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 Massacres de Setif [8 mai 1945]

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 28 Fév - 15:56









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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 28 Fév - 16:00









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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 28 Fév - 16:03







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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Mar 28 Avr - 19:44



Citation:
"L'Autre 8 mai 1945" ou la face cachée des atrocités coloniales françaises en Algérie

[Aps 28/4/09] ALGER - "L'Autre 8 mai 1945", un documentaire projeté mardi à Alger, relate les atrocités commises par l'armée coloniale française contre le peuple algérien sorti ce jour-là revendiquer son indépendance au moment même où les alliés célébraient la victoire contre l'Allemagne nazie. Réalisé par Yasmina Adi, une Algérienne née en France, ce documentaire lève le voile, à travers des témoignages illustrés par des photos et vidéos inédites, sur les mécanismes et les conséquences de cette répression coloniale commise dans plusieurs villes d'Algérie notamment à Sétif, Guelma et Kherrata en mai 1945.
La cinéaste s'est basée également sur des documents et archives de l'administration française, des services de renseignement anglais et américains ainsi que sur le témoignage d'un reporter américain, arrivé le premier sur les lieux, et de personnes ayant survécu à ces tueries en masse, parmi lesquelles des rescapés de la guillotine.

Ce documentaire relève aussi comment la machine meurtrière coloniale a été mise en branle pour mater le soulèvement des Algériens qui réclamaient leur droit à la liberté et le recouvrement de leur indépendance. Il montre comment les militaires français ont créé une milice composée de civils, dont l'un d'eux s'est même vanté d'avoir abattu "83 merles", noms donnés aux Arabes qu'il croisait "lors des différentes battues organisées dans les villages et hameaux indigènes" les semaines ayant suivi le 8 mai 1945.

Parmi les témoins majeurs figurent Chawki Mostefaï, le confectionneur du drapeau algérien brandi lors des manifestations du 8 mai 1945, Aïssa Cheraga le porteur du drapeau de la manifestation de Sétif et des condamnés à mort en 1945 qui ne retrouveront finalement la liberté qu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962.

"En Algérie, on parle de 45.000 Algériens tués, alors que les autorités françaises reconnaissent 7.000 morts. Des deux côtés de la Méditerranée, ce bilan a une valeur très symbolique : d'un côté, les traces d'une répression coloniale que l'on aimerait cacher, de l'autre, des massacres qui symbolisent le début d'une volonté d'indépendance nationale", a expliqué la réalisatrice à l'APS.

"L'Autre 8 mai 1945", réalisé avec la participation de "France 2", a été présenté, il y a près d'une année, à une heure tardive, par cette chaîne publique. Il a été au programmé lors de différents festivals en Italie, en Espagne, en Belgique et au Burkina Faso. En Algérie, il sera diffusé dans une quinzaine de wilayas, à l'occasion de la commémoration de ces massacres.

[www.aps.dz 28/4/09]
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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Mer 6 Mai - 21:16

Citation:
LES «8 MAI 1945» EN ALGÉRIE
Faut-il ne plus parler de repentance?





07 Mai 2009


«Je vous ai donné la paix pour dix ans; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable». Général Duval, le boucher du Constantinois

«Le 8 mai 1945, tandis que la France fêtait la victoire, son armée massacrait des milliers d’Algériens à Sétif et à Guelma. Ce traumatisme radicalisera irréversiblement le Mouvement national. Désignés par euphémisme sous l’appellation d’"événements" ou de "troubles du Nord-Constantinois", les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale».(1)
«Le 8 mai, le Nord-Constantinois, délimité par les villes de Bougie, Sétif, Bône et Souk-Ahras, et quadrillé par l’armée, s’apprête, à l’appel des AML et du PPA, à célébrer la victoire des alliés. Les consignes sont claires: rappeler à la France et à ses alliés les revendications nationalistes, et ce par des manifestations pacifiques. Aucun ordre n’avait été donné en vue d’une insurrection. (...) Dès lors, pourquoi les émeutes et pourquoi les massacres? La guerre a indéniablement suscité des espoirs dans le renversement de l’ordre colonial. (...) Le bilan des "événements" prête d’autant plus à contestation que le gouvernement français a mis un terme à la commission d’enquête présidée par le général Tubert et accordé l’impunité aux tueurs. Si on connaît le chiffre des victimes européennes, celui des victimes algériennes recèle bien des zones d’ombre. Les historiens algériens continuent légitimement à polémiquer sur leur nombre.(...) La guerre d’Algérie a bel et bien commencé à Sétif le 8 mai 1945».(1)Pour les Algériens, cette répression, à laquelle avaient participé des milices de civils, aurait fait 45.000 victimes. Du côté français, le bilan oscillerait entre 1500 et 8000 morts. Voilà pour l’un des massacres, l’avant dernier en date du calvaire de l’Algérie avant l’hécatombe de la Révolution de 1954 qui fit des centaines de milliers de morts.

De fait, la longue chaîne des 8 mai 1945 en Algérie a vu le jour un certain matin de juillet 1830. Pendant 132 ans, la France autoproclamée des droits de l’Homme- pétrie du, dit-on «siècle des Lumières» -et qui furent à bien des égards «un siècle des ténèbres» pour les peuples faibles- n’a cessé de réduire les Algériens par des massacres sans nom. Elle n’a cessé aussi de déstructurer le tissu social au point de problématiser, encore de nos jours, l’identité des Algériens, et d’avoir semé dans nos têtes le virus de la soumission intellectuelle au point que tout ce qui vient «de l’autre coté» est du pain béni. Cette colonisation inhumaine avec son cortège funèbre a broyé des millions de vies humaines et traumatisé une société qui peine à se redéployer. Point d’orgue de cette aventure coloniale: pour des raisons qui ne sont pas, comme on se plaît à le dire, électorales mais plus profondes qui plongent, le croyons-nous, leurs racines dans le mythe de la race blanche supérieure d’essence chrétienne, théorisé en France par les Renan, Gobineau et Jules Ferry, l’Assemblée nationale française par la loi du 23 février 2005 confirme que la colonisation n’était pas un erreur, qu’elle a civilisé et que son oeuvre était positive.

