
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | | La nouvelle diplomatie turque? | |
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| Auteur | Message |
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Asitane Arif Awal (عريف أول)

Messages: 284 Inscription: 15/09/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Dim 1 Nov - 10:13 | |
| | Citation: | au 16éme siècle suleyman el kanuni projetais d'arabiser la Turquie pour sceller son destin a l'islam et garantir une assise solide pour conquérir l'Europe mais son projet disparut apres sa mort |
En voilà une affirmation quelque peu surprenante. Bien en désaccord avec ce que l’on sait sur l’Empire et Kanuni Sultan Süleyman. D’autant plus que la cour ottomane était plus influencée par la Perse à l’époque que par la culture arabe. _________________ « Si tout semble bien marcher, vous avez forcément négligé quelque chose. » Loi de Murphy
Jésus Chist est né en 1940 avant Chuck Norris.
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|  | | Juba2000 Arif (عريف)

Messages: 151 Age: 26 Inscription: 15/09/2009 Médailles du Forum: 
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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Dim 1 Nov - 10:32 | |
| une question se pose : les arabes veulent ils d’une turquie qui change de doctrine, d’alliance, et d’avis comme une girouette ? peut etre bien que non... la chine apparait bien plus interressante, la turquie aura passé le 20eme siecle a se faire rouler dans la farine par les occidentaix, a se payer de phrases et de promesses arrivé au 21eme siecle elle est encore moins importante, encore moins respectee, et encore moins modele a suivre esperons que le 21eme siecle sera different... |
|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 7934 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Sam 7 Nov - 16:09 | |
| | Citation: | Ankara se veut un pôle de "stabilité régionale"
Ahmet Davutoglu, ministre turc des affaires étrangères, entame, vendredi 6 novembre, une visite en France, la première depuis son entrée en fonctions en mai 2009. Il devait être reçu vendredi par son homologue, Bernard Kouchner, alors que les relations bilatérales sont contrariées par l'opposition de la France à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE). Le différend européen sera au menu des discussions. Les deux pays évoqueront également les développements récents au Moyen-Orient et en Afghanistan, terrains sur lesquels M. Davutoglu a multiplié les initiatives ces derniers mois. Architecte de l'ambitieuse diplomatie turque qualifiée de "néo-ottomane", lorsqu'il était conseiller du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, puis comme ministre, il met en oeuvre sa théorie du "zéro problème avec ses voisins" et donne à la Turquie une nouvelle dimension régionale.
Quelles relations peuvent entretenir la Turquie et la France, son principal opposant à l'entrée dans l'UE ?
Depuis le XVIe siècle, nous avons une relation forte avec la France. Aucune autre nation en Europe ne peut aussi bien comprendre l'importance de la Turquie. Aujourd'hui encore, la France et la Turquie ont de l'influence dans des régions identiques. Une véritable coopération pourrait lancer une nouvelle dynamique en Méditerranée, en Afrique du Nord, dans le Caucase ou au Moyen-Orient. Ce serait aussi un avantage pour l'UE. C'est pourquoi toutes les incompréhensions, les erreurs de perception parfois exprimées en France n'ont aucun fondement, ni historique ni politique.
Espérez-vous modifier le point de vue de Paris sur l'adhésion ?
La valeur de référence de l'UE, c'est le respect des engagements : pacta sunt servanda. C'est grâce à ce principe que l'UE est devenue un pôle d'attraction. Si elle le perd, elle perd toute sa légitimité. Si vous enlevez cette pierre angulaire de l'édifice européen, en raison de préjugés sur la Turquie, alors vous allez affaiblir l'UE plus que la Turquie. Nous n'attendons aucune faveur, aucun traitement privilégié. Seulement le respect des engagements. Sans une volonté politique forte de notre gouvernement, nous aurions pu arrêter le processus en entendant les discours de certains de nos amis européens prétendant que la Turquie n'est pas européenne ou qu'elle n'a pas vocation à être membre... Personne ne peut nous imposer une option telle que le partenariat privilégié. Ce genre d'alternative n'a jamais été avancé à propos d'un autre pays candidat.
