Turquie: 86 suspects dans le procès "Ergenekon" AFP - il y a 1 heure 4 minutesISTANBUL (AFP) - Le procureur en chef d'Istanbul a annoncé lundi l'envoi devant un tribunal correctionnel d'un acte d'accusation nommant 86 suspects dans l'enquête sur le réseau dit "Ergenekon", accusé de vouloir renverser le gouvernement turc.
(Publicité) Le document, long de 2.455 pages, soutient que les accusés ont créé une "organisation terroriste armée" et tenté d'utiliser "la force et la violence pour renverser le gouvernement ou l'empêcher de remplir ses fonctions".
Le procureur en chef Aykut Cengiz Engin a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne pouvait entrer dans le détail de l'acte d'accusation, qui devra d'abord être approuvé par le tribunal devant lequel il a été envoyé.
L'enquête dans l'affaire "Ergenekon", qui a vu plusieurs personnalités connues - anciens militaires, journalistes, hommes d'affaires - arrêtées, a été interprétée par plusieurs analystes comme un bras de fer entre le gouvernement islamo-conservateur et les milieux ultra-kémalistes.
Plusieurs analystes ont accusé le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), lui-même menacé d'interdiction par la Cour constitutionnelle, d'utiliser "Ergenekon" afin de mettre la pression sur ses adversaires pro-laïques.
L'acte d'accusation, résultat de plus d'un an de travail de trois procureurs, accuse les suspects d'actes de violence tels des attentats à la bombe contre le quotidien pro-laïque Cumhuriyet et une attaque armée contre le siège de la cour d'appel au cours de laquelle un juge avait trouvé la mort.
Le but, selon les médias, aurait été de créer des tensions en Turquie avec des manifestations illégales, des assassinats et des attaques contre les forces de l'ordre afin de provoquer une intervention de l'armée turque - auteur de quatre coups d'Etat en autant de décennies.
Selon M. Engin, "l'organisation terroriste mentionnée dans l'acte d'accusation n'est pas une organisation classique dans le sens séparatiste ou idéologique", mais vise simplement à renverser le gouvernement.
Il a précisé que 48 des 86 accusés étaient en garde à vue, mais ne les a pas nommés, tout en déclarant qu'une vingtaine d'autres suspects arrêtés au début de ce mois n'étaient pas inclus dans le document présenté lundi.
Les dernières personnes placées en garde à vue dans l'affaire "Ergenekon" - dont deux généraux quatre-étoiles à la retraite, des journalistes et des hommes d'affaires - feront l'objet d'une annexe à l'acte d'accusation, a-t-il dit.
Le bureau du procureur d'Istanbul enquête sur cette affaire depuis la découverte en juin 2007 d'explosifs dans une maison sur la rive asiatique d'Istanbul.
Selon des informations parues dans les médias turcs, le but aurait été d'inciter les militaires, méfiants devant le passé islamiste de l'AKP et de son chef, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à renverser le gouvernement.
L'AKP a toujours nié vouloir installer un régime islamiste en Turquie et affirme être fidèle au principe de la séparation de l'Etat et de la religion, une des fondations de la république.
Mais les ténors de la laïcité - dont l'armée et la plupart des juristes et universitaires - demeurent sceptiques, montrant en exemples les efforts du gouvernement pour obtenir la levée de l'interdiction du port du voile et l'interdiction des boissons alcoolisées dans des établissements situés dans des municipalités administrées par l'AKP.
Ces points font partie de l'acte d'accusation visant la fermeture de l'AKP présenté devant la Cour constitutionnelle, qui pourrait rendre son verdict dès le mois prochain.
Pour certains Turcs, ce n'est pas normal, faut le dire, les Turcs sont les plus grand buveurs d'alcool parmi tous les pays Musulmans, des crimes sont commises..
