Sujet: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 9 Mai - 15:51
Citation:
Pétrole : le prix du baril de brut pourrait atteindre 200 dollars
Arjun N. Murti a eu du nez. Analyste chez Goldman Sachs, c'est lui qui avait prédit, en mars 2005, que le baril de brut (159 litres) atteindrait 105 dollars, alors qu'il était encore à 57 dollars. Sans doute péchait-il encore par excès d'optimisme, puisqu'il indiquait que ce "super spike", ce "sommet", n'interviendrait qu'en 2009. La flambée s'est accélérée, et le baril a volé de record en record. Il a atteint 124,61 dollars, jeudi 8 mai, dans les échanges électroniques d'après-séance à New York, et un prix identique vendredi matin en Asie.
M. Murti, auréolé de son flair, fait de nouveau trembler les marchés new-yorkais et londonien. Dans une note publiée lundi 5 mai par la banque d'affaires américaine, l'analyste juge possible que les prix de l'or noir atteignent 150, voire 200 dollars, dans les six à vingt-quatre prochains mois. Cette prévision menaçante a poussé des investisseurs à acheter encore plus de "barils papier" et a alimenté la flambée des cours.
Prévision d'oiseau de mauvais augure ? On accuse volontiers Goldman Sachs, un intervenant de poids sur les marchés pétroliers, de lancer des prévisions pessimistes pour faire flamber les cours et accroître ses gains. La banque n'est pas la seule à faire ces prévisions. Sans hausse des capacités de production et de raffinage ni redressement du dollar par rapport aux autres devises, les prix s'envoleront, jugent nombre d'experts, d'investisseurs et de dirigeants des pays producteurs. Un scénario noir pour une économie mondiale en phase de ralentissement.
Dans un récent entretien au quotidien algérien El Moudjahid, le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) estime que "le prix du baril est désormais indexé à la hausse ou à la baisse du dollar". Une baisse de 1 % du dollar provoque une hausse de 4 dollars par baril, poursuit l'Algérien Chakib Khelil, avant de conclure : "Dans le cas d'une hausse de 10 % du dollar, il y a fort à parier que le prix du baril chutera de 40 dollars."
Le cartel de Vienne (42 % de la production mondiale) continue de juger qu'"il n'y a pas de pénurie de pétrole sur le marché" et que la mise en vente de barils supplémentaires n'aurait aucun impact sur les prix. Il maintient sa prochaine réunion en septembre, tout en se déclarant "prêt à agir si le marché éprouve le besoin de mesures supplémentaires".
D'ordinaire prudent sur la question des prix, le président du Cambridge Energy Research Associates (CERA), Daniel Yergin, un expert reconnu du secteur, n'a pas exclu non plus un pic à 150 dollars en 2008.
De toutes parts, les signaux indiquent que les prix resteront très élevés dans les mois à venir. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), qui dépendant du Département de l'énergie (DoE), vient de relever de 9 dollars ses prévisions du prix du pétrole cette année : "Nous projetons désormais que le prix du baril, qui s'est échangé à 72 dollars en moyenne en 2007, vaudra 110 dollars en 2008".
Les bonnes nouvelles, comme un léger rebond du billet vert ou la reconstitution des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis, sont sans effet sur les cours. Seules les mauvaises sont retenues : la persistance de tensions autour du programme nucléaire iranien et les incertitudes sur une stabilisation politique en Irak, les attaques des mouvements rebelles dans le sud du Nigeria qui entraîne depuis deux ans une baisse de l'extraction du brut et les difficultés du Venezuela à pomper plus.
"NOS ENFANTS EN AURONT BESOIN"
La récente décision de l'Arabie saoudite de ne pas dépasser un plafond de production quotidien de 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 a également jeté un froid. Le royaume wahhabite reste en effet le premier exportateur mondial de brut. Et avec 22 % des réserves mondiales, il est le seul à pouvoir compenser une rupture d'approvisionnement éventuelle d'exportateurs fragiles comme l'Iran, l'Irak ou le Venezuela. Or, il ne veut plus jouer seul ce rôle de swing producer. Le roi Abdallah a récemment lancé aux responsables pétroliers du pays : "Chaque fois qu'il y a de nouvelles découvertes, laissez-les dans le sol car nos enfants en auront besoin."
