Bill Clinton soutient du bout des lèvres Barack Obama
Bill Clinton et sa fille Chelsea lors d'un dîner de gala en Allemagne mardi. Crédits photo : AP
L'ancien président américain a pour la première fois depuis la fin des primaires apporté son soutien au sénateur de l'Illinois, via un communiqué lapidaire d'une phrase rédigé par son porte-parole.
Bill Clinton a fait le service minimum. Plus de trois semaines après la victoire de Barack Obama aux primaires démocrates, l'ancien locataire de la Maison Blanche est enfin sorti de son silence et a accordé son soutien au sénateur de l'Illinois … du bout des lèvres, via un communiqué lapidaire d'une phrase transmis par son porte-parole. «Le président Clinton s'engage naturellement à faire ce qu'il peut et ce qui lui est demandé pour s'assurer que le sénateur Obama sera la prochain président des Etats-Unis», écrit dans un courriel Matt McKenna. Une démonstration peu enthousiaste et impersonnelle, qui tranche avec le soutien inconditionnel qu'a apporté Hillary Clinton à son rival triomphant. Dans son long discours d'adieux, l'ancienne First lady avait enjoint début juin ses partisans «à travailler dur pour Barack Obama». «Nous devons mettre notre énergie, notre passion et nos forces pour faire tout ce que nous pouvons pour faire élire Barack Obama, le futur président des Etats-Unis», avait-t-elle clamé.
Il faut dire que les relations entre son époux et Barack Obama sont encore fraîches. L'ancien président a continuellement lancé, durant les six mois des primaire, des piques hargneuses contre le candidat démocrate à la Maison Blanche, brocardant son manque d'expérience, avec seulement un mandat de sénateur accompli, ou encore son opposition irréaliste à la guerre en Irak, qualifiée de «vision de conte de fée». Il avait même accusé Barack Obama d'avoir sorti contre lui «la carte du racisme» après ses propos controversés sur la victoire du sénateur de l'Illinois en Caroline du Sud. Le 42e président des Etats-Unis et Barack Obama ne se sont ainsi pas encore parlé depuis la fin des primaires. Par ailleurs, Bill Clinton ne participera pas à la première réunion de campagne commune entre sa femme et le sénateur de l'Illinois, qui se tiendra vendredi dans la ville au nom symbolique de «Unity» au New Hampshire.
Obama demande à ses bailleurs d'aider Hillary Clinton
Toutefois, le porte-parole de l'élu de l'Illinois a rejeté toute tension entre les deux hommes, expliquant leur manque de communication par le fait que Bill Clinton effectue une tournée en Europe. Il a notamment indiqué qu'Hillary Clinton et Barack Obama avaient évoqué dans une conversation téléphonique dimanche la façon dont l'ancien président pouvait s'impliquer dans la campagne. «Un parti démocrate unifié sera une force puissante en faveur du changement cette année, et nous sommes confiants dans le fait que le président Clinton jouera un grand rôle», a souligné le porte-parole de Barack Obama.
Le vainqueur de l'investiture démocrate multiplie en tout les égards vis-à-vis de la sénatrice de New York. Il a demandé à son équipe d'aider son ancienne adversaire, à éponger au moins 10 millions de dollars des fonds déboursés pour financer sa campagne. Hillary Clinton avait en effet terminé sa campagne avec un déficit de 22 millions de dollars dont la moitié provenait de sa fortune personnelle. Parallèlement, l'ancienne première dame doit présenter Barack Obama à ses principaux collecteurs de fonds. Celle-ci a réaffirmé ne pas penser au poste de vice-président. «Ce n'est pas quelque chose à laquelle je pense. C'est entièrement du ressort du sénateur Obama et c'est ainsi que cela doit être», a-t-elle répété.
Un dernier sondage du Los Angeles Times donne à Barack Obama une avance de 12 points, avec 49% des voix, contre 37% pour le républicain John McCain.
Le Figaro
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T800 Amid (عميد)
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Bill Clinton soutient du bout des lèvres Barack Obama : et Monica , elle soutenait aussi Bill du bout des lèvres ? _________________ Médailles du Forum :
hasta la vista shriki !