Je suis toute a fait contre l'Alcool et la cigarette... _________________ Médailles du Forum :
سلمان شاهين
T800 Amid (عميد)
Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 6299 Localisation : cheyenne moutain
Turquie: Enerjisa obtient un prêt de 1 milliard EUR pour ses investissements
VIENNE - Ernerjisa, la coentreprise du groupe énergétique autrichien Verbund et de la holding turque Sabanci, a obtenu un prêt d'un milliard d'euros pour la première tranche de ses investissements en Turquie, a annoncé Verbund mardi dans un communiqué.
Le consortium de banques regroupe notamment un établissement membre de la Banque Mondiale.
Avec ce prêt la firme va débuter la mise en oeuvre d'un programme de construction de 10 centrales hydro-électriques et une centrale au gaz, d'une capacité totale de 1.920 MW, a indiqué Verbund.
Verbund et Sabanci, qui ont été choisis pour reprendre l'électricien turc Bedas début juillet, souhaitent se doter en Turquie d'une puissance installée de 5.000 MW dans les sept prochaines années, contre 450 MW actuellement.
Turquie: Libération de 3 alpinistes allemands enlevés par le PKK
ANKARA - Trois alpinistes allemands enlevés il y a une dizaine de jours dans l'est de la Turquie par des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ont été libérés dimanche, ont annoncé les autorités turques.
"Le ministre (turc) des Affaires étrangères Ali Babacan vient d'appeler au téléphone son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier pour lui dire que les trois ressortissants allemands se trouvent aux mains des forces turques et qu'ils sont en bonne santé", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Burak Özügergin.
Les trois Allemands, Helmut Johann, Martin Georpe et Lars Holper Reime faisaient partie d'un groupe de 13 alpinistes. Ils avaient été enlevés le 9 juillet alors qu'ils escaladaient le mont Ararat (Agri en turc).
Le gouverneur d'Agri Mehmet Cetin a déclaré devant la presse que le groupe de rebelles qui avait kidnappé les ressortissants allemands "a été forcé à relâcher les otages en raison des opérations de l'armée visant à les libérer, l'étau s'étant resserré autour d'eux".
Les gendarmes ont retrouvé les otages une trentaine de minutes après leur libération, a-t-il souligné.
"Ils subissent actuellement un examen de santé et vont être ensuite remis aux autorités allemandes pour qu'ils puissent rentrer dans leur pays", a ajouté le responsable lors d'une conférence de prese retransmise par les chaînes de télévision.
Le PKK avait indiqué après le rapt qu'il garderait les trois Allemands en otage jusqu'à ce que Berlin mette fin à la répression contre ses militants et ses sympathisants en Allemagne où vivent quelque 2,4 millions d'immigrés turcs, dont environ 600.000 Kurdes.
Un porte-parole du PKK avait également posé comme condition à la libération des alpinistes l'arrêt des opérations militaires d'Ankara dans la région d'Agri.
Les autorités allemandes avaient rejeté ces demandes qualifiées de chantage, réclamant la libération immédiate des otages.
Le Mont Agri, situé à proximité des frontières avec l'Iran et l'Arménie, est la plus haute montagne de Turquie avec une altitude de 5.137 mètres et a accueilli, selon la tradition biblique, l'arche de Noé.
Le PKK, qui figure sur la liste des organisations classées comme terroristes par l'Union européenne, la Turquie et les Etats-Unis, a lancé en 1984 une lutte séparatiste armée dans le sud-est et l'est anatolien, dont la population est en majorité kurde.
Ce conflit a fait plus de 37.000 morts selon les chiffres officiels.
L'organisation a enlevé dans le passé des soldats, des policiers et des journalistes turcs, mais les enlèvements de touristes par le PKK sont rares.
L'économie Turc est en pleine forme alors que le prix du pétrole augmente...
Citation:
Turquie : 164000 voitures ont été vendues en 3 mois
"De quelle crise parle-t-on ? En 3 mois, 164000 voitures ont été vendues", a déclaré le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
"En 2007, 1900000 réfrigérateurs ont été vendus contre 1088000 en 2002. En 2007, 1535000 machines à laver ont été vendues contre 824000 en 2002", a-t-il ajouté.
"Je vous révèle des données qui viennent de la rue et du foyer", a-t-il encore ajouté.