Examen de conscience

Qu’est-ce au juste la repentance? La repentance désigne la manifestation publique du sentiment personnel qu’est le repentir pour une faute que l’on affirme avoir commise et dont on demande le pardon. La repentance fait suite à un renouvellement de la théologie catholique intervenu lors du concile Vatican II. Les principaux points ayant fait l’objet de repentances à la demande de Jean-Paul II sont: l’attitude des chrétiens par rapport au judaïsme, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi et surtout la culture anti-judaïque développée par l’Église dans son histoire. Dans le judaïsme, il existe les «Asseret Yemei Teshouva» (en arabe ’Acharet ayam thaouaba, en français dix jours de repentance). L’Islam définit la repentance (athaouba): comme la cessation du mal commis et intention sincère de se repentir. Dans le droit civil, la repentance est la reconnaissance d’un dommage, dans le droit public elle est en relation avec l’usage diplomatique des excuses officielles entre deux États. Du point de vue idéologique, la repentance revêt une autre forme: au Viêt Nam, dans les camps de prisonniers communistes, le programme de rééducation idéologique comportait l’obligation pour les prisonniers français de faire repentance pour les crimes commis par leur pays.
Pour en revenir à la repentance, on nous a appris en philosophie que les trois étapes de la conscience en face d’une situation de conflit moral sont d’abord le regret de l’arrivée de l’événement, ensuite si les regrets ne suffisent pas la conscience étant tiraillée, l’individu éprouve des remords d’avoir été amené à cette situation détestable. La dernière est le refus de l’acceptation de la situation de remords la considérant comme insuffisante, l’individu veut alors agir pour «effacer» sa faute. C’est le repentir ou la repentance.

Pour l’histoire, le 14 juin 2000, le président de la République Abdelaziz Bouteflika, prononça un important discours devant l’Assemblée nationale française, en s’adressant à son hôte Jacques Chirac. Il s’attacha à lui suggérer, en des termes soigneusement pesés, l’idée d’une déclaration de repentance de la France pour ses méfaits passés en Algérie. Reconnaissant que «la colonisation, au siècle dernier, nous a ouverts à la modernité», il ajouta aussitôt que «c’était une modernité par effraction, une modernité imposée qui a engendré le doute et la frustration, tant il est vrai que la modernité se discrédite quand elle prend le visage grimaçant de l’oppression et du rejet de l’autre». (...) «Si la colonisation a pris fin, ses conséquences, qui sont loin d’être épuisées, la maintiennent toujours sur la sellette. S’en laver les mains, même à quarante ans de distance, c’est emboîter le pas à une pratique politique digne d’un Ponce Pilate.» Par une habile transition, le président évoqua ensuite les exigences d’une ère nouvelle, où nous voyons l’humanité «procéder impavidement aux révisions les plus déchirantes, aux examens de conscience les plus intrépides. De vénérables institutions, comme l’Eglise, des Etats aussi vieux que le vôtre, Monsieur le Président, n’hésitent pas, aujourd’hui, à confesser les erreurs, et parfois les crimes les plus iniques, qui ont, à un moment ou à un autre, terni leur passé. (2)
Quelle fut la réaction bien plus tard? Je vous livre celle des porte-parole de la droite la plus extrême. En finira-t-on jamais?´´, lit-on dans le quotidien français Le Figaro, sous la plume d’Ivan Rioufol. ´´Faire reposer la colonisation et l’esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d’implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes, est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l’histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu’aviver les ressentiments, poursuit le journal. Le même Ivan Rioufol écrit à propos de la France: «(...) Une société post-nationale est en train de s’édifier sur un trou de mémoire», nous refuse de vouloir sortir de notre trou de mémoire? Ivan Rioufol défend les idées les plus abjectes dans son livre La fracture identitaire.

Nous citons: «Les Français: un vieux peuple qui, comme un sucre, peut se dissoudre et disparaître». ‘‘Réveillez-vous, assez de honte! (...) Redevenez la grande France!’’ ‘‘Le nouveau racisme antifrançais se délecte (des) procès en déshonneur qui justifient tous les mépris, toutes les injures’’. ‘‘Une tentative de déculturation de la société est en marche. Et une résistance s’impose si l’on ne veut pas entendre, demain, de nouveaux maîtres dénoncer, en France, le Nouvel An comme étant contraire aux valeurs musulmanes(3)’’.
Ivan Roufiol, avant et après lui Max Gallo, Pascal Bruckner avec sa «tyrannie de la repentance» ont idéologisé «la non-repentance». Nous le voyons, la repentance n’est pas à l’ordre du jour. Le président de la République Nicolas Sarkozy a souvent utilisé ce terme, au cours de la campagne de 2007. Le dimanche 6 mai 2007, soir du 2e tour de l’élection présidentielle, il prononce cette phrase: «Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.»
Nous y voilà! Il n’y aura pas de repentance. Olivier Le Cour Grandmaison écrit à ce propos: ´´Repentance´´, ‘‘guerres des mémoires´´, ‘‘communautarisme´´: tels seraient, selon certains universitaires, essayistes, philosophes et responsables politiques, les nouveaux maux qui menacent l’unité de la France et les institutions républicaines. (...) Plus singulière encore que cette mode soudaine, plus significative également, est l’émergence d’une improbable coalition aussi inédite qu’hétéroclite qui témoigne de façon exemplaire des mutations politico-intellectuelles de ces dernières années et de la formation d’une nouvelle ligne de front. En dépit d’oppositions indéniables par ailleurs, s’y retrouvent des hommes et des femmes convaincus de mener un combat essentiel pour sauver le pays réputé menacé par les mobilisations irresponsables des «Repentants» qui exigent des plus hautes autorités de l’Etat qu’elles reconnaissent enfin les crimes coloniaux commis au temps de l’empire triomphant. (..) Les «Repentants?» Une vaste et très incertaine nébuleuse en vérité, aux frontières infiniment variables, créée pour les besoins de la cause et pour faire croire à l’imminence de nombreux périls. (...) L’essentiel est de forger une représentation hyperbolique de la situation liée au fait que les «Repentants» seraient animés par une détestation commune de la France et de son histoire selon certains, de l’Europe et de l’Occident pour d’autres. De là, cette union nationale d’un genre nouveau exigée par l’ampleur des menaces qu’il faut conjurer. Qu’on en juge. De l’extrême droite, qui n’a jamais renié son soutien aux partisans de l’Algérie française, à certains professeurs d’université en passant par l’hebdomadaire Marianne, la revue Le Débat [2], l’UMP et le chef de l’Etat, la dénonciation de la repentance est devenue l’urgence du moment. Ainsi mobilise-t-elle tous les défenseurs autoproclamés de la France qui luttent contre ces nouveaux dangers que sont la «guerre des mémoires» et le «communautarisme» présentés comme des atteintes particulièrement graves à son unité, voire aux fondements mêmes de la République. Daniel Lefeuvre conclut par cette mise en garde alarmiste: «Belle évolution en perspective -peut-être même en cours -, qui amènerait à créer (...) un patchwork de communautés, avec leurs spécificités, leurs règles, leurs droits, leur police, leur justice (...). Une France où l’on serait blanc, noir ou arabe, chrétien, juif ou musulman -éventuellement athée -avant d’être français. Bref, une France de l’Apartheid. [3]» De même Pascal Bruckner qui, adepte d’une psychologie collective sommaire, affirme doctement: «La pénitence est devenue une idée dominante» bien faite pour «flatter le narcissisme de certaines minorités. [4]»(4)

