Sujet: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Mer 8 Aoû - 18:47
Alger demande la décontamination des sites d'expériences nucléaires Au fur et à mesure que l'on s'approche de la montagne, les compteurs Geiger s'affolent
Dans les années 60 alors que la France cherchait à consolider sa force de frappe, des dizaines d'essais nucléaires ont été effectués sur ce site algérien, près d'In Ekker dans le sud du pays. Paris n'a jamais levé le secret défense malgré les demandes répétées des autorités algériennes. Vendredi, des vétérans français et des experts mondiaux se sont rendus sur place. Les participants du colloque réclament l'indemnisation des victimes civiles et militaires ; Michel Verger, membre d'une association de vétérans : "On a dépensé 400 milliards de francs, soit 60 milliards d'euros. C'est le cout des essais nucléaires français. Alors on pourrait bien consacrer un peu d'argent pour les victimes". Un ancien pilote d'hélicoptère, aujourd'hui malade, atteint de quatre cancers apporte son témoignage : "J'ai vu quelque chose sortir du tunnel à l'horizontale, puis après s'élever en fumée et je vous assure qu'on a pas compris ce qui se passait. On croyait que cela faisait partie du scenario". Pour les autorités algériennes il est temps que la France reconnaisse les conséquences néfastes des essais menés et prenne ses responsabilités. Alger demande aussi que tous les sites utilisés par l'armée française soient décontaminés
Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Mer 8 Aoû - 20:27
nous avons attendu trop longtemp , se jenre de demande aurait du étre fait la méme année du retré des troupes française _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Mer 8 Aoû - 20:59
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L'Algérie enquête sur les essais nucléaires français
"L'explosion de la bombe atomique [Gerboise bleue] - elle était trois fois plus puissante que celle larguée par les Américains sur Hiroshima - a entraîné ce jour-là des pluies noires au Portugal. [...] En tout, l'armée française a procédé à 4 essais aériens et 13 autres souterrains dont le dernier en février 1966. Mais, selon M. Mansouri, d'autres expériences ont eu lieu clandestinement. Il dénombre au moins une quarantaine sur le site de Hamoudia près de Reggane. Encore aujourd'hui, les lieux sont ouverts aux quatre vents. "Ces régions sont traversées par les nomades", soulignera M. Mansouri. Par ailleurs, il précisera en ajoutant que les équipements ayant servi aux essais ont été enfouis sous les lieux. Au gré de l'érosion, ils ont réapparu et constituent des sources de radiation importantes." Ce vendredi 10 novembre 2006, une décision a été rendue par la Cour régionale des Pensions militaires de Nancy concernant un vétéran du Sahara. mai 62, beryl, moins 20 kt,
18 mars 63 emeraude moins 30kt,
30 mars 63amethyste, moins 5 kt 20 octobre 63 rubis,, 100 kt
14 fevrier 64 opale ,5 kt[05]
15, juin 64 topaze, 5 kt,[07]
28 novembre 64 turquoise 20 tk,[04]
27 fevrier 65 saphir , 150 kt[11]
30 mai 65 jade 5 kt[21]
1 octobre 65 corindon , 5 kt,[24]
1 decembre 65 tourmalire, 20, kt,[24]
16 fevrier 66 granat 20, kt,[24]
mohamed Aqid (عقيد)
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Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Jeu 13 Sep - 20:30
Citation:
Algérie - Premiers Essais Nucléaires Français: Un Crime de Plus dans l'Histoire de la Colonisation Française
Ce premier novembre 2006, date anniversaire du déclenchement de la révolution algérienne, est une autre occasion de rappeler à nos mémoires et à celles du monde l'un des nombreux crimes du colonialisme français, une atrocité, un acte barbare : les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien utilisant des cobayes humains algériens[/
anzar Admin (فريق)
Inscrit le : 10 Avr 2007 Messages : 7448 Localisation : In your six !
