Forum Non Officiel de l'Armée Algérienne

AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
 

Le Danger de La Prolifération nucléaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2
AuteurMessage
T800
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 25 Mar 2008
Messages : 8063
Localisation : cheyenne moutain

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGERIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Mer 18 Juin - 19:48

sammydziri a écrit:
Citation:
Le Monde: Après la Libye et l'Iran, la Syrie, dont le président Bachar Al-Assad est invité à Paris en juillet, est le troisième cas de prolifération au Proche et au Moyen-Orient.


En faite ils n'oublient pas un autre pays au moyen orient Question ou il le font expres Question Laughing

tu as lu depuis le debut ?
_________________
Médailles du Forum :





hasta la vista shriki !
Revenir en haut Aller en bas
Barbaros Croesus pacha
Tümgeneral (Turquie)
Tümgeneral (Turquie)



Age : 21
Inscrit le : 03 Mai 2007
Messages : 5950
Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris
Loisirs : Apprendre

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: TURQUE , FRANÇAISE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Mer 18 Juin - 20:21

T800 a écrit:
sammydziri a écrit:
Citation:
Le Monde: Après la Libye et l'Iran, la Syrie, dont le président Bachar Al-Assad est invité à Paris en juillet, est le troisième cas de prolifération au Proche et au Moyen-Orient.


En faite ils n'oublient pas un autre pays au moyen orient Question ou il le font expres Question Laughing

tu as lu depuis le debut ?


Ooops désolé, j'avais pas du tous remarqué la remarque de Sammy... Embarassed
_________________
Médailles du Forum :




Revenir en haut Aller en bas
T800
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 25 Mar 2008
Messages : 8063
Localisation : cheyenne moutain

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGERIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Mer 18 Juin - 21:12

tu devrais aller faire dodo
_________________
Médailles du Forum :





hasta la vista shriki !
Revenir en haut Aller en bas
kaitos
Musaïd Awal (مساعد أول)
Musaïd Awal (مساعد أول)



Inscrit le : 29 Mar 2008
Messages : 627

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Sam 21 Juin - 9:51

C'est ce que l'on appelle une "gesticulation". C'est de la comm (à usage de qui?), sans plus.
_________________
Kaitos
Revenir en haut Aller en bas
algeriano34
Raqib Awal (رقيب أول)
Raqib Awal (رقيب أول)



Inscrit le : 17 Déc 2007
Messages : 420

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Sam 21 Juin - 10:17

ca s'appelle en plus la démocratie a l'américaine et a l'occidental, les deux poids et deux mesures, les valeurs de liberté et du monde nouveau a deux sous, ou tout simplement la loi du plus fort, enfin la jungle quoi!
Revenir en haut Aller en bas
zorsines
Kapetan (armée Serbe)
Kapetan (armée Serbe)



Age : 19
Inscrit le : 30 Nov 2007
Messages : 2981
Localisation : Planete Saiyans
Loisirs : VIP

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: SERBE - FRANÇAISE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Sam 21 Juin - 15:20

israel etat petit mais puissance millitaire non

ok je sort
_________________
Médailles du Forum :

==La révolution par le peuple et pour le peuple==
==Seule la solidarité sauve les Serbes==
Revenir en haut Aller en bas
T800
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 25 Mar 2008
Messages : 8063
Localisation : cheyenne moutain

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGERIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Sam 21 Juin - 15:23

Les sionistes vont surement proposer Koushner a la place
_________________
Médailles du Forum :





hasta la vista shriki !
Revenir en haut Aller en bas
anzar
Admin (فريق)
Admin (فريق)



Inscrit le : 10 Avr 2007
Messages : 8335
Localisation : In your six !

