence de presse n'a pas vocation à «devenir une machine à diffuser des communiqués». «La rédaction a des règles de fonctionnement qui reposent sur la notion de choix faits en permanence parmi la multiplicité des faits, des événements, des déclarations», ajoute t-il.
«Pendant ce temps», des journalistes travaillent aux quatre coins du monde
«Même si nous nous devons de distribuer une information la plus complète, nous ne ne prétendons pas à l'exhaustivité ni en France, ni à l'étranger», souligne également le PDG de l'AFP. «Pendant ce temps, des centaines de journalistes de l'Agence contribuent jour après jour dans des conditions souvent dangereuses et difficiles (en Birmanie, en Irak ou au Liban aujourd'hui) à produire une information de qualité qui est le socle de toutes les démocraties».
L'UMP alimente la polémique. Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti, a réaffirmé vendredi matin sur France Inter que si «les journaux, les radios sont libres», il ne «reconnaît pas à une agence de presse une ligne éditoriale quand il s'agit de traiter un communiqué d'un parti politique». Le PDG de l'AFP tient à préciser qu'il ne tient «évidemment pas à alimenter une polémique avec un élu porte-parole d'un grand parti politique.»
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Ven 9 Mai - 20:27
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Première année de Sarkozy «accablante pour la liberté de la presse», selon le SNJ
Nicolas Sarkozy face aux journalistes embarqués dans une remorque tirée par un tracteur, en Camargue, en avril 2007, lors de la campagne électorale de la présidentielle (Reuters).
Le Syndicat national des journalistes juge consternantes les critiques contre plusieurs journaux formulées par le Président devant des députés UMP.
Le SNJ (Syndicat national des journalistes) a qualifié hier en fin de journée de «consternants» les reproches à l'égard de la presse formulés mercredi par le Président Nicolas Sarkozy devant les députés UMP et rapportés par certains élus.
«A en croire les déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l'Elysée, le président de la République s'y est montré particulièrement sévère vis-à-vis de la presse», écrit le syndicat dans un communiqué intitulé «Nicolas Sarkozy s'attaque à la presse: consternant».
«Il est singulièrement "abracadabrantesque" de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse», estime le syndicat. «Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d'écouter les inquiétudes grandissantes d'une profession en crise. Et de l'aider à retrouver les conditions d'exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d'informer auprès des citoyens de ce pays», ajoute le SNJ.
Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, le chef de l'Etat avait accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices, selon des participants à cette réception. Nicolas Sarkozy a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche, selon certains participants.
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Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Ven 9 Mai - 21:12
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L'animateur Pascal Sevran est mort
Reuters - Vendredi 9 mai, 15h39
PARIS (Reuters) - L'animateur de télévision, parolier et écrivain Pascal Sevran est mort vendredi d'un cancer à l'âge de 62 ans, a annoncé la chaîne de télévision France 2.
Cet autodidacte est devenu célèbre en animant à partir de 1984 sur TF1, puis sur France 2, l'émission "La chance aux chansons" où il mettait à l'honneur la chanson française à l'ancienne et les jeunes interprètes.
Cette émission culte ayant été supprimée en 2001, au grand dam des téléspectateurs, Pascal Sevran en avait lancé une autre, sur France 2, "Chanter la vie".
Ce nouveau programme avait été arrêté à l'été 2007 en raison des problèmes de santé de l'animateur.
Pascal Sevran, qui a fréquenté le Petit conservatoire de Mireille, avait écrit plusieurs centaines de chansons, dont "Il venait d'avoir 18 ans" pour Dalida.
Passionné de littérature et lui-même auteur, il avait obtenu le prix Roger Nimier en 1979 pour "Le Passé supplémentaire".
En 2006, l'animateur avait provoqué une polémique en tenant des propos sur la sexualité des noirs.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a récemment rappelé à leurs obligations d'honnêteté la société éditrice de la radio Europe 1 et son directeur de la rédaction, Jean-Pierre Elkabbach, qui, il y a quinze jours, avaient annoncé, à tort, la mort de Pascal Sevran.
Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a salué un "homme aux multiples talents, producteur, homme de télé et de radio, chanteur et écrivain notamment".