REK1 Mulazim Awal (ملازم أول)
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Sujet: Re: USA Vote 2008 Jeu 26 Juin - 7:31
T800 a écrit:
Bill Clinton soutient du bout des lèvres Barack Obama : et Monica , elle soutenait aussi Bill du bout des lèvres ?
celle la elle est excellente T800 !!! MDRRRR!!! _________________ Médailles du Forum :
Barack Obama soutient la peine de mort pour les violeurs d'enfants
Barack Obama a déploré la décision du mercredi 25 juin de la Cour suprême des Etats-Unis de déclarer inconstitutionnelles les exécutions capitales pour viol d'enfant. Dans une conférence de presse, le candidat démocrate à la présidentielle a répété qu'il pense que la peine de mort est justifiée "dans des circonstances très étroites pour les crimes les plus haineux" et que le viol d'un enfant de 6 ou 8 ans fait partie de ces crimes. "Si un Etat décide que, dans des circonstances étroites, limitées et bien définies, la peine de mort est potentiellement applicable, cela n'est pas contraire à la Constitution", a-t-il estimé.
Par 5 voix contre 4, la Cour a invalidé une loi adoptée par la Louisiane et inscrivant le viol d'enfants de moins de 12 ans au nombre des crimes passibles de la peine de capitale. Le juge Anthony Kennedy, qui a rédigé l'opinion de la Cour, a estimé qu'une telle législation contrevient à l'article 8 de la Constitution qui interdit les châtiments cruels et inhabituels, c'est-à-dire disproportionnés par rapport au crime commis. Deux condamnés, qui attendaient leur exécution pour le viol de fillettes de 5 et 8 ans, vont ainsi être épargnés et condamnés à une peine incompressible. C'est la troisième fois en six ans que la Cour impose des limites à l'application de la peine capitale. De manière générale, le sénateur de l'Illinois n'est pas partisan de l'abolition de la peine de mort estimant que "la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation".
Une autre opinion de la Cour suprême est attendue sur la constitutionnalité de l'interdiction des armes de poing à Washington. Là aussi, M. Obama a pris le parti d'exprimer une position proche du centre droit. Il est "fortement" favorable au 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu tout en admettant le bien-fondé des "lois de bons sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d'enfants ou de membres de gangs".
Le Monde
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T800 Amid (عميد)
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Barack Obama veut rompre avec son image d'élitiste
Le prochain numéro du magazine Rolling Stone, qui sort vendredi 27 juin, ne sera pas consacré à une star du rock ou du cinéma, mais à Barack Obama. Pour la deuxième fois en un an, M. Obama figure sur la couverture du célèbre mensuel qui ne cache pas son soutien inconditionnel au candidat démocrate.
"COOL", MAIS PAS TROP
D'après The Independent, Rolling Stone veut donner une nouvelle dimension à Barack Obama et casser l'image du politicien élitiste coupé des préoccupations de l'Américain moyen. Homme politique certes, mais homme de son temps surtout. Au fil des pages, M. Obama dévoile ses goûts musicaux éclectiques et confesse que sa chanson fétiche reste "Maggie's Farm", un grand classique des "protest songs" de Bob Dylan datant de 1965. Cette chanson "me parle beaucoup lorsque j'écoute certains commentaires politiques rhétoriques", ironise le sénateur de l'Illinois. M. Obama compte une trentaine de titres de Bob Dylan sur son baladeur iPod mais affirme que s'il a un "héros musical, ce doit être Stevie Wonder". Les chansons de ce dernier côtoient celles de Sheryl Crow ou Bruce Springsteen, le rap de Jay-Z et Will.i.am, ou encore le violoncelle de Yo-Yo Ma.
Interrogés par l'Université Quinnipiac pour savoir avec qui les électeurs américains aimeraient pique-niquer à l'occasion du long week-end du Memorial Day – durant lequel sont honorés chaque année ceux qui sont tombés à la guerre –, 35 % d'entre eux ont choisi M. Obama tandis que 33 % préféreraient John McCain et 27 % Hillary Clinton. Bien qu'anecdotique, l'étude révèle également que 77 % des personnes sondées considèrent la "sympathie" d'un candidat comme un facteur assez important dans leur choix.
