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 Le Déminage du Territoire

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sammydziri
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MessageSujet: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 22:21

Actualité (Dimanche 21 Octobre 2007)


Réclamés par l’Algérie depuis l’indépendance
L’armée française remet à l’ANP les plans secrets des mines


À un mois de la visite du président Sarkozy à Alger, la décision de Paris de remettre à Alger les plans des mines antipersonnel est un pas dans l’assainissement des relations bilatérales qui ont connu des zones de turbulences nées des conséquences de la loi du 23 février 2005 et des excuses officielles
de la France réclamées par Alger sur les crimes coloniaux commis pendant la colonisation.

Réclamés par Alger depuis l’indépendance du pays en 1962, les plans établis par l’armée coloniale française ont constitué un véritable point de discorde entre les deux capitales. Paris s’est toujours refusé à accéder aux revendications algériennes, notamment sur ce dossier brûlant de l’histoire. La visite du chef d’état-major de l’armée française, Jean-Louis Georgelin, a en tout cas permis de régler le problème des mines antipersonnel implantées aux frontières est et ouest de l’Algérie durant la guerre de Libération nationale. Dans un communiqué rendu public hier par l’ambassade de France à Alger, la France a officiellement remis hier à l'Algérie les plans de pose des mines placées par l'armée française aux frontières est et ouest du pays durant la guerre d'Algérie (1954-1962). “Le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des forces armées françaises, a, officiellement, remis à son homologue algérien, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd-Salah les plans de pose des mines placées le long des lignes Challe et Morice” par l'armée française entre 1956 et 1959, précise le communiqué. L’information a été confirmée officiellement par une source proche du MDN. Le général d'armée Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées françaises, qui est à Alger pour une visite officielle du 20 au 23 octobre, à l'invitation du général de corps d'armée Ahmed Gaïd-Salah, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a été reçu par ce dernier. Il a, également, eu des entretiens avec Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale. Cette visite, qui intervient en réciprocité à celle effectuée en France, du 2 au 5 mai 2006, par le chef d'état-major de l'ANP, s'inscrit dans le cadre de la poursuite du renforcement des relations de coopération entre les armées des deux pays, et permettra d'examiner les questions d'intérêt commun.
Le communiqué de l’ambassade de France à Alger affirme que la remise de ces plans, réclamés par Alger, marque la volonté des autorités françaises de progresser pour lever les obstacles hérités du passé et leur souhait de bâtir des relations de confiance avec l'Algérie. Le président Bouteflika avait déclaré, le 21 novembre 2004, lors d’une opération de destruction des mines antipersonnel par l’ANP dans la région de Hassi Bahbah, dans la wilaya de Djelfa, que le peuple algérien souffrait toujours de cet héritage colonial d’autant que l’absence de plans sur l’implantation des mines constituait un réel danger pour les populations algériennes.
Ajouté à cela l’effet de l’érosion et du glissement de terrain qui a, à plusieurs endroits des frontières, changé l’emplacement des bombes. Il faut savoir que la ligne Morice, du nom du ministre français de la Défense André Morice, constituée de fils barbelés et de mines, surveillée en permanence, a été construite à partir de juillet 1957, le long des frontières de l'Algérie avec la Tunisie et le Maroc. Longue de 460 km à la frontière tunisienne et de 700 km avec le Maroc, la ligne Morice a été partiellement doublée par une autre ligne dite ligne Challe du nom du général Maurice Challe, commandant en chef en Algérie de 1958 à 1960.
Ces deux lignes étaient destinées à empêcher le passage de moudjahidine de l'Armée de libération nationale (ALN) du Maroc et de la Tunisie. Alger, qui a signé en décembre 1997 la convention d’Ottawa sur l’interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel, précise qu’il reste encore 3 millions de mines antipersonnel sur les onze millions implantées par l'armée française lors de la guerre de libération, enfouies le long des frontières est et ouest du pays.

