CHILI - (CHILE) :



Armée Chilienne :
"Ejército de Chile":

L’armée chilienne a eu une influence politique peu égalée sur le continent (c'est moins le cas depuis la dernière réforme constitutionelle). C’est aussi celle qui dispose de la plus forte dotation budgétaire de toute l’Amérique latine, Cuba excepté.
La constitution rédigée en 1980 par les dirigeants de l’armée eux-mêmes imposait la tutelle des militaires sur les institutions politiques selon la théorie de la « démocratie protégée » développé par le général Pinochet.
Les quatre commandant en chef des forces armées (Terre, Marine, Air et Gendarmerie) font partie du COSENA, Conseil de sécurité nationale, (8 membres). La Constitution réserve quatre des 48 sièges du Sénat à des officiers à la retraite. La droite chilienne a bloqué jusqu'ici toute tentative de révision de la Constitution.
En 2006, la constitution a été réformée pour autoriser le chef de l’Etat à limoger éventuellement les chefs d’état-major des armées et pour supprimer les pouvoirs du Conseil national de sécurité (dominé par les militaires).
Ses effectifs, son coût :
140 000 hommes (dont 100 000 pour l’armée de terre, 26 000 pour la marine et 13 000 pour l’armée de l’air). Ce chiffre ne prend pas en compte les carabiniers et le personnel des entreprises dépendant de l’armée.
Les ressources de l’armée proviennent pour 75 % du budget public et pour 25 % du cuivre (l’armée perçoit en effet 10 % des ventes de cuivre réalisé à l’étranger par la Codelco, l’entreprise publique qui exploite ce minerai, la grande richesse du Chili).
Les dépenses de l’armée représentent 4,25 % du PIB. Une proportion considérable pour un pays qui n’a pas connu de guerre depuis plus d’un siècle et qui ne connaît aucune véritable menace de son voisinage immédiat.
L’armée est également très liée au monde des affaires, elle est impliquée dans la création de sociétés financières illégales… plusieurs affaires ont défrayé la chronique notamment celle impliquant le fils aîné du général Pinochet à qui l’armée avait racheté une société en faillite pour trois millions de dollars.
Fuerza Aérea de Chile :
Elle possède 10 avions F-16C/D (Block 50+) en 2006, auxquels s’ajoutent 28 F-16A/B de seconde main venant de la Force Aérienne Royale néerlandaise.
F-16C/D (BLOCK 50+) :





First Chilean F-16 during the roll-out ceremony at Lockheed-Martin on April 14th, 2005.



F-16A/B (BLOCK 20):












































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