Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mar 22 Juil - 10:01
sammydziri a écrit:
Je vous propose l'interview du pere fondateur de l'UPM, celui a l'orrigine de l'idee, lisez bien ces reponses et vous comprendrai tres bien que lui meme il ne sait pas ou il va
Citation:
Guaino : "l'UPM permettra des projets à géométrie variable"
Après le succès du lancement par Nicolas Sarkozy de l'Union pour la Méditerranée (UPM), le 13 juillet dernier à Paris, le projet entre dans sa phase de construction proprement dite. Qui n'est pas la plus simple. Il faut approfondir les projets qui vont être lancés et surtout donner vie aux institutions qui vont les mettre en oeuvre. Conseiller spécial du Président de la République, Henri Guaino a reçu lepoint.fr dans son bureau de l'Elysée pour s'expliquer sur le rôle qu'il compte jouer dans cette deuxième étape de la construction d'une UPM qu'il a portée depuis ses débuts. En filigrane, la volonté de batir sans le frein de l'unanimité ou de la bureaucratie - deux tares du fonctionnement actuel de l'Union européenne au yeux de la plume du président - les ponts qui manquent entre les deux rives de la Méditerranée.
lepoint.fr : Après le succès du lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), quel est votre état d'esprit ? Henri Guaino : La satisfaction du devoir accompli après un sommet historique dont beaucoup prédisaient l'échec assuré. Tout le monde est venu, à l'exception de la Libye, et tout le monde a exprimé sa volonté de travailler ensemble. Je pense notamment au retour de la Syrie dans le jeu diplomatique. Elle a annoncé qu'elle allait ouvrir une représentation diplomatique à Beyrouth, ce qui est historique puisque depuis sa création elle n'a jamais reconnu la souveraineté du Liban. Mais ce succès est surtout une incitation à aller plus loin, à travailler pour que l'UPM, au-delà de cet impulsion extraordinaire qui vient d'être donnée, devienne une réalité quotidienne.
lepoint.fr : Après le sommet du 13 juillet, quel est maintenant votre rôle dans le projet de l'UPM ? H.G : Il reste le même : faire en sorte, par tous les moyens, que s'accomplisse ce projet auquel tient tant le Président de la République et auquel je suis viscéralement attaché. Il nous reste à accomplir deux révolutions. La première : partager les responsabilités entre le Nord et le Sud en organisant la coprésidence et le secrétariat permanent. La deuxième : passer de la logique administrative et bureaucratique à la logique de projet. D'une logique où le budget passe avant le projet et le conditionne à une logique où les bons projets mobiliseront des ressources, comme cela se passe dans la vie normale où l'on commence par avoir des idées, élaborer des projets, avant de chercher partout où l'on peut les moyens de les réaliser.
lepoint.fr : Quels seraient ces projets ? H.G : Il y a d'abord les grands projets emblématiques évoqués lors du sommet et qui recueillent un consensus comme la dépollution de la mer, l'eau, l'énergie solaire, la sécurité civile... Pour l'avenir il s'agira de fonctionner à géométrie variable, c'est-à-dire que ceux qui veulent porter ensemble un projet puissent le faire sans en être empêchés par quiconque. Si un petit nombre de pays veulent s'unir pour créer un centre méditerranéen de la recherche scientifique, on les aidera. Il n'est pas nécessaire que tous les pays y participent. Le Liban a proposé que le siège soit à Beyrouth. C'est une institution qui pourrait à la fois favoriser la recherche en commun et la mobilité des chercheurs. Dix pays ont envie de faire ensemble un politique commune dans le domaine du tourisme il faut qu'on les aide à le faire. D'autres veulent créer une banque de la Méditerranée, on les aidera. On aimerait faire un Erasmus méditerranéen. On verra qui participe, qui ne participe pas, mais le projet est sur la table. Et puis une université commune, sujet que les Allemands ont évoqué, dont certains départements seraient sur une rive, d'autres sur l'autre. Il y aura aussi un volet sur la sécurité alimentaire. Il va bien falloir réfléchir à l'articulation de ce que va devenir la PAC avec les agricultures du Sud de la Méditerranée. On ne peut pas accepter les émeutes de la faim en Méditerranée. Il faudra bien aussi réfléchir à une gestion en commun des flux migratoires. En fait, plus il y aura de projets grands ou petits et plus l'Union avancera. Il faut susciter ces projets, les encourager y impliquer les sociétés civiles.
lepoint.fr : N'y a-t-il pas cependant des projets qui demandent la participation de tous ? H.G : Si, la dépollution de la Méditerranée, par exemple, exige la participation de tous les riverains. Y compris les Libyens. Outre le fait de résoudre un problème écologique très grave, qui a des conséquences économiques, cela oblige tout le monde à travailler ensemble et participe au tissage de solidarité concrètes de plus en plus étroites entre tous les peuples. Ce sont des projets comme cela qui vont nous aider à lancer la dynamique, une fois résolu les problèmes de règles du jeu et d'institutions.
