Sujet: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Ven 13 Juin - 22:11
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Révélations de Daho Ould Kablia sur la guerre d’indépendance Le mythe de l’aide arabe à l’Algérie s’écroule
Pour le premier responsable de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (Malg) de la Révolution algérienne, Rabat, Tunis et Le Caire n’ont pas apporté la contribution en armes attendue pour la résistance contre l’occupation coloniale de l’Algérie et leur soutien était soumis à condition.
Suite aux récentes révélations de l’Égyptien Mohamed Haykal Hassanine, quant au rôle joué par Hassan II dans l’affaire du détournement de l’avion des cinq historiques du FLN par l’aviation française, et au démenti apporté à ce sujet par un des concernés de l’opération, Hocine Aït Ahmed, voilà un ancien responsable du Malg qui apporte son grain de sel au sujet de la nature de l’aide fournie par l’Égypte, le Maroc et la Tunisie à la Révolution algérienne. N’y allant guère avec le dos de la cuillère, Daho Ould Kablia a quasiment réduit à néant le soutien apporté par ces trois pays, tout en ajoutant qu’il était accompagné à chaque fois de conditions. Dans une conférence donnée jeudi à Alger, dont les détails ont été rapportés par le quotidien londonien Al Quds, sur l’histoire de la Révolution algérienne, le ministre délégué chargé des Collectivités locales, qui intervenait en sa qualité de responsable de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (Malg), affirmera qu’à l’exception de la Libye, sous l’ère du roi Idriss Senouci, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte n’ont pas apporté l’aide espérée par l’Algérie. Citant des exemples, il révélera que le roi Mohammed VI avait donné son accord pour que soit remise gracieusement à la Révolution algérienne 5 000 pièces d’armements, mais son fils et prince héritier, Hassan II, avait exigé que lui soit payé en échange de la livraison une somme d’argent pour chaque pièce. Concernant toujours le Maroc, Daho Ould Kablia ajoutera que le même Hassan II avait posé comme condition le partage avec l’armée marocaine du contenu d’une embarcation remplie d’armes en provenance d’Allemagne, en contrepartie de son accord pour la laisser accoster dans la base navale de la marine royale marocaine et de permettre l’acheminement des armes jusqu’au commandement général ouest de l’Armée de libération nationale (ALN) à Oujda.
Quant à l’apport de la Tunisie, le responsable algérien révélera qu’elle a pris beaucoup plus qu’elle n’a donné à l’Algérie. Il dira que le président tunisien, Habib Bourguiba, exerçait toutes sortes de pressions sur le commandement de la Révolution algérienne à Ghardimaou, à la frontière commune entre les deux pays, ce qui a eu pour effet, selon l’orateur, d’empêcher le projet de création d’un centre d’entraînement des agents du renseignement sur le sol tunisien. Versant dans le détail, Ould Kablia indiquera que Bourguiba s’immisçait même dans le choix de la langue d’un discours avant sa diffusion par la radio Saout al-Arab. Abordant les relations de la Révolution algérienne avec l’Égypte, le responsable du Malg déclarera que toutes les aides qu’apportaient les Égyptiens étaient accompagnées de chantage sur de nombreuses questions. “Je conserve des documents personnels d’Ahmed Francis, le représentant du gouvernement provisoire de la République algérienne au Caire, en 1958, confirmant le refus des autorités égyptiennes de nous remettre des aides financières adoptées par la Ligue arabe pour soutenir les efforts de la Révolution algérienne. L’Égypte a procédé au remplacement de l’argent par des quantités de pommes de terre et de pois chiches”, a affirmé le ministre algérien. Dans le même ordre d’idées, il ajoutera que le président Gamal Abdel Nasser “a tenté d’imposer des ministres dans le gouvernement provisoire de la République algérienne, et notamment de mettre à sa tête Ahmed Ben Bella, qui se trouvait à cette période en détention”, en France, suite au détournement de l’avion transportant les cinq historiques du FLN en octobre 1956, alors qu’ils se rendaient du Maroc vers la Tunisie pour participer à une réunion des leaders des pays du Maghreb qui venaient d’accéder à l’indépendance au cours de la