L'Indonésie envisage de quitter l'OPEP, non seulement parce qu'il n'est plus exportateur net de brut depuis 2004, mais qu'il veut accroître sa production au-delà du quota alloué par l'organisation. Le déclin de la production au Mexique et surtout en Russie (depuis janvier), le deuxième producteur mondial, préoccupent aussi les pays occidentaux. Dans ce pays, la pression fiscale est considérable sur les compagnies pétrolières. Elle peut dépasser 80 %. La situation n'a pas échappé à Vladimir Poutine. "L'heure est venue de prendre la décision de baisser les impôts dans ce secteur pour stimuler la hausse de l'extraction et du raffinage", a annoncé le nouveau premier ministre russe, jeudi, devant la Douma.
Les cours peuvent-ils retomber à des niveaux moins pénalisants pour l'activité économique ? Les experts débattent à l'envi de l'écart entre un prix théorique d'environ 80 dollars, reflet du rapport entre offre et demande, et le prix réel, supérieur à 120 dollars. L'écart de 40 dollars s'expliquerait par la spéculation et la baisse du dollar. Ce qui fait dire à certains que le marché n'est pas à l'abri d'une brutale correction de 40 dollars si les investisseurs se tournent de nouveau vers les marchés d'actions.
DÉCLIN DE LA PRODUCTION
Les économistes de la banque Natixis se demandent si le prix actuel n'a pas déjà atteint son niveau théorique. A l'appui de leur thèse, ils soulignent la probable sous-estimation de la demande pétrolière de certains pays dans les statistiques officielles, la Chine en particulier. Directeur de la recherche de la banque d'investissement, Patrick Artus note que "l'activité utilisatrice de pétrole (transports, industrie) y a été multipliée par 3,85 de 1996 à 2007". Compte tenu de la faible amélioration de l'efficacité énergétique du pays, "sa consommation de pétrole aurait dû être multipliée par 2,87", alors qu'elle ne l'a été que par 1,53. C'est "extrêmement faible", conclut-il, en calculant que la Chine pourrait brûler chaque jour non pas 7,4 mais 13,8 millions de barils.
La demande chinoise, dopée par la préparation des Jeux Olympiques de Pékin, reste très soutenue, comme celle des nations émergentes et des pays pétroliers eux-mêmes en plein boom économique. Aux yeux des observateurs, le problème crucial reste celui de la consommation, trop soutenue par rapport à une production freinée par le manque d'investissements, le coût de développement de nouveaux projets et un "nationalisme pétrolier" exacerbé.
Le coussin de sécurité en cas de défaillance d'un pays producteur n'excède pas 2 millions de barils par jour (2,3 % de la consommation). Pour compenser le déclin des champs pétrolifères exploités, il faudrait mettre tous les deux ans en production l'équivalent de ce qui sort des puits saoudiens. Faute de nouveaux gisements géants exploitables à des coûts raisonnables, l'or noir ne cessera de s'apprécier. La prévision d'Arjun N. Murti se réalisera, mais à quelle échéance ?
Le Monde
Dernière édition par sammydziri le Ven 23 Mai - 15:42, édité 2 fois
algeriano34 Raqib Awal (رقيب أول)
Inscrit le : 17 Déc 2007 Messages : 420
Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 9 Mai - 16:00
Selon Ixis CIB, les prix du pétrole pourraient atteindre 380 dollars le baril en 2015. Le cabinet de recherche appuie sa prévision sur les perspectives de production mondiale de pétrole, l'élasticité, devenue forte, de la demande mondiale de pétrole au PIB mondial et le potentiel considérable de hausse de la demande d'énergie et de pétrole en Chine.
Le cabinet de recherche soutient qu'à l'horizon de 10 ans, les énergies substituables aux combustibles fossiles (retour du nucléaire, hydrogène.) ne se seront pas beaucoup développées. Le Monde dépendra donc encore, selon l'équipe d'analystes, des formes usuelles de ressources en énergie (pétrole, gaz, charbon, hydraulique, nucléaire déjà en place.).
Or, contrairement à la période 1978-2002 au cours de laquelle la consommation de pétrole avait crû moins que le PIB mondial, aujourd'hui, la consommation de pétrole augmente plus vite que le PIB mondial.
En outre, observe Ixis CIB, au stade de développement de la Chine, s'accroît la consommation d'électricité, la propriété de voitures (il y a aujourd'hui 16 véhicules pour 1.000 habitants en Chine contre 576 en France et 812 aux Etats-Unis), la construction de logements..., ce qui est extrêmement gourmant en énergie. De plus, les migrations des campagnes vers les villes, créent des besoins de logements, de transports..., aussi consommateurs d'énergie.