«Qu’est-il reproché aux hommes et aux femmes qui souhaitent que l’Etat reconnaisse les crimes coloniaux commis par la France? (...) Sans doute est-ce au moment où la commémoration de la destruction des Juifs d’Europe est devenue consensuelle que tout autre exigence mémorielle a été perçue, par beaucoup, comme un désordre politique et une inconvenance morale témoignant d’une "surenchère victimaire" inacceptable parce que dangereuse. (...) Quel est donc cet enchaînement présenté comme fatal qui conduirait à accorder moins d’importance au génocide juif dès lors que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, perpétrés dans les colonies, seraient reconnus? (...) Dans ce contexte, l’expression "banalisation d’Auschwitz" fait partie de ces locutions ´´magiques´´, ou diaboliques qui, en raison de leur pouvoir d’intimidation et de stigmatisation, se suffisent à elles-mêmes et dispensent ainsi leurs utilisateurs de la nécessité de justifier leur position. (...) "Guerre des mémoires" et "surenchère victimaire", telles sont donc les expressions communes qui prolifèrent aujourd’hui. (...) Sous couvert de désignation et de qualification prétendument objectives, prospère en fait la disqualification de revendications légitimes et de ceux qui les portent».(4)

L’industrie de l’Holocauste

On le voit, s’agissant de la Shoah, les crimes de l’Occident sont impardonnables ad vitam aeternam. L’Occident doit non seulement continuer à passer à la caisse. Ce que l’on appelle aussi l’industrie de l’Holocauste est une réalité. Mais de plus l’Occident doit s’interdire d’ouvrir et doit interdire du même coup d’évoquer les sujets tabous sous peine d’être puni. L’Occident chrétien doit constamment prouver à Israël qu’il est antiantisémite et dans les faits anti-antisioniste, l’amalgame est entretenu savamment. Pour ce faire, il doit sacrifier les Palestiniens, ses relations avec le Monde arabe, et, plus grave, prendre le risque d’un clash des civilisations que Samuel Huntington avait appelé de ses voeux.
Qui peut, en définitive, «obliger» ou «amener» quelqu’un à se repentir sinon le plus fort ou le plus humain? Nous ne remplissions aucune des deux conditions. Notre adversaire intime n’a pas le magistère moral pour regarder son crime en face, au contraire il assume revendique et selon il s’absout pour des actions commises par leurs ancêtres sauf dans le cas d’Israël. Les ambassadeurs de France en Algérie, ont invoqué ces dernières années, timidement, la tragédie inexcusable et ont déclaré aussi que le ´´temps de la dénégation´´ des massacres perpétrés par la colonisation en Algérie ´´est terminé´´. La France n’entend pas, n’entend plus, les occulter. On comprend que dans cette logique, il n’est pas question pour la France de reconnaître à l’image des Etats-Unis vis-à-vis du Vietnam, sa Faute. Quand on pense qu’il a fallu près de cinquante ans pour que la France reconnaisse enfin que les «événements d’Algérie» étaient une guerre, un simple calcul nous montre qu’ en l’an de grâce 2150, la France se repentira, peut-être de son «devoir de civilisation» en Algérie. Il serait peut-être indiqué de tourner la page sans la déchirer, ce sera pour les Algériens un signe de grandeur d’âme, de maturité et de singularité.

(*) Ecole nationale polytechnique

1.Mohamed Harbi: La guerre d’Algérie a commencé à Sétif. Le Monde Diplomatique mai 2005
2.Discours du Président Abdelaziz Bouteflika, Assemblée Nationale Française. Juin 2000.
3.Ivan Roufiol: En finira-t-on jamais? Le Figaro, 16 mai 2008
4.Olivier Le Cour Grandmaison: Usages et mésusages de la repentance http://www.mouvements.info/spip.php?article355 13 Décembre 2008

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 9 Mai - 11:59

Citation:
Actualité (Samedi 09 Mai 2009)

Le 8 Mai remet à l’ordre du jour les Relations Algéro-françaises
Bouteflika propose une “voie originale”

Par : Zoubir Ferroukhi


Tourner définitivement la page noire de l’histoire entre l’Algérie et la France, est-ce si difficile ? Peut-être que non, mais il faudrait trouver la voie, une voie originale, et le président Bouteflika suggère d’y œuvrer ensemble, Algériens et Français. Une étape décisive s’engagerait-elle entre les deux pays ?

Plutôt qu’un simple discours de circonstance destiné à raviver les mémoires, le message adressé jeudi dernier par le président de la République à une conférence, qui s’est tenue à Sétif à l’occasion de la commémoration des massacres du 8 Mai 1945, est notamment allé dans le sens de la recherche commune entre l’Algérie et la France d’une voie plus solide pour le rapprochement des deux peuples algériens et français. Et cette initiative du chef de l’État d’appeler, lors de ce discours anniversaire, à œuvrer ensemble des deux côtés de la Méditerranée afin de trouver une voie originale et de “tourner définitivement cette page noire de l’histoire”, constitue certainement une première dans toute l’histoire des relations algéro-françaises, bien souvent en dents de scie.
Le tapage médiatique, il n’y a pas si longtemps autour d’une phrase-clé trouvant soudain des vertus au colonialisme, prononcée et répercutée à satiété par de hauts responsables et des politiques français de droite comme de gauche, est encore présent chez nombre d’observateurs. Il a en tout cas irrité en Algérie. Cela ne fut pas pour contribuer, loin s’en faut, à apaiser les souvenirs cruels de 45 000 Algériens tués dans les opérations de répression collective, décidées à froid, des milliers de détenus dans les geôles au lendemain du 8 Mai 1945, des centaines de mechtas fumantes, en ruine, des fosses communes, des inscriptions gravées dans les rochers des gorges de Kherrata — légion étrangère 8 mai 1945 —, d’où l’on jetait les corps mutilés, etc.
La France libre croyait venir à bout du peuple algérien ; or, le peuple algérien surtout perdit ce 8 mai ses dernières illusions sur un colonialisme généreux et magnanime. L’histoire s’écrit sur le réel. L’on devrait donc tenir compte de tous ces faits, les uns plus ou moins importants que les autres, et des victimes sans nombre, des déplacements de populations par centaines de milliers, des traumatismes et autres atteintes aux droits et dignité. Les Algériens ne sont pas les responsables mais les victimes, et il est indéniable qu’ayant subi les pires violences de la part du colonialisme, ils auraient bien du mal à y voir un caractère positif. Les massacres du 8 Mai demeurent un témoignage douloureux de même que d’autres épisodes de l’histoire coloniale. Mais rétablir un juste équilibre des choses près d’un demi-siècle après la dure guerre d’indépendance du pays serait effectivement de pouvoir s’inscrire à présent dans une nouvelle logique qui épouserait une démarche médiane : lever les tabous sur les méfaits du colonialisme et tourner la page en instaurant de cette manière un couloir d’échanges francs et amicaux entre deux peuples voisins. “Des rapports authentiques d’amitié sincère et véritable dans une coopération où chacun trouvera son intérêt et des raisons d’espérer dans l’avenir”, a déclaré jeudi le président Bouteflika. Le fameux pacte d’amitié algéro-française serait-il de nouveau à l’ordre du jour ? Sans doute pas vraiment. En remettant sur le tapis, à l’occasion du 8 Mai, l’indispensable sérénité des relations avec l’État français, le président de la République a peut-être voulu faire un peu allonger le pas en même temps à une coopération bilatérale qui semble depuis quelques mois à la traîne. Le projet d’Union pour la Méditerranée, cher au président Sarkozy, étant quasiment remis aux calendes grecques, il reste à concrétiser une coopération étroite d’abord de pays à pays, et pour l’Algérie et la France lever les contraintes, celles d’un passé mal assumé pour ainsi dire. Au-delà de ce passé tumultueux de l’Algérie colonisée, et les relations parfois confuses, équivoques, entre l’Algérie souveraine et la France, en d’autres termes depuis très longtemps, il faudrait dire également que les deux peuples se sont côtoyés sans réellement se connaître. Ce serait probablement celle-là la “voie originale” que suggère Bouteflika dans son message à la conférence de Sétif. En l’occurrence, convenir d’un dialogue loyal, ni plus ni moins.

