Sujet: Tension et Guerre Civile en Somalie Dim 20 Avr - 17:37
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Mogadiscio: 44 morts dans des combats ce week-end
MOGADISCIO - Quarante-quatre personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées durant le week-end à Mogadiscio lors de combats opposant forces gouvernementales somaliennes soutenues par les soldats éthiopiens aux insurgés, selon un dernier bilan établi auprès de témoins et de responsables.
Le précédent bilan, dimanche en début d'après-midi, était de 28 morts en 48 heures.
Depuis, seize autres personnes ont été tuées lors de nouveaux affrontements - au moins huit civils, cinq soldats somaliens et trois insurgés -, selon un bilan établi par l'AFP sur la base d'informations recueillies auprès de témoins, de responsables des forces de sécurité gouvernementales et des insurgés.
Mogadiscio est le théâtre d'attaques quasi quotidiennes depuis la débâcle des islamistes qui, en décembre 2006-janvier 2007, ont perdu les régions sous leur contrôle après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Jeu 1 Mai - 21:14
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Somalie : un raid américain fait 10 morts, dont un leader d'Al-Qaida
Un bombardement américain a fait au moins dix morts, dont deux responsables islamistes somaliens, jeudi 1er mai, à Dhusamareb, dans le centre de la Somalie.
Selon des rebelles, Aden Hashi Ayro, qui a dirigé la milice Al-Chabaab, aile militaire des tribunaux islamiques, responsable de fréquentes attaques contre les troupes gouvernementales somaliennes et éthiopiennes, a trouvé la mort dans un bombardement mené par les forces américaines, qui ont pris pour cibles plusieurs dirigeants islamistes ces derniers mois. L'état-major américain a confirmé être à l'origine de l'opération. "Nous sommes engagés dans la guerre mondiale contre le terrorisme et la poursuite des terroristes où qu'ils se trouvent", a expliqué le lieutenant-colonel Cheryl Law.
Aden Hashi Ayro jouait un rôle clé dans la guérilla islamiste menée contre les forces somaliennes et éthiopiennes. Les violences se sont intensifiées ces dernières semaines, faisant de nombreux morts à Mogadiscio.Selon des sources au sein des services de sécurité et de renseignement citées par Reuters, il vivait dans la clandestinité depuis qu'il avait échappé à une frappe américaine, en janvier 2007. Il a pris la tête du réseau local d'Al-Qaida en Somalie après avoir suivi un entranement en Afghanistan à la fin des années 1990. Son nom a été cité à plusieurs reprises dans des attaques contre des travailleurs humanitaires étrangers.
"Son élimination est très importante", estime M.J. Gohel, chef de la Fondation Asia-Pacific, un institut de réflexion spécialisé dans les questions de sécurité et basé à Londres. Mais "le degré de pénétration d'Al-Qaida en Somalie est tel qu'il sera remplacé. C'est un coup dur (pour les activistes) et ils vont le ressentir, mais ce n'est pas un coup mortel."
L'armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006-début 2007 les militants islamistes qui contrôlaient depuis plusieurs mois le centre et le sud du pays.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Jeu 1 Mai - 21:17
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L'Ethiopie salue le bombardement américain contre des islamistes en Somalie
ADDIS ABEBA - Le ministre éthiopien de l'Information Berhane Hailu, a confirmé à l'AFP le bombardement mené par l'armée américaine jeudi contre des islamistes en Somalie et s'est félicité du succès de l'opération, qui a tué dix personnes dont deux hauts responsables islamistes.
"Cette attaque a été menée uniquement par les Américains. Comme d'habitude, il y a un intérêt commun (avec les Américains) à partager les informations (mais) le bombardement a été réalisé par un avion américain", a déclaré M. Berhane, confirmant des témoignages recueillis sur place par l'AFP.
"Selon nos informations, deux chefs d'Al-Qaïda ont été tués, ainsi que la femme et un enfant de (Moaliam Aden Hashi) Ayro, qui se trouvait avec une groupe de 23 personnes dans cette zone", a précisé le ministre.
Jeudi matin, le porte-parole des insurgés islamistes somaliens et des habitants avaient attribué à l'armée américaine ce bombardement aérien dans le district de Dhusamareb (450 km au nord de Mogadiscio) qui a tué au moins 10 personnes, dont deux hauts responsables islamistes, M. Ayro et Cheikh Muhyadin Omar, selon un chef coutumier.