lepoint.fr : Pour l'instant, le seul budget dont on soit sûrs, c'est celui du processus de Barcelone, qui prévoit deux milliards d'euros par an... H.G : L'UPM, en tant que refondation du processus de Barcelone, pourra solliciter les fonds communautaires, encadrée par les procédures propres à l'Union Européenne. Mais l'UPM ira aussi chercher des ressources ailleurs, projet par projet. Déjà la dynamique politique de l'UPM crée de nouvelles ressources. Ainsi, la Caisse des Dépôts avec son homologue italienne viennent de lancer un fonds de la Méditerranée, qui devrait rapidement atteindre 600 millions d'euros. Les fonds souverains du Golfe veulent investir en méditerranée. Il y a aussi la Banque mondiale, les Etats riverains, les entreprises... Tout ce qui concerne le domaine de l'eau intéresse beaucoup d'entreprises. Tout comme le nucléaire ou le plan solaire. Les ressources existent, il y a beaucoup d'épargne en Méditerranée, ce qu'il faut ce sont de bons projets. Le but c'est que la Méditerranée devienne le plus grand laboratoire du monde du codéveloppement et le 13 juillet tout le monde a exprimé cette volonté.
lepoint.fr : Combien seront les membres du secrétariat général, quelles seront leurs fonctions ? H.G : Le secrétariat sera le plus léger possible en fonction de l'étendue de ses compétences.. L'essentiel est qu'il soit efficace et paritaire : la moitié des membres venant des pays membres de l'Union européenne, l'autre de ceux qui ne le sont pas. Il y a plusieurs candidats pour accueillir le futur siège de l'UPM : Tanger, Tunis, Barcelone, Malte, Marseille. Et c'est à Marseille que se tiendra en novembre prochains la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Europe et de la Méditerranée. La France a indiqué sa préférence pour une implantation dans un pays du Sud, mais cela se règlera par consensus. La question de la compétence du secrétariat ou de la coprésidence seront plus compliquées à résoudre, parce que c'est là que se joue le partage des responsabilités, si nécessaire pour rééquilibrer les relations Nord- Sud et ne pas reproduire les causes de l'échec du processus de Barcelone.
lepoint.fr : Sur quels projets travaillez-vous en dehors de l'UPM ? H.G : J'ai une fonction transversale qui me fait m'intéresser à tous les sujets. Il y a des sujets qui me passionnent beaucoup comme le grand Paris, qui est d'abord un projet urbanistique, architectural, culturel, social avant d'être institutionnel. Ce qui au fond m'intéresse le plus, c'est d'illustrer une politique de civilisation, comme on est en train de le faire pour la Méditerranée, pour Paris ou pour l'école. Je me pose aussi la question de savoir comment nous allons pouvoir positionner toutes les politiques publiques en fonction de ce qui est en train de changer profondément dans le monde. Le monde tel qu'on l'avait imaginé après la chute du mur du Berlin est désormais derrière nous. Il est en train de passer de l'abondance à la rareté, de la déréglementation à la " reréglementation ", de la déflation à l'inflation. Il est marqué par le retour de ce que l'on appelait jadis l'ancienne économie, et dans presque tous les pays du monde sauf en Europe, par un retour très fort du volontarisme politique des politiques industrielles, commerciales et puis il y a le climat, l'écologie qui ramène de la politique dans l'économie. Il manque à la France et à l'Europe quelque chose qui pourrait jouer le même rôle que le commissariat au plan dans la phase de reconstruction et des 30 glorieuses. Plus le monde est ouvert, plus il est incertain, plus il change et plus il faut de prospective et de stratégie et non pas moins. La France, l'Europe ont besoin d'une vision et d'une stratégie à long terme qui soit capable d'anticiper et de prendre en compte, dans la durée, les grandes ruptures dans l'économie, dans la société, dans la géopolitique.
Le Point
Aller Welcome to the SOUK El Fellah ou tout est balancer mais enfin de compte il n'ya rien, une question sans reponse: qui va financer ces pretendus "projets"
Citation:
lepoint.fr : Quels seraient ces projets ? H.G :Il y a d'abord les grands projets emblématiques évoqués lors du sommet et qui recueillent un consensus comme la dépollution de la mer, l'eau, l'énergie solaire, la sécurité civile... Pour l'avenir il s'agira de fonctionner à géométrie variable, c'est-à-dire que ceux qui veulent porter ensemble un projet puissent le faire sans en être empêchés par quiconque. Si un petit nombre de pays veulent s'unir pour créer un centre méditerranéen de la recherche scientifique, on les aidera. Il n'est pas nécessaire que tous les pays y participent. Le Liban a proposé que le siège soit à Beyrouth. C'est une institution qui pourrait à la fois favoriser la recherche en commun et la mobilité des chercheurs. Dix pays ont envie de faire ensemble un politique commune dans le domaine du tourisme il faut qu'on les aide à le faire. D'autres veulent créer une banque de la Méditerranée, on les aidera. On aimerait faire un Erasmus méditerranéen. On verra qui participe, qui ne participe pas , mais le projet est sur la table. Et puis une université commune, sujet que les Allemands ont évoqué, dont certains départements seraient sur une rive, d'autres sur l'autre. Il y aura aussi un volet sur la sécurité alimentaire. Il va bien falloir réfléchir à l'articulation de ce que va devenir la PAC avec les agricultures du Sud de la Méditerranée. On ne peut pas accepter les émeutes de la faim en Méditerranée. Il faudra bien aussi réfléchir à une gestion en commun des flux migratoires. En fait, plus il y aura de projets grands ou petits et plus l'Union avancera. Il faut susciter ces projets, les encourager y impliquer les sociétés civiles.