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=114168&titre=Bouteflika%20propose%20une%20%E2%80%9Cvoie%20originale%E2%80%9D

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 9 Mai - 12:03

Citation:
En France, les Indigènes de la République commémorent « le massacre de Sétif » de 1945
Par AFP , le 08/05/2009 | réactions : 4

Plus d'un millier de personnes selon les organisateurs, 300 selon la police, ont défilé vendredi à Paris à l'appel du Mouvement des Indigènes de la République (MIR) pour réclamer la reconnaissance du « massacre de Sétif le 8 mai 1945 » et dénoncer les discriminations en France. Le cortège s'est ébranlé du boulevard Barbès (XVIIIe arrondissement) à la Place de Clichy (XVIIe), derrière une banderole dénonciatrice: "Si nous sommes ici, c'est que vous étiez là-bas".

Cette marche est la cinquième organisée par le MIR. Créé en 2005, ce mouvement dit vouloir "combattre les inégalités raciales qui cantonnent les Noirs, les Arabes et les musulmans à un statut analogue à celui des indigènes dans les anciennes colonies".

Tout en scandant "Sarkozy que fais-tu? Les Indigènes sont dans la rue", mêlés à des slogans pro-palestiniens, les manifestants brandissaient vendredi des portraits de Nelson Mandela, Che Guevara, Yasser Arafat ou encore du leader du Hezbollah Hassan Nasrallah. "Le 8 mai 1945 est le jour de la fin du régime de Vichy et du rétablissement de l'Etat de droit mais le même jour il y a eu le massacre de Sétif", a rappelé la porte-parole du mouvement, Houria Bouteldja.

Pour la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts), qui refuse que "la France ait des trous de mémoire", "l'Etat doit reconnaître (c)es massacres". Pour Mme Bouteldja, "les contradictions de la République existent toujours": "l'Etat tient un discours +droits de l'hommiste+, égalitaire mais
les personnes d'origines africaine, antillaise et maghrébine sont victimes de discriminations à l'emploi, pour trouver un logement et dans leur vie quotidienne".

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 9 Mai - 12:10

Citation:
Colonialisme : plus de 20 000 manifestants à Sétif pour exiger la repentance de la France
Par oualid djazairi , le 08/05/2009 | réactions : 42

Plus de 20.000 personnes ont marché, vendredi 8 mai, à Sétif à l'occasion du 64eme anniversaire des massacres du 8 mai 1945. Le ministre des Moudjahidine et plusieurs responsables politiques nationaux et locaux étaient en tête du cortège. Les manifestants ont scandé des slogans appelant notamment la France à demander pardon pour les crimes commis en Algérie durant la période coloniale, entre 1830 et 1962.

Les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata ont fait plus de 45 000 morts parmi les populations algériennes. Tout au long de la manifestation d'aujourd'hui à Sétif, les manifestants ont brandi des portraits de martyrs et de victimes de ces massacres, notamment celui de Saal Bouzid, la première victime algérienne des massacres du 8 mai 1945. Ce jeune avait été tué à Sétif pour avoir brandi le drapeau algérien.

Cette manifestation est la première d'une telle ampleur depuis de nombreuses années. Elle intervient alors que le président Bouteflika vient de relancer le débat sur la question de la réconciliation avec la France. Jeudi, dans un message lu en son nom à Sétif, le président algérien a prôné jeudi une « voie originale » pour tourner « la page noire" de l'histoire avec la France et « surmonter les traumatismes causés au peuple algérien par l'Etat colonial français ». Pour lui, cette « voie originale » permettra d'établir « entre l'Algérie et la France, entre le peuple algérien et le peuple français des rapports authentiques d'amitié sincère et véritable dans une coopération où chacun trouvera son intérêt et des raisons d'espérer dans l'avenir ».

Pour sa part, le président de l'assemblée nationale, Abdelaziz Ziari, a estimé vendredi que la France devrait « faire repentance» pour les crimes commis durant le colonialisme « en Algérie et ailleurs ». « Il serait tout à l'honneur de la France et des Français de faire repentance sur tous les crimes dont a été responsable le colonialisme en Algérie et ailleurs », a dit M. Ziari à la radio Chaîne III. La France refuse tout acte de repentance, mais "cela se fera un jour », a encore affirmé M. Ziari, qualifiant « d'ignoble » la répression du 8 mai 1945 en Algérie.

http://tsa-algerie.com/Colonialisme---plus-de-20-000-manifestants-a-Setif-pour-exig_6884.html




Citation:
Crimes coloniaux : Ziari appelle la France à faire acte de repentance
Par rédaction (avec AFP) , le 08/05/2009 | réactions : 23

La France devrait « faire repentance» pour les crimes commis durant le colonialisme « en Algérie et ailleurs », a affirmé vendredi le président de l'assemblée nationale, Abdelaziz Ziari. « Il serait tout à l'honneur de la France et des Français de faire repentance sur tous les crimes dont a été responsable le colonialisme en Algérie et ailleurs », a dit M. Ziari à la radio Chaîne III. La France refuse tout acte de repentance, mais "cela se fera un jour", a encore affirmé M. Ziari, qualifiant "d'ignoble" la répression du 8 mai 1945 en Algérie.