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سلمان شاهين
Bordo-bereli Usteğmen (Turquie)
Age : 16 Inscrit le : 08 Fév 2008 Messages : 584 Localisation : France, Haute-savoie. Loisirs : Escalade, informatique, foot, lecture...
Turquie: 86 suspects dans le procès "Ergenekon" AFP - il y a 1 heure 4 minutesISTANBUL (AFP) - Le procureur en chef d'Istanbul a annoncé lundi l'envoi devant un tribunal correctionnel d'un acte d'accusation nommant 86 suspects dans l'enquête sur le réseau dit "Ergenekon", accusé de vouloir renverser le gouvernement turc.
(Publicité) Le document, long de 2.455 pages, soutient que les accusés ont créé une "organisation terroriste armée" et tenté d'utiliser "la force et la violence pour renverser le gouvernement ou l'empêcher de remplir ses fonctions".
Le procureur en chef Aykut Cengiz Engin a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne pouvait entrer dans le détail de l'acte d'accusation, qui devra d'abord être approuvé par le tribunal devant lequel il a été envoyé.
L'enquête dans l'affaire "Ergenekon", qui a vu plusieurs personnalités connues - anciens militaires, journalistes, hommes d'affaires - arrêtées, a été interprétée par plusieurs analystes comme un bras de fer entre le gouvernement islamo-conservateur et les milieux ultra-kémalistes.
Plusieurs analystes ont accusé le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), lui-même menacé d'interdiction par la Cour constitutionnelle, d'utiliser "Ergenekon" afin de mettre la pression sur ses adversaires pro-laïques.
L'acte d'accusation, résultat de plus d'un an de travail de trois procureurs, accuse les suspects d'actes de violence tels des attentats à la bombe contre le quotidien pro-laïque Cumhuriyet et une attaque armée contre le siège de la cour d'appel au cours de laquelle un juge avait trouvé la mort.
Le but, selon les médias, aurait été de créer des tensions en Turquie avec des manifestations illégales, des assassinats et des attaques contre les forces de l'ordre afin de provoquer une intervention de l'armée turque - auteur de quatre coups d'Etat en autant de décennies.
Selon M. Engin, "l'organisation terroriste mentionnée dans l'acte d'accusation n'est pas une organisation classique dans le sens séparatiste ou idéologique", mais vise simplement à renverser le gouvernement.
Il a précisé que 48 des 86 accusés étaient en garde à vue, mais ne les a pas nommés, tout en déclarant qu'une vingtaine d'autres suspects arrêtés au début de ce mois n'étaient pas inclus dans le document présenté lundi.
Les dernières personnes placées en garde à vue dans l'affaire "Ergenekon" - dont deux généraux quatre-étoiles à la retraite, des journalistes et des hommes d'affaires - feront l'objet d'une annexe à l'acte d'accusation, a-t-il dit.
Le bureau du procureur d'Istanbul enquête sur cette affaire depuis la découverte en juin 2007 d'explosifs dans une maison sur la rive asiatique d'Istanbul.
Selon des informations parues dans les médias turcs, le but aurait été d'inciter les militaires, méfiants devant le passé islamiste de l'AKP et de son chef, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à renverser le gouvernement.
L'AKP a toujours nié vouloir installer un régime islamiste en Turquie et affirme être fidèle au principe de la séparation de l'Etat et de la religion, une des fondations de la république.
Mais les ténors de la laïcité - dont l'armée et la plupart des juristes et universitaires - demeurent sceptiques, montrant en exemples les efforts du gouvernement pour obtenir la levée de l'interdiction du port du voile et l'interdiction des boissons alcoolisées dans des établissements situés dans des municipalités administrées par l'AKP.
Ces points font partie de l'acte d'accusation visant la fermeture de l'AKP présenté devant la Cour constitutionnelle, qui pourrait rendre son verdict dès le mois prochain.
c est ca qu il reproche à l akp de vouloir interdire l alcool quoi de plus normal dans un pays musulman????