Et voila les premiers signes
Citation:
En dépit de la candidature de Marseille pour le siège du secrétariat de l'UPM : L'Elysée réaffirme «sa préférence» pour une ville du Sud
L'Union pour la Méditerranée (UPM) découvre la réalité de la quotidienneté méditerranéenne. Le défi de la création négocié avec succès, l'entité s'attaque à un premier chantier décisif pour son cheminement: désignation de la ville-hôte du secrétariat et mise en place d'une structure de direction opérationnelle. Le temps d'un instant de répit, les membres fondateurs vont poursuivre, dans les tout prochains jours, leurs négociations autour de questions urgentes et, sans doute, fâcheuses. Les «27» de l'Union européenne et les 12 pays de la rive sud de la Méditerranée ont 3 mois pour doter l'UPM d'une adresse et d'un outil de pilotage. Deux choses sans lesquelles l'entité chère à Nicolas Sarkozy ne sera qu'un acte de naissance sans prise sur la réalité méditerranéenne.
Consciente que l'essentiel reste à accomplir, l'Elysée l'a rappelé une semaine, jour pour jour, après la naissance de la dernière des organisations régionales.
Loin d'être une fin en soi, la tenue du sommet fondateur de Paris est «une incitation à aller plus loin», à travailler pour que l'UPM «devienne une réalité quotidienne», a plaidé Henri Guaino, auteur de l'idée et conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.
Premier écueil s'il en est, la désignation de la ville-siège du secrétariat est le premier casse-tête à meubler l'agenda de l'Union. Six villes sont désormais en compétition: Tunis, Tanger -et non Rabat selon Guaino-, Barcelone, La Valette, Bruxelles et Marseille. S'il est loin de ressembler à une compétition pour l'organisation des Jeux Olympiques, ce challenge inter-villes n'est pas sans enjeux. Chacune caresse le rêve de l'emporter afin d'être à l'Euroméditerranée ce que Bruxelles est à l'Europe.
Dernière à se mettre en lice, Marseille a fait part de sa candidature cinq jours après le sommet de constitutif de Paris. Cette annonce a pris de court les observateurs euroméditerranéens, d'autant que la France n'a cessé de clamer officiellement qu'elle plaidait et défendait la candidature d'un pays du Sud (Tunisie et Maroc). L'ambassadeur de France en Tunisie, Serge Degallaix, a indiqué à la presse que la cité phocéenne n'avait «pas besoin d'une autorisation du gouvernement» français pour postuler à la compétition pour le siège de l'UPM.
A en croire la profession de foi de l'Elysée, l'entrée de Marseille dans la course ne remet pas en cause la position initiale de Paris. «La France a indiqué sa préférence pour une implantation dans un pays du Sud», a rappelé Henri Guaino, «mais cela se règlera par consensus». Le choix sera fait lors de la première rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'UPM, les 3 et 4 novembre prochains, à Marseille.
L'ambassadeur Alain Leroy, nommé au poste de secrétaire général adjoint des Nations unies, aux opérations de maintien de la paix, Henri Guaino devient le chargé -sans partage- du dossier de l'UPM à l'Elysée. C'est dans ces habits, du reste, qu'il s'est exprimé, ce week-end, dans une interview au Point.fr. Selon la plume de Nicolas Sarkozy, «deux révolutions» restent à accomplir pour mener à bon port le navire de l'UPM. La première consiste «à partager les responsabilités entre le Nord et le Sud, en organisant la coprésidence et le secrétariat permanent». La seconde vise à «passer de la logique administrative et bureaucratique à la logique du projet».
Le Quotidien D'Oran
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L'Algéria Arif Awal (عريف أول)
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mar 22 Juil - 23:41
Citation:
Le Maroc veut le siège de l’UPM
mardi 22 juillet 2008
Le Maroc ainsi que l’Espagne, la France, Malte et la Tunisie se disputent le siège du secrétariat de l’Union pour la Méditerranée. L’Algérie quant à elle s’est dite non intéressée et ne s’est pas portée candidate malgré la participation du président Abdelaziz Bouteflika au sommet de l’UPM à Paris.
Mais le Maroc risque d’être déçu puisqu’il est peu probable que la France prenne le risque de fâcher l’Algérie en favorisant l’imlantation du siège de l’UPM au royaume, et ce en raison du différend politique qui oppose le Maroc et l’Algérie sur le Sahara Occidental. D’après certains diplomates, c’est l’Espagne qui devrait accueillir le siège de l’UPM.
Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 23 Juil - 9:12
Je ne la sens pas bien cette histoire d'UPM.
Déjà il faudra m'expliquer quelle est la légitimité de Sarkozy pour décider à la place des pays méditérranéens de construire un union. J'imagine mal M6 ou Bouteflika venir en France pour nous dire comment mener la barque de l'UE.
Deuxièmement je ne ovis pas sur quelles bases construire une union. Il n'y a pas de solidarité assez forte voire même des tensions assez vives entres les pays membres. Sarkozy a voulu calquer l'UPM sur l'UE. Il met la charue avant les boeufs comme toujours.
Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 23 Juil - 10:58
sarko avait parlais de ça préférence pour une ville du sud pour abrité le siège ! peut étre la tunisie ou l'Égypte donc , pour le maroc vue que M6 n'était pas venue au somme il a due recevoir une repense négatif _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 23 Juil - 14:47
Citation:
L’UPM a lancé le compte à rebours d’une agression contre l’Iran
mercredi 23 juillet 2008
Sarkozy vient de réussir son pari d’une UPM chargée de symboles, en faisant tourner tous les regards de la Méditerranée vers l’Europe pour ne pas voir les préparatifs de guerre contre l’Iran.
Avec le recul qui s’impose dans l’analyse de tout événement planétaire, il faut savoir reconstituer dans l’ordre les éléments du véritable puzzle que façonnent les états-majors des grandes puissances.
Sarkozy renforce le protectorat français sur la Méditerranée
En surfant rapidement sur l’idée d’Union Méditerranéenne, le président français, fraîchement élu, n’avait qu’une idée fixe en tête : « servir les intérêts d’Israël » et se proposer en sous-traitant de l’impérialisme américain, contrairement à Chirac qui avait fait de la résistance dans la tradition du Gaullisme.
Contrarié par Angela Merkel, Sarkozy a accepté le remodelage formatif du projet, tant que cela n’entrave pas ses objectifs réels. Tout en préservant ses propres intérêts au sud de la Méditerranée, l’Allemagne a davantage renforcé la vocation unioniste de l’Europe qui accentue en parallèle la division des pays du Sud.
En faisant rentrer dans le rang Bouteflika, rendu volontairement invisible par les médias, Sarkozy vient de parachever le protectorat que la France exerce sur tout le Maghreb. Le FLN demandait des « éclaircissements » sur le contenu de l’UPM dans un dernier sursaut de nationalisme. La « réponse de la France », annoncée très maladroitement par François Fillon, a été le limogeage du secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem de la chefferie du gouvernement. Son remplaçant, le « bachagha » Ahmed Ouyahia, a tout de suite clamé son allégeance à l’UPM de Sarkozy, sans s’inquiéter de son contenu, tout en déclarant son indifférence sur le sort réservé aux palestiniens.Quant à la « tendance nationaliste » au sein de l’ANP, qui a manifesté ses réticences dans un éditorial de la revue El Djeich, elle a subitement été réduite au silence par la publication « très opportune » d’un article dans le journal italien La Stampa. Un haut fonctionnaire français y raconte comment l’armée a tué les moines de Tibhirine après avoir organisé leur enlèvement. Les médias français sont restés unanimement muets ou très discrets sur cette révélation fracassante en raison des intérêts du protectorat de la « françalgérie » .
L’épisode du faux bond du roi Mohamed 6 est significatif des manipulations troubles de la France au Maghreb. Alors que l’on savait depuis longtemps que M6 ne voulait pas participer au sommet de l’UPM, il s’est ravisé pour jouer le jeu de Sarkozy. Sa venue fut annoncée pour appâter Bouteflika et le faire participer personnellement au sommet parisien.M6 a donc sagement attendu que Bouteflika monte dans l’avion pour annoncer sa défection. Le roi du Maroc ne veut plus rencontrer le président algérien qu’à une condition : l’ouverture des frontières fermées depuis 1994 et la normalisation économique.
Une des stratégies du protectorat français sur l’Afrique du Nord est de faire de cette zone un « pare-choc » contre la misère africaine dont l’Europe n’a pas le temps ni les moyens de s’occuper en raison de la double crise énergétique et financière qui risque de durer.
Un des points forts du sommet de l’UPM a sans doute été la consécration définitive du retrait du « protectorat syrien » sur le Liban qui se replace sous « protectorat français » comme au début du siècle. La capitulation de Bachar Al Assad est doublement compréhensive. Isolé et enclavé au Moyen-Orient après l’invasion de l’Irak, mis sous pression internationale et constamment menacé, Bachar n’a plus qu’une idée en tête : sauver son « royaume du Cham », hérité de son père et qu’il lèguera certainement à son fils. Ravalant les rêves de grandeur et de leadership de son père Hafez Al Assad, Bachar a bien raison de jubiler de cette nouvelle reconnaissance internationale qui le sécurise sur son « trône ». Pour l’Occident, la Syrie est un petit pays sans pétrole, ni richesses, à qui il suffit de couper ses relations avec le Hezbollah libanais et l’Iran pour le neutraliser complètement. Le maintien du dictateur syrien empêchera l’émergence d’une démocratie ou pire encore d’islamistes au pouvoir.
Comme prévu, les palestiniens ont été les dindons de cette farce méditerranéenne. Ils n’ont rien obtenu d’autre que la promesse du statuquo des pourparlers de paix qui s’éternisent.
On peut ajouter à ce tableau de bord de la domination occidentale, la neutralité bienveillante de la Turquie qui aspire toujours à intégrer l’UE et ne court aucun risque de se faire agresser, même avec des islamistes au gouvernement.
Sarkozy est tout heureux de penser qu’à peine un an après son élection, toute l’Afrique du Nord est placé sous son contrôle de la même façon que le Machrek est placé sous contrôle américain. Il sait bien qu’il n’aura aucun mal à colmater la brèche libyenne d’un Kadhafi isolé.
Maintenant que les rapports de force en Méditerranée sont figés jusqu’au prochain sommet de l’UPM, l’alliance occidentale s’est donné les coudées franches pour programmer l’anéantissement de l’Iran.