La France n’exclut pas l’option de l’indemnisation des victimes
Bien qu’aucun bilan n’ait été établi, le nombre de victimes des essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. La France n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l’époque coloniale en Algérie. C’est ce que révèle Son Excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, dans une déclaration, rapportée hier par notre confrère Echourouk, qui affirme l’envoi dans ce cadre d’une équipe d’experts sur les lieux des explosions pour enquêter sur les dégâts causés aux habitations. Le diplomate français a précisé que son gouvernement réagira en fonction des résultats des enquêtes. Il a cependant révélé que le président Sarkozy a demandé à son homologue algérien, lors de sa visite d’Etat qu’il a effectuée début décembre, de séparer le dossier des essais nucléaires de Reggane de la coopération dans le domaine du nucléaire civil. Autre révélation de M. Bajolet, le président Sarkozy a proposé à M. Bouteflika, selon lui, « la prise en charge médicale des victimes des mines antipersonnel implantées en Algérie à l’époque coloniale ». Il reste que si la France a attendu 45 ans après pour révéler l’implantation des mines antipersonnel posées le long de nos frontières, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie à l’Algérie à ce jour. Paris refusait toujours d’ouvrir ses archives militaires concernant ce contentieux, sous prétexte d’un prétendu « secret défense » ou en évoquant ses engagements vis-à-vis du TNP. Pourtant, ces essais nucléaires ont eu de graves conséquences sanitaires et écologiques dans le sud du pays, d’où cette exigence d’ouverture des archives de l’armée française en vue de connaître la vérité. Les essais nucléaires aériens ou souterrains effectués au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets, enfouis seulement à quelques centimètres de profondeur, et fait beaucoup de victimes. Leur nombre augmente inexorablement, souvent dans l’anonymat. A ce jour, aucune liste n’est établie. L’absence de dépistage et d’archives sanitaires occulte les innombrables maladies comme le cancer et les décès entraînés par les radiations. Les victimes ne sont pas seulement les habitants des zones où les expériences ont eu lieu, mais même ceux se trouvant loin de cette zone. La France coloniale a effectué son premier essai en Algérie le 13 février 1960 à Reggane sous le code « La Gerboise bleue ». Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967. On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Le dossier des essais nucléaires français en Algérie a été ouvert en 1996. Mais depuis cette date, rien ou presque n’est fait pour se débarrasser de ce legs empoisonné. La France devait pourtant prendre sa responsabilité juridique. Outre l’aide technique qu’elle est en devoir de fournir en matière de décontamination, elle doit ouvrir ses archives, mettre des noms sur tous les lieux secrets où les bombes avaient explosé. Rabah Beldjenna
Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Dim 24 Fév - 14:24
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El Khabar sur les traces de « la Gerboise bleue » Régane… la catastrophe oubliée
« A Régane, la raison de la France est un mensonge et à Hamoudia, le rêve de la jeunesse est violé… » C’est là un passage du poème de Cheb Mahmoud Hadallah de Oulef, sur les explosions nucléaires dont son oncle a été victime, après qu’il ait été touché par un déséquilibre mental, en regardant « la Gerboise bleue », lui qui travaillait dans la région de Hamoudia pour la réalisation de la base militaire… victime de la tragédie. Une tragédie ancrée dans la mémoire collective, mais absente de toute liste ou monument commémoratif, 48 ans après « le crime colonial ». L’expérience de l’oncle du poète Mahmoud Hadallah traduit la situation de milliers de victimes des radiations nucléaires qui attendent encore une reconnaissance officielle, après qu’ils soient parvenus, avec leurs témoignages, à gagner la bataille de la mémoire, et c’est ce que nous avons pu percevoir dans les yeux des enfants portant des bougies, lors de la marche du 13 février dernier… Des bougies contre l’oubli. Au début nous n’avons pas cru les propos du professeur d’histoire du lycée Ibn-Rouchd, sur l’absence des essais nucléaires dans les manuels scolaires. Celui-ci a ajouté avec dépit : « Dans les programmes de l’institut d’histoire à l’université d’Adrar, où j’ai suivi la spécialisation, il n’a pas du tout été fait allusion à la catastrophe nucléaire qui a frappé la région. Comment pouvons-nous alors nous interroger sur le refus de la France de reconnaître ses crimes, ou sur le fait que les générations montantes ignorent leur passé ? » Tout ça malgré ce qu’a vécu la région, depuis l’explosion de la « Gerboise bleue » à Régane de 40 à 80 kilotonnes, ce qui équivaut trois fois la force de la bombe de Hiroshima et Nagasaki, suivie de trois explosions en plein air, et 35 autres dans les puits de plutonium , avant l’explosion de « la Gerboise rouge » entre 1961 et 1963. La France a poursuivi des expériences du 7 novembre au 16 février 1966, avec des explosions souterraines, sur le site d’Aïn Aïker dans les montagnes du Hoggar dans le Tassili.