Ba chacun fait se qu'il veut non, se qqui boive c'est leur choix y'a rien a y dire, comme l'akp interdit l'alcool et les bikinis dans ces mairies moi je suis tout a fait pour l'interdiction du voile à l'université, c'est donnant donnant... _________________ Médailles du Forum :
Bérets bordo turque : La mort viens après nous.
anzar Admin (فريق)
Inscrit le : 10 Avr 2007 Messages : 7448 Localisation : In your six !
La Turquie n’évitera pas un référendum d’adhésion en France
Après moult rebondissements, l’article 88-5 de la Constitution française, tel qu’adopté hier par le congrès, est désormais ainsi rédigé :
« Tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le président de la République.
Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89 ».
Autrement dit, le référendum reste la règle pour ratifier un traité d’adhésion, contrairement au souhait du président de la République qui voulait retrouver sa pleine liberté en ce domaine. Mais le front antiturc des députés UMP a tenu bon : simplement, la version de l’article 88-5 adoptée par la commission des lois de l’Assemblée nationale qui imposait un référendum uniquement pour les pays représentant 5 % de la population européenne (en clair, la Turquie et l’Ukraine) a heureusement été supprimée. Si le référendum demeure de droit, une bienheureuse soupape de sûreté a été introduite : si 3/5 des députés et 3/5 des sénateurs le demandent, le traité d’adhésion sera adopté par un congrès (réunissant l’Assemblée et le Sénat) encore une fois à la majorité des 3/5 des présents.
Si la Turquie n’est plus spécifiquement visée, il est clair que seul ce pays aura des difficultés à réunir une telle majorité pour éviter un référendum… Cela n’est pas brillant, surtout de la part d’un parti, l’UMP, qui a soutenu sans faille Jacques Chirac : n’est-ce pas ce président de la République qui a arraché en 1999 et 2004 l’ouverture des négociations d’adhésion avec Ankara ? A-t-on entendu alors des rumeurs de protestations dans les rangs umpesques ? L’inconséquence politique est décidément sans limites.
Les Coulisses de Bruxelles
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VIVE L'ALGERIE VIVE L'ANP VIVE LA REPUBLIQUE
Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
Age : 21 Inscrit le : 03 Mai 2007 Messages : 5604 Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris Loisirs : Apprendre
Loin de baisser les bras, à l'heure où la zizanie règne au sein de l'Union, les dirigeants d'Ankara s'efforcent d'être au rendez-vous de l'adhésion.
Depuis la terrasse du Besinci Kat, ce café branché de Taksim, la vue s'étale, généreuse, sur le Bosphore aux eaux vives. En face, sur la rive encore boisée commence l'Asie et, pour beaucoup d'Européens - Français en tête - le problème. «Les non français et néerlandais ont confirmé l'appréhension des Turcs, analyse l'universitaire Cengiz Aktar. Nous sommes très favorables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, mais en même temps nous doutons que nous en ferons un jour partie.» Ce francophile qui travaille sur la candidature d'Istanbul au titre de «capitale culturelle européenne» en 2010 ne cache pas sa lassitude, face à cet Occident compliqué. «L'Europe ne peut pas être une grande Suisse, en paix et prospère, quand ses frontières brûlent, argumente-t-il. Une Turquie dans l'Union, c'est l'espoir de la rue arabo-musulmane, qui voit dans ce voisinage européen un gage de stabilité et de prospérité. C'est à l'Europe, pas à l'Amérique, de dessiner le Grand Moyen-Orient de demain!»
Mais l'Europe est-elle prête à relever un défi dont l'ampleur l'effraie? En décembre 2004, les Vingt-Cinq avaient fixé au 3 octobre l'ouverture des négociations en vue de l'adhésion d'Ankara. A Bruxelles, pourtant, lors du sommet européen des 16 et 17 juin, Jacques Chirac et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont affirmé qu'il fallait réfléchir sur les frontières de l'Europe tout en tenant les engagements déjà pris. Comprenne qui pourra... Il est vrai que la candidature turque se heurte à l'opposition d'une majorité de l'opinion dans cinq pays (France, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Danemark). Surtout, les victoires annoncées d'Angela Merkel, la candidate de la CDU allemande à la chancellerie, cet automne, et de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en 2007, inquiètent: contrairement au duo Chirac-Schröder, favorable à une pleine adhésion d'Ankara, les deux dirigeants ont claironné leur préférence pour un «partenariat privilégié» aux contours encore flous.