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 22:39

Selon Alger, 3 millions de mines antipersonnel sur les onze millions implantées par l'armée française lors de la guerre d'Algérie sont encore enfouies le long des frontières est et ouest de l'Algérie.
La presse algérienne rapporte régulièrement des accidents provoqués par ces mines et touchant des bergers ou des enfants.
L'Algérie a signé, le 3 décembre 1997, la convention d'Ottawa sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Elle l'a ratifiée le 9 octobre 2001,
il faut saluée l'anp pour avoir trouvé et detruit 8millions de ces mines,
le reste ce fera je le pense dans de bonne condition,
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 22:50

LE DÉMINAGE
Les millions de mines posées sur les deux barrages frontaliers n'ont pas été relevées au moment où les portes des barrages se sont ouvertes devant l'ALN extérieure. Leur neutralisation (relevage ou destruction sur place) a posé de graves problèmes à l'Algérie indépendante.

L'article ci-joint d'El Djeich, organe de l'armée nationale populaire, explique les solutions adoptées (El Djeich, no 26, août 1965).
" Le déminage a commencé en 1958. Il a été entrepris par les éléments spécialisés de l'ALN, c'est-à-dire par les équipes d'artificiers. Au fur et à mesure du renforcement des lignes Challe et Morice et du système de bretelles comme on en voit jusqu'à présent à l'est et à l'ouest, nos artificiers localisaient les mines et les neutralisaient. C'est dire que nous sommes habitués de longue date à ce genre de travail.
Tout d'abord, nous avons eu recours à plusieurs procédés de déminage. Pour les mines-encriers indétectables, nous avons toujours utilisé la fourche. Pour les mines bondissantes américaines et françaises, nous avons appliqué le système de sondage à la baïonnette, puis pratiqué la neutralisation et l'extraction des mines. Extraites, celles-ci étaient utilisées par l'ALN contre l'ennemi, c'est ce que l'on appelle communément le contre-minage.
En 1961, le ler bataillon de déminage de l'ALN a été créé à l'ouest. Ce bataillon était composé de trois compagnies légères de déminage (275 éléments). La mission du bataillon était de créer des cheminements et des trouées dans les réseaux des lignes Challe et Morice pour permettre aux équipes d'acheminement d'armes et de munitions de traverser sans risque les zones minées.
Ce bataillon a pris de l'ampleur en 1962. Mais la suppression des barbelés qui permettrait aux paysans de récupérer leurs terres cultivables nous a posé de grands problèmes par manque de matériel approprié. Pour les résoudre, le gouvernement algérien a fait appel aux techniciens étrangers et à leur matériel. Les Soviétiques ont répondu à l'appel sans conditions particulières.
Quant aux Italiens (la SBAREC), ils ont passé un marché avec le ministère des Travaux publics le 14 août 1963.
Les Soviétiques aidés par les bataillons de déminage de FANP ont de suite procédé à l'enlèvement des barbelés et à la neutralisation des champs de mines dans une proportion de 98 %.
Après une année de travail effectué par les techniciens russes, des bataillons du génie de FANP ont poursuivi durant plus d'une année encore le déminage. Ce qui malheureusement n'a jamais été réellement signalé dans notre presse.