Feuille de personnage
NATIONALITÉ:

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Sam 21 Juin - 17:26

Un sujet plus général existe déjà ici Exclamation et l'AIEA en est un acteur important (la prolifération nucléaire)
_________________
Médailles du Forum :





Tout les membres doivent respecter la Charte du Forum
Revenir en haut Aller en bas
sammydziri
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 23 Sep 2007
Messages : 6137

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGÉRIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Ven 27 Juin - 8:35

Citation:
Nucléaire: la Corée du Nord a démoli une tour de son réacteur





SEOUL - La Corée du Nord, qui a remis jeudi une déclaration sur ses activités nucléaires, a démoli vendredi une tour de refroidissement de son réacteur nucléaire de Yongbyon, selon la télévision sud-coréenne MBC TV.

La démolition de la tour de refroidissement du principal complexe atomique nord-coréen, devait être retransmise en direct par les médias internationaux, mais cela n'a pas été le cas, les chaînes de télévision évoquant un problème technique.

En vertu d'un accord conclu en février 2007 avec les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Russie, la Corée du Nord s'est engagée à désactiver puis démanteler ses installations atomiques contre une aide d'un million de tonnes équivalent-pétrole, vitale pour ce pays de 23 millions d'habitants souffrant de pénuries chroniques.

(©AFP / 27 juin 2008 10h28)

_________________
Médailles du Forum :







VIVE L'ALGERIE Algeria VIVE L'ANP Algeria VIVE LA REPUBLIQUE
Revenir en haut Aller en bas
sammydziri
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 23 Sep 2007
Messages : 6137

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGÉRIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Ven 27 Juin - 23:41

Citation:
La Corée du Nord démolit la tour d’un réacteur nucléaire
Pyongyang, la rédemption








Devant les caméras de télévision, la Corée du Nord adresse encore une fois un gage de «bonne volonté» aux puissances occidentales. Avec des images de l’effondrement de la tour de 30 mètres de haut dans un immense nuage de fumée, intervenu en présence notamment d’un représentant du département d’Etat américain.

La démolition de la tour de refroidissement du principal complexe atomique nord-coréen a été retransmise en direct par les médias internationaux. En vertu d’un accord conclu en février 2007 avec les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Russie, Pyongyang s’est engagé à désactiver, puis à démanteler ses installations atomiques contre une aide d’un million de tonnes équivalent-pétrole. Une offre paraissant vitale pour ce pays de 23 millions d’habitants souffrant de graves pénuries chroniques. Le régime communiste au pouvoir a affiché sa bonne volonté en démantelant mi-juillet 2007 son principal réacteur de Yongbyon, épine dorsale de son programme nucléaire militaire où est traité le plutonium. Yongbyon, situé à environ 100 km au nord de
la capitale nord-coréenne Pyongyang, abrite un réacteur de recherche d’une capacité de 5 mégawatts (MW) et un centre de traitement du plutonium. La destruction de la tour de refroidissement, au-delà de son côté purement symbolique dans la mesure où le réacteur a été mis hors service dès juillet 2007, revêt un cachet historique. Elle intervient après la remise, jeudi dernier, par la Corée du Nord à la Chine, son plus proche allié, de la déclaration détaillant ses activités nucléaires. Un geste salué par les Etats-Unis qui ont annoncé engager le processus de levée de sanctions.

Le président américain a notifié au Congrès son intention de retirer dans 45 jours la Corée du Nord de la fameuse liste américaine des Etats soutenant le terrorisme. La Corée du Nord a qualifié hier de «mesure positive» la décision des Etats-Unis d’ouvrir le processus visant à retirer Pyongyang de cette liste. La Chine a transmis la déclaration nord-coréenne aux autres pays participant aux négociations sur le désarmement. Suspicieux, le négociateur américain a répété que la remise de la déclaration jeudi n’était qu’une étape dans un processus amorcé en 2005 dans un texte commun aux six pays. «Nous devons aller jusqu’à ce que nous appelons l’abandon. Nous devons nous mettre d’accord là-dessus et œuvrer pour que la Corée du Nord respecte ses obligations d’abandonner tous ses programmes nucléaires et ses armes nucléaires», a-t-il insisté.