Selon les hypothèses du cabinet de recherche, on pourrait donc envisager de 2005 à 2015 une multiplication par près de 7 du prix réel du pétrole, conduisant à un niveau de 300 dollars au prix de 2005 en 2015, donc, avec une inflation de 2,5% par an aux Etats-Unis, un prix nominal du pétrole de 380 dollars par baril en 2015.
T800 Amid (عميد)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 9 Mai - 16:13
j'estime que Sonatrach ferait un CA de 400 milliards d'USD ( si le gaz est indexé sur le pétrole ) ( J'espere etre en vie est voire ca de mes propre yeux. On va s'en payer des PAK FA _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 9 Mai - 22:50
Citation:
Les prix du pétrole toujours en hausse
Le baril dépasse 126 dollars
Les observateurs ayant prévu un baril de pétrole à 200 dollars ne se sont apparemment pas trompés. Les turbulences du marché de l’or noir, les conflits géo-politiques au Moyen-Orient et la baisse du dollar face à l’euro ne font que confirmer leurs analyses. Le baril a dépassé hier, en début d’après-midi, les 126 dollars à New York et à Londres, dans une course folle amorcée par des craintes sur l’offre et nourrie par une intense spéculation. Ainsi, et en l’espace d’une année, les prix du pétrole ont presque doublé, passant de 75 dollars le baril pour atteindre, aujourd’hui, 126 dollars, marquant un bond d’environ 10 dollars en une seule semaine, et ce, malgré un regain de vigueur du dollar cette semaine et une augmentation surprise des réserves américaines. D’après les observateurs, l’origine de cette augmentation historique des prix trouve ses origines dans plusieurs facteurs, dont les sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier «Shell», et un regain de tensions géopolitiques entre l’Occident et l’Iran, deuxième producteur au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait servi d’amorce vendredi dernier à cette nouvelle hausse, a rapporté hier l’AFP. Vers 13h05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juin progressait encore de 1,64 dollar à 125,33 dollars, par rapport au record de clôture de 123,69 dollars de jeudi dernier. Après avoir fait tomber la barre des 120, 121, 122, 123 et 124 dollars depuis lundi, le marché new-yorkais du brut continuait sur sa lancée en allant au-delà du seuil symbolique des 125 dollars, tandis que celui de 126 dollars ne devrait pas tarder à être franchi. De nouveaux records se sont inscrits à 125,98 dollars le baril à New York et 125,68 dollars le baril à Londres. Le secrétaire général de l’OPEP, Abdallah Salem El Badri, a expliqué, jeudi dernier, que «ces records battus quasi quotidiennement ne s’expliquent pas par un manque de l’offre. Il n’y a clairement pas de manque de pétrole sur le marché». Le Venezuela, acteur clé de l’OPEP, a de plus affirmé, le week-end dernier, que ses réserves prouvées avaient augmenté de 30 milliards de barils par rapport à ses précédentes estimations, à 130 milliards de barils. Cependant, et d’après M. Shum, cette information n’est pas à même de calmer l’envolée des cours, «l’augmentation des réserves prouvées ne signifie pas forcément que la production va augmenter». Pour sa part, M. El Badri a également rappelé la position de l’OPEP selon laquelle la volatilité des cours du baril est uniquement due au développement des marchés financiers et à l’arrivée en masse de fonds spéculatifs sur les marchés pétroliers. A ce sujet, il expliquera que «les remous sur les marchés actions et la considérable dépréciation du dollar ont encouragé les investisseurs à chercher un meilleur rendement du côté des matières premières, et notamment sur les marchés du pétrole, et c’est ce paramètre qui a poussé les cours à la hausse». Une explication qui confirme l’analyse de Victor Shum qui souligne la présente situation du marché de l’or noir actuellement dopé par «l’intérêt des investisseurs» pour les matières premières. Certains analystes, par contre, favorisent d’autres pistes. L’approche de la saison des grands déplacements estivaux en voiture risque d’exacerber encore davantage les craintes d’une offre trop limitée par rapport à la demande, notamment, car le brut du Nigeria est très apprécié par les Etats-Unis pour être transformé en essence.