Pourquoi l’Occident veut anéantir l’Iran
La pression occidentale sur le programme nucléaire iranien n’est au fond qu’un faux prétexte comme l’étaient les « armes de destruction massives » de Saddam Hussein.
Les enjeux que représente l’Iran sont en réalité beaucoup plus complexes. Il suffit de relire l’Histoire pour s’en apercevoir. Un passé de plusieurs millénaires a donné à la Perse antique une identité immémoriale et un privilège de l’ancienneté qui en font un des très rares pays à être considéré comme les berceaux de la civilisation universelle.
« Si le monde est un corps, l’Iran en est le cœur », disait déjà au 12è siècle un poète iranien. A l’intersection de plusieurs mondes (arabe, turc, russe, indien, chinois), l’Iran au centre de l’Eurasie, a toujours été un enjeu majeur de la politique internationale. Ce pays a un accès direct à l’Europe par la Turquie, à la Chine par l’Afghanistan, à l’Inde par le Pakistan et à la Russie par la Mer Caspienne.
Après avoir été au centre de la Route de la Soie à l’époque des caravanes pour la Chine, l’Iran a vu le passage de la Route des Indes pour l’Angleterre. Et maintenant il est à l’épicentre des Routes du pétrole et du gaz.
L’Iran est une puissance régionale de 1ère importance avec un territoire de 1,648 millions de km2 et plus de 70 millions d’habitants. Il partage 7500 kms de frontières avec une quinzaine de pays dont certains sont enclavés ou quasi-enclavés.
L’Iran est aussi une puissance économique classée au 3ème rang des pays exportateurs de pétrole et au 2ème rang des réserves mondiales de gaz. Premier pays de la région où le pétrole a été découvert en 1908, il a aussi été le premier à le nationaliser en 1951.
L’Iran est surtout devenu une puissance politique. Premier pays de la région à élire un Parlement et adopter une Constitution en 1906, il est surtout le premier pays musulman à avoir réussi une révolution islamique en 1979. Après la mort de l’imam Khomeini en 1989, l’Etat iranien s’est stabilisé en instaurant la collégialité, l’alternance des élites et la séparation des pouvoirs. L’assise et la légitimité populaires du pouvoir iranien rendent très aléatoires toute tentative de coup d’Etat ou de renversement du régime.
Cette réussite dans la durée des islamistes au pouvoir constitue pour l’Occident le véritable danger, bien plus que la maîtrise de la technologie nucléaire, que possèdent aussi le Pakistan et l’Inde. Face aux dictatures archaïques et corrompues des pays arabes, l’Iran constitue un « mauvais exemple », d’autant plus que le discours belliqueux du président Ahmadinejad contre Israël attise les tensions et fait très peur aux monarchies du Golfe.
Avec l’arrimage de l’Afrique du Nord à l’Europe, l’Iran sait maintenant que le monde arabe ne bougera pas le petit doigt en cas de déclaration de guerre, comme ce fut le cas pour l’Irak de Saddam Hussein. Le seul salut de l’Iran pour éviter la guerre ne peut venir que d’un veto russe et chinois.
Mais avant de s’engager dans un nouveau conflit majeur au Moyen-Orient, le nouvel empire américain et ses alliés devraient réviser l’Histoire. Malgré toutes les invasions qu’il a vécu et tous les conflits armés qui l’entourent, l’Iran n’a jamais été vaincu, ni colonisé.
Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 23 Juil - 18:42
Demigod a écrit:
Je ne la sens pas bien cette histoire d'UPM.
Déjà il faudra m'expliquer quelle est la légitimité de Sarkozy pour décider à la place des pays méditérranéens de construire un union. J'imagine mal M6 ou Bouteflika venir en France pour nous dire comment mener la barque de l'UE.
Deuxièmement je ne ovis pas sur quelles bases construire une union. Il n'y a pas de solidarité assez forte voire même des tensions assez vives entres les pays membres. Sarkozy a voulu calquer l'UPM sur l'UE. Il met la charue avant les boeufs comme toujours.
pour une fois qu'on est d'accord, mais c'est dans l'interet de la france que cette union existe, mais c'est pas dans celui des pays maghrebins.
Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 1260 Localisation : edmonton (alberta)
Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Lun 28 Juil - 20:47
chuck norris a écrit:
Demigod a écrit:
Je ne la sens pas bien cette histoire d'UPM.
Déjà il faudra m'expliquer quelle est la légitimité de Sarkozy pour décider à la place des pays méditérranéens de construire un union. J'imagine mal M6 ou Bouteflika venir en France pour nous dire comment mener la barque de l'UE.
Deuxièmement je ne ovis pas sur quelles bases construire une union. Il n'y a pas de solidarité assez forte voire même des tensions assez vives entres les pays membres. Sarkozy a voulu calquer l'UPM sur l'UE. Il met la charue avant les boeufs comme toujours.
pour une fois qu'on est d'accord, mais c'est dans l'interet de la france que cette union existe, mais c'est pas dans celui des pays maghrebins.
cette union morte-née est deja enterrée, la visite à alger d'angela merkel quelques jours après son lancement est le signal
alger a choisi l'allemagne, la france a choisi le maroc
"rideau" comme on dit au theatre ! _________________ mieux vaut etre un lion en afrique, qu'un lapin en europe
vive l'union africaine !