La destruction de la tour constitue un «premier pas» vers la dénucléarisation, a réagi de son côté le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, précisant qu’il était «important de vérifier soigneusement» ce processus. La prochaine réunion à six pourrait avoir lieu le mois prochain à Pékin.



La Tribune

_________________
Médailles du Forum :







VIVE L'ALGERIE Algeria VIVE L'ANP Algeria VIVE LA REPUBLIQUE
Revenir en haut Aller en bas
Barbaros Croesus pacha
Tümgeneral (Turquie)
Tümgeneral (Turquie)



Age : 21
Inscrit le : 03 Mai 2007
Messages : 5950
Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris
Loisirs : Apprendre

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: TURQUE , FRANÇAISE

MessageSujet: Les docteurs Folamour du Moyen-Orient   Mer 23 Juil - 10:57

1/2

Citation:
Les docteurs Folamour du Moyen-Orient



Nous reproduisons l’article de René Backmann et Vincent Jauvert, paru le 12 avril dans le Nouvel Observateur, qui retrace l’historique de la tentation du nucléaire, déjà à l’oeuvre dans la région bien avant que l’attention internationale ne se focalise sur l’Iran.



Le premier ultimatum a été lancé par le patron des services secrets saoudiens en personne. C’était le 8 décembre dernier à Bahreïn, devant un parterre de responsables occidentaux stupéfaits. Si l’Iran a la bombe atomique, a prévenu le prince Murqi, nous, « les pays modérés » de la région, nous nous doterons aussi de l’arme nucléaire. Un mois plus tard, deuxième avertissement du même acabit et nouvelle frayeur. Cette fois, c’est le président égyptien qui parle. « Nous ne resterons pas les bras croisés à regarder la prolifération des armes nucléaires dans la région », met en garde le vieux Hosni Moubarak. Autrement dit, nous nous lancerons dans la course, nous aussi.

Menaces crédibles ou simples gesticulations ? Faut-il croire à un scénario de dominos nucléaires au Moyen-Orient ? Si Téhéran acquiert l’arme atomique, les grands voisins de l’Iran - l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie - tenteront-ils de rejoindre eux aussi le club des nations nucléaires ? Ont-ils les moyens de leurs ambitions plus ou moins affichées ? Quelques jours avant que le président iranien n’annonce, lundi dernier, que son pays allait enrichir de l’uranium à l’échelle industrielle, nous avons interrogé les spécialistes en prolifération nucléaire à Washington, Paris et Ankara. Il en ressort que : 1) certes, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie, inquiètes de l’émergence de l’Iran et de la faiblesse de l’Amérique - un allié dans lequel elles n’ont plus guère confiance - ont beaucoup de raisons de vouloir acquérir la bombe ; 2) elles s’y préparent déjà plus ou moins ; 3) leurs travaux passés (et secrets) dans ce domaine pourraient leur faciliter la tâche ; 4) mais ce n’est pas forcément les pays auxquels on pense en premier qui sont les plus déterminés...

Les raisons d’avoir la bombe ? Ecoutons Suat Kiniklioglu. Il dirige la branche turque d’un prestigieux think tank américain, le German Marshall Fund. Dans son bureau d’Ankara, à deux pas du Parlement, cet ancien pilote de chasse très introduit dans les cercles dirigeants turcs déclare : « C’est simple : nous ne voulons pas que l’Iran nous fasse de l’ombre. Jusqu’à présent, nos deux pays étaient grosso modo de puissance égale : même population, même superficie, même niveau de vie, même armée. Nous étions chacun porteur d’un modèle pour le Moyen-Orient, l’un religieux, l’autre laïque. Mais si Téhéran a la bombe, cet équilibre sera rompu et nous serons en position d’infériorité. Les Iraniens pourront se mêler de notre politique intérieure, comme ils ont déjà essayé de le faire, mettre en question notre modèle. Et leurs alliés syriens pourront relancer la guerre de l’eau qui nous oppose à eux depuis des décennies. Bref, tout cela, nous ne pouvons pas l’admettre. Il nous faudra rétablir l’équilibre d’une façon ou d’une autre. »