Les diverses apparitions des candidats et de leurs proches dans des émissions populaires témoignent de la volonté de chacun d'élargir son électorat. Les deux "first ladies" potentielles, Cindy McCain et Michelle Obama, sont apparues dans l'émission populaire "The View". M. Obama lui-même n'a pas failli à la règle en se rendant sur le plateau d'"Ellen".
Obama et Clinton veulent tourner la page et préparer l'élection
Hillary Clinton et Barack Obama ont gravi ensemble l'estrade installée dans un village au nom symbolique, Unity, pour tourner la page de leur lutte acharnée pendant les primaires. Il s'agissait pour les deux d'appeler les militants à se rassembler.
"Unity (unité) n'est pas seulement un très joli endroit, c'est un sentiment merveilleux", a lancé d'entrée Hillary Clinton, qui avait pris l'avion avec Barack Obama en échangeant nombre de marques amicales pour les photographes.
L'école primaire du village du New Hampshire (nord-est), qui compte 1100 âmes, "et encore, en comptant toutes les vaches", selon un habitant, devait accueillir quelque 2500 militants démocrates venus de toute la région. Le thème officiel du rassemblement: "S'unir pour le changement".
C'est la première réunion publique de l'ex-Première dame et du sénateur de l'Illinois, depuis que le 3 juin M. Obama s'est adjugé l'investiture démocrate. Dès jeudi soir, les deux anciens rivaux se sont retrouvés pour une réunion empreinte d'émotion avec des bailleurs de fonds dans un grand hôtel de Washington.
Barack Obama a signé un chèque de 2300 dollars (le maximum autorisé par la loi) pour aider Mme Clinton à éponger ses dettes de campagne, évaluées à 22,5 millions de dollars, dont 11,4 millions puisés dans sa fortune personnelle.
Beaucoup d’Américains veulent croire qu’il pourra être un véritable agent du changement (de la gauche, bien sûr). D’autres, tout aussi nombreux, craignent qu’il ne soit finalement juste un politicien comme un autre, maître dans l’art du «recentrage». «Barack Obama sera-t-il le Ronald Reagan de la gauche, un président qui a profondément transformé le pays ? Ou sera-t-il juste un autre Bill Clinton ? […] A ce stade, il a l’air définitivement clintonien.» Paul Krugman, le célèbre économiste chroniqueur du New York Times, résume le sentiment général qui prévaut à l’égard du candidat démocrate à la Maison Blanche depuis qu’il a décroché la nomination de son parti. Les derniers revirements de Barack Obama alimentent toutes les chroniques.
Port d’armes. Ce fut d’abord sa décision de renoncer aux fonds publics - et plafonnés - pour financer sa campagne électorale, préférant au contraire continuer à lever des contributions privées sans limite de plafond. La semaine dernière, il a salué la décision de la Cour suprême qui a confirmé le droit de chacun de posséder et de porter une arme à feu, invalidant ainsi une loi de la capitale fédérale, Washington, qui interdisait depuis 1976 le port d’armes à ses résidents. «J’ai toujours pensé que le deuxième amendement [de la Constitution] protège le droit des individus à porter une arme, mais je m’identifie aussi avec le besoin des communautés minées par la criminalité qui cherchent à protéger leurs enfants de la violence», déclarait Barack Obama. Quelques mois plus tôt, pourtant, il affirmait que les Etats et les villes ont le droit d’adopter leurs propres législations en matière de port d’armes. Il fut pendant plusieurs années membre de la fondation Woods, à Chicago, dont l’un des buts est de limiter la circulation des armes à feux dans les centres urbains.