malik Djoundi (جندي)
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mar 29 Juil - 18:14
massinissa n'a pas tort et moi en tous cas,je lui souhaite d'en trouver d'autres des partenaires à l'algérie et vite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! que l'algérie profite de la conjoncture pour ce construire rapidement une politique d'échanges et de coopérations fiable et digne de ce nom,ce ne sont pas les partenaires sèrieux,rigoureux,et surtout honnètes qui manquent,y compris en europe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! l'allemagne est un premier choix plus que pèrtinent,ily a aussi la suède, l'autriche,la suisse,et ailleurs,le canada,le japon,le brésil,l'inde,le vénézuéla,la hongrie.............................................................................
listebien sur,non éxhaustive
mais de grace,que l'algérie cèsse de se croire redevable "d'amitiée"à l'égard de la france,le temps passe et fait son oeuvre,la france èlle,ne produit plus rien,ne fait qu'importée,et se pèrmèt de faire la morale aux nation émèrgentes............................................................................ debout l'algérie droit devant toi,otn déstin avec les nations du monde,t'attend et te tend les bras,pas de complèxes,de grands éclats,que nous comme nos pairs puissions à l'étèrnèl ètre fièr de toi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mar 29 Juil - 19:10
malik a écrit:
( ... ) la france èlle,ne produit plus rien,ne fait qu'importée ( ... )
Tu peux me dire à quoi ça sert de raconter des conneries pareils ? _________________ Médaille(s) du forum :
Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
L'Algéria Arif Awal (عريف أول)
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 30 Juil - 13:32
Citation:
Vitrolles : du foot, pour marquer le but de l'Union méditerranéenne
Publié le mercredi 30 juillet 2008 à 07H59
Le coup d'envoi de la Coupe a lieu demain au stade Ladoumègue
Notre pronostic : l'Union méditerranéenne va gagner avec le ballon rond et prendre un peu plus forme, demain à partir de 18 heures, au stade Jules-Ladoumègue.
Sitôt rénové, ce stade accueille la Coupe méditerranéenne de football et devrait battre tous ses records d'affluence. Aller bien au-delà, par exemple, que lors du 32e de finale de la coupe de France 1993-1994 où l'équipe des Red Star avait battu celle de Vitrolles par le score de 4 à 0…
"Rapprocher les peuples des deux rives"
Il faut dire que près de 1500 supporters sont attendus pour assister à ce qui est bien plus qu'un match entre deux sélections (française et algérienne) et aider à marquer un grand but : "Jeter un pont entre les rives de la Méditerranée grâce un élan de la société civile, rapprocher les peuples, les réconcilier et apaiser les esprits", vise Pierre-Henri Papalardo, président de l'association France-Maghreb, qui a pu compter sur "la générosité d'un grand coéquipier", la société BSP.
À terme, la Coupe doit connaître son apogée durant l'été 2009 à Marseille où une dizaine d'équipes des pays qui ont les "pieds dans la Grande Bleue" sont invitées à porter leur pierre à l'édifice… Mais c'est bien à Vitrolles que le coup d'envoi de cet événement, à but culturel et humanitaire, va être donné.
Et ce n'est pas dû au hasard si le rêve de toute une équipe, réunie autour de Pierre-Henri Papalardo, devient dans notre commune une réalité ronde : "Je parle le vitrollais, confie Habib Malagouen, directeur sportif de la manifestation. Notre ville a toute sa place à côté de Marseille et son mot à dire sur l'Union méditerranéenne."
Il y a un an, autour d'une table, le président de France-Maghreb lui parle de ses missions en Algérie. "Tout m'a touché", confie-t-il. Leur vient alors l'idée, "pour trouver un second souffle", de lancer ce projet… Qui a déjà commencé, en réalité, à fédérer et à faire un bout de chemin sur le terrain de rencontres prometteuses.
Un premier match a eu lieu, le 29 mai dernier à Bejaïa en Algérie, entre les deux équipes. " 14 000 personnes y ont assisté. Ce fut un moment extraordinaire. Le sens de notre venue a été parfaitement compris. On a senti les a priori et le poids du passé tomber." Qui devraient, avec le coup d'envoi de demain, encore perdre du terrain…
Il reste quelques places (gratuites) Il faut une invitation pour assister au match de demain (18h). Si la plupart ont été adressées à des centres sociaux ou à des associations, il reste quelques places à prendre. Contact, Habib Malagouen, 06 22 34 50.
De Basile Boli à l'humoriste Fellag L'événement compte plusieurs parrains qui donneront le coup d'envoi de la rencontre : Mustapha Daleb, l'humoriste Fellag, Basile Boli, Dominique Rocheteau… et, peut-être, un international français, en grande surprise.
Aider l'association "France Maghreb" L'association France Maghreb a été créée en 2004. Elle a permis à 80 000 Pieds-Noirs de retourner sur leurs terres natales. Elle oeuvre à la réhabilitation des cimetières chrétiens et juifs d'Algérie avec le concours du Corps consulaire français et des autorités locales algériennes. Elle contribue à l'animation, avec un réseau de professeurs français, d'un service chirurgical concernant les cardiopathies congénitales. Ainsi, il sera possible, demain, de faire des dons. L'argent servira à créer un service dédié à la cardiologie infantile à la clinique Charazed d'Alger.