Et quand on dit à Suat Kiniklioglu que la Turquie bénéficie déjà du parapluie nucléaire de l’Otan, que 60 bombes atomiques de l’Alliance sont prêtes à l’emploi sur la base d’Incirlik pour la défendre (voir la carte), l’aviateur hausse les épaules : « Nous ne croyons plus vraiment ni à l’Otan ni à l’allié américain. Souvenez-vous de 2003 : juste avant l’invasion de l’Irak, nous avons demandé à l’Alliance atlantique de nous aider à nous préparer à une éventuelle attaque de l’armée de Saddam. Eh bien, l’Otan a traîné les pieds. Quant aux Américains, ils exigent que nous combattions avec eux les terroristes en Afghanistan, mais ils ne veulent pas nous aider à en finir avec le PKK [le parti nationaliste kurde]. Alors, que voulez-vous, désormais nous n’avons confiance qu’en nous-mêmes. C’est pour cela qu’il nous faudra une bombe un jour ou l’autre. » Et il ajoute : « Imaginez ce qui se serait passé si nous avions eu l’arme nucléaire en 1993. Nous n’aurions pas eu peur des Russes et nous serions allés soutenir nos frères azéris dans leur guerre contre les Arméniens, les alliés de Moscou. »



Le point de vue de l’Arabie Saoudite est tout autre. Mais les motifs pour se doter d’une bombe sont aussi nombreux - et plus pressants encore. « A la différence de la Turquie, la famille régnante, les Saoud, considère une bombe iranienne comme une menace pour sa propre survie, dit Robert Einhorn, un ancien diplomate américain de haut rang qui revient d’une tournée au Moyen-Orient, où il a justement étudié les risques de prolifération nucléaire. L’Arabie Saoudite est un pays immense, très peu peuplé et mal protégé. Son armée est notoirement incompétente, et il n’y a plus de troupes américaines sur place. Un Iran « doté » pourrait exercer une pression extrême sur la famille royale, exiger la garde des lieux saints ou réclamer les champs de pétrole qui sont dans une zone à majorité chiite. » Et, comme les Turcs, les Saoudiens doutent désormais de la fiabilité de leur allié américain. Depuis 2001, on se demande à Riyad si la Maison-Blanche déclencherait un cataclysme nucléaire pour défendre le pays qui a donné 15 des 18 terroristes du 11-Septembre. Quant à l’Egypte, tout y est plutôt affaire de prestige. « Le Caire ne se sent pas menacé militairement par Téhéran, explique George Perkovich, spécialiste des questions nucléaires à la Fondation Carnegie à Washington, qui lui aussi rentre d’Egypte. Mais les Egyptiens se considèrent comme les leaders naturels du Moyen-Orient, la nation incontournable de la région. Au moment où ils se sentent détrônés par les Saoudiens sur la scène internationale, une bombe perse leur ferait perdre définitivement leur leadership politique. »

Plusieurs spécialistes affirment que l’Egypte, la Turquie et l’Arabie Saoudite cherchent déjà à se ménager ce qu’ils appellent une « option nucléaire militaire ». L’an dernier, les trois pays ont fait savoir qu’ils entendaient acheter des centrales atomiques civiles. Dans quel but ? Officiellement, pour faire face à une demande croissante d’énergie. « Ce n’est pas faux. Mais il y a une autre raison, moins avouable, explique Robert Einhorn. Ils veulent aussi, semble-t-il, se doter d’infrastructures civiles qui, le cas échéant, pourraientêtre utilisées à des fins militaires. » Le géostratège turc Suat Kiniklioglu le reconnaît d’ailleurs franchement : « Bien sûr que les centrales vont nous servir à ça. C’est bien l’idée de l’élite, ici, à Ankara. »