"Pour les Français, il restera avant tout celui qui a oeuvré avec brio pour la chanson française. Dans 'La chance aux chansons' il mettait à l'honneur les textes mais aussi de jeunes artistes", ajoute le chef de l'Etat.
"Quel désastre. C'est trop jeune. Ca me fait beaucoup de peine parce que je le connais tellement jeune Il a fait tellement de bien pour la chanson française, surtout pour les chanteurs à qui on ne donnait plus aucun débouché", a déclaré pour sa part sur RTL la chanteuse Line Renaud.
"Il était sincère, c'était un passionné et sincère dans ce qu'il faisait. () une très grande culture sur toute la chanson française d'autrefois à nos jours", a-t-elle ajouté.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "profonde émotion" à l'annonce de la mort de cet "amoureux sincère de la chanson française".
"Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme", écrit-il dans un communiqué.
"C'était quelqu'un de complexe, il avait plusieurs personnalités, quelqu'un de riche, quelqu'un de léger, drôle, et en même temps quelqu'un d'extrêmement profond", a dit, également sur RTL, l'animateur Marc-Olivier Fogiel.
Gérard Bon
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Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Ven 9 Mai - 21:53
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LA FRANCE CÉLÈBRE L’ARMISTICE À OUISTREHAM La mémoire sélective de Sarkozy
Le chef de l’Etat français met au grand jour la mauvaise conscience de la France à propos de son passé colonial en Algérie.
La France officielle ne se repentira pas de sitôt de ses crimes coloniaux commis en Algérie. Le constat est fait. Ce n’est pas sous l’ère Sarkozy que cela se fera. Cette histoire qui doit être sereinement abordé et écrite en commun, comme l’ont tant souhaitée les historiens, n’aura pas lieu de sitôt. Le gouvernement français actuel, dès qu’il a fait un pas en avant, en fait deux en arrière. Tout n’est que verbiage et parlotte. A entendre le président français, il y aurait plusieurs «France»: celle de Diên Biên Phu, celle d’Algérie, celle d’Afrique, l’esclavagiste. Celle des Dom-Tom. (Départements et territoires d’outre-mer...). Pour la période 39-45, il en recense deux. Une «vraie France» et une «fausse France». A l’occasion du 8 Mai 1945, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à la «vraie France». Celle qui a résisté à l’occupation nazie jusqu’à l’Armistice du 8 Mai 1945. Il l’oppose à cette «fausse France», celle du maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale qui a cependant abdiqué devant Adolf Hitler et le totalitarisme nazi.
De Gaulle, le héros, celui qui a libéré la France contre le maréchal Pétain qui a livré la France et des milliers de juifs aux camps de concentration nazis. Et les tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, sénégalais dans tout cela, que deviennent-ils? De la simple chair à canon sans aucun doute. Eux qui ont ouvert les portes de Paris à la division Leclerc. Ils n’étaient pas encore Français d’ailleurs, ni Algériens d’ailleurs...Des Français-musulmans tout simplement.
Un statut bâtard qui reflète aussi bien leur condition de colonisé et celle d’indigène. C’est cela l’histoire de cette «autre France», la vraie, celle qu nie jusqu’à l’existence de l’autre. Celle qui torture, enfume, brûle et tue. Cette France, Sarkozy l’évacue. Cette France est frappée d’amnésie. Des voix se sont élevées de l’autre côté de la Méditerranée. «De quelle France s’agissait-il, de la vraie ou de la fausse, qui, le même jour de l’armistice allemande, a massacré des milliers d’Algériens à Sétif puis Guelma, Kherrata et dans bien d’autres localités de l’Est algérien?», se sont demandés de nombreux observateurs présents à la commémoration du 8 Mai 1945. «Aucune manifestation officielle sur ce crime colonial n’a été constatée, à Paris», ont-ils fait remarquer. Que deviennent dans ce cas-là, ces bonnes intentions, ces fameux premiers pas pour une reconnaissance des crimes coloniaux? Des déclarations de circonstance. Des déclarations sporadiques. Un point c’est tout. A l’instar de celle de l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet. Nombreux sont les historiens et hommes politiques français qui ont tenu à dénoncer «les concessions verbales» de la France s’agissant de ces crimes. René Gallisot, Olivier Le cour Grandmaison, Alain Ruscio, Henri Pouillot et le député socialiste Daniel Bgoldberg ont demandé la mise en pratique d’actions à l’image de l’abrogation dans sa totalité de la loi du 23 février 2005. Cette loi qui fait l’apologie du colonialisme s’est vue amputée de son article 4 sous la présidence de Jacques Chirac. Tous ces intellectuels ont appelé «à la reconnaissance officielle de tous les crimes coloniaux commis en Algérie».