La semaine dernière, encore, Barack Obama s’est dit en faveur d’une loi accordant rétroactivement l’immunité aux compagnies de télécommunications ayant participé aux écoutes électroniques de citoyens américains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Pendant la campagne, le sénateur de l’Illinois avait dit son opposition à cette loi. Cette seconde volte-face lui a valu un concert de critiques à la gauche de son parti. Plusieurs associations, dont MoveOn.org et Blue America PAC l’ont prié de revoir sa position. Si ce recentrage (certains parlent d’hypocrisie) lui vaut des grimaces à gauche, la majorité des commentateurs ne s’en étonnent guère. Les élections se gagnent au centre de l’échiquier politique. «Soyons honnêtes, c’est soit Obama, soit John McCain. Nous n’avons pas vraiment le choix», admettait Markos Moulitsas Zuniga, fondateur du Daily Kos, un site de gauche influent, sur la chaîne MSNBC. Le repositionnement s’explique aussi bien par la nécessité de regagner les électeurs plus modérés d’Hillary Clinton (ils sont encore près de 20 % à vouloir voter pour John McCain) que les indépendants qui pourraient se laisser séduire par l’image de franc-tireur du candidat républicain, même si ce dernier a opéré un sérieux virage à droite pour ne pas s’aliéner la base conservatrice du parti républicain.
Si les supporters de la première heure de Barack Obama s’accommodent tant bien que mal du nouveau pragmatisme de leur candidat, la droite, elle, s’est enfilée dans la brèche, profitant de l’aubaine ainsi offerte. «Saint Barack était un mirage», titre la très conservatrice National Review. Son chroniqueur, Peter Wehner, qui admet avoir été impressionné par Obama en début de campagne, écrit : «I l nous a été vendu comme un post-tout (post-partisan, post-idéologique, post-racial et post-étiquette). Si cela disparaît, alors Obama ne sera plus perçu que comme un sénateur très libéral [progressiste, ndlr] et comme une sorte de fraudeur. Ceci pourrait être suffisant pour le battre.»
Détruire. Pour l’heure, Barack Obama continue de devancer John McCain dans les sondages, y compris dans les Etats clefs indispensables que sont la Pennsylvanie et l’Ohio. Mais les républicains savent qu’ils tiennent un os. Quel meilleur argument que de détruire l’image sur laquelle Obama a bâti toute sa campagne : celle d’un agent du changement, au-dessus des querelles partisanes et promettant de toujours dire la vérité à ses concitoyens ?
Liberation
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SAIF1984 Muqaddam (مقدم)
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Les rivaux John McCain et Barack Obama, en janvier 2007. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
La situation économique est devenue la première préoccupation des électeurs. Barack Obama et John McCain revoient certains de leurs engagements.
Le vent de récession qui souffle aux États-Unis favorise Barack Obama. Avec le ralentissement de la croissance, l'envolée des prix de l'essence et la chute de l'immobilier, la confiance des Américains est tombée au plus bas depuis seize ans. Bien plus que la guerre en Irak, la situation économique est devenue la première préoccupation des électeurs. Pour le moment, le candidat démocrate profite de ce mécontentement général pour devancer son rival, John McCain, dans les sondages nationaux.
Trois électeurs sur cinq jugent que le sénateur de l'Illinois est mieux placé que le candidat républicain pour redresser l'économie. Plus de la moitié des électeurs estiment que McCain conduirait la même politique économique que le président Bush. Comme la popularité de ce dernier est tombée à 23 %, si le sénateur de l'Arizona veut gagner en novembre, il lui faut absolument changer cette perception. En matière fiscale, comme sur la question de la réforme du système d'assurance-maladie, par exemple, les Américains sont pour l'instant plus séduits par les solutions proposées par Obama.
Après des mois de campagne pour les primaires, marquées des deux côtés par des slogans populistes souvent caricaturaux, John McCain et Barack Obama entrent enfin dans le vif du sujet. Le temps est venu pour les candidats de préciser leurs positions et d'effacer certaines de leurs contradictions souvent criantes. C'est ainsi que tout à coup Barack Obama est moins virulent à propos de la nécessité de «renégocier» l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Le sénateur de l'Illinois ne parle plus que d'«ouvrir un dialogue» avec le Canada et le Mexique «pour trouver un moyen de faire en sorte que le libre-échange contribue au bien-être de tous».
Le choc pétrolier
On est loin des déclarations enflammées du mois de février, où le candidat démocrate accusait son rival, Hillary Clinton, d'avoir du temps de l'Administration de son époux, fait passer les intérêts des entreprises avant ceux des cols bleus en faisant adopter par un Congrès démocrate l'Alena négocié par le président Bush père.