D’autres experts affirment que, dans une éventuelle course à la bombe, Turcs, Saoudiens et Egyptiens pourraient aussi tirer profit de leurs expériences passées (et secrètes) dans le domaine du nucléaire militaire. L’Egypte s’est lancée dans l’aventure dès 1960. Pour le raïs égyptien Nasser, il s’agissait alors de contrer Israël qui était en train de bâtir - avec l’aide de la France - sa propre force de frappe. Nasser a acheté un petit réacteur en Union soviétique, envoyé des ingénieurs atomistes à Moscou et créé deux centres de recherche. Les travaux n’avançant pas assez vite, il a même essayé d’acheter une arme atomique toute prête auprès des Soviétiques et des Chinois - sans succès.

Son rêve d’une bombe arabe qui « équilibrerait » l’arsenal israélien s’effondre après la guerre du Kippour en 1973. Son successeur Anouar el-Sadate opte pour une stratégie radicalement différente : il mise sur une alliance avec Washington et sur la paix avec l’Etat hébreu. Il signe le traité de non-prolifération nucléaire et abandonne le projet d’arme atomique. En échange, Nixon obtient du Premier ministre Golda Meir qu’Israël demeure dans l’ambiguïté nucléaire : pour ne pas provoquer l’Egypte et les autres pays arabes, l’armée israélienne n’effectuera pas d’essai et ne se déclarera jamais officiellement en possession de l’arme suprême - un accord qui tient jusqu’à aujourd’hui malgré la bourde d’Ehoud Olmert (voir encadré). Mais à l’époque les Egyptiens avaient-ils renoncé pour autant totalement à la bombe ? Les Américains sont sceptiques. « A plusieurs reprises, dans les années 1970 et 1980, la Maison-Blanche a fait pression pour que Le Caire ne puisse acquérir des centrales électriques nucléaires, de peur qu’elles ne servent de couverture à un nouveau programme militaire », explique George Perkovich. Les doutes subsistent jusqu’à aujourd’hui. L’Egypte dispose toujours de deux réacteurs de recherche, et 800 ingénieurs atomistes conduisent encore des études dans plusieurs instituts spécialisés. Dans quel but ? Uniquement la médecine, le dessalement de l’eau ou l’énergie électrique, répondent les autorités. « Mais en 2005, raconte Thérèse Delpech (1), chercheur au Ceri, l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) a fait savoir que Le Caire ne lui avait pas déclaré certaines activités nucléaires sensibles, notamment en matière d’extraction du plutonium. » Simple oubli ou volonté de camoufler des recherches interdites ? La question n’est pas tranchée. Ce n’est pas tout. « Quels ont été les liens exacts entre Le Caire et Tripoli à propos du programme nucléaire libyen ? », demande Thérèse Delpech.Fin 2003, le colonel Kadhafi a reconnu avoir acheté des centrifugeuses et les plans d’une arme atomique auprès du « père » de la bombe pakistanaise, Abdul Qadeer Khan. Il a fini par tout livrer aux Américains, moyennant quoi la Libye a été biffée de la liste des Etats parias. « Mais comment imaginer que l’Egypte, ou du moins les services égyptiens, n’ait eu aucune connaissance de ces échanges avec le réseau Khan, qui ont duré pendant vingt ans ? », demande Thérèse Delpech. Certains pensent même que Le Caire, grand frère de Tripoli, pourrait avoir profité de ce trafic d’une manière ou d’une autre.