Le verrouillage du passé colonial de la France se traduit aussi à travers les médias de l’Hexagone. L’autre 8 Mai 1945 de Yasmina Adi, n’a été diffusé qu’en troisième partie de soirée sur Antenne2. Un moment où l’audimat est à son plus bas niveau. Une manière pour la France de continuer de cultiver son amnésie à propos de ses crimes commis en Algérie. C’est tout juste une question de temps...2012 peut-être, qui marquera la fin du règne de Sarkozy.
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Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Sam 10 Mai - 2:02
Citation:
Emmanuel Todd : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»
Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale. Interview. Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.
Marianne2.fr : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ? Emmanuel Todd : Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.
Pour vous, cette guerre est sans espoir ? E.Todd : L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.
Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit… E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerais pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.
Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ? E.Todd : La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.
La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit. E.Todd : Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.
Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes… E.Todd : Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.
Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ? E.Todd : Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.
En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations? E.Todd : L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.
Source : Marianne
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Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
clems Lt-Colonel (AdA-France)
Age : 16 Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 761 Localisation : france-outer heaven Loisirs : jokes
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Sam 10 Mai - 10:29
sammydziri a écrit:
Citation:
LA FRANCE CÉLÈBRE L’ARMISTICE À OUISTREHAM La mémoire sélective de Sarkozy
Le chef de l’Etat français met au grand jour la mauvaise conscience de la France à propos de son passé colonial en Algérie.
La France officielle ne se repentira pas de sitôt de ses crimes coloniaux commis en Algérie. Le constat est fait. Ce n’est pas sous l’ère Sarkozy que cela se fera. Cette histoire qui doit être sereinement abordé et écrite en commun, comme l’ont tant souhaitée les historiens, n’aura pas lieu de sitôt. Le gouvernement français actuel, dès qu’il a fait un pas en avant, en fait deux en arrière. Tout n’est que verbiage et parlotte. A entendre le président français, il y aurait plusieurs «France»: celle de Diên Biên Phu, celle d’Algérie, celle d’Afrique, l’esclavagiste. Celle des Dom-Tom. (Départements et territoires d’outre-mer...). Pour la période 39-45, il en recense deux. Une «vraie France» et une «fausse France». A l’occasion du 8 Mai 1945, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à la «vraie France». Celle qui a résisté à l’occupation nazie jusqu’à l’Armistice du 8 Mai 1945. Il l’oppose à cette «fausse France», celle du maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale qui a cependant abdiqué devant Adolf Hitler et le totalitarisme nazi.
De Gaulle, le héros, celui qui a libéré la France contre le maréchal Pétain qui a livré la France et des milliers de juifs aux camps de concentration nazis. Et les tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, sénégalais dans tout cela, que deviennent-ils? De la simple chair à canon sans aucun doute. Eux qui ont ouvert les portes de Paris à la division Leclerc. Ils n’étaient pas encore Français d’ailleurs, ni Algériens d’ailleurs...Des Français-musulmans tout simplement.