John McCain est lui aussi contraint de corriger le tir. Le sénateur de l'Arizona a fait campagne pendant des mois pour maintenir en place l'interdiction vieille de vingt-sept ans de pratiquer des forages pétroliers aux abords des côtes américaines. Cette position le distinguait de celle du président Bush. Elle plaisait aux écologistes. Depuis quelques jours, John McCain est obligé d'expliquer pourquoi il a changé de position. L'envolée du prix de l'essence l'a conduit à ce revirement, explique-t-il. Le fait que les sondages révèlent soudainement la popularité de tels forages y est sûrement pour quelque chose. Pour autant, le candidat républicain reste opposé à l'exploration pétrolière dans la réserve arctique de l'Alaska, où les chances de découverte de ressources importantes sont pourtant élevées.
Le dossier de l'éthanol
Le choc pétrolier que connaît l'Amérique force les deux prétendants à la Maison-Blanche à détailler leurs positions en matière de politique énergétique. Sur ce plan, les écologistes, tentés de soutenir Barack Obama, sont troublés par l'appui marqué du sénateur pour les multiples subventions dont bénéficie l'industrie de l'éthanol. Ce carburant distillé à partir du maïs, abondant dans l'Illinois, que Barack Obama représente au Sénat, est en effet beaucoup moins «vert» qu'on a voulu le dire. La culture du maïs nécessite, par exemple, beaucoup d'eau, ce qui épuise les nappes phréatiques de certaines régions. La culture, la récolte et la distribution de l'éthanol ne se font qu'à l'aide de véhicules polluants, gros consommateurs d'hydrocarbures. La consommation d'éthanol artificiellement fixée par le Congrès comme additif de l'essence dope le prix du maïs et réduit les surfaces cultivées consacrées à d'autres denrées.
S'il est un dossier où John McCain a osé se mettre à dos le lobby agricole du Midwest, c'est bien celui de l'éthanol. Le candidat républicain a toujours dénoncé les régimes de faveur accordés à cette filière, au nom du principe de «liberté du marché». Néanmoins le libéralisme qu'il professe pour que les forces du marché déterminent les meilleures alternatives au pétrole a ses limites. McCain est en effet favorable aux aides à l'industrie nucléaire, dossier sur lequel Obama est plus en retrait. Autant de contradictions qui vont animer le débat d'ici à novembre.
Obama lance un appel à l'électorat féminin, Hillary Clinton à ses côtés
WASHINGTON - Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama, accompagné de son ancienne rivale Hillary Clinton, a lancé jeudi à New York un appel à l'électorat féminin, dont le soutien pourrait s'avérer crucial lors du duel qui l'opposera en novembre au républicain John McCain.
Le sénateur de l'Illinois (nord) a salué Mme Clinton pour "avoir brisé des barrières" lors de la bataille de l'investiture, rendu hommage à sa mère, aujourd'hui décédée, qui l'a élevé seule, et admis se sentir coupable de laisser sa femme Michelle élever ses deux enfants.
"Nous travaillons ensemble, et toutes les femmes dans cette salle travaillent ensemble, il n'est pas possible que nous perdions en novembre", a clamé M. Obama lors d'un meeting baptisé "Les femmes avec Obama" et destiné à lever des fonds de campagne.
"Hillary et moi avons peut être commencé sur des chemins séparés au cours de cette campagne, mais ensemble, nous avons partagé l'expérience de briser des barrières restées érigées depuis la naissance de cette nation", a-t-il dit lors de ce meeting qui a réuni 2.300 personnes dans un hôtel new-yorkais.
Le sénateur a insisté sur les questions qui préoccupent particulièrement l'électorat féminin, accusant notamment John McCain de vouloir interdire l'avortement et insistant sur le problème des inégalités salariales.
"J'ai vu ma femme, Michelle, le pilier de la famille Obama, jongler entre son travail et son rôle de parent avec plus de talent et de grâce que n'importe qui", a dit Barack Obama.
"Mais j'ai aussi vu combien cela la tiraille parfois, comment parfois elle s'inquiète pour son travail quand elle est avec les filles, et s'inquiète pour les filles quand elle est à son travail", a-t-il ajouté.