La position officielle du gouvernement turc, elle, ne varie pas. «Le ??partenariat privilégié'' existe déjà, résume Ahmet Sever, conseiller du ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Le lancement des négociations en vue de l'adhésion est irréversible, mais nous savons que les discussions seront longues et difficiles. D'ici à dix ans, toutefois, si la Turquie a persévéré sur la voie des réformes, la perception de notre pays aura changé.» Le député Salih Kapusuz (AK Parti) renchérit: «La France a toujours eu des problèmes avec l'élargissement, avec le Royaume-Uni d'abord, puis avec l'Espagne. A la fin, l'Union a réussi son intégration régionale mais, pour réussir son intégration globale, elle aura besoin de la Turquie.» Tout juste nommé négociateur en chef pour le dossier d'adhésion, le ministre de l'Economie, Ali Babacan, affiche un zèle réformiste impeccable: «Nous allons passer tout notre système en revue de A à Z.» L'élite politique veut encore croire qu'une démocratisation des institutions et une forte croissance de l'économie pourront rendre acceptable la candidature turque à l'horizon 2015-2020. Le syndicat patronal turc ne prévoit-il pas de 4,5 à 6% de croissance annuelle pour les dix à douze ans à venir, avec une inflation maîtrisée à 5%? En 2004, d'ailleurs, l'économie a fait un bond de 9,7% de croissance - mieux que la Chine!
Le train des réformes ne ralentit pas. Voilà trois ans que Pinar Ilkkaracan discutait, en amont, avec les députés, pour préparer le travail des commissions sur les droits de la femme. Le Code pénal, qui datait des années 1920, était inspiré de celui de l'Italie fasciste. Sous la pression des Européens, un Code modernisé a vu le jour le 1er juin. «Le nouveau texte est une révolution pour la femme, s'enthousiasme cette avocate du féminisme turc. Une reconnaissance de l'autonomie du sujet.» Elle liste les avancées: le viol conjugal est désormais criminalisé (il ne l'est pas encore en Grèce); la définition du viol et des abus sexuels est élargie - ce n'est plus un crime contre la chasteté mais contre le corps de l'individu. Toute une terminologie sur l'honneur, la virginité, la honte a été effacée. Les circonstances atténuantes prévues pour les crimes d'honneur ont disparu; des circonstances aggravantes ont été introduites pour les «crimes coutumiers». «Tous les crimes sexuels étaient considérés jusqu'alors comme des crimes contre la société, poursuit-elle. Ils sont désormais reconnus comme des crimes contre la personne. Le vieux système patriarcal a volé en éclats.» Pinar Ilkkaracan n'a pas tout obtenu. La loi ne punit pas les discriminations sur la base de l'orientation sexuelle et l'avortement (légal en Turquie depuis 1972, deux avant la France) n'est possible que pendant les dix premières semaines de la grossesse (et pas douze comme en France depuis 1992 et comme les féministes turques le souhaiteraient). Surtout, beaucoup dépendra désormais de l'application du Code par les juges.