La Tribune
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Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Sam 10 Mai - 8:58
Aie aie aie pour nous, c'est pas bon tous sa pour nous, que l'année derniere on a importer 40 milliards $ de pétrole... la note vat etre salée cette année (60-80 milliards $?)...c'est pas bon pour l'economie... _________________ Médailles du Forum :
T800 Amid (عميد)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Sam 10 Mai - 9:44
Le paradoxe c'est que meme en Algerie la situation economique est mauvaise . Tous a augmenté : l'alimentation , les medicaments les materiaux de construction c'a devient demoralisant et inquietant . Les reserves de changes (colossales) de l'Etat ne sont qu'un mirage pour le petit peuple surtout quand elles sont gerées par les apparatchiks du FLN _________________ Médailles du Forum :
hasta la vista shriki !
Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Sam 10 Mai - 10:24
T800 a écrit:
Le paradoxe c'est que meme en Algerie la situation economique est mauvaise . Tous a augmenté : l'alimentation , les medicaments les materiaux de construction c'a devient demoralisant et inquietant . Les reserves de changes (colossales) de l'Etat ne sont qu'un mirage pour le petit peuple surtout quand elles sont gerées par les apparatchiks du FLN
Mais vous vendez du petrole et du gaz, sa vous rapportera beaucoup d'argent, non? _________________ Médailles du Forum :
algeriano34 Raqib Awal (رقيب أول)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Sam 10 Mai - 11:56
barbaros pacha a écrit:
T800 a écrit:
Le paradoxe c'est que meme en Algerie la situation economique est mauvaise . Tous a augmenté : l'alimentation , les medicaments les materiaux de construction c'a devient demoralisant et inquietant . Les reserves de changes (colossales) de l'Etat ne sont qu'un mirage pour le petit peuple surtout quand elles sont gerées par les apparatchiks du FLN
Mais vous vendez du petrole et du gaz, sa vous rapportera beaucoup d'argent, non?
Oui, mais grâce a nos ingénieux gouvernants ont réussis le pari de nous réduire a pays vendeur des HC et consommateur des produits étrangers, tout azimuts, nos importations annuelles sont passés de moins de 10 Milliards a plus de 26 milliards en 4 ans et ne cesse d’augmenter et a ce rythme la, je ne sais pas si dans 10 ans nos recettes vont couvrir nos besoins.
Fenrir Lt-Colonel (AdA-France)
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Dim 11 Mai - 22:16
Citation:
Alors que Bush compte demander à l’Arabie Saoudite d’augmenter sa production, Chakib Khelil exclue l’effet que cela puisse avoir sur les prix du baril qui atteindra les 200 dollars, estime-t-il et dont la cause n’est plus autre que la dépréciation du dollar face à l’euro. Chakib Khelil a déclaré, le 7 mai passé, que le pétrole brut atteindra les 200 dollars le baril en raison d'un affaiblissement du dollar US. «Du pétrole à 200 dollars le baril, c’est probable si la dévaluation du dollar par rapport aux autres monnaies continue», a expliqué le ministre de l’Energie et des Mines lors d’une conférence de presse à Washington, donnée à l’occasion du Forum économique des pays arabes. Les spécialistes rejoignent cette idée comme Goldman Sachs, qui a écrit dans un rapport publié le 6 de ce mois de mai, que la possibilité que le prix du baril dépasse les 150 et 200 dollars semble de plus en plus probable au cours des six au 24 mois prochains. L’analyse avait prévu en 2005, que le brut sera vendu à hauteur de 105 dollar le baril d'ici 2009. Chakib Khelil n’est donc pas le seul à ne pas écarter la probabilité d’une hausse flirtant avec les 200 dollars, mais reste convaincu que la production mondiale n’a rien à avoir dans ce crescendo et que c’est, justement, la dépréciation du dollar face à l’euro qui en est la cause, étant donné que la valeur du brut est indexée à la marque américaine. Les prix du pétrole ont presque doublé, depuis une année, à la mesure de l'affaiblissement du dollar, et les préoccupations engendrées par l’accélération de l’inflation ont incité les investisseurs à opter de plus en plus pour les produits de base pour se couvrir. Ainsi, les cours des produits de base flambent et ce, en plus de la quête des biocarburants qui n’arrange guère les choses et la baisse de production de certains pays exportateurs. Pour le pétrole, la rupture en approvisionnement et les perturbations de la production au Nigéria, ainsi que l'augmentation de la demande mondiale, ont contribué à maintenir les prix au-dessus du record des 100 dollars le baril, depuis le début de mars dernier. Le 7 mai, coïncidant