Les radiations nucléaires se sont propagées à d’autres wilayas et elles ont franchi les frontières
Pour la première fois, les témoignages confirment avec précision l’identité des personnes qui achetaient de vieux déchets ferreux et non-ferreux, touchés par les radiations nucléaires, ce qui veut dire que les radiations nucléaires se sont propagées à d’autres willayas ou bien elles ont traversé les frontières. Ici comme en Polynésie, la colonisation n’a pas poursuivi le nettoiement de la base contre les produits radioactifs, avec tout ce que cela comporte comme dangers pour la santé des habitants de la région. C’est ce qu’a confirmé, Bruno Barrio, lors de sa visite sur le lieu de l’explosion à Régane, après les mesures qu’il a effectuées sur les matières éparpillées dans la région de l’explosion. El Khabar a appris de sources proches de l’association des victimes des explosions nucléaires en Polynésie et au Sahara, que des mesures sont en cours afin de constituer une commission mixte spécialisée, dans le but de nettoyer les sites des expériences nucléaires dans les régions de Aïn Aïker à Tamanrasset et Régane, dans les prochains mois.
La dissimulation des archives de santé de Régane : une autre preuve du crime
Les statistiques de santé de l’hôpital de Régane commencent toutes en 1968, soit une année après le départ des autorités militaires françaises vers la Polynésie. Ces données médicales de la période incluse entre le 13 février 1963 et l’année 1966 constituent des preuves scientifiques de la catastrophe qui a frappé la région, et que la France tente de dissimuler. Pourtant, les statistiques indiquent clairement l’augmentation du nombre de décès d’enfants. Afin de s’assurer du lien entre ces décès et les radiations nucléaires, Il faut, cependant, effectuer des études pratiques, afin de comparer ces chiffres avec le taux de décès d’enfants dans les différentes régions du pays. Il en est de même pour les cas de cancer qui ont atteint 17 cas en 2006, alors qu’il ne dépassait pas 8 cas en 2000.
Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, à El Khabar « L’Algérie ne nous a jamais demandé les plans des mines » « Sarkozy est allé plus loin que ses prédécesseurs en condamnant le système colonial »
Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, a assuré qu’il est naïf d’attendre autre chose des archives françaises que la glorification de la période coloniale. En ce qui concerne les plans des mines, l’ambassadeur a précisé que les autorités algériennes n’ont pas demandé à les obtenir, comme il a salué les étapes franchies par le président Sarkozy, pour la reconnaissance du passé colonial de la France. El Khabar : Une polémique a été soulevée récemment au sujet des archives remises par la France à l’Algérie. Quelle est votre version sur ce qui s’est passé ?
Bernard Bajolet : Il s’agit des archives de l’institut national audiovisuel (français), et son directeur a demandé de collecter, sans distinction, tous les documents filmés qui ont un rapport avec l’Algérie. Il a été dit que ces archives glorifient la période coloniale, mais nous ne devons pas être naïfs car ces archives reflètent la pensée dominante à cette époque. Ce sont des archives de propagande. Je pense qu’il y a des documents filmés par l’Armée et le Front de libération nationale, qui pourraient créer un équilibre. Il y aussi les archives de la période coloniale, qui sont propriété de l’administration coloniale, et nous sommes prêts à les mettre à la disposition des Algériens, et à leur remettre des copies. Nous sommes même prêts à étudier les demandes des chercheurs algériens qui veulent avoir accès aux documents secrets.
El Khabar : La France a récemment remis les plans des mines à l’Algérie, pourquoi avoir attendu tous ce temps et ces plans ont-ils une valeur aujourd’hui ?
Bernard Bajolet : L’Algérie ne nous a pas demandé les plans des mines officiellement, bien que nous parvenaient des critiques à ce sujet, jusqu’au moment où les autorités françaises ont décidé spontanément et unilatéralement de remettre ces plans. La décision est venue très tard, je ne comprends pas personnellement pourquoi on ne les a pas remises après l’indépendance. J’ai entendu certains dire qu’elles n’ont pas d’importance, alors que d’autres assurent le contraire. Le dernier mot revient aux experts algériens, et le président Sarkozy a également pris une décision positive pour la prise en charge des blessés et des estropiés des mines.