Voici un tableau des réalisations du Génie de FANR

Juillet 1964 -Juillet 1965.
A l'est, une superficie de 168 km de long sur 3 à 100 ni de large fut déminée, puis remise entre les mains des paysans.
Révision opérée par le Génie de l'ANP des travaux effectués par les techniciens russes : une superficie de 76 km de long sur 3 à 100 ni de large.
Destruction des mines : explosions comptées 7 003 227 (mines).
Situation géographique des deux tronçons :
1) A l'est : Lacroix, Oum Tebboul, Kaf, Segnad, Loulidja, Le Tarf, Yusuf, ,Aïn Khiar, Ferme des Anglais (près de Annaba).
Pertes : 4 djoundi morts, 3 djoundi mutilés et plusieurs autres blessés légèrement.
2) A l'ouest, durant la même période, nous avons provoqué 8 millions d'explosions de mines. Nous avons commencé les travaux à Montagnac, Zoudj Baghal, El Aricha, sur une superficie de 129 km de long sur 3 à 100 ni de large (sur les deux tronçons ouest).
Pertes : 5 djoundi morts et 3 autres mutilés.
A l'est comme à l'ouest, les travaux continuent sur le même rythme qu'avant. Aussi, la direction du Génie de FANP a-t-elle été surprise de voir un article, publié par un hebdomadaire de la presse nationale, affirmant que la SBAREC a entrepris le déminage à l'est comme à l'ouest sur les- tronçons qui ont été déterminés par les Travaux publics.
Nous affirmons de notre côté que les travaux effectués par ladite entreprise de façon " pêle-mêle ", sans continuité méthodique et sans respect des plans établis (avec ce que cela comporte de dangers certains), sont à refaire complètement (à 100 %).
Nous avons constaté d'après les contrôles et rapports de la Gendarmerie nationale, qu'il y a eu plusieurs morts parmi la population sur les terrains soi-disant déminés. Nous avons saisi les autorités supérieures qui ont chargé la Direction du Génie de FANP de contrôler et vérifier, en collaboration avec les Travaux publics, les travaux de déminage effectués par la SBAREC à la date du 27 juillet 1965.
La Direction centrale du Génie de FANP s'est rendue sur les lieux avec ses engins spéciaux. Toute une commission composée d'un ingénieur subdivisionnaire des Travaux publics, du directeur régional du Génie, de trois autres officiers, de M. Bottari, représentant dé la SBAREC, et de M. La Torre, chef administratif de cette société.
Sous le prétexte fallacieux de se conformer rigidement aux clauses du marché en l'occurrence l'article 6, la SBAREC a d'abord fait une mauvaise interprétation des textes (1).
Ensuite, que des étrangers égarent de vue les dangers qui guettent constamment les populations des frontières, cela pourrait être concevable. Mais qu'un organe de la presse nationale fasse les éloges de ces faits criminels commis consciemment par des commerçants étrangers, cela dépasse l'entendement. "

(1) Article 6 : Réception - Délai de garantie.
" Il n’y aura qu'une réception, qui vaudra réception définitive, effectuée au fur et à mesure de l'avancement des travaux. CETTE RÉCEPTION CONSISTERA A CONSTATER QUE LE TERRAIN EST EFFECTIVEMENT DÉMINÉ PAR LE PASSAGE D'UN TRACTEUR EXERÇANT SUR LE SOL UNE PRESSION SUPÉRIEURE A CELLE D'UN HOMME D'UN POIDS DE 100 kg.
LES FRAIS DE RÉCEPTION SONT A LA CHARGE DE LA SBAREC, IL N'Y AURA PAS DE DÉLAI DE GARANTIE.
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 22:59

mohamed a écrit:
Selon Alger, 3 millions de mines antipersonnel sur les onze millions implantées par l'armée française lors de la guerre d'Algérie sont encore enfouies le long des frontières est et ouest de l'Algérie.
La presse algérienne rapporte régulièrement des accidents provoqués par ces mines et touchant des bergers ou des enfants.
L'Algérie a signé, le 3 décembre 1997, la convention d'Ottawa sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Elle l'a ratifiée le 9 octobre 2001,
il faut saluée l'anp pour avoir trouvé et detruit 8millions de ces mines,
le reste ce fera je le pense dans de bonne condition,
et surtout plus rapidement,
nous pouvons remercié nicolas sarkozy