même année. Ould Kablia précisera que la direction de la Révolution algérienne avait refusé la politique du fait accompli que voulait imposer le raïs égyptien, d’où le transfert du siège du GPRA du Caire à Tunis. Il dévoilera que Fethi Dib, directeur du service du renseignement égyptien à cette époque, servait de courroie de transmission entre Nasser et les responsables algériens. Le président de l’Association des anciens du Malg, qui a rendu hommage à la Libye et à l’Irak, a insisté sur le fait que la Chine “était le premier pays à approvisionner l’Algérie en armements et en denrées alimentaires gratuitement, quant aux autres pays, dont la Yougoslavie de Tito et l’ex-URSS, nos relations étaient purement commerciales”. Par ailleurs, Dahou Ould Kablia dira que Abdelhafidh Boussouf était le fondateur de la première cellule du renseignement algérien, qui avait pour nom ministère de l’Armement et des Liaisons générales. Il indiquera que la majorité des personnalités, qui étaient à la tête du Malg, qui a formé 900 agents du renseignement spécialisés à travers 13 promotions, ont occupé après l’indépendance de l’Algérie des fonctions stratégiques au sein de l’État algérien. Voilà des vérités, certes amères, mais qui ne laissent plus de place aux assertions sans fondements des uns et des autres, qui ne cessaient de clamer qu’ils avaient aidé la Révolution, alors que la réalité est tout autre.
Liberte
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Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Ven 13 Juin - 22:33
Si ont résume, nos vrais frères sont les Chinois, les Libyens et les Irakiens. C'est enregistrer je serais m'en souvenir. _________________ Médaille(s) du forum :
Tous les ans, il y a de plus en plus de cons . Mais cette année, je crois que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 9:56
les Vietnamiens et les Pakistanais aussi , mais nos amis les plus sincères sont....francais _________________ Médailles du Forum :
soudard Mulazim (ملازم)
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Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 11:50
C'est le récit d'une personne, je pense que l'histoire reste à faire, à partir des interviews des survivants, et des archives. Pour ce qui est de la Yougoslavie, il a eu une aide non commerciale efficace en ce qui concerne la prise en charge des handicapés de guerre, par exemple par les services de santé. Pour ce qui est des marocains et des tunisiens, ils hébergeaient déjà les bases de l'ALN, c'est pas héroique peut-être, mais ça servait quand même. Un bon nombre de stagiaires et d'étudiants ont été formés aussi à cette époque dans les pays de l'Est. Que ces pays aient été intéressés, c'est sûr, mais tout ça a servi quand même.
clems Lt-Colonel (AdA-France)
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Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 12:28
T800 a écrit:
les Vietnamiens et les Pakistanais aussi , mais nos amis les plus sincères sont....francais
Les porteurs de valises ? _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 12:44
Les porteurs de valises et ceux qui sont morts dans les comissaria d'Alger sous la torture et y'en a beaucoup.
Pour info, H2 nous avait attaqué avec nos armes légéres et notre artillerie en 1963. _________________ Médailles du Forum :
soudard Mulazim (ملازم)
Inscrit le : 17 Avr 2007 Messages : 827
Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 14:15
Même au maquis, il y en a eu, et il y a eu aussi ceux qui ont fait deux ou trois ans de compagnie disciplinaire à Djeneien Bou Rezg, parce qu'ils refusaient de faire la guerre à un peuple qui voulait être libre. Il y a eu aussi quelques ouvriers, militants trotskistes surtout, qui sont allés aider à monter des ateliers d'armement au Maroc, ils sont restés enfermés tout le temps pour pas être vus.
Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Sam 14 Juin - 22:02
Citation:
La révolution algérienne et les pays arabes Les précisions de M. Dahou Ould-Kablia
Par : Dahou Ould Kablia Dans la Conférence que j'ai donnée le jeudi 12 juin écoulé, devant les chercheurs historiens et les étudiants en histoire de l'Université de Bouzaréah, j'ai traité de problèmes strictement militaires liés à la lutte de Libération nationale.