avec l’événement du Forum des pays arabes aux Etats-Unis, l'euro a grimpé à 1.5410 dollars à partir de 10H15 à New York alors que la veille, il était à 1.5392 dollars. La région de la monnaie commune a enregistré une augmentation de 4,7 % par rapport au dollar, cette année en atteignant le record 1.6019 dollar, en Avril. L’équilibre Le pétrole brut est passé au-dessus des 126 dollars le baril à New York alors le dollar dévalue face à l'euro, ceci incite les investisseurs à acheter les produits de base comme une couverture contre la baisse de la monnaie américaine. Et pour écarter tout hypothétique rapport entre ce crescendo, celui des produits de base et la production mondiale en pétrole, Chakib Khelil sort la thèse de l’équilibre. Selon le ministre algérien, «L'offre et la demande pour le pétrole sont en équilibre et les stocks pétroliers sont probablement les plus élevés depuis cinq ans». Selon le président en exercice de l’OPEP, «Ce sont les préoccupations géopolitiques qui sont à l'origine de la hausse des prix du pétrole», comme il ajoute «qu’on ne devrait pas avoir ces prix alors que l'offre et la demande sont en équilibre». Les commentaires de Khelil interviennent avant la visite du président américain George W. Bush pour le plus grand exportateur de pétrole, l'Arabie Saoudite en l’occurrence, prévue pour la deuxième semaine de ce mois de Mai. La pression Bloomberg (agence) a rapporté que le conseiller à la sécurité nationale de Bush, Stephen Hadley, a déclaré que «le président américain, une fois à Riyad, va demander à l'Arabie Saoudite de booster sa production en pétrole». Ce sera sans effet, estime C. Khelil qui selon lui, «si l'Arabie saoudite augmente l'offre, il ne va pas y avoir d'effet», en extrapolant son opinion allant jusqu’à évoquer la tension avec l’Iran en déclarant: «est ce que ceci apaisera les tensions avec l’Iran?» s’est-il posé cette question rhétorique en répondant «Non». L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP pour sa part, qui contrôle plus de 40% de la production mondiale du pétrole brut doit se réunir le 9 septembre prochain en vu de revoir ses plans de production pour le quatrième trimestre. Dans une déclaration du groupe, le secrétaire général de l’OPEP, Abdalla El-Badri, précise «qu’il n'y a manifestement pas de pénurie de pétrole sur le marché». Que décidera l’OPEP? Les 13 membres de l'OPEP avaient décidé de maintenir les quotas de sortie lors d'une réunion tenue le 5 Mars. Le groupe a produit 32,1 millions de barils par jour en avril, ce qui reste de loin un rendement satisfaisant estiment unanimement les spécialistes. Le chef du bureau libyen de l’énergie, M. Ghanem, a déclaré: «nous examinerons, entre autres options, la possibilité d'augmenter la production, s’il s’avère le moyen efficace d’assurer la stabilité du marché. Pour le ministre nigérian du Pétrole, H. Odein Ajumogobia, «il n'existe pas de plans pour une nouvelle réunion de l'OPEP parce que l'approvisionnement en pétrole est suffisant». Ce niet catégorique qui éloigne la thèse de l’impact des perturbations sécuritaires au Nigéria rejette la balle dans le camp d’un seul porteur de cette hypothèse, à savoir les Etats-Unis. L'OPEP a maintenu son objectif de production et ne la pas changé durant les trois dernières réunions.
Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Mer 14 Mai - 10:34
Pourquoi le prix du barril de petrole ne baissera plus ? simplement parceque les ressources s'epuisent, et qu'apres des decennies de mensonges de la part des compagnies petrolieres et des pays producteurs sur la realite des reserves, les cadors de la finance internationale, ont prit conscience de la realite. meme si les politiques ne veulent pas reveler cette realite a leurs opinions publique pour des raisons evidentes, ils n'ont aucune solutions alternative a proposer, et l'electorat a horreurs de ce genres d'information. La seule alternative qui est dans les laboratoires concerne le carburant, mais on oublit de parler des milliers de produits chimiques (plastique et autres) qui sont les produits derives. ci dessous de court extrait d'un expert qui n'est rattache a aucune compagnie petrolieres et qui tient un language de verite.
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Mer 14 Mai - 16:24
Comment fait-il pour arriver à des conclusion aussi fermés dans la mesure ou il lui manque un paramètre essentiel pour y parvenir, les chiffres réels des réserves prouvés. Je pense que comme beaucoup d'autres en ce moment, il surf sur la vague anti-pétrole afin de généré des peurs. Sa réflection est basée sur de la pure spéculation.