L'apogée en 2009 à Marseille Il est prévu qu'une dizaine d'équipes (déjà invitées) de France, d'Espagne, d'Algérie, de Tunisie, de Maroc et d'Italie se rencontrent du 23 au 25 juillet 2009 à Marseille. Et à l'horizon 2010, la Coupe ambitionne de s'ouvrir "à toutes les villes qui ont les pieds dans la Grande Bleue".
De la politique colonialiste, c'est passé au football, prochainement ce sera du théâtre, C'est devenu n'importe quoi cette histoire d'UPM, il faut bien que la France initiatrice et donneuse de leçons, ainsi que l'Europe, et peut-être Israel aient leur Club Med (leurs départements dans les pays du Sud), pour pouvoir faire ce qu'ils veulent, et profiter économiquement de ces pays-là sous prétexte de rapprocher les deux rives, et de faire la paix.
L'Algéria Arif Awal (عريف أول)
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Mer 30 Juil - 13:57
Citation:
UPM : Ping s’oppose au plan de "partition africaine" de Sarkozy
Publié le 30-07-2008
Le président de la commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, s’est fermement opposé au projet de l’Union pour la méditerranée (UPM) du président français Nicolas Sarkozy. C'était à l’occasion d’un entretien avec le président libyen Mouammar Kadhafi le 26 juillet dernier à Tripoli. Il a notamment dénoncé une volonté de partition du continent contraire aux résolutions unificatrices du dernier sommet de l’UA à Addis-Abeba.
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, est sorti de sa réserve le 26 juillet dernier pour s’opposer à l’Union pour la méditerranée (UPM) proposée par le président français Nicolas Sarkozy, pour renforcer la coopération multisectorielle entre les pays du pourtour méditerranéen.
En visite dans la capitale libyenne le 26 juillet dernier, Jean Ping s’est positionné sur ce projet polémique lors d’un entretien avec le chef de l’Etat Mouammar Kadhafi, au cours duquel il a notamment dénoncé une volonté de partition du continent qui contredit les postulats des sommets de l’Union africaine (UA), faire du continent une unité intégrée sur les plans géographique, humain, politique et une unité indivisible.
Selon une source libyenne, le président de l’UA aurait assimilé ce projet à des objectifs colonialistes visant le partage de l’Afrique. Jean Ping a annoncé l’opposition de la Commission de l’UA à ce projet défendu par Nicolas Sarkozy pour relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée.
Il s’agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets, comme la dépollution de la Méditerranée, le co développement ou les pôles de compétitivité.
D’abord contesté par les pays non riverains, notamment l’Allemagne, qui craignait d’être exclue du projet tout en y contribuant financièrement, le projet de Sarkozy a été renégocié et amendé à Hanovre le 3 mars dernier pour obtenir l’assentiment des allemands.
Le projet s’ouvre donc désormais à l’ensemble des membres de l’Union européenne suite à cet accord franco-allemand approuvé par le Conseil européen de Bruxelles le 14 mars dernier.
Parmi les réfractaires africains, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a été un des premiers a affirmé au début du mois de juillet, que l'Union pour la Méditerranée (UPM) aurait de lourdes conséquences politiques et économiques sur l'Afrique subsaharienne.
Maître Wade avait notamment expliqué que le projet du président français Nicolas Sarkozy, officiellement lancé le 13 juillet à Paris, constituait une fracture à l’unification africaine.
«Les Africains devraient d'ores et déjà tirer les conséquences du départ éventuel de certains Etats de l'Afrique du Nord, de l'Union africaine vers l'Europe» avait déclaré monsieur Wade, considérant cette union comme le premier acte posé de ce départ sans préavis, il avait mis en garde ces pays qui «iront nécessairement vers l'Europe», qu'un jour «certainement pas aujourd'hui, l'Europe les phagocytera».
Pour Mouammar Kadhafi, le fervent artisan des Etats-Unis d’Afrique, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous l’égide de la Ligue arabe et de l’espace africain sous l’égide de l’Union africaine (UA). Dans ce contexte, il prône des formules de coopération entre Bruxelles, la capitale de l’Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine.
«La capitale qui gère ce projet est Bruxelles, et nous ne dépendons pas de Bruxelles» a soutenu Kadhafi lors d’un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli.
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Sujet: Re: Projet d'Union méditerranéenne Ven 1 Aoû - 6:03
FCode a écrit:
malik a écrit:
( ... ) la france èlle,ne produit plus rien,ne fait qu'importée ( ... )
Tu peux me dire à quoi ça sert de raconter des conneries pareils ?
!!!!
quand on joue les petits malins (grossiers) on contre argumente...
voila ce qu'il faut faire quand on joue les intellos à le petite semaine, journal "les echos" (ultra liberal, atlantico sioniste, et "decliniste")
Citation:
COMMERCE EXTERIEUR -
Tirer les leçons des déficits du commerce extérieur
Les déficits du commerce extérieur français de ces dernières années ont trois causes : la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, heureusement atténuée par la solidité de l'euro, mais qui explique toutefois plus de la moitié de notre déficit pour 2007 ; les excédents commerciaux considérables des pays émergents, Chine en tête, dont la contrepartie se trouve dans les déficits des pays développés, parmi lesquels le nôtre ; enfin, l'affaiblissement de la compétitivité de notre économie. Les deux premières de ces causes sont exogènes, la troisième nous est propre. S'il faut donc relativiser l'importance de notre déficit extérieur, il n'en reste pas moins nécessaire d'en tirer les leçons.