La question chypriote reste le principal point de blocage. Allez-vous ouvrir vos ports et vos aéroports aux Chypriotes grecs, comme le réclame Bruxelles ?
Non, ce ne serait pas juste. En 2004, les Chypriotes grecs ont rejeté le plan de paix de Kofi Annan, soutenu par l'UE. En prime, ils ont obtenu de ce rejet l'adhésion à l'UE ! Les Chypriotes turcs, eux, ont voté pour la paix et ont accepté le plan. Mais ils ont été punis par un isolement. La promesse européenne de permettre le commerce direct pour les Chypriotes turcs n'a pas été tenue. Contrairement à l'Arménie, on ne voit pas, avec Chypre, une détermination à avancer vers la paix. Depuis un an, les deux leaders de l'île se sont rencontrés cinquante fois. Mehmet Ali Talat (le président chypriote turc) pousse pour un accord de paix d'ici au mois d'avril. De l'autre côté, (les Chypriotes grecs) ne veulent pas accélérer le processus. On ne peut pas faire la paix tout seul, il faut un partenaire fort. En 2004, ils ont manqué une occasion historique en rejetant le plan Annan. Nous espérons qu'ils ne vont pas en laisser passer une deuxième.
La diplomatie turque s'est montrée très active sur de nombreux fronts ces derniers mois. Quel est l'objectif ?
Le 1er octobre, j'étais à Bruxelles avec José Manuel Barroso et Olli Rehn (président de la Commission européenne et commissaire à l'élargissement). J'ai déclaré qu'octobre serait "le mois de la paix" pour la diplomatie turque. Nous avons lancé plusieurs initiatives : dans les Balkans entre la Serbie et la Bosnie, dans le Caucase, en signant un accord avec l'Arménie, en Syrie, et en Irak où, il y a quelques jours, j'étais avec Massoud Barzani, président de la région kurde du nord de l'Irak... Tout cela suit un seul et même objectif : la paix. Notre intérêt est de créer une zone de stabilité et de prospérité dans la région. Nous voulons éliminer toute tension entre nos voisins et nous, mais aussi entre nos voisins eux-mêmes. D'où notre médiation entre la Syrie et Israël, ou entre la Syrie et l'Irak. Avec le chaos en Irak ou ailleurs à ses portes, la Turquie ne peut pas être un pays sûr et stable.
La Turquie a-t-elle encore la confiance d'Israël pour être médiateur avec la Syrie après les récentes tensions turco-israéliennes ?
J'en suis certain. Ils savent très bien avec quelle honnêteté nous avons rempli notre mission de médiation l'an dernier. Une alliance avec un pays n'empêche pas de le critiquer lorsqu'il commet une erreur. Oui, nous avons critiqué Israël pour les bombardements de Gaza. Nous critiquerons de la même manière n'importe quel pays qui commettrait une attaque de ce type. Cela ne veut pas dire que nous changeons d'objectif dans la région.
La Turquie n'est-elle pas en train de changer d'axe diplomatique, de tourner le dos à l'Occident pour se tourner vers l'Est ?
Non. La politique étrangère turque est structurée par des piliers : les relations avec l'OTAN et la candidature à l'UE. Ce sont les liens internationaux les plus forts pour la Turquie. Mais, dans le même temps, la Turquie est un pays à géographie multidimensionnelle. Est-ce anormal d'améliorer ses relations avec ses voisins ? Nous normalisons nos rapports avec la Syrie, avec qui nous étions au bord de la guerre il y a dix ans, comme avec l'Arménie. Pourquoi ne nous reproche-t-on pas de regarder vers l'Est quand il s'agit de l'Arménie ? Elle se trouve pourtant plus à l'est que la Syrie. Certains Occidentaux ont encore cette vision que si nous nous rapprochons d'un pays chrétien, c'est positif, si nous nous rapprochons d'un pays musulman, c'est un changement de cap diplomatique... Non ! Tout le monde peut vivre en paix, côte à côte. Ces efforts sont compatibles avec les valeurs européennes, avec l'expérience de l'UE. La paix, la coexistence culturelle, le pluralisme, la stabilité... Ce sont nos valeurs communes avec les Européens.