Il faut rajouter à cela que beaucoup de zone potentiellement riche en pétrole dans le monde ne sont pas encore exploité. _________________ Médaille(s) du forum :
Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Mer 14 Mai - 19:03
Citation:
Pétrole : l'OPEP produira 5 millions de barils-jour supplémentaires en 2012
Par AFP
Les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) produiront en 2012 cinq millions de barils par jour supplémentaires, a déclaré mercredi le ministre de l'Energie Chakib Khelil, président de l'organisation. L'Opep produit environ 32 millions de barils de brut par jour à l'heure actuelle, qui représentent 60% de l'offre mondiale.
Dans un entretien à la revue britannique Oxford Business Group (OBG) publié par l'agence APS, M. Khelil a souligné "la volonté globale (des pays de l'OPEP) de découvrir de nouveaux gisements pétroliers et de développer de nouveaux potentiels de production". Il a souligné que d'ici 2012, l'organisation pétrolière aura une capacité de production supplémentaire de 5 millions de barils par jour. "L'Algérie, la Libye et l'Arabie Saoudite figurent parmi les pays les plus dynamiques de l'organisation, dont le potentiel de croissance figure parmi les plus attendus", a déclaré M. Khelil.
Le président de l'OPE a par ailleurs déploré "le manque de coopération entre les acteurs" concernant la création d'un forum international du gaz. Il a cependant dit "garder espoir que dans le futur, de nombreux partenariats pourront être créés entre ces pays".
Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 16 Mai - 1:43
FCode a écrit:
Comment fait-il pour arriver à des conclusion aussi fermés dans la mesure ou il lui manque un paramètre essentiel pour y parvenir, les chiffres réels des réserves prouvés. Je pense que comme beaucoup d'autres en ce moment, il surf sur la vague anti-pétrole afin de généré des peurs. Sa réflection est basée sur de la pure spéculation.
Il faut rajouter à cela que beaucoup de zone potentiellement riche en pétrole dans le monde ne sont pas encore exploité.
ci joint un tres court Curiculum Vitae de M. Jean-Francois Giannesini ce n'est pas un charlot, loin de la, mais ce sont les 4 ou 5 prochaine annees qui t'en diront plus sur les soit-disantes prochaines grandes decouverte de forage. si le barril passe a 200 $ tu auras eu la reponse a ton affirmation.
Citation:
Mr. Jean-François Giannesini
Jean-François Giannesini is presently chief engineer at the Institut Français du pétrole, and special advisor for upstream activities. He is also chairman of Nomad S.A company, a company specialised in multiphase offshore systems for oil and gas production. He started his career in the oil industry in 1965 as reservoir engineer with IFP. For several years he has been director for R&D in the area of drilling and production. He has been very active in promoting horizontal well technology, a technology developed by IFP in the late seventies.
Full CV (French) :
Né le 6 septembre 1942 à Paris.
Jean-François Giannesini a rejoint le groupe IFP en novembre 1965 à sa sortie de l'ENSHEEIT (Toulouse). Il a commencé sa carrière pétrolière comme ingénieur de réservoir à Francorelab (devenu Franlab, puis Beicip-Franlab).
En 1974, il prend la direction de Franlab en Iran jusqu'en 1976.
En 1983, il rejoint l'IFP comme Chargé de mission auprès du Directeur général délégué, et crée en 1984 la société Horwell, société de services spécialisée dans les forages horizontaux, dont il assure la direction jusqu'en 1989.
Fin 1989, Jean-François Giannesini est nommé Directeur de l'Objectif Ensembles industriels de production à l'IFP, fonction qu'il exerce jusqu'en 1994, date à laquelle il crée la société Nomad SA, dont il assume, depuis la présidence.
En 1997, Jean-François Giannesini est nommé Ingénieur en chef de l'IFP, et Conseiller du Président pour les activités amont, fonction qu'il assume depuis cette date.
Depuis juillet 1999 il assume la responsabilité de la conférence annuel de l'IFP Panorama.
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Sujet: Re: Le Monde : Pétrole, Nucléaire et la Guerre Pour l'Energie Ven 16 Mai - 2:30
Moi, contrairement à lui, je n'appose aucune affirmation. Je ne remet pas en doute sa personne, mais je dis simplement qu'il lui manque des informations essentielles pour arriver à de telles conclusions et en déduit donc qu'elles ne peuvent être la résultante que d'une réflection fondée sur des spéculations. Il dit peut-être vrai comme il peut dire faut. Je lui reproche simplement de manquer de justesse en affirmant des hypothèses auxquelles il croit. _________________ Médaille(s) du forum :
Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
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