C'est la principale source d'inquiétude des partisans de la réforme. Comment changer vite les vieilles habitudes de la bureaucratie, des policiers, des magistrats? Un immense travail de formation reste à mener. Excusées, dans un premier temps, par le ministre de la Justice, les brutalités policières contre une manifestation de femmes, ce printemps, à Istanbul, ont choqué. Comme l'oukase pris par un sous-préfet de faire retirer des bibliothèques publiques de sa juridiction les œuvres du romancier Orhan Pamuk, coupable d'avoir évoqué le tabou des massacres d'Arméniens et de Kurdes de 1915. Des universitaires, qui préparaient une conférence sur la question du «génocide arménien», ont décidé de la reporter à la suite de menaces et de l'attaque d'un ministre («Un coup de poignard», a-t-il fulminé, avant d'être désavoué par le chef du gouvernement). «Tout cela est regrettable, reconnaît Akif Gülle, vice-président du groupe des députés de l'AK Parti, la formation conservatrice musulmane au pouvoir. Mais ce sont des accidents de la circulation. Aussi tristes qu'ils soient, ils n'interrompent pas notre voyage sur la route des réformes.» La société civile manifeste un dynamisme qui contraste avec l'apathie des sociétés balkaniques. A chaque incident, médias et organisations protestent et obtiennent gain de cause. Le sous-préfet a fait l'objet d'une enquête interne; des policiers ont été suspendus; les universitaires ont déjà fixé une nouvelle date pour leur colloque. Reste que le Premier ministre, le réformiste Recep Tayyip Erdogan, lui-même, n'échappe pas aux mauvaises manières. Il a poursuivi en justice et fait condamner à une amende un caricaturiste coupable de l'avoir représenté sous les traits d'un chat empêtré dans une pelote de laine... Y a-t-il un chef de gouvernement en Europe qui oserait aujourd'hui poursuivre un caricaturiste? La Turquie continue d'avoir un problème avec la liberté de la presse. «Le nouveau Code pénal maintient des peines de prison pour les journalistes s'ils publient des insultes ou des obscénités, dénonce Ercan Ipekci, président du Syndicat des journalistes turcs. Et des limitations de la liberté d'expression ont été introduites concernant la question arménienne ou le retrait des soldats turcs de Chypre.» Qui plus est, un régime rigoureux de droit au respect de la vie privée fait peser le risque d'une multiplication des procès. «Dans le contexte d'une société libérale, ces clauses ne poseraient pas de problème, explique Deniz Vardar, professeur de sciences politiques au département francophone de l'université de Marmara. Dans un autre contexte, on est dans l'inconnu.»
Depuis 2002, ce pays a connu plus de réformes que dans les dix années précédentes. «Ce processus doit désormais continuer au rythme des négociations sur l'adhésion», soutient un diplomate européen conscient que tout ne peut pas être fait tout de suite. Les services de Bruxelles assurent, de leur côté, une part du travail législatif de conserve avec les députés turcs. Avant l'échéance du 3 octobre, le Parlement devra ainsi voter une loi complexe rédigée avec les experts bruxellois sur les fondations religieuses afin de donner plus de droits aux minorités et ratifier l'extension du traité d'union douanière à Chypre. «L'Europe doit continuer à aider les réformateurs, conclut le diplomate. Il en va de notre intérêt.»
Citation:
Turquie : Lancement de la construction d'un tronçon ferroviaire reliant la Turquie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan
ANKARA, 24 juillet (Xinhua) -- Les présidents turc, azerbaïdjanais et géorgien, MM. Abdullah Gul, Ilham Aliyev et Mikheil Saakashvili ont posé les fondations de la partie turque de la ligne des chemins de fer Bakou-Tbilissi-Kars (BTK), a rapporté l'agence de presse Anatolie.
Cette ligne d'un coût de 600 millions de dollars américains, nommée la Route de la soie ferrée, est un projet de chemin de fer régional reliant directement la capitale azerbaïdjanaise Bakou, avec la ville orientale turque de Kars, via la capitale géorgienne Tbilissi. Le projet doit être achevé en 2011.
Les chefs d'Etat ont participé à la cérémonie de la pose de la première pierre jeudi à Kars, lançant la construction du tronçon de 76 km en Turquie de cette ligne de 110-180 km.
Le lancement du tronçon en Géorgie a eu lieu dans la banlieue de la capitale de Tbilissi le 21 novembre 2007 avec la présence des trois présidents.
Le projet sera une ligne sans arrêt entre les républiques d'Asie centrale, nouveau centre de pétrolier et gazier dans le monde. Avec la réalisation de cette ligne ferroviaire, un train qui partira de Londres peut arriver en Chine sans marquer aucun arrêt.