M. Ayro était présenté par les autorités somaliennes comme le chef du réseau terroriste Al-Qaïda dans la capitale somalienne Mogadiscio.
"La capacité des derniers partisans des tribunaux islamiques et des cellules d'Al-Qaïda est déjà très affaiblie, donc (ce bombardement) va renforcer la paix et la stabilité en Somalie, (...) c'est une nouvelle défaite pour les extrémistes", s'est félicité M. Berhane.
Les Etats-Unis n'ont jusqu'ici ni confirmé ni infirmé ces informations.
Selon des sources officielles, Ayro avait survécu à un raid de l'armée américaine dans le sud de la Somalie en janvier 2007. Ce raid visait au moins trois autres islamistes soupçonnés d'être impliqués dans les attentats revendiqués par Al-Qaïda contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998 et un hôtel à Mombasa (est du Kenya) en 2002.
Il aurait également supervisé en janvier 2005 la profanation d'un cimetière italien du sud de Mogadiscio où des miliciens avaient exhumé et dispersé les restes de plus de 500 personnes et son nom a été cité à plusieurs reprises dans des attaques contre des travailleurs humanitaires étrangers.
L'armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006-début 2007 les militants islamistes qui contrôlaient depuis plusieurs mois le centre et le sud du pays, dont Mogadiscio.
Depuis, les troupes éthiopiennes, les forces de sécurité somaliennes, les troupes de l'Union africaine (UA) et des responsable du gouvernement de transition sont la cible d'une insurrection des islamistes qui mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes à Mogadiscio mais aussi en province.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Dim 4 Mai - 16:43
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Somalie: manifestation contre le raid US
Des milliers d'habitants de la ville somalienne de Dhusamareb, visée jeudi par un bombardement de l'armée américaine, ont manifesté aujourd'hui contre cette attaque qui a, selon eux, causé des problèmes de santé au sein la population, ont rapporté des témoins. Selon les organisateurs et des témoins, des milliers de personnes ont également dénoncé les destructions provoquées par le bombardement dans la ville de Dhusamareb (centre de la Somalie, environ 400 km au nord de Mogadiscio), qui compte environ 100.000 habitants.
NAIROBI - Les troupes éthiopiennes qui combattent à Mogadiscio les insurgés islamistes ont exécuté de manière "croissante" leurs victimes par "égorgements" ces derniers mois, s'alarme mardi Amnesty International, une accusation catégoriquement démentie par Addis Abeba.
Dans son rapport sur les violations visant les civils en Somalie et publié mardi à Nairobi, l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres tient pour responsables toutes les parties en conflit en Somalie pour les morts et les souffrances endurées par les civils, mais a mis en avant "l'occurence croissante" de violations graves perpétrées par les troupes éthiopiennes.
"Il y a eu une augmentation notable des exécutions extrajudiciaires de civils par les soldats éthiopiens en novembre et décembre 2007", indique le rapport se basant sur les informations rapportées à Amnesty, qui dénonce également les exécutions décrites comme "l'égorgement de la chèvre".
L'armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006-début 2007 les militants islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois le centre et le sud du pays.
Depuis, les troupes éthiopiennes, les forces de sécurité somaliennes et le gouvernement somalien sont la cible d'une insurrection menée par des islamistes qui mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes, à Mogadiscio mais aussi en province.
"Les habitants de Somalie sont tués, violés, torturés; le pillage est généralisé et des quartiers entiers ont été détruits", souligne la directrice adjointe pour l'Afrique d'Amnesty International, Michelle Kagari.
Le rapport d'Amnesty sur la Somalie "est complètement faux. Malheureusement AI est en train de devenir le porte-voix des terroristes Shebabs", les milices islamistes somaliennes, a réagi à Addis Abeba le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Wahide Belaye.
"Nous avons dit et répété que nos soldats sont les plus disciplinés du monde. Ils n'ont jamais coupé la gorge de personne, jamais violé en groupe aucune femme, jamais tiré délibérément sur des civils en Somalie", a-t-il affirmé.
"Nous espérons qu'AI va s'excuser pour ce rapport erroné", a-t-il souligné ajoutant qu'Addis Abeba "ne comprend pas pourquoi AI tente de diaboliser les troupes éthiopiennes disciplinées qui sont en Somalie".