S'agissant de l'énergie, qu'on imagine où nous en serions sans le parc nucléaire et sans une monnaie solide ! Pour faire face au cours du pétrole durablement élevé, il n'est qu'une politique à mener dans la durée : intensifier nos efforts de recherche et de développement sur les énergies de substitution, élever notre productivité énergétique, multiplier les économies d'énergie.
Nos déficits avec les pays émergents, principalement la Chine, sont une conséquence directe de la mondialisation et de l'ouverture internationale de ces pays ainsi que de la croissance exceptionnelle qui en a résulté depuis dix à quinze ans. Remédier à ces déficits par des mesures protectionnistes, ouvertes ou dissimulées, nous est impossible - nos partenaires européens n'en voudraient pas - et serait de toute façon très dangereux. De telles mesures plongeraient le monde dans une guerre commerciale qui se solderait par une récession et un chômage massif.
Le déséquilibre de nos échanges avec la Chine n'est malsain que pour la part qui résulte de la sous-évaluation de la monnaie chinoise. Il faut obtenir de la Chine qu'elle laisse le cours du yuan s'établir librement sur les marchés des changes. Pour le reste, le recyclage des excédents de balance des paiements qui est à l'oeuvre à travers le monde doit permettre de compenser des déséquilibres commerciaux qui ne pourront se résorber qu'avec le temps et au prix d'un effort continu d'adaptation de notre offre de biens et de services.
Reste la question de notre compétitivité. Jugée à l'aune des résultats extérieurs de nos principaux partenaires, la France occupe un rang honorable. L'Allemagne, avec un excédent de 200 milliards d'euros, fait figure d'exception. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Espagne sont deux à trois fois plus déficitaires que nous. Plus inquiétante est la tendance des dernières années, qui semble traduire une dégradation continue de nos résultats depuis 2003, dernière année d'une décennie où la France était régulièrement excédentaire ou équilibrée. [b]Cette dégradation tendancielle, qui touche l'industrie [/b](ainsi que nos échanges de services), s'observe aussi chez nos partenaires, exceptée, là encore, l'Allemagne, dont les excédents s'envolent.
Or l'Allemagne est aussi le seul des grands pays développés qui, par des réformes globales et profondes, difficiles et courageuses, réalisées pour l'essentiel par le chancelier Schröder, est parvenue à restaurer sa compétitivité et réduire ses déséquilibres internes. En particulier, ses finances publiques sont aujourd'hui équilibrées et sa compétitivité-coût a retrouvé son niveau d'il y a cinq ans. En France,le déficit des finances publiques reste voisin de 3 % du PIB et notre compétitivité-coût a perdu 13 %. Nos problèmes structurels identifiés de longue date - rigidités de toute nature, insuffisance de l'offre de travail (faiblesse de la durée du travail et du taux d'emploi), coûts fixes élevés, parmi lesquels les dépenses et les prélèvements publics occupent une place de choix, pèsent sur notre compétitivité globale.
Faut-il aussi mettre en cause nos entreprises qui seraient trop frileuses, trop tournées vers les marchés proches, pas assez mobiles dans un monde en profond changement ? Il est vrai que nos PME sont insuffisamment actives à l'international. Il est vrai aussi que la structure géographique de nos échanges ne nous permet pas de tirer le meilleur parti de la mondialisation. Cependant, ces handicaps n'ont pas empêché de parvenir à dégager des excédents durant dix ans, de 1992 à 2002. Il est bien sûr souhaitable de s'attaquer à ces handicaps, mais on ne saurait leur imputer une influence significative dans le recul des parts de marché constaté au cours des dernières années.
On observe au contraire un dynamisme et des performances remarquables de nos entreprises lorsqu'elles opèrent hors de l'Hexagone à partir de bases situées à l'étranger. En fait, les entreprises françaises immergées dans la mondialisation montrent des capacités compétitives et des performances qui ne laissent aucun doute sur la qualité de leurs produits et sur l'efficience de leur management. Ayons le courage et la lucidité de reconnaître que nos handicaps à l'international se logent dans l'Hexagone et tiennent principalement à nos déséquilibres macroéconomiques, les uns conjoncturels - déficits des finances publiques, accroissement des coûts de production - les autres structurels : rigidités des marchés ; excès des règlementations.
Le déficit du commerce extérieur en 2007 est à peu près égal à la somme des déficits enregistrés avec l'Allemagne et avec la Chine (à peu près 20 milliards d'euros chacun). Ce raccourci nous rappelle que nos principaux concurrents ne sont pas les pays émergents mais les économies développées, dont nos partenaires européens, et que nos principaux marchés de demain, ceux qui assureront la croissance, le niveau de vie et le pouvoir d'achat en France, ceux qu'il faut absolument conquérir, se trouvent dans les économies émergentes, principalement d'Asie.
BRUNO DURIEUX est président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France et ancien ministre du Commerce extérieur
Le solde de la balance commerciale est la différence entre les valeurs des exportations et des importations de biens et de services.
Une balance commerciale positive signifie que le pays exporte plus de biens et services qu’il n’en importe : on parle alors d’excédent commercial ou de balance excédentaire.
Quand elle est négative, on parle de déficit commercial.
à bon entendeur !! _________________ mieux vaut etre un lion en afrique, qu'un lapin en europe