Sujet: Belgique scission ou union? Sam 10 Nov - 10:58
Selam,
«En Belgique, un point de non-retour a été franchi»
Mercredi, tous les partis flamands, de l’extrême droite du Vlaams Belang aux socialistes de SPA-spirit, à l’exception des Verts (Groen!), ont voté, en commission parlementaire, en faveur de la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Les députés francophones, eux, ont quitté la salle avant le vote sous les quolibets de leurs collègues.
Cet arrondissement permet à environ 120 000 à 150 000 francophones vivant en Flandre, mais en périphérie de la région de Bruxelles capitale (seule région officiellement bilingue mais en réalité francophone à 85 ou 90 %), de voter pour des partis francophones et d’être jugés dans leur langue. Les Flamands veulent ainsi assurer l’unité linguistique et politique de leur région et, pour ce faire, ils n’ont pas hésité à imposer, pour la première fois, leur volonté à la minorité francophone du pays (40 %).
Au 152e jour de la crise politique la plus longue qu’ait connue la Belgique, le politologue Vincent de Coorebyter, directeur général du Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp), analyse la portée de ce vote.
Un tabou a-t-il été brisé ?
Ce vote, bloc flamand contre bloc francophone, est une première. Même si la scission ne sera pas effective en l’état, car il existe des mécanismes constitutionnels permettant d’éviter qu’une majorité flamande adopte des lois grâce à sa seule majorité numérique contre la volonté de la minorité francophone. Mais un tabou a été brisé et un point de non-retour franchi du point de vue de la mémoire collective. Les conséquences peuvent aussi être politiques : si, après cette démonstration de force, les Flamands obtiennent, par la négociation, un résultat satisfaisant sur BHV, ils pourraient être tentés d’utiliser le chantage à la survie de la Belgique dans d’autres circonstances.Car le chantage est là : si les Francophones ne passent pas par les conditions flamandes, il n’y aura plus de fédération belge.
Pourquoi les Flamands veulent-ils absolument scinder BHV ?
Les Flamands n’ont jamais accepté la présence de plus en plus grande de francophones, à la fois dans la région de Bruxelles-capitale, mais aussi autour de la capitale, dans des communes flamandes. C’est ce que les Flamands appellent la «tâche d’huile» francophone qui, à partir de Bruxelles, grignote le territoire de la Flandre. Tous les droits que la minorité francophone possède dans cette périphérie sont interprétés comme un encouragement à rester et à s’y installer. D’où la lutte flamande pour restreindre ces droits.
Le but est d’obtenir une homogénéité linguistique du territoire. Mais il y a un autre enjeu dans cette affaire : en cas de scission de la Belgique, un scénario présent dans l’esprit d’un certain nombre de Flamands, il faudra tracer une frontière. En droit international, lorsqu’un Etat se scinde, a priori les nouvelles frontières sont calquées sur les frontières administratives internes. Or, s’il y a bien une région flamande et une frontière linguistique, cette dernière est traversée, avec BHV, par une circonscription électorale et judiciaire bilingue qui couvre une partie de la Flandre.
Dans l’état actuel du droit, il ne va pas de soi que BHV et surtout les six communes de la périphérie où les francophones sont globalement majoritaires appartiendraient automatiquement à la Flandre. Si on scinde BHV, la frontière électorale et judiciaire épousera la frontière de la région flamande. C’est aussi pour cela que les francophones résistent.
La formation d’un gouvernement est-elle compromise ?
Personne, parmi les quatre partis, flamands et francophones, qui négocient actuellement, n’a tiré la conclusion qu’il fallait arrêter de négocier après le vote de mercredi. Mais cela va prendre du temps. Cette majorité entre démocrates-chrétiens et libéraux, si elle voit le jour, ne sera pas née sous les meilleurs auspices. Personne ne peut exclure des élections anticipées en juin 2009, date des prochaines régionales. Ce qui s’est passé mercredi fragilise, en tous les cas, l’avenir de la Belgique. _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 12:14
Citation:
Le Flamand Yves Leterme prend les commandes de la Belgique avec une crédibilité déjà écornée
Yves Leterme aura mis deux cent quatre-vingt-trois jours à réaliser son souhait : devenir le premier ministre du royaume de Belgique. Jeudi 20 mars à midi, le leader des chrétiens-démocrates flamands a officiellement prêté serment et s'est vu remettre les clés du 16, rue de la Loi, le cabinet du chef du gouvernement, par son prédécesseur, Guy Verhofstadt. Il y a plus de neuf mois que la Belgique a voté.