Amnesty a récemment accusé les troupes éthiopiennes des meurtres d'au moins 21 personnes à l'intérieur d'une mosquée de Mogadiscio le 19 avril, dont plusieurs ont eu la gorge tranchée. Le gouvernement éthiopien a catégoriquement rejeté ces accusations.
Dans le rapport d'Amnesty, Barni, 15 ans, résidente du quartier de Holwadag à Mogadiscio, relate comment, en rentrant de l'école, elle a découvert chez elle le corps de son père avec la gorge tranchée. Tous les membres de sa famille avaient fui.
Au moins 6.000 civils ont été tués en 2007 dans les combats à Mogadiscio et dans le sud et le centre de la Somalie, et plus de 600.000 civils ont dû fuir Mogadiscio, selon Amnesty.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Ven 9 Mai - 19:46
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Somalie: rencontre à huis clos du gouvernement et de l'opposition à Djibouti
NAIROBI - Des représentants du gouvernement somalien et de l'opposition dominée par les islamistes vont entamer samedi à Djibouti une conférence de réconciliation sous l'égide de l'ONU, a annoncé vendredi l'envoyé spécial des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah.
Sept représentants du gouvernement de transition du Premier ministre Nur Hassan Hussein se retrouveront avec sept membres de l'opposition en exil à Asmara, dominée par les islamistes.
Ces délégations discuteront à huis clos et "sans interférence extérieure", selon M. Ould Abdallah, c'est-à-dire sans la présence de représentants de la communauté internationale, hormis lors de la cérémonie d'ouverture.
M. Ould Abdallah, qui organise cette rencontre, a fait part dans un communiqué de son optimisme et s'est félicité de la volonté des deux parties de se retrouver à une même table.
La durée de la conférence n'a pas été arrêtée mais de source proche de l'organisation, on indiquait vendredi qu'elle n'excèderait pas une semaine.
"Vous faites la paix en premier lieu avec vos ennemis, pas avec vos amis", a rappelé M. Ould Abdallah, allusion à peine voilée à l'échec de deux conférences courant 2007.
La première, qui s'était achevée fin août à Mogadiscio, avait été boycottée par l'opposition qui avait organisé la sienne à Asmara et créé à cette occasion l'Alliance for the Re-liberation of Somalia (ARS, alliance pour une nouvelle libération de la Somalie), coalition politique visant à chasser les soldats éthiopiens du pays.
L'armée éthiopienne, venue soutenir à sa demande le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006-début 2007 les militants des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois le centre et le sud de la Somalie, en guerre civile depuis 1991.
Les espoirs que font naître cette nouvelle "conférence de réconciliation" s'inscrivent dans un contexte de violences meurtrières.
Au moins 35 personnes, dont huit soldats éthiopiens, ont été tuées mercredi dans un regain de violences opposant troupes éthiopiennes et insurgés islamistes.
Les combattants islamistes ont promis de "venger la mort" de leur chef, Moalim Aden Hashi Ayro, tué le 1er mai dans un raid américain.
Le coordinateur humanitaire de l'ONU en Somalie, Graham Farmer, a déclaré qu'au moins 2,5 millions de personnes - incluant un million de déplacés - avaient besoin d'aide, mais que la violence empêchait les humanitaires de faire leur travail.
"Conscients que les besoins d'aide augmentent, nous nous engageons à développer notre aide partout où nous le pouvons. Cependant, il est extrêmement malheureux qu'en cette période de besoin extrême, la situation sécuritaire se détériore et menace nos capacités de réponse sur le terrain", a déclaré M. Fermier, dans un courrier aux autorités somaliennes.
"Nous avons besoin d'une meilleure sécurité pour apporter aux populations vulnérables l'aide dont elles ont besoin", a-t-il insisté, en demandant instamment aux notables et à toutes les parties au conflit de faciliter l'aide humanitaire.
Les radicaux du clan Hawiye, dominant en Somalie, et l'opposition islamiste avaient refusé de participer aux tentatives de réconciliation précédentes, en faisant valoir que les pourparlers devraient se tenir à l'extérieur de la Somalie et seulement après un retrait de l'armée éthiopienne.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Mar 27 Mai - 21:46
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Somalie: 18 morts lors d'une attaque lundi dans Mogadiscio
MOGADISCIO - Au moins 18 Somaliens, la plupart des civils, ont été tués lundi au cours d'une attaque d'insurgés islamistes contre une caserne du contingent ougandais de la force de paix de l'Union africaine (Amisom) à Mogadiscio, ont indiqué mardi à l'AFP des témoins.