Exact nous pouvons remercié Sarkozy
voici un bilan et un compte rendu:
L'Association des victimes civiles de la Guerre de Libération nationale avait affirmé que la France a laissé "deux millions de pièges en Algérie" en posant une mine à chaque mètre tout le long des lignes Challe et Morice qui s’étendent sur 2.000 kilomètres. On estime actuellement le nombre de mines encore enfouies à environ 1,3 million particulièrement dans les zones frontalières est et ouest. 913.000 mines sur la frontière Est de Annaba à Chatt El-Ghers aux portes du désert en passant par Ben-M’hidi, Besbes, Dréan, Boukamouza, Bouchegoul, Souk-Ahras, M’daourouche, Tébessa et N’kiren et 42.000 autres à l’ouest de Port-Say, au sud de Béchar, en passant par Tlemcen, El-Haricha, Mecheria, Aïn Sefra, El-Ksour, Mourias et Souari.
Malgré les opérations de déminage entreprises par l’armée, qui a éliminé des centaines de milliers de ces engins, l’on a toujours continué à enregistrer des victimes. Ainsi, selon les différentes statistiques on compte 111 victimes entre 1973 et 1975, puis 35 victimes entre 1981 et 1990.
Trente ans après l’Indépendance, les mines de l’ex-colonisateur continuent de tuer. Ainsi, en 2001, dans la mechta de Feddene (commune de Ouled Driss, wilaya de Souk-Ahras), un enfant ramasse un objet dans le jardin familial qu’il prend pour une boîte de conserve et court le montrer à sa mère. L’objet lui explose entre les mains. Il est tué sur place, ainsi que son frère et sa sœur, tandis que sa mère a la jambe arrachée. Chaque victime blessée perçoit environ 4.500 DA au titre d’indemnité accordée par le législateur algérien. Quant au principal responsable de cette hécatombe, en l’occurrence le colonisateur, il continue d’observer un silence religieux sur cette question.
++++++++++4500,00 Da C'est dérisoire ca ???
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 23:01

Mais je pense que ces plans seront pas trop utiles aujourd'hui...

Parce que, a cause des inondations, glissements de terrains, de l'erosion, tremblements de terre, ces mines ne doivent pas en principe etre a leur place...si ces mines se trouvent en millieux montagneux, sa pourrait agraver la situation...

donc je suis un peu septique...

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 23:07

oui tu as peux etre raison barbaros pacha mais les mines ou ont etaient pose les mines sont dans des regions peut etre secs il n y a jamais eu de tremblement ni inondations mais reste à verifie !
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 23:11

Donc ses mines doivent se etre "enfouies le long des frontières est et ouest de l'Algérie.", zone montagneux (enfin il me semble)...

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 23:13

barbaros pacha a écrit:
Mais je pense que ces plans seront pas trop utiles aujourd'hui...

Parce que, a cause des inondations, glissements de terrains, de l'erosion, tremblements de terre, ces mines ne doivent pas en principe etre a leur place...si ces mines se trouvent en millieux montagneux, sa pourrait agraver la situation...

donc je suis un peu septique...


Voici un article
Ces engins de mort qui handicapent surtout des enfants sont disséminés le long de nos frontières depuis la guerre de Libération. Un recensement datant de1996 fait état de près d’un million de mines ainsi enfouies par l’armée française.
En 2001, dans la mechta de Feddene (commune de Ouled Driss, wilaya de Souk Ahras), un enfant de la famille Guerfi ramasse un objet dans le jardin familial qu’il prend pour une boîte de conserve. Il court le montrer à sa mère, quand l’objet lui explose entre les mains. Il est tué sur place ainsi que son frère et sa sœur, tandis que sa mère à la jambe arrachée et que le benjamin est sévèrement touché au flanc. Il gardera des séquelles psychologiques irréversibles.

De l’indépendance à nos jours, les mines antipersonnel enfouies par l’armée française le long des frontières de l’Est et de l’Ouest ont fait des milliers de victimes particulièrement parmi les enfants et les bergers. Ces engins de mort conçus pour faire le plus de ravages possibles sur le corps humain ont été déposées au ras du sol et un simple contact les fait exploser. Les mines individuelles arrachent une jambe ou un pied, tandis que les mines collectives contenant 400 morceaux de fer, déchiquettent sur 60 mètres carrés, tout ce qui se trouve alentour. Elles sont souvent reliées entre elles par des fils invisibles se confondant au feuillage, faisant jaillir un véritable enfer quand elles explosent simultanément. Au lendemain des accords d’Évian, l’Algérie avait reçu de la France des tonnes d’archives concernant les champs de mines aménagés le long des lignes électrifiées plantées le long des frontières. Installées progressivement dès 1956, ces lignes infernales comptaient, selon une étude présentée le 19/6/96 lors du séminaire de Naâma par les chercheurs du Centre national d’études et de recherches (le mouvement national de la révolution du 1er Novembre 1954), 913 000 mines sur la frontière Est de Annaba à Chatt el-Ghers aux portes du désert en passant par Ben M’hidi, Besbes, Dréan, Boukamouza, Bouchegoul, Souk- Ahras, M’daourouche, Tébessa et N’kiren, et 42 000 autres à l’ouest du Port Say au sud de Béchar, en passant par Tlemcen, El Haricha, Mecheria, Aïn Sefra, El Ksour, Mourias et Souari.