El Khabar : Lors de sa dernière visite en Algérie, le président Sarkozy a condamné le système colonial, certains ont considéré ses déclarations comme un pas en avant, et d’autres les ont jugées insuffisantes. Quel est votre avis ?
Bernard Bajolet :Bien sûr, c’est une étape positive, et ses propos en ont surpris plus d’un, car il est parti plus loin que ses prédécesseurs, en condamnant le système colonial, même s’il n’a pas condamné ceux qui ont travaillé dans ce système. Je n’ai pas entendu de commentaires négatifs du côté algérien, car immédiatement après le discours de Constantine, j’ai recueilli sans le vouloir des réactions positives de la part des membres de l’équipe gouvernementale, même ceux connus pour leur intransigeance vis-à-vis du passé de la France en Algérie. Sarkozy a répété le même discours à son retour en France, et lors de sa rencontre avec les anciens combattants, parmi eux les harkis. Je pense que ceux qui ont critiqué le discours de Sarkozy à Constantine ne l’ont pas bien lu, car c’est un discours qui appelle à l’amitié et à la réconciliation. Il faut penser à l’avenir, sans oublier ou effacer le passé, et appelé les choses par leur nom, la noblesse du combat que vous avez mené ne justifie pas les méthodes qui ont été utilisées à cette période.
El Khabar : Le dossier des essais nucléaires dans le Sahara algérien se pose encore avec acuité, quelle sont les mesures prises pour clore ce dossier ?
Bernard Bajolet : Il faut rappeler que les essais ont été effectués entre 1960 et novembre 1966. Depuis l’année dernière, nous avons décidé, pour la première fois, de délivrer des informations importantes sur ces essais, et nous avons présenté un dossier aux autorités et aux médias, car certaines vérités étaient ignorées, comme le fait qu’un certain nombre d’essais ont été souterrains et que 4 essais sur 13 ont connu des incidents, qui ont conduit à la fuite de gaz radioactif. Nous avons remis des plans qui révèlent l’ampleur de la pollution nucléaire provoquée par les essais, et nous avons approuvé la constitution d’une équipe de travail concernant tous les essais effectués par l’armée française. Nous avons aussi présenté des propositions au gouvernement algérien et nous attendons sa réponse, sur la base du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui a indiqué que des mesures doivent être prises, si les autorités veulent créer des projets de développement près des régions sinistrées. Nous sommes prêts à effectuer une nouvelle expertise, et à contribuer à l’opération de nettoyage et de purification, même si nous aurions du faire ça plus tôt également.
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mohamed Aqid (عقيد)
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Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Ven 29 Fév - 20:37
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vendredi 29 févr. 2008 La France offre son aide à l'Algérie dans la décontamination nucléaire Bernard Bajolet, Ambassadeur français à Alger, a fait savoir au cours d'une interview accordée mercredi 27 février à El Khabar que la France était prête à aid...
Bernard Bajolet, Ambassadeur français à Alger, a fait savoir au cours d'une interview accordée mercredi 27 février à El Khabar que la France était prête à aider à la décontamination des pollutions radioactives possibles qui auraient été causées par 13 essais nucléaires menés en Algérie dans les années 1960.
Il a ajouté que l'année dernière, le Gouvernement français avait donné à l'Algérie une carte qui montrait l'étendue de la contamination de ces sites, ainsi que des recommandations visant à la réhabilitatiohn de la zone.
Bajolet a fait savoir que, néanmoins, une équipe d'experts de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique(IAEA), qui avait visité les sites en 1999, n'avaient pas trouvé de niveau de radioactivité supérieurs aux normes autorisées dans le monde.
Sujet: Re: La décontamination des sites d'expériences nucléaires Sam 28 Juin - 12:18
Le 1er mai 1962, la france effectue un essai nucléaire souterrain dans le Sahara algérien. Manque de pot, la montagne explose (!) et contamine gravement le personnel civil et militaire. Le futur premier ministre pierre Messmer (à l'époque ministre de l'armée) et présent lors de l'essai, se carapatera tant bien que mal jusqu'à sa voiture et aura lui aussi droit à sa part de radiations. Un nombre important de militaires sont aujourd'hui sérieusement touchés par des maux reliés aux radiations suite à l' essai raté. _________________ Médailles du Forum :