Propos recueillis par Guillaume Perrier
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/06/ankara-se-veut-un-pole-de-stabilite-regionale_1263654_3214.html |
_________________  |
|  | | Juba2000 Arif (عريف)

Messages: 151 Age: 26 Inscription: 15/09/2009 Médailles du Forum: 
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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Sam 7 Nov - 18:07 | |
| | Seyyid Battal Ghazi a écrit: | | Citation: | Ankara se veut un pôle de "stabilité régionale"
Ahmet Davutoglu, ministre turc des affaires étrangères, entame, vendredi 6 novembre, une visite en France, la première depuis son entrée en fonctions en mai 2009. Il devait être reçu vendredi par son homologue, Bernard Kouchner, alors que les relations bilatérales sont contrariées par l'opposition de la France à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE). Le différend européen sera au menu des discussions. Les deux pays évoqueront également les développements récents au Moyen-Orient et en Afghanistan, terrains sur lesquels M. Davutoglu a multiplié les initiatives ces derniers mois. Architecte de l'ambitieuse diplomatie turque qualifiée de "néo-ottomane", lorsqu'il était conseiller du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, puis comme ministre, il met en oeuvre sa théorie du "zéro problème avec ses voisins" et donne à la Turquie une nouvelle dimension régionale.
Quelles relations peuvent entretenir la Turquie et la France, son principal opposant à l'entrée dans l'UE ?
Depuis le XVIe siècle, nous avons une relation forte avec la France. Aucune autre nation en Europe ne peut aussi bien comprendre l'importance de la Turquie. Aujourd'hui encore, la France et la Turquie ont de l'influence dans des régions identiques. Une véritable coopération pourrait lancer une nouvelle dynamique en Méditerranée, en Afrique du Nord, dans le Caucase ou au Moyen-Orient. Ce serait aussi un avantage pour l'UE. C'est pourquoi toutes les incompréhensions, les erreurs de perception parfois exprimées en France n'ont aucun fondement, ni historique ni politique.
Espérez-vous modifier le point de vue de Paris sur l'adhésion ?
La valeur de référence de l'UE, c'est le respect des engagements : pacta sunt servanda. C'est grâce à ce principe que l'UE est devenue un pôle d'attraction. Si elle le perd, elle perd toute sa légitimité. Si vous enlevez cette pierre angulaire de l'édifice européen, en raison de préjugés sur la Turquie, alors vous allez affaiblir l'UE plus que la Turquie. Nous n'attendons aucune faveur, aucun traitement privilégié. Seulement le respect des engagements. Sans une volonté politique forte de notre gouvernement, nous aurions pu arrêter le processus en entendant les discours de certains de nos amis européens prétendant que la Turquie n'est pas européenne ou qu'elle n'a pas vocation à être membre... Personne ne peut nous imposer une option telle que le partenariat privilégié. Ce genre d'alternative n'a jamais été avancé à propos d'un autre pays candidat.
La question chypriote reste le principal point de blocage. Allez-vous ouvrir vos ports et vos aéroports aux Chypriotes grecs, comme le réclame Bruxelles ?
Non, ce ne serait pas juste. En 2004, les Chypriotes grecs ont rejeté le plan de paix de Kofi Annan, soutenu par l'UE. En prime, ils ont obtenu de ce rejet l'adhésion à l'UE ! Les Chypriotes turcs, eux, ont voté pour la paix et ont accepté le plan. Mais ils ont été punis par un isolement. La promesse européenne de permettre le commerce direct pour les Chypriotes turcs n'a pas été tenue. Contrairement à l'Arménie, on ne voit pas, avec Chypre, une détermination à avancer vers la paix. Depuis un an, les deux leaders de l'île se sont rencontrés cinquante fois. Mehmet Ali Talat (le président chypriote turc) pousse pour un accord de paix d'ici au mois d'avril. De l'autre côté, (les Chypriotes grecs) ne veulent pas accélérer le processus. On ne peut pas faire la paix tout seul, il faut un partenaire fort. En 2004, ils ont manqué une occasion historique en rejetant le plan Annan. Nous espérons qu'ils ne vont pas en laisser passer une deuxième.