Il s'agissait surtout de la formation militaire générale et de la formation militaire spécialisée, tant dans les bases arrière des pays voisins (Maroc et Tunisie), que dans les pays du Moyen-Orient (Égypte, Syrie, Irak, Jordanie).
Cette formation s'est déroulée dans d'excellentes conditions et le contenu de la conférence, totalement enregistrée, en fait foi. Par contre, au niveau des débats, des questions accessoires m'ont été posées, auxquelles je ne pouvais m'empêcher de répondre avec la plus grande franchise, compte-tenu de la qualité de l'auditoire qui me faisait face et ce, sans aucun lien avec l'actualité présente. Ainsi, parlant de l'aide en armes et en argent, je persiste à dire que la Tunisie et le Maroc ne nous ont pas fourni d'armes, à l'exception des 5000 fusils promis gracieusement par feu le roi Mohamed V et qui ont été cédés par le roi Hassan Il, à sa succession, contre contre-partie financière. Le partage des armes du bateau DYNA (150 T.) en provenance d'Alexandrie en mars 1955 a effectivement fait l'objet d'un partage avec l'Armée de libération marocaine stationnée dans la région du Rif. Le contentieux algéro-marocain portait à l'époque sur un problème d'une autre dimension, à savoir, la revendication territoriale prônée par le Parti de l'lstiqlal au pouvoir, et appuyée par une pression continue au niveau de la frontière algéro-marocaine au Sud (*) . La crise a atteint des proportions telles que, devant les menaces du FLN de porter ce contentieux devant l'opinion internationale, un compromis a été trouvé, à l'initiative du roi Mohamed V, un allié loyal de l'Algérie, consistant en la tenue de la Conférence de Tanger en avril 1958 pour discuter de cette question. Finalement, il a été décidé de l'occulter en parlant plus de l'avenir que du passé. L'Armée tunisienne, pour sa part, a exploité souvent les périodes de tension découlant du “comportement” de l'ALN et des réfugiés sur son sol pour entraver l'action de l'ALN, en exigeant à un moment donné que toutes les armes acquises par le FLN, dans les pays du Moyen-Orient et transitant par le territoire tunisien, soient déposées dans les casernes de la Garde Nationale, où elles étaient vérifiées et cédées parcimonieusement.
Cela dit, les dirigeants algériens connaissaient parfaitement le caractère ombrageux du président Bourguiba sur tout ce qui touchait à la souveraineté de son pays, face à un hôte plus ou moins encombrant. Avec l'Égypte, si l'aide politique et diplomatique fut conséquente, I'aide financière l’était beaucoup moins. Les subventions décidées par la Ligue arabe au titre de l'aide financière à la Révolution algérienne, étaient toujours en deçà des virements réellement effectués. Ce que j'ai rapporté au sujet des tergiversations sur l'aide égyptienne, qui a été remise en cause trois années de suite, est confirmé par le rapport du ministre des Finances du GPRA, Ahmed Francis, au Gouvernement, rapport dont je détiens une copie que je peux rendre publique, le cas échéant.
En conclusion : I'aide des pays arabes a été globalement positive et souvent conditionnée, mais les pressions, les entraves, le chantage et autres coups fourrés directs ou indirects sont également légion, et il n'est pas mauvais de les rappeler même s'ils ne fondent pas toute la politique, parce qu'ils font partie intégrante de l'Histoire de notre Révolution. Telle est la vérité. Cela ne mérite pas, par conséquent, le titre excessif reproduit par votre quotidien et quelques autres journaux à la recherche du sensationnel.
Le président de l’AN/MALG Dahou Ould Kablia
(*) Déclaration publique du leader de l’Istiqlal Allal El-Fassi à Imouzer (Fès) en août 1957 : “La meilleure réponse au soutien apporté à nos frères Algériens c’est de rendre au Maroc les territoires sahariens rattachés à l’Algérie”.
Liberte
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soudard Mulazim (ملازم)
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Sujet: Re: Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962) Dim 15 Juin - 8:46
Oui, comme ça je comprends mieux,ça me paraît plus réaliste.
Aide des Pays tiers a la Révolution Algérienne (1954 -1962)
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