Citation:
Le président iranien visitera la Turquie en août prochain
ANKARA, 25 juillet (Xinhua) -- Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectuera une visite en Turquie le mois prochain sur invitation de son homologue turc Abdullah Gul, a rapporté vendredi le quotidien turc News.
La visite projetée de M. Ahmadinejad est sur l'agenda depuis un bon moment mais n'a pas pu se réaliser à cause de la crise internationale sur le programme nucléaire de l'Iran et des élections présidentielles et générales qui ont eu lieu en Turquie l'année dernière, selon le journal.
Ces dernières années, les deux pays voisins ont renforcé leurs liens économique, commercial, énergétique et sécuritaire et les ministres de l'Energie des deux pays ont signé récemment un accord préliminaire sur le transport de gaz naturel iranien via le territoire turc et autorisant les compagnies turques de développer trois champs de gaz naturel iranien dans le sud de l'Iran.
Une série de documents sur les relations économiques seraient signés lors de la visite présidentielle, a ajouté le reportage.
Les étroites relations énergétiques et commerciales entre la Turquie et l'Iran ne sont pas accueillies par les Etats-Unis, qui estiment qu'elles encourageraient l'Iran à ne pas coopérer avec la communauté internationale pour résoudre la question du programme nucléaire.
D'autre part, la Turquie a indiqué que ses étroites relations avec l'Iran lui permet de transmettre des messages de la communauté internationale à Téhéran aussi ouvertement que possible.
Le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan a indiqué auparavant que la Turquie n'avait pas de mission de médiation officielle mais a qualifié le rôle de son pays de "celui qui est, dans un sens, de consolider et de faciliter" les négociations entre l'Iran et les six puissances importantes -- la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis.
En outre, M. Babacan devrait rencontrer son homologue iranien Manuchehr Mottaki la semaine prochaine à Téhéran à la veille du sommet des pays non-alignés.
tu vois pacha les relations avec l iran sont au beau fixe et tant mieux!!!!
Non Afartout, voici ce que déclare Suat Kiniklioglu. Il dirige la branche turque d’un prestigieux think tank américain, le German Marshall Fund. Dans son bureau d’Ankara, à deux pas du Parlement, cet ancien pilote de chasse très introduit dans les cercles dirigeants turcs déclare : « C’est simple : nous ne voulons pas que l’Iran nous fasse de l’ombre. Jusqu’à présent, nos deux pays étaient grosso modo de puissance égale : même population, même superficie, même niveau de vie, même armée. Nous étions chacun porteur d’un modèle pour le Moyen-Orient, l’un religieux, l’autre laïque. Mais si Téhéran a la bombe, cet équilibre sera rompu et nous serons en position d’infériorité. Les Iraniens pourront se mêler de notre politique intérieure, comme ils ont déjà essayé de le faire, mettre en question notre modèle. Et leurs alliés syriens pourront relancer la guerre de l’eau qui nous oppose à eux depuis des décennies. Bref, tout cela, nous ne pouvons pas l’admettre. Il nous faudra rétablir l’équilibre d’une façon ou d’une autre. »
et pour l'amérique:
« C’est simple : nous ne voulons pas que l’Iran nous fasse de l’ombre. Jusqu’à présent, nos deux pays étaient grosso modo de puissance égale : même population, même superficie, même niveau de vie, même armée. Nous étions chacun porteur d’un modèle pour le Moyen-Orient, l’un religieux, l’autre laïque. Mais si Téhéran a la bombe, cet équilibre sera rompu et nous serons en position d’infériorité. Les Iraniens pourront se mêler de notre politique intérieure, comme ils ont déjà essayé de le faire, mettre en question notre modèle. Et leurs alliés syriens pourront relancer la guerre de l’eau qui nous oppose à eux depuis des décennies. Bref, tout cela, nous ne pouvons pas l’admettre. Il nous faudra rétablir l’équilibre d’une façon ou d’une autre. » _________________ Médailles du Forum :