La diplomatie turque s'est montrée très active sur de nombreux fronts ces derniers mois. Quel est l'objectif ?
Le 1er octobre, j'étais à Bruxelles avec José Manuel Barroso et Olli Rehn (président de la Commission européenne et commissaire à l'élargissement). J'ai déclaré qu'octobre serait "le mois de la paix" pour la diplomatie turque. Nous avons lancé plusieurs initiatives : dans les Balkans entre la Serbie et la Bosnie, dans le Caucase, en signant un accord avec l'Arménie, en Syrie, et en Irak où, il y a quelques jours, j'étais avec Massoud Barzani, président de la région kurde du nord de l'Irak... Tout cela suit un seul et même objectif : la paix. Notre intérêt est de créer une zone de stabilité et de prospérité dans la région. Nous voulons éliminer toute tension entre nos voisins et nous, mais aussi entre nos voisins eux-mêmes. D'où notre médiation entre la Syrie et Israël, ou entre la Syrie et l'Irak. Avec le chaos en Irak ou ailleurs à ses portes, la Turquie ne peut pas être un pays sûr et stable.
La Turquie a-t-elle encore la confiance d'Israël pour être médiateur avec la Syrie après les récentes tensions turco-israéliennes ?
J'en suis certain. Ils savent très bien avec quelle honnêteté nous avons rempli notre mission de médiation l'an dernier. Une alliance avec un pays n'empêche pas de le critiquer lorsqu'il commet une erreur. Oui, nous avons critiqué Israël pour les bombardements de Gaza. Nous critiquerons de la même manière n'importe quel pays qui commettrait une attaque de ce type. Cela ne veut pas dire que nous changeons d'objectif dans la région.
La Turquie n'est-elle pas en train de changer d'axe diplomatique, de tourner le dos à l'Occident pour se tourner vers l'Est ?
Non. La politique étrangère turque est structurée par des piliers : les relations avec l'OTAN et la candidature à l'UE. Ce sont les liens internationaux les plus forts pour la Turquie. Mais, dans le même temps, la Turquie est un pays à géographie multidimensionnelle. Est-ce anormal d'améliorer ses relations avec ses voisins ? Nous normalisons nos rapports avec la Syrie, avec qui nous étions au bord de la guerre il y a dix ans, comme avec l'Arménie. Pourquoi ne nous reproche-t-on pas de regarder vers l'Est quand il s'agit de l'Arménie ? Elle se trouve pourtant plus à l'est que la Syrie. Certains Occidentaux ont encore cette vision que si nous nous rapprochons d'un pays chrétien, c'est positif, si nous nous rapprochons d'un pays musulman, c'est un changement de cap diplomatique... Non ! Tout le monde peut vivre en paix, côte à côte. Ces efforts sont compatibles avec les valeurs européennes, avec l'expérience de l'UE. La paix, la coexistence culturelle, le pluralisme, la stabilité... Ce sont nos valeurs communes avec les Européens.
Propos recueillis par Guillaume Perrier
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/06/ankara-se-veut-un-pole-de-stabilite-regionale_1263654_3214.html |
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incomprehensible, il dit tout et son contraire
la turquie continue de mendier son adhesion, ca devient pathetique, un peu de dignité de la part de ces diplomates ne pourra pas fair de mal
la turquie a choisi le camp occidental durant la guerre froide, elle ne sert plus a rien aujourdhui, on la remet a sa place
elle ne veut pas voir que apres l'irak, l'iran cest a son tour de passer a la casserole, ses amis sionistes ne revent que de voir un kurdistan independant, et ils ne s'en cachent meme pas
le declin turc continue, nouvelle diplomatie nous dit on..... |
|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Lun 23 Nov - 23:31 | |
| | Citation: | Turquie - Les liaisons dangereuses d’Ankara
La nouvelle Turquie « post-kémaliste » dirigée par le parti islamo-conservateur (AKP) du Premier Ministre Recep Taiyyp Erdogan et du président Abdullah Gül est devenue l’alliée privilégiée de l’Arabie saoudite, de la Syrie et du Soudan.