De son côté, l'Amisom a lancé mardi un appel au soutien des Somaliens, affirmant qu'elle est déterminée à restaurer la stabilité dans la capitale, en proie à la violence depuis 17 ans.
"L'Amisom continuera d'assurer les tâches qui lui ont été confiées par la Commission africaine, par conséquent le peuple somalien ne doit pas perdre l'espoir. Il devrait au contraire rallier les forces qui sont pour la paix et la réconciliation par le dialogue", a déclaré le porte-parole Barigye Bahoku dans une déclaration publiée à Mogadiscio.
"Il doit respecter et écouter les appels à la sagesse et à la paix lancés par plusieurs dirigeants et notables somaliens ainsi que par les dirigeants africains et internationaux", a-t-il ajouté.
"L'Amisom pour sa part continuera à s'acquiter des tâches qui lui ont été confiées, y compris le droit à l'auto-défense", a-t-il conclu.
Ali Farah, un médecin travaillant à l'hôpital Madina de Mogadiscio, a déclaré pour sa part que 21 personnes avaient été transportées dans cet établissement lundi soir et qu'une de ces personnes était décédée des suites de ses blessures, portant à 18 le nombre des personnes tuées.
De nouvelles violences ont également secoué d'autres zones de Mogadiscio dans la nuit de lundi à mardi.
Les corps de trois jeunes hommes décédés des suites de blessures par balles ont été déposés dans une mosquée à Madina, dans la banlieue sud de Mogadiscio, selon des habitants.
"Nous ne savons pas qui les a tués mais les corps de trois jeunes hommes sont dans une mosquée, qui est très près de ma maison. Ils ont tous des blessures par balles", a déclaré un témoin, Sahal Adan Yomow.
M. Bahuko avait indiqué lundi que les soldats ougandais avaient répliqué à l'attaque visant leur caserne et tué deux assaillants qui ont mené l'attaque à l'artillerie et aux fusils d'assaut.
L'attaque a été revendiquée par les Shebab (jeunes islamistes).
Depuis la mise en déroute début 2007 des tribunaux islamiques par l'armée éthiopienne, venue à la demande du gouvernement de transition, une insurrection mène une lutte de type guérilla contre les troupes éthiopiennes, les forces de sécurité somaliennes et les contingents burundais et ougandais de l'Amisom.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Dim 8 Juin - 1:35
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Somalie : le correspondant de la BBC à Kismayo tué par balle
MOGADISCIO - Le correspondant local de la BBC à Kismayo a été assassiné par balle samedi dans cette ville du sud de la Somalie, a-t-on appris auprès de sa famille et de la BBC.
Nafteh Dahir "a succombé à ses blessures", a déclaré à l'AFP un membre de sa famille, Mohamed Aden, en précisant que le journaliste avait été attaqué au moment où qu'il regagnait son domicile.
La mort du journaliste, qui travaillait pour plusieurs médias étrangers, a été confirmée par la BBC à Londres et par plusieurs de ses collègues.
"Nous pouvons confirmer que Nasteh Dahir a été tué par un homme armé. Il travaillait comme journaliste indépendant pour la BBC ainsi que pour d'autres médias. Nous sommes choqués par ce qui s'est passé et tentons d'obtenir des informations supplémentaires", a précisé un porte-parole de la BBC à Londres.
Une des consoeurs de la victime, Sarah Ali, avait auparavant déclaré à l'AFP que Nafteh Dahir était dans le coma à l'hôpital de Kismayo (500 km au sud de Mogadiscio) après que des assaillants non identifiés l'eurent blessé par balle. Il aurait été touché notamment au niveau de l'épaule.
Dans un communiqué, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) s'est, quant à elle, dite "profondément bouleversée" par cet assassinat.
Elle rappelle que Nasteh Dahir était "vice-président de son organisation partenaire en Somalie, la National Union of Somali Journalists (NUSOJ)", et qu'il "avait été menacé de mort à plusieurs reprises".
"La liste des morts ne cesse de s'allonger sans que les autorités ne prennent de mesures pour juguler la violence dont les journalistes sont la cible. Cet immobilisme est scandaleux alors que la Somalie est le pays le plus meurtrier d'Afrique pour les professionnels des médias. Huit d'entre eux y ont trouvé la mort l'année dernière", a souligné RSF.