Dans un message lu en son nom à Sétif, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a prôné jeudi une "voie originale" pour tourner "la page noire" de l'histoire avec la France et "surmonter les traumatismes causés au peuple algérien par l'Etat colonial français". Pour lui, cette "voie originale" permettra d'établir "entre l'Algérie et la France, entre le peuple algérien et le peuple français des rapports authentiques d'amitié sincère et véritable dans une coopération où chacun trouvera son intérêt et des raisons d'espérer dans l'avenir".

http://tsa-algerie.com/Crimes-coloniaux---Ziari-appelle-la-France-a-faire-acte-de-r_6882.html

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 9 Mai - 12:15

Citation:
Massacres du 8 Mai 1945 : La main des milices

Mardi 8 mai 1945, c’est jour de marché à Sétif. La foule afflue des différentes localités voisines. Les uns viennent pour faire des emplettes, les autres rallient Langar, un quartier du centre-ville où est implantée la mosquée de la Gare, rebaptisée en 1962, mosquée Abou Dher El-Ghiffari. C’était le lieu de regroupement et le point de départ de la manifestation pacifique des Algériens qui désiraient s’associer aux Alliés célébrant, ce jour-là, la fin de la Seconde Guerre mondiale. A 7h30, la tension est à son paroxysme, de ce côté de la ville, qui s’avère trop exigu pour contenir une marée humaine venant de partout.


Face à ce déferlement, les organisateurs de la marche invitent les participants à déposer leurs « debbous » (cannes). Cette démarche est inconvenante pour les paysans qui ne veulent, dans un premier temps, rien savoir. Les initiateurs du mouvement ont dû user de beaucoup de diplomatie pour convaincre les paysans : « Des cannes, des couteaux et quatre fusils de chasse sont récupérés », révèle Lakhdar Taârabit, un des encadreurs de la manifestation qui insiste sur le caractère pacifique de la marche. « Les scouts étaient en tête. Si on savait que la manifestation allait tourner à la tragédie, aurions-nous exposé nos enfants au danger ? Aurions-nous placé des enfants âgés de six, huit et dix ans à la tête du cortège ? Aurions-nous désarmé nos militants et sympathisants ? » Il faut préciser que l’attroupement de milliers d’Algériens qui répondent présent à l’appel des AML (Amis du Manifeste et de la Liberté) et du PPA (Parti du peuple algérien) intrigue la police coloniale qui dégaine à la vue de l’emblème national. L’assassinat du jeune Saâl Bouzid a été le déclencheur de la tuerie. La réaction des « indigènes » ouvre la voie au carnage. Avant de perpétrer d’indescriptibles atrocités à Amoucha, Aïn Abassa, Beni Fouda, Aïn Roua, Beni Aziz, Aïn El Kébira et Bouandas, qui ont payé un lourd tribut, l’armée coloniale ayant instauré le couvre-feu et décrété l’état de siège à Sétif, distribue des armes aux colons qui forment des milices responsables de centaines d’exécutions sommaires.

Pris par une folie meurtrière qui marque encore les mémoires des survivants, des maisons sont saccagées, des femmes sont violées, des vieillards sont égorgés par des escadrons de la mort protégés par le silence et la complicité de l’armée coloniale laquelle achève la sale besogne. Des décennies après, la plaie est toujours ouverte. Chérif Mohamedi Lhadi, cet octogénaire qui conserve sa lucidité, évoque avec minutie les souffrances endurées : « Le soir du 8 mai, aux environs de 20 heures, la police s’invite chez moi pour m’arrêter. Avant d’être transféré vers le camp de concentration de la caserne de Sétif où étaient parqués dans d’abominables conditions plus de 10 000 prisonniers, la police me tortura pendant 12 jours. Toutes les méthodes adoptées par la Gestapo ont été pratiquées par Olivieri et ses acolytes qui m’ont soumis quatre jours durant aux atroces et insoutenables épreuves de l’électricité. Celles-ci furent appliquées sur mes organes génitaux. Je n’ai en outre pas échappé à la baignoire qui consiste à y introduire la tête dans une eau sale, au moment où le corps est plié par le biais d’un bâton de bois qui retient atrocement pieds et poignets. Contrairement à d’autres détenus, mes geôliers m’ont épargné de l’insoutenable examen de la bouteille sur laquelle on faisait asseoir les captifs, dont bon nombre n’avaient rien à voir avec l’action politique. N’ayant pas supporté l’horreur, de nombreuses victimes n’ont pas tenu le coup. En plus des persécutions et des supplices, les bourreaux nous ont privés de tout aliment durant les quatre premiers jours de détention. Ne pouvant résister à la torture avec un ventre creux, certains sont devenus fous. »

Notre interlocuteur, un des encadreurs de la marche et rédacteur des slogans consignés dans les banderoles brandies, le mardi sanglant, nous parle de l’horreur vécue des mois durant à la caserne : « Le soir, les prisonniers étaient regroupés à 400 dans une écurie aménagée pour une trentaine de mulets. Serrés les uns contre les autres, dormant accroupis, à même le sol. Les plus jeunes et les plus souples s’offraient les mangeoires, un "luxe" ! C’est dans une de ces écuries qu’un vieux retraité que tout le monde appelait à Sétif ‘‘sèrgene’’ (sergent) chevalier de la Légion d’honneur et Croix de guerre, est terrassé par le typhus. Ses états de service et décorations n’ont, en fin de compte, servi à rien. Il m’est impossible d’oublier le sacrifice de Khélifa Zaâboub, un brave d’El Eulma (ex-Saint Arnaud) qui a été torturé à mort des heures durant par un tortionnaire. Massacré, le vieux dont le corps est lacéré par plein d’ecchymoses, est jeté à moitié mort dans l’écurie aux environs de 19 heures. Le torturé qui rendit l’âme à 23 heures, avait perdu son dentier. Ses organes génitaux étaient abîmés par le courant électrique. La torture qui n’avait rien à envier au style des nazis, était dirigée par le capitaine Pierson, un ex-substitut du procureur de la République. »