Au fil des années de guerre, leur nombre avait énormément augmenté, puisque “chaque poste frontalier recevait 1000 autres mines qui étaient remplacées dès leur explosion”. Et de sources algériennes et françaises évoquées lors du séminaire pré-cité, on fait état de 3 millions de mines implantées le long de la frontière est, “un nombre si élevé qu’à certains endroits, on dénombrait 7 à 9 mines par mètre carré, et de 50 000 mines pour 20 km2”.

Au cours de la guerre de libération, les victimes de ce formidable arsenal de répression se comptaient par milliers (entre morts et blessés) parmi les moudjahidine. Souvent, “un sur deux sautait”, mais, “il fallait traverser quand même”. Selon un ancien moudjahid de la frontière est, M. Ali Bendaas, les nombreuses opérations de grande envergure lancées par l’armée pour le déminage de ces régions ont éliminé des centaines de milliers d’engins de mort, et le nombre des victimes s’est réduit à 111 entre 1973 et 1975, pour atteindre, pour les deux frontières, 35 victimes entre 1981 et 1990.

Mais cela n’a pas pour autant arrêté l’hécatombe, et la question reste toujours posée quant au nombre important de mines existant toujours. Un grand nombre, selon les habitants de la région, restent encore enfouis dans le sol sur les zones ayant échappé au déminage, car inaccessibles ou indétectables avec les appareils électroniques, (comme c’est le cas pour les mines de plastic qui ont une durée de nuisance de cent ans) ou encore déplacées par les glissements de terrain, les vents ou les tempêtes. Elles sont si présentes dans l’environnement des mechtas que les habitants déclarent que certaines d’entre elles explosent simplement lors de fortes pluies de grêle, ou au passage des chacals ou des sangliers.

La situation est si préoccupante que des sources crédibles assurent que si de nouvelles opérations de déminage ont connu un frein suite à la lutte contre le terrorisme ces dernières années, l’armée compte entreprendre à l’avenir des opérations du même type pour nettoyer les poches encore infestées d’engins explosifs. Cependant, “il faudrait des siècles de déminage pour en finir définitivement”, comme l’a assuré un habitant de Oued Driss. “Elles sont maîtresses, changeant de place au gré des vents, couvertes de terre et se confondant aux pierres”. Il est fort probable que, même après les opérations envisagées, si le nombre de victimes va en diminuant, il y aura toujours, pendant encore de longues années, un enfant qui ramassera lors de ses jeux un objet curieux qui le tuera, ou un passant qui sera pulvérisé après avoir posé le pied sur une de ces mines. De leur côté, les victimes des mines antipersonnel, autrefois isolées, se sont regroupées en associations pour faire valoir leurs droits de “victimes civiles de la guerre de libération nationale”. Une requête jusqu’ici contestée par les autorités algériennes et françaises, selon le président de l’association de Ouled Driss, une région particulièrement touchée par ce phénomène et qui compte 511 adhérents.

Mais il y a beaucoup d’autres victimes qui n’ont pas encore réagi à notre appel, ignorant leurs droits, attribuant ces terribles accidents au “mektoub”, tandis que les personnes tuées par les mines dans les mechtas éloignées du chef-lieu de wilaya ont simplement été enterrées, sans que les autorités, dans beaucoup de cas, en soient averties. La direction des moudjahidine de Tébessa fait état de 727 victimes, “un nombre très en-deçà de la réalité”, pour les mêmes raisons.