Cela ne signifierait pas pour autant que l’Egypte aurait franchi le Rubicon et travaillerait d’ores et déjà activement (et secrètement) à produire une arme. Très peu d’experts y croient. « Moubarak n’est pas fou, il veut juste montrer à son opinion publique, qui admire Ahmadinejad, que lui aussi nourrit de grandes ambitions pour son pays, explique Robert Einhorn. Mais lancer un vrai programme militaire lui coûterait une fortune. Et les Américains, qui redouteraient que cette force de frappe ne tombe un jour entre les mains des Frères musulmans, feraient tout pour l’en empêcher. Ils lui couperaient leurs aides et mettraient l’Egypte au ban des nations. Son régime n’y survivrait pas. » Seul bémol : « Si, à cause des menaces d’Ahmadinejad, Israël décidait de sortir de l’ambiguïté nucléaire, la rue pousserait les dirigeants égyptiens à se doter de la bombe. Y parviendraient-ils ? Dans vingt ans, peut-être. »

_________________
Médailles du Forum :






Dernière édition par barbaros pacha le Mer 23 Juil - 11:15, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Barbaros Croesus pacha
Tümgeneral (Turquie)
Tümgeneral (Turquie)



Age : 21
Inscrit le : 03 Mai 2007
Messages : 5950
Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris
Loisirs : Apprendre

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: TURQUE , FRANÇAISE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Mer 23 Juil - 10:57

2/2

Citation:
En ce qui concerne l’Arabie Saoudite, Robert Einhorn et ses collègues sont plus préoccupés. C’est que Riyad a un passé nucléaire particulièrement inquiétant. A son sujet, de multiples rumeurs ont couru. Des faits aussi ont été révélés. En 1988, l’administration américaine découvre, abasourdie, que Riyad a acheté plusieurs dizaines de missiles chinois CSS-2. Mobiles, ils sont stockés dans une base en plein désert, gérée par une équipe chinoise dépêchée sur place (et qui se trouverait toujours là). Or, bien que Pékin ne les ait pas livrés avec, ces engins d’une portée de 2 700 kilomètres sont prévus pour recevoir des têtes nucléaires. « Les CSS-2 sont très imprécis. Ils ne sont donc efficaces que s’ils sont armés de têtes nucléaires », explique Bruno Tertrais, de la Fondation pour la Recherche stratégique (2).

Découverts, les Saoudiens démentent toute intention coupable et, pour prouver leur bonne foi, signent en 1988 le traité de non-prolifération nucléaire. Ils laissent aussi entendre qu’ils ne vont pas entretenir les missiles et que les engins vont bientôt devenir inutilisables. Seulement voilà : « D’après les photos satellites prises récemment, explique Bruno Tertrais, la base a été modernisée et agrandie.Dans quel but ? Difficile à dire, puisqu’une grande partie des installations est souterraine. » Ce n’est pas tout. « L’Arabie Saoudite a financé en grande partie le programme nucléaire du Pakistan, explique Robert Einhorn. En échange de quoi, les Saoudiens auraient acquis le droit, s’ils le jugent nécessaire, de puiser dans le stock des bombes pakistanaises. Je n’en ai pas la preuve mais, comme la plupart des spécialistes, je suis convaincu qu’un tel accord existe. »

Comment serait-il mis en oeuvre ? « Le Pakistan pourrait agir comme les Etats-Unis avec certains pays de l’Otan : installer desmissiles nucléaires sur le sol saoudien et en faireassurer la garde par ses propres troupes, dit Robert Einhorn. Figurez-vous qu’il y a d’ores et déjà une brigade pakistanaise en Arabie Saoudite. Oui, aujourd’hui même. Il suffirait de lui confier les engins nucléaires et le tour serait joué. Ceserait tout à fait légal : les Saoudiens ne seraient même pas en infraction avec le traité de nonprolifération. » La décision est-elle déjà prise ? « Who knows ? »