Pour venger ses 101 morts et mater un peuple désarmé, affamé, vivotant de surcroît dans la misère, la France, chantre des droits de l’homme, s’appuie sur l’aviation, les blindés, l’artillerie qui ont pilonné, bombardé, pillé, brûlé et attaqué des villages et montagnes, où se sont réfugiés des squelettes achevés par le typhus. Pour l’illustration, plus de 6000 paysans sont regroupés à Beni Aziz où les miliciens fusillèrent plus de 700 citoyens. Portées disparues, le sort de 100 autres personnes demeure, 64 ans après, en suspens. Selon des rescapés, cette tuerie collective se faisait par groupes de vingt personnes. Avant la fusillade, les « condamnés » qui n’ont comparu devant aucune juridiction sont contraints de creuser les fosses des autres victimes. A Aïn El Kébira où plus de 600 indigènes ont été massacrés par les légionnaires et les Sénégalais, la répression a été sanglante. Des hameaux, tels Bourgazene, Beni Bezez et bien d’autres douars, sont rasés de la carte. Le cheptel de ces hameaux est volé. Les provisions des paysans sont soit brûlées, soit confisquées. Même les élèves du collège Eugène Albertini (lycée Mohamed Kerouani), qui ont osé prendre part à la marche, n’ont pas échappé à la persécution.

Les Mostéfaï Séghir, Benmahmoud Mahmoud, Maïza Mohamed Tahar, Benzine Abdelhamid, Torche Mohamed, Kateb Yacine et Zériati Abdelkader, qui ont été déchus de leurs bourses, sont, à l’instar de leurs camarades Lamri Abderahmane, Khaled Khodja Boualem, Keddad Bakhouche, Lamériben Nacerdine, Djemmame Abderrezak, Ferrani Ouamar, Cherfaoui Mohamed, Abdeslem Belaïd, Taklit (tombé au champ d’honneur durant la glorieuse Révolution de Novembre 1954) et Yanat Boualem, frappés d’exclusion (décision N°3819-3821) des effectifs. En somme, l’horreur vécue durant les mois de mai et juin 1945 hante encore et toujours les esprits des survivants et de leurs descendants qui réclament réparation : « Que la France officielle reconnaisse sa responsabilité dans ce crime contre l’humanité car il a été perpétré par son armée qui a laissé faire les milices à l’origine des centaines d’exécutions sommaires. En plus de la repentance, nous exigeons réparation », dira Abdelhamid Salakdji, président de la Fondation du 8 Mai 1945 de Sétif qui n’oublie pas…


Par Kamel Beniaiche

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 9 Mai - 21:07

bsr il ai tres important pour nous d'avoir une penseé a toutes ses malheureuse victimes assassineés brulés ,3 personnes de ma famille on peri pres des remparts a setif , le frere de mon grand_pere et 2 de ses neveux halla yalarmoum a tous que dieu les gate comme il se doit dans son humble demeure


@ mon pays ne cesse de pleuré ses morts depuis des decennies ,quand va t'on vivre en paix comme tous le monde , du terro au tremblement de terre au innondations , accident de la route guerre de liberation marre marre yen a marre barakat?

on ai maudit ou quoi ,tous ses disparu bon allez stop j'arrete
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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Dim 10 Mai - 14:12

Allah irham ecchouhada
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Montoya, je comprends tes états d'âme, je partage ta peine.
aucun peuple dans l'histoire ne s'est construit dans la choix et l'allégresse; l'accouchement se fait toujours dans la douleur.
mais audelà de celle-ci, l'édification d'un pays est source de dignité, de fierté et de joie.et surtout il nécessite la RESPONSABILITE (de tous et à chaque instant).

il y a les catastrophes naturelles, les horreurs humaines
ce n'est pas pareil, mais, les comprendre, ne signifie pas oublier comme tu dis si bien,
Citation:
il ai tres important pour nous d'avoir une penseé a toutes ses malheureuse victimes

je suis tout à fait d'accord avec toi.
pour cela il faut savoir et mûrir une réflexion et une éducation.
si nous oublions tous, si nous ne TRANSMETTONS pas à nos descendants,
qui dans 2 ou 3 générations parlera du 8 mai 1945 ou d'autres moments de notre histoire ?
le passé sera oublié et nombreux croiront à la propagande honteuse des "bienfaits de la colonisation". et le jour où on pourra voir les archives, plus personne ne s'y intéressera.

c'est un scenario qui ne doit pas se faire, notre mémoire, notre passé, la transmission de ceux-ci doivent être les garants de notre sens des responsabilités.

Nos anciens nous ont posé notre pays sur un plateau d'honneur et de dignité, couvert de leurs sacrifices et de leur sang, à nous de le préserver, de le transmettre, de faire de cet héritage un sens à nos vies et à nos principes. que Dieu nous aide dans cet tâche qui est rude, longue, noble, inch Allah.
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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Sam 16 Mai - 7:25

SI VOUS ETES A LYON (France) LE LUNDI 25 MAI
A NE PAS MANQUER:


Citation:
« Talghouda » ou le Roman comme vecteur de la mémoire du 8 mai 45 à Setif et à Lyon
vendredi 15 mai 2009 (12h39)

« Talghouda » ou le Roman comme vecteur de la mémoire Rencontre débat avec Omar Mokhtar Chaâlal autour de ses deux derniers livres sur Kateb Yacine et Abdelhamid Benzin Lundi 25 mai, 20h, Maison des Passages Lyon 69005




L’écrivain sétifien, Omar Mokhtar Chaalal, est invité à Lyon (France) par l’ancienne adjointe maire de Lyon, conseillère régionale, Sabiha Ahmine, le Lundi 25 mai 2009. C’est à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage intitulé « Talghouda » que Mr Chaalal animera une rencontre-débat aura lieu à la la Maison des Passage, 44 rue St- Georges 69005 Lyon- (Métro vieux Lyon) - 20h00.

Natif de Sétif en Algérie, Omar Mokhtar, dit le Tigre, a vu le jour quelques mois seulement après les massacres de sétif du 8 mai 45, une date qui l’a marquée et qui veut nous la réstituer sous forme de fragments. Ce grand ami au sens plein du terme de l’auteur de Nedjma, Kateb Yacine, pour qui il avait consacré une formidable biographie, nous révèle dans son dernier roman, « Telghouda », Abdelhamid Benzine, le doyen du journalisme algérien, cet écrivain du peuple qui fût directeur d’Alger Républicain, ce grand militant nationaliste et communiste. Un de ces héros anonymes de l’Algérie et de l’humanité pour qui l’auteur voue une formidable admiration et un grand respect.