Vendredi, Nasteh Dahir avait dit craindre pour sa vie en raison de l'insécurité croissante dans la ville portuaire de Kismayo.
"Je ne sais pas si je peux encore travailler dans cet environnement hostile. J'ai tellement peur", avait-il expliqué à un journaliste de l'AFP.
Le mois dernier, un travailleur humanitaire somalien avait été tué par balle par des inconnus à Kismayo. En janvier, trois employés de l'organisation Médecins sans frontières (MSF) avait été assassinés dans la même ville, ce qui avait conduit l'organisation humanitaire à mettre fin à toutes ses activités à Kismayo.
La Somalie, en guerre civile depuis 1991, a été le second pays le plus dangereux après l'Irak pour les journalistes en 2007, relève le Comité de protection des journalistes (CPJ).
Selon la Coalition somalienne pour la liberté d'expression, "au moins huit journalistes ont été tués, cinq blessés et 42 autres ont été arrêtés" l'an dernier.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Mar 10 Juin - 20:59
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Somalie: 2 policiers tués dans l'attaque d'un commissariat par des insurgés
MOGADISCIO - Deux policiers somaliens ont été tués mardi dans l'attaque par des insurgés de leur commissariat à Mogadiscio, au lendemain de la signature d'une trêve par le gouvernement et la principale coalition d'opposition, ont rapporté des témoins.
Selon ces témoins, un groupe d'insurgés lourdement armés a attaqué le commissariat de police, dans le quartier de Karan (nord), libérant des prisonniers qui y étaient détenus.
"Les corps des deux policiers pouvaient être vus allongés dans la rue près du commissariat, tandis que les prisonniers prenaient la fuite après leur libération. Certains des insurgés criaient +Dieu est grand+", a rapporté à l'AFP un commerçant, Hassan Shikshigo.
"Les insurgés se battaient au lance-roquettes et avec de l'artillerie lourde et ils ont pris brièvement le contrôle du commissariat de police de Karan ainsi que la maison du responsable du district", a rapporté un autre témoin, Mohamed Sheik Muridi.
Un des plus hauts responsables des islamistes somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, a rejeté dès mardi un accord de cessation des hostilités signé la veille par le gouvernement et la principale coalition de l'opposition à Djibouti, mettant à mal une nouvelle tentative de sortir la Somalie de 17 ans de guerre.
Le gouvernement somalien et la principale coalition de l'opposition dominée par les islamistes ont signé lundi cette trêve lors de pourparlers à Djibouti menés sous l'égide de l'ONU.
L'accord stipule que la cessation des hostilités doit être effective dans les 30 jours suivant sa signature et est "approuvée pour une période initiale de 90 jours renouvelable".
Il prévoit également de demander à l'ONU "d'autoriser et de déployer dans les 120 jours une force internationale de stabilisation" composée de pays "amis" de la Somalie, "à l'exclusion des pays frontaliers", donc de l'Ethiopie.
Mais cheikh Hassan Dahir Aweys, considéré comme partisan de la ligne dure au sein de la mouvance islamiste somalienne, a déclaré que ses combattants continueraient "à combattre jusqu'à la libération de notre pays des ennemis d'Allah".
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Dim 15 Juin - 12:13
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Somalie: la communauté internationale doit aider l'accord de paix
DJEDDAH (Arabie saoudite) - La communauté internationale doit aider les parties rivales à mettre en oeuvre un accord de cessation des hostilités signé par le gouvernement somalien et la principale coalition de l'opposition, a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Somalie.
Dans un entretien accordé à l'AFP, Ahmedou Ould Abdallah, qui accompagne le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en visite en Arabie saoudite, s'est montré optimiste sur le fait que l'accord conclu le 9 juin à Djibouti, bien que rejeté dès le lendemain par un responsable islamiste somalien, puisse mettre un terme à plus de 17 ans de guerre civile.
"Toutes les parties somaliennes ont accepté initialement l'accord à l'exception d'individus considérés comme des terroristes par le Conseil de sécurité de l'ONU et les Américains", a déclaré samedi M. Ould Abdallah.