"C'est quelque chose que j'entends tout le temps de la bouche des parents qui travaillent - en particulier des femmes qui travaillent", a-t-il insisté. De nombreux partisans de Mme Clinton, en particulier des femmes actives de la classe moyenne qui l'ont soutenue avec ferveur lors de la longue bataille des primaires, ont encore du mal à accepter la défaite de leur favorite.
Mais l'ex-Première dame, toujours citée par des experts comme une possible candidate à la vice-présidence, les a appelés à s'unir pour s'assurer que les problèmes qui leur tiennent à coeur soient résolus.
"Je pense que notre rude bataille pour les primaires a été bénéfique pour le parti démocrate", a dit Mme Clinton.
"Barack et moi avons apporté plus d'électeurs que quiconque et nous devons avancer sur cette base et faire venir encore plus de monde au parti démocrate (...) donc je demande votre aide", a-t-elle ajouté.
Barack Obama et Hillary Clinton ont animé ensemble, hier dans un hôtel new-yorkais, une nouvelle réunion de levée de fonds.
Tout en aidant Hillary à payer sa lourde dette de campagne, le porte-drapeau démocrate poursuit sa quête du numéro deux idéal.
Mercredi, Caroline Kennedy a accompagné Barack Obama et Hillary Clinton dans l'avion qui les emmenait de Washington à New York pour solliciter les donateurs démocrates. La fille de l'ancien président assassiné est chargée, avec Eric Holder qui fut ministre adjoint de la Justice sous Bill Clinton, de proposer des noms pour la candidature à la vice-présidence. Le fait que Barack Obama se soit arrêté dans les bureaux de Holder avant son départ pour New York a d'autant plus intrigué les journalistes qui le suivent que plusieurs colistiers pressentis se sont désistés. La liste s'est rétrécie et le nom de Clinton y figure toujours en bonne place. La campagne en duo qui s'ouvre alimente la rumeur. Et si le candidat avait fait son choix ?
Obama s'en défend. Mais mercredi soir, dans un grand hôtel new-yorkais, il n'a pas tari d'éloges sur Hillary devant ses donateurs, qui avaient payé un minimum de 1 000 dollars par personne (2 300 dollars, maximum autorisé, pour les plus nantis). La collecte de fonds était destinée à sa campagne pour la Maison-Blanche. Mais elle avait aussi pour but d'aider son ancienne rivale à combler sa lourde dette contractée pendant la longue campagne des primaires : un trou record de 23 millions de dollars, dont 11 millions prêtés par la candidate vaincue qui n'en exige pas le remboursement.
Reste à trouver 12 millions avant la convention de Denver. C'est beaucoup, même si la tradition veut que le vainqueur des primaires se montre solidaire. Barack Obama a d'ailleurs commis, mercredi soir, un faux pas révélateur du malaise qu'il doit ressentir chez ses donateurs : il a terminé son discours en oubliant de mentionner qu'ils avaient sous leur chaise un formulaire à remplir et à accompagner d'un don en faveur de Hillary. «Le sénateur Clinton a encore quelques dettes comme j'aurais pu en avoir si je n'avais pas gagné. Alors, vous savez ce qu'il faut faire», expliqua-t-il en revenant sur le podium une minute plus tard.
Le prix de l'unité
Les deux protagonistes ont beau prêcher l'union et la réconciliation, le renflouement des caisses de Hillary se fait lentement : seuls 100 000 dollars avaient été recueillis avant mercredi. Dans le camp de l'ancienne première dame, on s'étonne par ailleurs qu'Obama n'ait pas sollicité son armée de donateurs modestes, dont les contributions de 5 ou 10 dollars pèsent quand elles sont multipliées par 1,5 million.
L'opération serait délicate si l'on en juge par les réactions au courriel d'un partisan d'Obama sollicitant des envois de chèques à Clinton. «Pourquoi devrais-je aider au remboursement de la dette que Hillary a amassée simplement pour continuer à nuire au sénateur Obama ?» La question posée par un internaute et rapportée par le New York Times résume un sentiment largement partagé et souvent exprimé en des termes dont le journal précise qu'ils ne sont «pas imprimables».