Cela fait vingt-deux ans que la Turquie a présenté pour la première fois sa candidature à l’Union européenne. Une requête que nombre de partisans d’Ankara motivent par l’ancienneté de l’accord d’association (1963) liant Ankara à l’UE et surtout par le fait que la Turquie est une exception laïque et pro-occidentale au sein du monde musulman. Qu’en est-il exactement ?
En fait, l’accord de 1963 (semblable à celui de 1969 liant l’UE au Maroc et à la Tunisie), n’impliquait aucune promesse d’intégration. Ensuite, lorsqu’Ankara présenta pour la première fois sa demande d’adhésion, sa requête fut refusée par la Commission et par une résolution du 17 juin 1987 du Parlement européen exigeant de la Turquie 4 conditions préalables jamais satisfaites jusqu’à aujourd’hui : – Respect des droits de l’homme. – Reconnaissance du génocide arménien. – Respect et égalité pour les minorités religieuses et ethniques. – Retrait de Chypre et reconnaissance de la république de Chypre. Or vingt-deux ans après la première réponse européenne, si des changements importants ont été réalisés en matière d’harmonisation des lois nationales aux normes européennes, la Turquie n’a pas satisfait aux « 4 critères » de 1987.
Une même haine envers les idéologies laïques
En s’éloignant du modèle kémaliste laïc inauguré en 1924 par Mustapha Kémal Atatürk, la nouvelle Turquie « post-kémaliste » dirigée par le parti islamo-conservateur (AKP) du Premier Ministre Recep Taiyyp Erdogan et du président Abdullah Gül, est devenue l’alliée privilégiée de l’Arabie saoudite, de la Syrie, du Soudan, qu’Ankara refuse de condamner pour génocide (comme l’a décidé la Cour pénale internationale de Rome), et surtout de l’inquiétante République islamique iranienne.
Le parti islamique AKP au pouvoir en Turquie partage en effet ave le président iranien Mahmoud Ahmadinejad une même haine envers les idéologies laïques, comme celle de « l’apostat » Atatürk.
L’AKP et Erdogan ont par ailleurs défendu le Hamas et le Hezbollah lors des opérations israéliennes de l’été 2006 au Liban contre le mouvement chiite pro-iranien et de l’hiver 2008-2009 à Gaza contre le mouvement terroriste palestinien pro-iranien (Hamas).
On a tous en mémoire la sortie violente d’Erdogan contre le président israélien Shimon Perez à Davos, puis les accusations de « génocide des Palestiniens » commis par Israël, relayées par les « médias juifs sionistes du monde entier », propos identiques aux théories judéophobes d’Ahmadinejad et qui ont valu une grande popularité à Erdogan dans les pays d’Islam.
Plus récemment, la Turquie néo-islamique a mis son veto à la participation de l’aviation israélienne à des manœuvres de l’Otan qui devaient s’effectuer le 13 octobre dernier dans son espace aérien, cela pour « dénoncer l’opération de l’armée israélienne à Gaza » contre le Hamas.
Un terrible besoin turc en énergie
En réalité, le rapprochement géopolitique irano-turc et le refroidissement des relations de la Turquie avec Israël, les Etats-Unis et l’Otan, sont motivés par plusieurs facteurs : premièrement des intérêts géo-économiques communs ; un terrible besoin turc en énergie (pétrole et gaz) iranienne facile d’accès ; les échanges commerciaux entre les deux pays voisins dépassent les 6 miliards d’euros annuels, avec une nette perspective de progression.