Recherché par les Etats-Unis qui l'accusent d'être lié à Al-Qaïda, cheikh Hassan Dahir Aweys n'a pas participé à ces pourparlers. Il est pourtant un des membres fondateurs de l'Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), coalition de l'opposition dominée par les islamistes et basée en Erythrée, et signataire à Djibouti de l'accord avec le gouvernement de transition.
"La balle est désormais dans le camp de la communauté internationale: les Européens, les Etats-Unis et la Ligue arabe", a ajouté le représentant de l'ONU, "ils doivent aider les Somaliens à instaurer le cessez-le-feu."
Selon M. Ould Abdallah, le secrétaire général de L'ONU a discuté de l'accord somalien lors de sa rencontre samedi avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite et a bon espoir que les différentes parties signent officiellement l'accord à la Mecque "à une date qui conviendra à tout le monde".
L'arabie saoudite, qui accueille une importante communauté somalienne en exil, aide toutes les factions somaliennes, en fournissant un soutien matériel, politique et financier, a poursuivi M. Ould Abdallah.
"Depuis longtemps mes amis occidentaux me disent qu'ils ne peuvent pas agir parce que la Somalie ne parvient pas à trouver de terrain d'entente. Maintenant, ils n'ont plus d'excuse"', a dit M. Ould Abdallah.
Il a exhorté les Occidentaux à "tenir leur part du marché en fournissant des ressources adéquates pour soutenir l'accord".
L'accord de Djibouti appelle notamment à l'instauration d'un comité de sécurité chargé de veiller au respect du cessez-le-feu et d'un comité censé promouvoir la coopération, la justice et la réconciliation.
Selon M. Ould Abdallah, le Conseil de sécurité de l'ONU doit donner son feu vert au déploiement d'une force internationale de maintien de la paix censée "faciliter le retrait de toutes les troupes étrangères et stabiliser le pays".
L'accord de Djibouti prévoit en effet de demander à l'ONU "d'autoriser et de déployer dans les 120 jours une force internationale de stabilisation" composée de pays "amis" de la Somalie, "à l'exclusion des pays frontaliers", donc de l'Ethiopie.
Selon l'ONU, au moins 2,6 millions de personnes souffrent de graves pénuries alimentaires dans le pays et ont besoin d'une aide d'urgence pour éviter une catastrophe humanitaire.
Depuis le début de la guerre civile en 1991 qui a fait environ 300.000 morts, une dizaine de tentatives de ramener la paix en Somalie ont fait long feu.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Ven 20 Juin - 9:52
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Somalie: 13 morts, dont 11 civils, dans des affrontements à Mogadiscio
MOGADISCIO - Au moins 13 personnes, dont 11 civils, ont été tuées jeudi soir à Mogadiscio au cours d'affrontements entre des insurgés et l'armée éthiopienne qui soutient le gouvernement somalien, ont rapporté vendredi des témoins et un responsable des insurgés.
Les affrontements ont éclaté jeudi soir après que des insurgés islamistes eurent attaqué le camp de Gulwadeyaasha, une base des forces gouvernementales somaliennes située dans le sud de Mogadiscio, ainsi qu'un stade servant de camp de base aux troupes éthiopiennes.
L'armée éthiopienne a répliqué à ces attaques en tirant au mortier sur les quartiers voisins.
Quatre civils, dont deux enfants, ont été tués par un tir de mortier sur leur maison dans le quartier de Wardhigley (sud), ont rapporté à l'AFP des proches et des témoins.
"La femme de mon oncle, deux de ses enfants et un invité ont été tués lorsqu'un obus de mortier a touché leur maison. Nous sommes en train d'organiser leurs funérailles", a expliqué à l'AFP un de leurs proches, Ahmed Abdulahi Gobe.
Dans le quartier de Gubta (nord), cinq membres d'une même famille ont été également tués par des tirs de mortier.
"Les obus de mortiers se sont abattus sur notre quartier et jusqu'à présent, j'ai vu les cadavres de cinq civils innocents d'une même famille, dont trois enfants", a rapporté un chef coutumier, Hussein Yusuf Ahmed.
Un autre habitant du quartier, Ali Ibrahim Moalim, a donné le même bilan à l'AFP et ajouté que sept autres personnes avaient également été blessées.
Deux autres civils ont été tués par des balles perdues lors d'un accrochage entre insurgés et soldats éthiopiens dans le quartier de Black Sea (sud), selon plusieurs témoins.