Entre la faillite d'une campagne perdue et le financement de celle qu'il faut absolument gagner, certains donateurs ont fait leur choix : notamment ceux qui reprochent à Clinton de n'avoir pas su arrêter les frais alors qu'elle avait mathématiquement perdu la course. Mais ils ne se sont pas fait entendre mercredi soir et personne n'a protesté quand Barack a réparé in extremis son oubli quasi freudien. Lui-même et son épouse Michelle avaient précédemment montré l'exemple en remettant chacun un chèque de 2 300 dollars à Hillary.
«Je crois que c'est la chose à faire», commentait ensuite Malore Brown, une ardente supportrice d'Obama venue de Brooklyn et pour qui l'unité a son prix. Une unité qu'Obama et Clinton ont affichée en animant ensemble, hier matin dans un autre hôtel new-yorkais, une nouvelle levée de fonds dans le cadre d'un petit déjeuner placé sous l'égide des «femmes pour Obama». Les deux anciens adversaires ont désormais partie liée : en venant au secours de Hillary, Barack espère récupérer les voix de ses électrices déçues. «Quiconque a voté pour moi a tant en commun avec ceux qui ont voté pour Barack!» a déclaré Hillary hier matin.
Condition nécessaire mais peut-être pas suffisante. Faudra-t-il proposer la vice-présidence à Hillary ? Malore Brown n'irait pas jusque-là mais «Hillary serait un atout dans une administration Obama.»
Le Figaro
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SAIF1984 Muqaddam (مقدم)
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VIDÉO - Pour l'éditorialiste politique de CNN, Bill Schneider, il est tout simplement impossible d'imaginer qu'un républicain accède à la Maison-Blanche, après l'élection de novembre.
Une caricature d'Obama publiée en "une" du "New Yorker" crée la polémique
Réputé de gauche, l'hebdomadaire américain The New Yorker a publié en "une", lundi 14 juillet, une caricature montrant le candidat démocrate, Barack Obama, déguisé en militant islamiste dans le bureau ovale de la Maison Blanche, accompagné de sa femme, Michelle, une Kalachnikov en bandoulière et, avec en arrière-plan, le drapeau américain brûlant dans une cheminée, surplombée par le portrait d'Oussama Ben Laden.
La publication de ce dessin, intitulé "Les politiques de la peur", a provoqué de vives réactions au sein de l'équipe de campagne de M. Obama, qui a reproché à l'hebdomadaire de faire preuve de "mauvais goût".
"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a réagi le directeur de la communication de M. Obama, Bill Burton. Un autre membre de lson équipe de campagne, cité anonymement par ABC, estime qu'il s'agit "d'une des caricatures les plus offensantes qu'un magazine pourrait se permettre de publier".
"Je pense que [cette couverture] reflète les préjugés qui entourent le couple Obama, a expliqué un rédacteur en chef, David Remnick, au Huffington Post. Je ne peux parler des interprétations que peuvent avoir les autres, je dis uniquement que cette couverture combine des idées qui ont été propagées (...) sur le 'manque de patriotisme'" d'Obama. Dans un communiqué, le New Yorker s'est défendu de reprendre la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois, et surtout d'avoir utilisé ces stéréotypes au premier degré.
Et c'est là que ce dernier va montré ses crocs pour clamé haut et fort son anti-islam _________________ Médailles du Forum :
zvenkruger Aqid (عقيد)
Inscrit le : 20 Sep 2007 Messages : 3162 Localisation : Nomade Loisirs : manger du couscous, boire du thé avec cacahuettes :-)
Sujet: Re: USA Vote 2008 Lun 14 Juil - 22:45
Bas comme style, ca montre très bien le vrai visage de l occident, mauvais perdant (enfin ils appliquent la fin justifie les moyens, vice versa...). Franchement si c'est ca la liberté d expression, je préfère la censure dans ce cas! Pour réussir, ca baisse le pantalon, ca couche à droite comme de gauche, ca complote, ca assassine, ca collabore même avec le diable. Et après ca vient parler de valeurs et de démocratie , FOUTAISE! _________________ Médailles du Forum :
Gloire à nos martyrs, que le bon Dieu protège nos anciens Moudjahidines