C’est en fait parce qu’elle veut à terme obtenir le nucléaire civil et militaire que la Turquie défend le droit iranien à l’atome et refuse les pressions sur l’Iran » visant à l’empêcher d’acquérir la bombe atomique, cela tant qu’un « autre pays de la région » en disposera, dixit Erdogan, qui faisait évidemment allusion à Israël. Or Israël demeure pour l’heure (pour combien de temps encore ?) un allié de cette même armée turque laïque et kémaliste détestée par les islamistes au pouvoir à Ankara…
http://www.francesoir.fr/proche-orient/2009/11/23/turquie-ankara.html |
_________________  |
|  | | Bordo-bereli Usteğmen (Turquie)


Messages: 998 Age: 18 Localisation: France, Haute-savoie. Loisirs: Escalade, informatique, foot, lecture... Inscription: 08/02/2008 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Hier à 11:54 | |
| Il m'a tué l'article.... Qu'elle démagogie.... Qu'elle propagande anti-turque.... Cela fait froid dans le dos... _________________  |
|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


Messages: 13418 Age: 24 Localisation: ALGERIE - ALGER Loisirs: ANP / FORCESDZ Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Hier à 14:52 | |
| | Citation: | | l’alliée privilégiée de l’Arabie saoudite, de la Syrie et du Soudan. |
ces 3 pays ne s'entendent déjà pas entre eux alors je ne vois pas comment la Turquie pourrait être leurs allie privilégiée les trois a la foi  |
|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 7934 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Aujourd'hui à 13:11 | |
| | Citation: | Khamenei fait du pied à la Turquie
Après avoir refusé l’offre américaine d’accord nucléaire, les Iraniens cherchent de nouveaux alliés. Les Turcs semblent favorables à cette alliance périlleuse mais lucrative.

Puisque l’ayatollah Khamenei se rapproche de Recep Tayyip Erdogan, il pourrait apprendre du Premier ministre turc comment maintenir l’équilibre dans ses alliances. “Si un ennemi possède des alliés, la position de l’ennemi est forte”, a écrit Sun Tzu, le célèbre stratège chinois, dans L’Art de la guerre. Le guide suprême iranien constate aujourd’hui que les Etats-Unis, qu’il considère comme l’ennemi de ses ambitions nucléaires, s’évertuent à nouer des alliances, y compris avec la Russie. Et cela le contrarie beaucoup. Au point que l’Iran a récemment rompu l’accord passé avec la Russie pour lancer son satellite de communication, s’adressant à la place à l’Italie [qui a refusé]. Pour enfoncer le clou un peu plus, Téhéran s’est plaint du retard pris par la Russie sur la livraison du système de missiles sol-air S-300. Jusqu'à récemment, l’Iran ne lavait jamais son linge sale devant les caméras, mais à huis clos. Maintenant que Khamenei juge la Russie déloyale, son gouvernement ne se prive pas d’exprimer ses griefs en public.
Le gouvernement iranien a décidé de reprendre l’initiative et de chercher un nouveau partenaire pour remplacer la Russie. A en juger par le récent échange de visites entre Téhéran et Ankara, il semblerait que Khamenei a trouvé un interlocuteur bien disposé en la Turquie. Mais, à la différence de la Russie, les Turcs n’ont pas de droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Cependant, leur cote au Moyen-Orient et dans le monde musulman est en hausse certaine. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est considéré de plus en plus comme un défenseur crédible des intérêts arabes et musulmans. Dans la rue, beaucoup de gens respectent son autorité parce qu’il a été élu à la suite d’un scrutin réellement démocratique. On ne peut pas en dire autant du président égyptien, Hosni Moubarak, ni du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, qui ont décroché leur poste de façon bien peu démocratique.