Les conditions de cette succession ne sont pas celles dont avait sans doute rêvé le leader flamand, fragilisé par de récents problèmes de santé. Il avait obtenu, mardi, à l'arraché, un accord politique – non chiffré – entre les cinq partis qui composent sa coalition. Il devait encore négocier pied à pied, jeudi matin, la répartition des portefeuilles avec ses partenaires, peu enclins à faire des concessions à un homme qui n'a pas ménagé ses critiques à leur égard. Trois d'entre eux (PS francophone, libéraux francophones et libéraux flamands) sont issus de la majorité sortante, la "coalition violette" de M.Verhofstadt.
Tiraillé entre gauche, centre et droite, le gouvernement est déjà décrit comme "le plus mauvais de tout le temps" par le quotidien De Standaard. Le Soir évoque "Le TerneIer", De Morgen estime que son programme s'apparente plus à "une carte de Nouvel An" qu'à un accord sérieux.
L'opinion paraît ne pas s'y tromper. Un sondage de la chaîne privée VTM a confirmé tous les autres, mercredi : 63 % des Belges n'ont pas confiance dans le nouveau gouvernement et 43 % d'entre eux prévoient qu'il chutera cet été, lorsqu'il s'agira de négocier la réforme de l'Etat promise à ses électeurs flamands par M. Leterme. En Wallonie, seul un citoyen sur cinq croit en l'avenir de la coalition.
S'il paraît garder la confiance de plus de 40 % des Flamands, le premier ministre est très impopulaire chez les francophones. Sans doute parce qu'il a échoué deux fois, en juillet et en novembre 2007, à former une équipe ministérielle. Mais surtout parce qu'il a multiplié les bévues. En 2006, il avait déclaré que les francophones n'étaient sans doute pas "en état intellectuel" d'apprendre le néerlandais. Quant à l'arrondissement bilingue de Bruxelles, il suffisait de "cinq minutes de courage politique" pour le scinder, affirmait-il, confortant la vision des Flamands radicaux.
Par la suite, il a confondu La Marseillaise et La Brabançonne, l'hymne national belge, comparé la chaîne publique RTBF à la Radio Mille-Collines, qui déclencha le génocide au Rwanda, ou estimé que peu de choses unissaient encore les Belges, hormis "le roi, le football et certaines bières". Le fait que son père soit wallon ou qu'il soit supporteur de l'équipe de football du Standard de Liège ne suffit plus à corriger son image désastreuse.
Bruxellois et Wallons s'inquiètent aussi de l'alliance qu'il a forgée avec les autonomistes de Nouvelle Alliance flamande. Garante des trois succès électoraux du parti chrétien-démocrate depuis 2003, la NVA compte accroître sa pression pour une régionalisation poussée.
M. Leterme saura-t-il éviter cet écueil ? Beaucoup estiment qu'il ne possède ni la capacité de décision de Jean-Luc Dehaene, ni la créativité de Guy Verhofstadt, ses prédécesseurs. Un de ses proches corrige : "Il n'aime ni le superflu, ni les débats inutiles, mais il va étonner."
Le Monde
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massinissa75 Banni Définitivement
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Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 13:47
la belgique d'aujourd'hui offre un spectacle rejouissant, que ces gros fachos de wallons se fassent traiter comme des immigrés par les flamands, c'est de la pure joie !!
vive les blagues belges !!
soudard Musaïd Awal (مساعد أول)
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Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 14:01
En tant que breton ça me fait aussi sourire de voir comme les francophones réclament quand ils sont minoritaires,les droits qu'ils leur refusent là où ils sont majoritaires.... Il y a 60 % de flamands en Belgique, et les francophones ont toujours le droit d'utiliser leur langue dans leur zone. Les flamands de France eux, sont scolarisés entièrement ne français et n'ont le droit de parler leur langue qu'au bistrot ou dans la rue. E t du temps de la colonisation l'arabe était enseigné comme "langue étrangère" en Algérie !
zorsines Stariji Vodnik (armée Serbe)
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Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 15:07
les flamands vont prendre quand leur independance _________________ Médailles du Forum : ==La révolution par le peuple et pour le peuple== ==Seule la solidarité sauve les Serbes==
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 17:42
mdrrr
c'est vrai l'autre parle l'hollandais l'autre le francais mdrrr _________________ Médailles du Forum : ==La révolution par le peuple et pour le peuple== ==Seule la solidarité sauve les Serbes==
soudard Musaïd Awal (مساعد أول)
Inscrit le : 17 Avr 2007 Messages : 698
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 18:00
Ils ont montré que l'on peut longtemps se passer de gouvernement, ce qui rend les hommes politiques modestes.... sinon, Zorsines, parler plusieurs langues dans un pays peut fonctionner bien, le Canada ou la Suisse marchent comme ça...