Reste la Turquie. Elle aussi, et c’est moins connu, a déjà flirté avec le nucléaire militaire. Tout au long des années 1980, la junte au pouvoir à Ankara aide elle aussi, secrètement, le Pakistan à se doter de la bombe en lui livrant des matériels sensibles. Alertée, la Maison-Blanche cherche à interrompre ce trafic. Washington envoie en catimini plus de cent missions diplomatiques à Ankara pour convaincre les Turcs de mettre un terme à ces liaisons dangereuses. Sans résultat. Jusqu’à ce que Ronald Reagan s’en mêle personnellement, le 27 juin 1988, au cours d’un tête-à-tête particulièrement tendu avec son homologue turc, le général Kenan Evren. D’après les documents récemment déclassifiés (et révélés dans l’excellent ouvrage « The Nuclear Tipping Point » [3]), le président américain sermonne Evren et le menace de représailles. Le président turc reconnaît les faits et accepte de mettre un terme au commerce nucléaire. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Certains soupçonnent que, en échange de son aide à Islamabad, Ankara a envoyé ses chercheurs dans les centres militaires pakistanais. Pour y apprendre à faire l’arme atomique. Jamais, cependant, cette rumeur véhiculée par les ennemis traditionnels des Turcs, les Grecs, n’a été confirmée. Mais elle a été entretenue par le ministre pakistanais de la Défense, qui a déclaré dans un journal turc en 1989 : « En dépit des efforts constants du monde chrétien, les liens fraternels entre la Turquie et le Pakistan se sont resserrés. C’est comme si nous étions devenus un. » Comprenne qui pourra.

Quoi qu’il en soit, la Turquie aurait-elle aujourd’hui la capacité de produire une bombe ? Le directeur de l’Institut de Politique étrangère à Ankara, Seyfi Tashan, le croit. « Nous avons deux réacteurs de recherche, de riches mines d’uranium, des centaines de scientifiques et l’infrastructure industrielle et technologique la plus développée du Moyen-Orient, dit-il. En fait, il ne nous manquerait que la matière fissile. Vous comprenez pourquoi, bien que nous soyons alliés, membres de l’Otan, les Américains nous ont toujours empêchés d’acquérir des centrales électriques nucléaires. Chaque foisqu’un accord était sur le point d’être conclu avec une compagnie étrangère, Washington faisait capoter le projet àla dernière minute. Je vous parie qu’ils vontencore essayer cette fois-ci. Mais nous ne nouslaisserons pas faire. » Est-ce à dire qu’Ankara a déjà pris la décision stratégique de s’engager dans la course à la bombe ? « Je ne le souhaite pas, dit un spécialiste turc qui préfère garder l’anonymat. Même si l’Iran a la bombe, cela ne doit pas servir de prétexte pour l’acquérir aussi. D’abord parce que nous avons d’autres moyens pour dissuader Téhéran de nous attaquer : l’Otan, notre aviation, la minorité turcophone en Iran... Et puis, si nous nous engagions dans cette voie, la porte de l’Union européenne nous serait définitivement fermée. Enfin, d’autres pays décideraient de s’armer eux aussi. Et finalement nous serions moins en sécurité. » Sera-t-il entendu ?

(1) Vient de publier « le Grand Perturbateur. Réflexions sur la question iranienne », Grasset, 2007. (2) Bruno Tertrais vient d’écrire une étude très complète, intitulée « la Dissuasion nucléaire en 2030 », disponible sur frstrategie.org (3) Brookings University Press, 2004.

Le lapsus d’Olmert

Déjà considéré par ses concitoyens comme un Premier ministre désastreux après sa conduite très critiquée de la guerre contre le Hezbollah, au Liban, en juillet 2006, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert avait été accusé d’« irresponsabilité » par ses adversaires politiques lorsqu’il avait admis, en décembre, qu’Israël détenait l’arme nucléaire. Répondant à une question sur les déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Olmert avait expliqué qu’il y avait une « grande différence » entre la volonté de l’Iran d’accéder à la bombe et la situation d’autres pays. « Pourriez-vous dire, avait-il ajouté, que c’est la même chose que pour les Etats-Unis, la France, Israël ou la Russie... » Le chef du gouvernement israélien avait tenté de réparer sa bourde en affirmant qu’Israël ne serait pas « le premier pays à introduire l’arme nucléaire au Proche-Orient ». Mais le mal était fait. Le lapsus d’Olmert avait sérieusement écorné la notion d’« ambiguïté nucléaire » sur laquelle est fondée la dissuasion israélienne, même si la possession de l’arme atomique par l’Etat hébreu ne fait plus de doute. Entamé dans les années 1950 avec l’aide de la France, le programme nucléaire israélien s’est poursuivi avec la coopération de l’Afrique du Sud et des Etats-Unis. Selon les experts, l’armée israélienne disposerait aujourd’hui de 100 à 200 ogives nucléaires et d’un large éventail de vecteurs permettant de les délivrer : chasseurs bombardiers F16 et F15, missiles sol-sol Jéricho et sous-marins capables de lancer des missiles de croisière.