Un statut bâtard qui reflète aussi bien leur condition de colonisé et celle d’indigène. C’est cela l’histoire de cette «autre France», la vraie, celle qu nie jusqu’à l’existence de l’autre. Celle qui torture, enfume, brûle et tue. Cette France, Sarkozy l’évacue. Cette France est frappée d’amnésie. Des voix se sont élevées de l’autre côté de la Méditerranée. «De quelle France s’agissait-il, de la vraie ou de la fausse, qui, le même jour de l’armistice allemande, a massacré des milliers d’Algériens à Sétif puis Guelma, Kherrata et dans bien d’autres localités de l’Est algérien?», se sont demandés de nombreux observateurs présents à la commémoration du 8 Mai 1945. «Aucune manifestation officielle sur ce crime colonial n’a été constatée, à Paris», ont-ils fait remarquer. Que deviennent dans ce cas-là, ces bonnes intentions, ces fameux premiers pas pour une reconnaissance des crimes coloniaux? Des déclarations de circonstance. Des déclarations sporadiques. Un point c’est tout. A l’instar de celle de l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet. Nombreux sont les historiens et hommes politiques français qui ont tenu à dénoncer «les concessions verbales» de la France s’agissant de ces crimes. René Gallisot, Olivier Le cour Grandmaison, Alain Ruscio, Henri Pouillot et le député socialiste Daniel Bgoldberg ont demandé la mise en pratique d’actions à l’image de l’abrogation dans sa totalité de la loi du 23 février 2005. Cette loi qui fait l’apologie du colonialisme s’est vue amputée de son article 4 sous la présidence de Jacques Chirac. Tous ces intellectuels ont appelé «à la reconnaissance officielle de tous les crimes coloniaux commis en Algérie».
Le verrouillage du passé colonial de la France se traduit aussi à travers les médias de l’Hexagone. L’autre 8 Mai 1945 de Yasmina Adi, n’a été diffusé qu’en troisième partie de soirée sur Antenne2. Un moment où l’audimat est à son plus bas niveau. Une manière pour la France de continuer de cultiver son amnésie à propos de ses crimes commis en Algérie. C’est tout juste une question de temps...2012 peut-être, qui marquera la fin du règne de Sarkozy.
L'Expression
Faut arreter, je pense, on a quand meme le droit de feter la victoire sur la nazisme sans que ce soit du deni, non ?
Le debut de la repression du constantinois d'une part et la victoire en Europe spnt dexu choses a prendre separement, je pense. Je veux dire, les deux evenements doivent etre connus et reconnus, mais de maniere sepérée meme si ils ont eu lieu le meme jour.
algeriano34 Raqib Awal (رقيب أول)
Inscrit le : 17 Déc 2007 Messages : 420
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Sam 10 Mai - 11:50
clems a écrit:
sammydziri a écrit:
Citation:
LA FRANCE CÉLÈBRE L’ARMISTICE À OUISTREHAM La mémoire sélective de Sarkozy
Le chef de l’Etat français met au grand jour la mauvaise conscience de la France à propos de son passé colonial en Algérie.
La France officielle ne se repentira pas de sitôt de ses crimes coloniaux commis en Algérie. Le constat est fait. Ce n’est pas sous l’ère Sarkozy que cela se fera. Cette histoire qui doit être sereinement abordé et écrite en commun, comme l’ont tant souhaitée les historiens, n’aura pas lieu de sitôt. Le gouvernement français actuel, dès qu’il a fait un pas en avant, en fait deux en arrière. Tout n’est que verbiage et parlotte. A entendre le président français, il y aurait plusieurs «France»: celle de Diên Biên Phu, celle d’Algérie, celle d’Afrique, l’esclavagiste. Celle des Dom-Tom. (Départements et territoires d’outre-mer...). Pour la période 39-45, il en recense deux. Une «vraie France» et une «fausse France». A l’occasion du 8 Mai 1945, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à la «vraie France». Celle qui a résisté à l’occupation nazie jusqu’à l’Armistice du 8 Mai 1945. Il l’oppose à cette «fausse France», celle du maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale qui a cependant abdiqué devant Adolf Hitler et le totalitarisme nazi.
De Gaulle, le héros, celui qui a libéré la France contre le maréchal Pétain qui a livré la France et des milliers de juifs aux camps de concentration nazis. Et les tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, sénégalais dans tout cela, que deviennent-ils? De la simple chair à canon sans aucun doute. Eux qui ont ouvert les portes de Paris à la division Leclerc. Ils n’étaient pas encore Français d’ailleurs, ni Algériens d’ailleurs...Des Français-musulmans tout simplement.