Après « Le proscrit » (recueil de poésie), « Kateb Yacine, l’homme libre » (Casbah-Editions) ou Le fugitif, (roman, Casbah- 2006), « Telghouda » est le premier tome d’une trilogie qui retrace les premières années de la vie de Abdelhamid Benzine. Pour Omar Mokhtar, ce roman est aussi et surtout l’œuvre d’une vie qui s’inscrit dans un long projet libérateur beaucoup plus vaste, dans une histoire commune, un passé si proche et lointain à la fois. Une pierre qui contribué à ériger ainsi une mémoire citoyenne vivante entre les deux rives, authentique et moderne. Sur fond d’oppression, de résistance, de famine, d’amour interdit, de racisme et d’antisémitisme colonial , « Telghouda » nous aide à mieux comprendre, toujours d’une manière modeste et digne, l’itinéraire inédit, oublié mais original de Benzine et de ces ami-e-s, de toutes ces femmes et ces hommes comme Audin, Alleg et bien d’autre qui se sont battues à la fois contre la barbarie Nazie et contre l’oppression colonial, qui ont donné le meilleur d’eux même à l’humanité, tout en rêvant d’une Algérie libre, indépendante moderne, républicaine, métissée, ouverte et fraternelle...

Pour Mme AHMINE le choix de cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges fraternelles et la coopération citoyenne entre la ville de Lyon et Sétif en Algérie. C’est la poursuite du combat de nos anciens pour la défense des valeurs de la république, pour la liberté et l’égalité et pour construire des ponts de dialogue et de concorde entre les peuples. Le Roman est un moyen aussi de connaissance pour forger une reconnaissance réciproque et fidèle.

Omar Chaalal n’est pas historien et ne voulait pas non plus faire œuvre politique ou idéologique. S’il a choisi le roman c’est pour sa liberté de temps, pour son anti-conformisme : un formidable vecteur de la mémoire, pour une connaissance et une reconnaissance réciproque. En effet, le roman offre les marges nécessaires pour parler de l’oppression coloniale, en particulier celle des massacres du 8 mai 45, combien encore ocultée et méconnue en France… Des crimes qui ont marqués non seulement les personnages historiques du roman (Benzine et Yacine), mais qui ont aussi marqué l’histoire et le destin de toute une région, Sétif et, au-delà, celui de toute une nation : l’Algérie...

Tout en rejetant le système colonial, comme un archaïsme du passé, il est ainsi possible aujourd’hui de rendre hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie sans discrimination... Et construire enfin une mémoire commune dans la concorde.

De : Alain
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vendredi 15 mai 2009
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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Ven 22 Mai - 13:33

Citation:
"L'autre 8 mai 1945" au palmarès des 30 meilleurs documentaires au monde


Yasmina Addi

ORAN - Le film "L'autre 8 mai 1945, aux origines de la guerre d'Algérie", de l'Algérienne Yasmina Addi, sera prochainement primé en France parmi les trente meilleures oeuvres documentaires au monde de l'année 2008, a-t-on appris jeudi à Oran auprès de la réalisatrice. "L'autre 8 mai 1945" sera primé le 7 juin prochain à Paris par "l'Etoile" de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) parmi trente films sélectionnés d'entre 282 candidatures, a indiqué Yasmina Addi à l'occasion de la présentation de son film à la cinémathèque d'Oran. L'Etoile de la SCAM est attribuée chaque année à une trentaine de réalisateurs en signe de reconnaissance pour la grande qualité de leurs oeuvres, notamment les documentaires, les reportages et les oeuvres de création numériques.
[Aps 22/5/09]


TOUTES MES FELICITATIONS A YASMINA ADDI Algeria
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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Lun 1 Juin - 18:54

NOS CHOUHADA NE SONT PAS COMME VOS CRIMINELS

Citation:

Nos Chouhada ne sont pas comme vos criminels
Par M. Iouanoughene

+ Ce qu’avait dit un responsable français au sujet des crimes du colonialisme, en Algérie, précisant qu’il y a eu des criminels des deux côtés, fait mal à chaque citoyen algérien. Sans vouloir mettre à profit cette occasion pour évaluer le degré de l’attachement de chaque citoyen à son pays. C’est une mission qu’on laisse au pouvoir, aux partis politiques et aux organisations qui gravitent autour d’eux et dont aucune trace n’est trouvée, dans les vrais moments ou quand il s’agit de défendre notre mémoire nationale.

+ Ce qu’avait dit ce responsable n’est pas nouveau. C’est un point de vue, depuis fort longtemps, de la France qu’elle ne veut, en aucun cas, faire évoluer malgré tout ce qui s’est passé, pendant la guerre de libération et même, pendant les 130 ans de colonisation. Ce qui se dit actuellement est, en fait, un point de vue du président français, Nicolas Sarkozy, qui nous a rendu visite, il y a quelque temps et qui a utilisé tout ce qu’il est possible de dire, en langue française, pour éviter de nous blesser et sans présenter le repentir, demandé par les algériens. Mais, il n’a pas réussi, dans une deuxième phase, parce que ce qu’il a dit à Alger et à Constantine a blessé les algériens qui restent marqués par les malheurs subis par la colonisation et par la guerre.

+ Nous avions longtemps réfléchi, à la rédaction d’El Khabar, avant de décider de publier les dires de ce responsable français. Nous avions abordé toutes les dimensions possibles et dans tous les sens. Est-ce qu’il nous est possible de publier les insultes de ce personnage qui qualifient nos valeureux moudjahidine de criminels ? Et nous avions compris, en fin de compte, qu’il exprimait le point de vue de son pays que le peuple algérien doit connaître et qu’il ne soit pas leurrer par des slogans comme « l’Algérie tient à ce que la France fasse preuve de repentance et que, sans celle-ci rien ne sera normal, entre Paris et Alger ». Ceux qui habitent des villas qui ne leur appartiennent pas, dans plusieurs villes algériennes, ne sont pas en mesure de répondre à ce responsable français, nous, qui sommes des enfants reconnaissants aux martyrs de la révolution qui ont sacrifié leurs vies pour notre liberté, nous lui diront que Ali la pointe, entre autres, ne pouvait trouver une vie meilleure que celle que la France coloniale lui proposait, pour, enfin, lui dénaturer ses épopées et ses sacrifices, en faisant dans le blanchiment du visage hideux de la colonisation.


+ La même chose est valable pour Amirouche, Zirout Youcef et tout ceux que la France considère comme assassins de civils. C’est comme si, les algériens de l’époque avaient la liberté d’expression et le droit de manifester pour faire entendre leurs voix à l’étranger. C’est comme si l’Armée de Libération Nationale avait des avions et des chars pour vous faire une guerre classique. Nous ne vous faisons pas grief pour ne pas oublier ce que vous avez subi du 1er novembre au 05 juillet 62, et qui vous a causé tellement de douleurs. Mais qui peut nous expliquer les crimes de ceux que vous avez assassiné, un certain 08 mai 45 ? Est ce parce qu’ils ont cru en vos engagements et vos promesses en ayant explosé de joie pour une indépendance, avant terme. La différence entre vos criminels et nos martyrs est trop grande et nous n’avons pas besoin de votre repentir. Nous sommes convaincus du bien fondé de notre cause.