De son côté, un porte-parole des tribunaux islamiques, Abdurahim Ise Addo, a fait état de deux combattants tués jeudi dans ses rangs, portant à au moins 13 le nombre de morts de ces dernières violences.
Il a aussi revendiqué auprès de l'AFP la mort de 10 soldats somaliens et éthiopiens dans ces affrontements, un bilan qui n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
"Nous avons tué 10 soldats, des Ethiopiens et leurs laquais somaliens. Nous avons aussi perdu deux combattants", a-t-il déclaré.
Mogadiscio est le théâtre de combats presque quotidiens depuis la débâcle fin 2006-début 2007 des tribunaux islamiques qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.
Les civils sont les principales victimes de ces combats: selon plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme et organisations non-gouvernementales, au moins 6.000 civils ont été tués ces douze derniers mois dans ces combats.
Le 9 juin, le gouvernement de transition et la principale coalition de l'opposition somalienne ont signé à Djibouti un accord de cessation des hostilités qui doit entrer en vigueur dans les 30 jours suivant la signature de l'accord.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Ven 20 Juin - 9:56
j'ai uen question la guerre en somalie duree combien d etemps _________________ Médailles du Forum : ==La révolution par le peuple et pour le peuple== ==Seule la solidarité sauve les Serbes==
Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
Age : 21 Inscrit le : 03 Mai 2007 Messages : 5648 Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris Loisirs : Apprendre
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Ven 20 Juin - 10:02
zorsines a écrit:
j'ai uen question la guerre en somalie duree combien d etemps
Depuis l'année 1986... après du dictateur Mohamed Siad Barre, les Américains ont intervenu en Somalie, a la bataille de Mogadiscio (1993), les Américains, 18 soldats américains furent tués dans les combats du 3 octobre, et un dix-neuvième le 6 octobre, et 84 furent blessés. Les Américains se sont retirer... _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Mar 24 Juin - 11:46
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Somalie: quatre étrangers enlevés par des pirates
MOGADISCIO - Quatre étrangers naviguant à bord d'un voilier et dont la nationalité n'était pas établie dans l'immédiat ont été enlevés par des pirates somaliens près des côtes de Somalie, ont indiqué mardi les autorités de la région du Puntland (nord).
"Ce sont quatre touristes, deux hommes, une femme et un enfant. Ils ont été capturés par des pirates après s'être approchés de la côte", a déclaré à l'AFP Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller à la présidence de la région autoproclamée autonome du Puntland.
"Nous les suivons en déployant nos forces dans la zone de l'enlèvement" qui a eu lieu lundi au large de la localité de Lasqorey, a-t-il ajouté.
Les eaux proches des côtes de la Somalie, ravagée par une guerre civile depuis dix-sept ans, sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation. En 2007, plus de 25 navires ont été détournés dans les eaux somaliennes par des pirates à la recherche de rançons.
Sujet: Re: Tension et Guerre Civile en Somalie Mar 1 Juil - 13:06
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Somalie: au moins 26 morts dans de violents combats dans le centre
MOGADISCIO - Au moins 26 personnes ont été tuées mardi, dont sept soldats éthiopiens, dans de violents combats consécutifs à une embuscade d'insurgés islamistes contre un convoi de l'armée éthiopienne, à 450 km au nord de Mogadiscio, a-t-on appris auprès d'habitants de la région.
"Les combats ont éclaté ce (mardi) matin lorsque les troupes éthiopiennes venant de la zone de Guguriel et se rendant à Mataban (à la frontière avec l'Ehtiopie) ont été pris en embuscade par des insurgés islamistes", a rapporté à l'AFP au téléphone un chef coutumier de la zone, Hussein Moaliam Aden.
"De nombreuses personnes sont mortes dans ces combats, pour la plupart des combattants des deux camps", a-t-il ajouté en précisant avoir "compté 18 corps dans et aux alentours de la localité de Mataban".
Le chef coutumier a ajouté qu'il "y avait également sept soldat éthiopiens tués dans un autre endroit de Mataban. Le bilan de leur côté pourrait être plus élevé".
Selon un habitant, Mohamed Hadi Ali, "un enfant a été tué dans les combats à Mataban".
"Les deux camps ont utilisé des véhicules lourdement armés dans les combats et la plupart des morts viennent des deux camps", a confirmé un autre habitant, Feisal Mohamed.