Un statut bâtard qui reflète aussi bien leur condition de colonisé et celle d’indigène. C’est cela l’histoire de cette «autre France», la vraie, celle qu nie jusqu’à l’existence de l’autre. Celle qui torture, enfume, brûle et tue. Cette France, Sarkozy l’évacue. Cette France est frappée d’amnésie. Des voix se sont élevées de l’autre côté de la Méditerranée. «De quelle France s’agissait-il, de la vraie ou de la fausse, qui, le même jour de l’armistice allemande, a massacré des milliers d’Algériens à Sétif puis Guelma, Kherrata et dans bien d’autres localités de l’Est algérien?», se sont demandés de nombreux observateurs présents à la commémoration du 8 Mai 1945. «Aucune manifestation officielle sur ce crime colonial n’a été constatée, à Paris», ont-ils fait remarquer. Que deviennent dans ce cas-là, ces bonnes intentions, ces fameux premiers pas pour une reconnaissance des crimes coloniaux? Des déclarations de circonstance. Des déclarations sporadiques. Un point c’est tout. A l’instar de celle de l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet. Nombreux sont les historiens et hommes politiques français qui ont tenu à dénoncer «les concessions verbales» de la France s’agissant de ces crimes. René Gallisot, Olivier Le cour Grandmaison, Alain Ruscio, Henri Pouillot et le député socialiste Daniel Bgoldberg ont demandé la mise en pratique d’actions à l’image de l’abrogation dans sa totalité de la loi du 23 février 2005. Cette loi qui fait l’apologie du colonialisme s’est vue amputée de son article 4 sous la présidence de Jacques Chirac. Tous ces intellectuels ont appelé «à la reconnaissance officielle de tous les crimes coloniaux commis en Algérie».
Le verrouillage du passé colonial de la France se traduit aussi à travers les médias de l’Hexagone. L’autre 8 Mai 1945 de Yasmina Adi, n’a été diffusé qu’en troisième partie de soirée sur Antenne2. Un moment où l’audimat est à son plus bas niveau. Une manière pour la France de continuer de cultiver son amnésie à propos de ses crimes commis en Algérie. C’est tout juste une question de temps...2012 peut-être, qui marquera la fin du règne de Sarkozy.
L'Expression
Faut arreter, je pense, on a quand meme le droit de feter la victoire sur la nazisme sans que ce soit du deni, non ?
Le debut de la repression du constantinois d'une part et la victoire en Europe spnt dexu choses a prendre separement, je pense. Je veux dire, les deux evenements doivent etre connus et reconnus, mais de maniere sepérée meme si ils ont eu lieu le meme jour.
Quelle honte a fêter un tel événement ! Vous fêtez la victoire peu méritée sur les nazis, un acquis, grâce aux victorieux soldats maghrébins et africains et en particulier algériens qui entaient forcés à participer a cette guerre qui n’était pas les leurs. En même temps, 45000 algériens sont assassinés par les lâches soldats de l’hexagone, en guise de retour aux milliers d’algériens tombés (a leur place) pour que cette p….. de patrie survie.
clems Lt-Colonel (AdA-France)
Age : 16 Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 761 Localisation : france-outer heaven Loisirs : jokes
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Sam 10 Mai - 13:06
deja 45 000 est un des nombreux chiffres avancés donc je ne vois pas pourquoi l'imposer (en tout cas, il y en plus de 10 000 ca c'est sur, surement pas loin de 20 000), ensuite je n'ai jamais parlé de feter setif, mais bien la victoire sur le nazisme. Setif, il faut le reconnaitre ce massacre, en assumer la pleine responsabilité, aller jusqu'a s'excuser peut-etre et surtout permettre de travailler dessus, mais absolument pas le feter.
Enfin, ne pas tomber dans l'extreme, l'armée francaise qui a debarqué en Provence etait compsoée a 60 % d'africains d'origine africaine et 40 % de "blanc" et cette proportion grandit tout au long de la campagne. Donc ne pas non plus dire qu'il n'a que des maghrebins (il y avait plus de pieds-noirs que d'algeriens d'origine ).
Fenrir Lt-Colonel (AdA-France)
Inscrit le : 25 Aoû 2007 Messages : 1749 Localisation : FRANCE
Sujet: Re: FRANCE : Actualité, Politique Etrangère, Economie, News... Sam 10 Mai - 13:12
Et rappeler que ce sont les campagnes de l'armée françaises en Italie puis en France et en Allemagne qui vont permettre à des milliers d'algériens d'apprendre à se battre, expérience qui sera très utile 15 ans plus tard... _________________ Médailles du Forum :
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