Aujourd’hui, ces personnes mutilées ou les ayants-droit des victimes décédées réclament leurs droits, mais à ce jour, leurs démarches sont restées vaines. “Nous avons frappé à toutes les portes, alerté les plus hautes autorités sur notre sort, nous avons le sentiment d’être abandonnés.” Chaque handicapé recensé perçoit une pension mensuelle de 4 230 DA, une somme qui n’a jamais été révisée, déclare le président de l’association, qui ajoute : “Comment peut-on vivre avec une telle somme, alors que nous sommes mutilés et dans l’incapacité de travailler et de faire vivre nos familles ? Nous acceptons notre destin qui fait de nous des personnes diminuées, mais l’état doit prendre en considération notre situation. Nous ne pouvons vivre dans de pareilles conditions. Nos enfants, livrés à la misère, sont les premiers à payer le lourd tribut de ces champs de mines. Des décennies après l’indépendance, la France continue à nous tuer et à nous blesser, de loin et dans l’indifférence totale de la part des deux camps.”
Source : liberté algerie
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Sam 20 Oct - 23:17

il ne faut pas etre pessimiste,
c'est une bonne choses,pour les demineurs algerien qui va surement leurs facilité la tache,
a ne pas oublié que l'anp,
atrouvée quand même 8 millions de ces mines,
alors c'est un bon point

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Dim 21 Oct - 21:23

En plus sa permetra de déminé définitivement le pays.

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Jeu 25 Oct - 20:34

L’expertise française et le danger des mines:

Cette revendication des plans, tous les présidents qui se sont succédé l’ont faite, en vain! Pourquoi la France «mère des arts, des armes et des lois» qui se pique de s’introniser «patrie des droits de l’homme», est-elle restée sourde à cet appel de détresse de tous les petits enfants et des bergers et des paysans qui affrontent la mort ou le handicap au quotidien? Pourquoi maintenant? Est-ce en prévision de la visite de Sarkozy en décembre, où, semble-t-il, un contrat d’armement est prévu? Pour les journaux dits de gauche, il doit être insupportable de reconnaître au président Sarkozy le mérite d’avoir fait ce que tous les autres présidents, y compris Mitterrand, 14 ans au pouvoir, ont refusé avec obstination. De quoi s’agit-il en fait? La ligne Morice, barrage électrifié et miné surveillé en permanence, fut construite à partir de juillet 1957, le long des frontières de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc. Longue de 460km à la frontière tunisienne et de 700km avec le Maroc, la ligne Morice a été partiellement doublée par une autre ligne dite ligne Challe du nom du général Maurice Challe. L’armée française a semé le long des frontières avec le Maroc et la Tunisie onze millions de mines antipersonnel lors de la guerre d’Algérie. La France connaît le danger des mines chez elle. Elle a été truffée de mines et de bombes pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment par l’occupant nazi. Elle connaît le traumatisme des enfants handicapés à vie. Dans une intervention au Sénat français, le sénateur Michel Pelchat déclare: «La lutte contre une centaine de millions de mines antipersonnel disséminées à travers le monde pose un problème dramatique, car la difficulté réside, non pas dans la destruction des mines, mais dans le repérage des champs de mines... Pourtant, dans ce domaine, la France n’a pas été en mesure de jouer le rôle qui aurait dû être le sien, tant sur le plan européen qu’à l’échelle internationale. Ainsi, dans un pays ami comme le Cambodge, qui ne pourra être reconstruit tant qu’il ne sera pas débarrassé de ces armes infernales et meurtrières, aujourd’hui, seuls 148 kilomètres carrés, sur plus de 1000 kilomètres carrés concernés, ont été déminés. Et la part de la France dans ce déminage insuffisant a malheureusement été, jusqu’à présent, beaucoup trop faible. Le savoir-faire de la France n’est pas suffisamment exploité, monsieur le secrétaire d’Etat».(2). On remarquera au passage, que la France offre ses services à des contrées lointaines au nom de l’humanitaire, mais qu’elle reste sourde à l’appel pour le déminage de milliers d’ha qu’elle a elle-même truffée de mines.
La France doit, dans le cadre des dispositions de la Convention d’Ottawa, reconnaître ses responsabilités où plus de 120.000 victimes algériennes des mines antipersonnel dont 40.000 sont mortes et 80.000 handicapés à vie. Sur les 11 millions de mines posées par l’armée française, huit millions ont été désamorcées, trois millions restent enfouies dans les secteurs frontaliers de l’Algérie. Les mines ne sont pas seulement disséminées à la frontière mais partout où l’armée française en sentait la nécessité de protéger ses arrières. Ainsi, le 26 août 2007, un enfant, âgé de 14 ans, a sauté sur une bombe antipersonnel datant de l’époque coloniale, enfouie sous terre dans la région de Béni Ksila, près du littoral, à l’ouest de Béjaïa. La victime, qui a eu une jambe amputée à la suite de cet accident, voulait cueillir des figues lorsqu’elle a marché sur l’engin explosif. En même temps, les mines antipersonnel sont des armes extrêmement simples, donc très faciles à produire et d’un coût très bas. Les éléments de base qui les constituent sont des produits courants. Les modèles les plus classiques sont très faciles à copier. On peut même en fabriquer de façon artisanale: en Bosnie-Herzégovine, on relève des mines élaborées avec des boîtes de conserve ou des bouteilles de lait.(3)
L’évolution technique a rendu les mines de moins en moins détectables, voire totalement indétectables. Ainsi, nombre de modèles ne comprennent plus aucune pièce de métal, et peuvent échapper désormais au repérage au moyen des classiques ´´poêles à frire´´. Le rythme du déminage est, dans ces conditions, de 15m² par démineur et par jour...Pour citer des coûts effectifs, le Koweït a payé en 1992, 100 millions de dollars pour enlever 330.000 mines antipersonnel en dix mois. Cette opération a ainsi coûté 330 dollars la mine.Les ordres de grandeur sont bien connus: 100 à 120 millions de mines seraient disséminées, dont 65 millions auraient été posées depuis 1980. Il y aurait notamment entre 10 et 30 millions de mines sur le sol afghan, 20 millions en Angola, 10 millions en Irak, 8 millions au Cambodge, 3 à 6 millions en Bosnie-Herzégovine, 3 millions en Croatie, 3 millions en Algérie qui attendent depuis un demi-siècle...On considère que les mines antipersonnel font aujourd’hui, dans les zones où elles ont été disséminées, une victime toutes les vingt-deux minutes. A ces souffrances humaines s’ajoute, pour la société des pays victimes des mines antipersonnel, un coût financier énorme. Les morts laissent des orphelins qu’il faut secourir; les blessés réclament des soins, les mines font aussi des invalides non seulement incapables de travailler désormais mais demandant une assistance permanente. Enfin, des zones fertiles entières ne peuvent plus être cultivées sans risques graves.
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Jeu 1 Nov - 23:57

barbaros pacha a écrit:
Donc ses mines doivent se etre "enfouies le long des frontières est et ouest de l'Algérie.", zone montagneux (enfin il me semble)...


Voici le schema ou sont enfouies les mines .
Carte lignes Morice et Challe:



Le chef d’état-major de l’armée française, Jean-Louis Georgelin qui remet cette carte au chef de l'ANP Gaid Salah:


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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Ven 2 Nov - 0:05

pas mal la photo, elle dégage pas mal de chose..
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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Ven 2 Nov - 0:12

général a écrit:
pas mal la photo, elle dégage pas mal de chose..


Exact général je suis de ton avis elle dégage pas mal de chose en tout cas Gaid salah semble triste car il n'ya pas de quoi etre joyeux!!!

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MessageSujet: Re: Le Déminage du Territoire   Ven 2 Nov - 0:26

bonne trouvaille oreda99 Very Happy

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Le Déminage du Territoire

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