Source : http://www.algeria-press.com/alkhabar.htm

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MessageSujet: Re: Massacres de Setif [8 mai 1945]   Mar 16 Juin - 16:38

Citation:
La barbarie du 8-Mai 1945 en Algérie : la France doit demander pardon
Par Hakim Arabdiou
Lundi 15 juin 2009


Le 8 mai 1945, tandis que les Français fêtaient l’écrasement de la barbarie nazie, une autre barbarie se commettait à l’encontre du peuple algérien, qui avait manifesté ce jour-là dans de nombreuses villes d’Algérie à l’Appel des Amis du manifeste et des libertés (A.M.L), un front constitué par le Parti du peuple algérien de Messali Hadj, âme de la revendication de l’indépendance ; par l’Union démocratique du manifeste algérien, de Ferhat Abbas ; et par l’Association des ouléma algériens. Les manifestants criaient et portaient des banderoles où ils avaient écrit : « A bas le colonialisme ! », « Vive l’Algérie indépendante ! », « Libérez Messali ! » (leader du Parti du peuple algérien), etc. La répression policière avait entraîné des blessés et quelquefois des morts, parmi les Algériens.

Mais les choses furent autrement plus graves dans le Constantinois. A Sétif, la manifestation s’était déroulée dans le calme, jusqu’à ce que la police aie tué des manifestants, parce qu’ils leur avaient résisté, en refusant de leur remettre les drapeaux algériens, qu’ils avait déployés. Ce fut la débandade générale. Certains manifestants s’étaient dispersés dans la ville et s’étaient attaqués à coups de gourdins, de haches et de couteaux à des Algériens d’origine européenne, entraînant des morts et des blessés, parfois graves, parmi ces derniers. Des rumeurs sur de prétendus massacres de musulmans circulèrent le jour-même dans les hameaux, villes et villages situés à des dizaines de kilomètres à la ronde de Sétif, Guelma et Kherrat. Des campagnards musulmans tuèrent, mutilèrent ou massacrèrent des hommes, des femmes et des enfants d’origine européenne, quelquefois plusieurs membres d’une même famille. Bilan officiel : 103 morts et 109 blessés.

Dès le lendemain, le 9 mai, le massacre à grande échelle des Algériens d’origine musulmane commença. Méthodique. Impitoyable. Disproportionné. Bref, de la barbarie à l’état pure. Objectif : terroriser suffisamment le peuple algérien pour lui extirper pour longtemps la revendication de l’indépendance nationale. De Gaulle ordonna lui aussi de baigner l’insurrection dans le sang.

De mai à août, pendant ces quatre longs mois, blindés, artillerie, aviation et marine de guerre bombardèrent et incendièrent de nombreux hameaux et fermes appartenant à des musulmans. Des milliers d’Algériens furent abattus sans sommation ou exécutés sommairement par groupes de 10, 20 ou plus par des militaires, des gendarmes, des policiers et des miliciens d’origine européenne. Leurs cadavres ont été jetés dans des fosses communes, des fours à chaux ou du haut des falaises de la ville de Kherrata. Femmes, hommes, vieillards et enfants avaient été mis à genoux, les mains sur la tête, pendant des heures sous un soleil de plomb, et étaient obligés par les militaires de crier : « Vive la France ! », « Nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien ! »…

Selon les chiffres officiel du gouvernement algérien, ces massacres ont entraîné 45 000 morts parmi les Algériens d’origine musulmane. C’est en réalité une reprise des estimations établies par le Consulat états-unien en Algérie durant ces événements. Cependant, les évaluations les plus sérieuses en l’état actuel de la recherche historique varient entre 15 000 et 18 000 morts (sans compter les blessés), et entre 5 et 10 000 arrestations, dont 99 condamnations à mort, 64 condamnations aux travaux forcés à perpétuité et 329 autres à des travaux forcés à temps.

Tous furent toutefois amnistiés l’année suivante, grâce à la puissante campagne menée en ce sens, principalement par les communistes algériens et français, par le journal, l’Humanité.
Auparavant, outre le parti socialiste, Jacques Duclos, Maurice Thorez et leurs camarades du bureau politique du Parti communiste français, le Parti communiste algérien et l’Humanité avaient qualifié cette révolte du peuple algérien de « complot fasciste », fomenté de conserve par les leaders nationalistes algériens, les agents nazis et ceux de Vichy. Ils avaient traité les indépendantistes algériens d’« agents hitlériens », eux qui avaient subi, ainsi que les communistes, la répression de l’administration coloniale prohitlérienne ; et demandé de les « châtier impitoyablement et rapidement ».

Ces massacres sonnèrent toutefois le glas du système colonial en Algérie. Pour beaucoup de leaders nationalistes et d’historiens, le compte à rebours de la lutte armée du peuple algérien pour son émancipation avait commencé cette année-là. D’ ailleurs, le général Duval (commandant de la subdivision militaire de Constantine et l’un des principaux auteurs de cette boucherie) ne s’était pas trompé dans ses prévisions, quand il avait écrit à ses supérieurs : « Je vous ai donné la paix pour dix ans. Mais il ne faut pas se leurrer. Tout doit changer en Algérie. » Mais rien n’avait changé.

Les peuples ex-colonisés et leurs enfants réclament que la France, qui avait avant tout trahi ses propres principes républicains, humanistes et de justice, demande pardon pour ses crimes coloniaux, comme elle l’a fait pour les Juifs, qu’elle avait voulu exterminer en collaboration avec les nazis, et comme l’ont fait les Etats-Unis d’Amérique avec leurs ressortissants noirs, et l’Australie avec ses aborigènes…

N’en déplaise à quelques attardés de l’Histoire de l’extrême droite et ses idiots utiles, parmi une minorité de « laïques » musulmanophobes de « gauche », cette idée est en train de faire son chemin au sein de l’opinion publique, notamment des nouvelles générations non gangrenées par le racisme anti-Arabes, et dans les plus hautes sphères de l’Etat français

par Hakim Arabdiou
http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-barbarie-du-8-mai-1945-en-algerie-la-france-doit-demander-pardon/243

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NE DEMANDER PAS CE QUE VOTRE PAYS PEUT FAIRE POUR VOUS , DEMANDER CE QUE VOUS POUVER FAIRE POUR VOTRE PAYS;
aussi je brouille les pistes
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Massacres de Setif [8 mai 1945]

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