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 19:51
hé bien au canada le québec a plusieurs fois fait des menace de césséssion donc pour moi non il faut une langue national officel qui doit étre parle par toute la population et en seconde position des langue officiel régional , autrement ça ne peut que débouché sur des tention voir des conflit le meilleur exemple c'est le kosovo et la belgique , ukraine car tout simplement il y aura toujours des illuminé qui penseront que leur étini est meilleur que une autre que c'est l'autre qui devrait parle ça langue pas elle ....ect _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Jeu 20 Mar - 21:54
scorpion-rouge35 a écrit:
ils sont entrain de détruire leur pays pour des histoire complétement débile !!
c'est ce qu'ils veulent, le but recherché, ils ne considerent pas la belgique comme leur pays, que la flandre soit independante et que la wallonie integre la france, comme ça tout le monde sera content, de gaulle a fait l'erreur de refuser la wallonie en 45.
soudard Musaïd Awal (مساعد أول)
Inscrit le : 17 Avr 2007 Messages : 698
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Ven 21 Mar - 9:47
Le nombre de wallons qui ont envie d'être français est proche du ridicule... La Belgique est beaucoup plus solide qu'on ne veut bien le croire, simplement,elle va faire comme la Suisse avec deux régions complètement autonomes et pas seulement pour des raisons linguistiques. Je signale en passant qu'en Wallonie, il y a une région d langue allemande où l'allemand est langue officielle sans que ça pose problème. L'idéal serait un bilinguisme sur la Belgique, mais la Wallonie n'a jamais accepté ça. C'est pour ça que beaucoup de fonctionnaires fédéraux sont flamands parce que eux apprennent le français (les fonctionnaires fédéraux, officiers, etc.. doivent parler les deux langues)
chuck norris Musaïd Awal (مساعد أول)
Inscrit le : 15 Déc 2007 Messages : 615
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Ven 21 Mar - 11:32
"Le nombre de wallons qui ont envie d'être français est proche du ridicule..."
je n'ai pas dit que les wallons étaient pour, j'ai dis que c'était la meilleure solution pour tout le monde, en tout cas le problème aurait pu etre reglé en 45.
Sujet: Re: Belgique scission ou union? Sam 22 Mar - 13:34
Citation:
Belgique: une ministre craint le "chaos" en cas de chute du gouvernement
BRUXELLES - Joëlle Miquet, vice-Premier ministre belge francophone, craint un "chaos institutionnel gravissime" en cas de chute prématurée du gouvernement d'Yves Leterme, à qui la Chambre des députés doit accorder samedi la confiance mais dont chacun souligne déjà la fragilité.
"Nous nous trouvons dans une crise d'Etat immensément profonde, avec un équilibre fragile, avec un gouvernement fédéral condamné à réussir... S'il échoue en juillet, je crains un chaos institutionnel gravissime", a déclaré Mme Milquet, chargée de l'Emploi, dans un entretien au journal Le Soir.
"C'est la première fois que l'existence même de l'Etat est sur la table aussi brutalement, que l'option d'une séparation est aussi réelle, au point que les francophones en arrivent à se préparer", explique encore Joëlle Milquet.
Le gouvernement du chrétien-démocrate flamand Yves Leterme a prêté serment jeudi, neuf mois et demi après les élections législatives du 10 juin 2007. Les députés devraient sans surprise lui accorder leur confiance samedi en fin d'après-midi.
Si l'arrivée du gouvernement met formellement fin à la longue crise qui a ébranlé le pays, il ne règle en rien les problèmes de fond entre les néerlandophones, qui réclament qu'une réforme de l'Etat accorde une plus grande autonomie pour la Flandre, et des francophones qui y sont opposés.
Le plus grand parti flamand de la majorité, celui d'Yves Leterme, a averti qu'il jugerait à la mi-juillet si les avancées en matière de régionalisation sont suffisantes avant de décider s'il continue à soutenir le gouvernement.
Mme Milquet, qui avec l'Emploi détient justement l'une des compétences que les Flamands veulent en priorité faire passer du giron fédéral à celui des régions, a posé samedi les limites à ne pas franchir lors de la prochaine négociation.
"Pas question de toucher au coeur de la Sécu, au droit du travail, à la concertation sociale,...", a-t-elle dit.
Dans un entretien à un autre quotidien francophone, La Libre Belgique, publié samedi, Yves Leterme tente de rassurer: "Il ne s'agit pas de démanteler l'Etat belge mais de bien faire évoluer les institutions au bénéfice du citoyen".
Alors que, selon un sondage, 90% des francophones ne lui font pas confiance, il insiste: "J'essayerai d'être un bon Premier ministre pour tous les Belges".
Dans la presse néerlandophone, le député chrétien-démocrate flamand Tony Van Parijs se montrait toutefois pessimiste.
"Nous serons loyaux jusqu'au 15 juillet. Mais pour la majorité d'entre nous (les députés de son parti, ndlr), il est déjà certain que cela n'ira pas. La Belgique a un problème structurel. Il n'est plus possible de trouver un accord dans ce pays. C'est la vérité", explique M. Van Parijs.