Les relations qu’entretient Erdogan avec les Etats-Unis et l’Europe jouent également en sa faveur. Même s’il s’est rapproché récemment de ses voisins musulmans dans la région, il n’a pas coupé ses liens avec l’Ouest, jouant avec habileté sur les deux tableaux. De plus, ses rapports avec les Etats-Unis ne reposent pas sur une faiblesse de la Turquie. Il a déjà résisté aux pressions américaines et a même refusé une promesse de 6 milliards de dollars [4 milliards d’euros] d’aides et de 20 milliards de dollars [13,3 milliards d’euros] de garantie de prêts parce que l’accord ne lui convenait pas. Ses attaques verbales contre Israël après la dernière guerre de Gaza ont aussi certainement contribué à lui donner une bonne image dans la région.
Maintenant que Khamenei a rejeté l’offre nucléaire de Barack Obama, il doit penser que les risques de sanctions sont plus grands. Il lui faut donc changer de stratégie pour affronter les difficultés qui l’attendent. Une solution est de transformer son bras de fer avec Obama en une nouvelle confrontation Est-Ouest. Si l’on en croit le débat télévisé organisé récemment au Qatar et diffusé dans plusieurs pays, débat où le programme nucléaire iranien a été discuté par plusieurs analystes du Moyen-Orient, la position de Khamenei suscite incontestablement la sympathie. Pour beaucoup dans la région, le programme nucléaire iranien est le seul moyen de contrer la supériorité d’Israël dans le rapport de forces. C’est une stratégie qui a des chances de réussir. Par ailleurs, la popularité croissante d’Erdogan dans la région ainsi que l’embellie dans les relations de Téhéran avec le gouvernement turc permettraient à Khamenei de renforcer sa propre position lorsque les temps seront durs. Il sera également aidé par l’absence de progrès dans le processus de paix israélo-palestinien.
Mais le leader suprême iranien devra réfléchir à la façon dont il entretiendra sa relation avec la Turquie et au prix qu’il sera prêt à payer pour l’avoir comme alliée, aussi bien en Iran qu’à l’extérieur. D’après le site Internet de la chaîne d’information iranienne Khabar, le gouvernement d’Ahmadinejad aurait conclu un accord secret sur le gaz avec la Turquie sans en informer le Parlement. Les médias ont pris connaissance de cette transaction récemment, à la suite de quoi le Parlement a ouvert une enquête approfondie. L’accord pourrait être rompu si, comme le disent les députés, il s’avère aller contre les intérêts du pays. Beaucoup soupçonnent Khamenei d’avoir offert des conditions très avantageuses à Ankara pour acheter sa loyauté. A en juger par les résultats, la manœuvre a fonctionné. Mais la tempête de protestations qu’elle pourrait déclencher en Iran risque d’ébranler encore davantage la légitimité du régime.
Autre question : la centrale nucléaire de Bushehr [dans le sud-ouest de l’Iran]. La Turquie ne peut pas mettre ce réacteur en service. Seule la Russie peut le faire. Tourner le dos à Moscou risque de nuire encore davantage à cet important et onéreux projet. Khamenei pourrait peut-être prendre exemple sur les Turcs et, au lieu de remplacer constamment un allié par un autre, apprendre à équilibrer ses alliances.
http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/25/khamenei-fait-du-pied-a-la-turquie |
_________________  |
|  | | numidia Raïd (رائد)

Messages: 1473 Age: 41 Localisation: europe Loisirs: recherche, histoire, civilisations Inscription: 25/01/2009 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: La nouvelle diplomatie turque? Aujourd'hui à 13:19 | |
| je vois dans cet article de la revue soit-disant de qualité Courrier international un élément important: les Occidentaux laissent un peu de lest à leurs alliés locaux, pays du Golfe et Turquie pour mener des négociations avec l'Iran. mais bien sûr ne soyons pas dupes, ils sont partie prenante dans ces entretiens.  _________________  |
|  | | Seyyid Battal Ghazi Tümgeneral (Turquie)


Messages: 7934 Age: 22 Localisation: MIDDLE EAST FOR EVER Loisirs: Apprendre Inscription: 04/05/2007 Médailles du Forum:



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 | |  | | | | La nouvelle diplomatie turque? | |
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