René Backmann, Vincent Jauvert

Le Nouvel Observateur

_________________
Médailles du Forum :




Revenir en haut Aller en bas
atomic
Djoundi (جندي)



Age : 48
Inscrit le : 11 Juil 2008
Messages : 37
Localisation : usa
Loisirs : aviation

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Jeu 31 Juil - 18:41

Les pays de l'otan, se sont alliés pour passer à la fusion nucléaire,

l'ère de la fission est déjà de l'histoire ancienne,

Le pakistan n'est qu'un pantin de l'otan destiné à contenir l'inde,

le danger est de ne pas disposer d'une technologie qui permet de

soutenir la diplomatie, on le voie avec la palestine,

Si qq pays arabes disposaient de cette technologie ainsi que de vecteur longue portée, la palestine et le sahara seraient des réalités aujourd'hui
Revenir en haut Aller en bas
sammydziri
Amid (عميد)
Amid (عميد)



Inscrit le : 23 Sep 2007
Messages : 6137

Feuille de personnage
NATIONALITÉ: ALGÉRIENNE

MessageSujet: Re: Le Danger de La Prolifération nucléaire   Ven 19 Sep - 22:49

Citation:


Pyongyang va relancer
son réacteur nucléaire










La Corée du Nord menace de réactiver le complexe de Yongbyon, parce que les Etats-Unis ne l'ont pas rayée de la liste des Etats soutenant le terrorisme. Mais Washington se veut rassurant.

La Corée du Nord «se prépare à redémarrer» le réacteur nucléaire de Yongbyon que le régime communiste avait entrepris de démanteler. Pour la première fois, l'information provient directement de Pyongyang, vendredi. Quelques heures auparavant, la nouvelle avait circulé dans la presse sud-coréenne, qui citait un diplomate nord-coréen.

Washington a voulu relativiser la menace. Selon le département d'Etat américain,l a Corée du Nord «s'approche de plus en plus du stade de remise en route (du réacteur) de Yongbyon» mais «ils ne sont pas encore parvenus à ce stade et nous les exhortons à ne pas (chercher) à l'atteindre»

Début septembre, la Corée du Nord avait annoncé qu'elle cessait le démantèlement de son réacteur de Yongbyon, prévu par l'accord de désarmement conclu dans le cadre de pourparlers à six (Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie). Elle avait menacé de réactiver le complexe, accusant les Etats-Unis de ne pas avoir tenu leur engagement de la rayer de leur liste des Etats soutenant le terrorisme, ce qui l'empêche de bénéficier d'aides américaines et bloque les prêts d'organisations internationales. C'est désormais chose faite.

La santé de Kim Jong-Il fait par ailleurs l'objet d'intenses spéculations car il n'a pas choisi officiellement de successeur parmi ses trois fils, nourrissant de vives craintes concernant la stabilité politique de la Corée du Nord. Le diplomate nord-coréen interviewé par la presse sud-coréenne a démenti les informations sur l'état de santé du dirigeant nord-coréen, qui aurait en effet récemment victime attaque cérébrale.


Le Figaro

_________________
Médailles du Forum :







VIVE L'ALGERIE Algeria VIVE L'ANP Algeria VIVE LA REPUBLIQUE
Revenir en haut Aller en bas

Le Danger de La Prolifération nucléaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédente  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Non Officiel de l'Armée Algérienne :: Autres armées et sujets :: Conflits et tensions internationales-