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Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale

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Barbaros Croesus pacha
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   01.11.07 21:43

Bataille de Karkemish

La Bataille de Karkemish eut lieu à Karkemish (en Turquie pres de la frontiere Syrienne) en -605 entre les armées égyptiennes et babyloniennes.

Quand Ninive, la capitale assyrienne, fut prise par les Babyloniens en -612, ceux-ci déplacèrent leur capitale vers Harran (Turquie). Cette dernière fut capturée par les Babyloniens en -610, obligeant les Assyriens à choisir Karkemish pour capitale.

L'Égypte, alors alliée des Assyriens, se porta à leur secours en -609.

L'armée du pharaon égyptien Nékao II fut retardée à la Bataille de Megiddo (609 av. J.-C.) par les troupes du roi Josias du royaume de Juda. Josias fut tué et son armée défaite. Quelque temps plus tard, les Égyptiens furent de nouveau retardés. Lorsqu'ils rencontrèrent les armées babyloniennes dirigées par Nabuchodonosor II à Karkemish, les troupes assyriennes et égyptiennes furent largement défaites. L'Assyrie cessa d'exister en tant qu'État indépendant et la sphère d'influence de l'Égypte se réduisit, de sorte qu'elle ne fut plus jamais à un acteur important au Moyen-Orient.
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   01.11.07 21:57

La grandeur passé du peuple irakien ... lili
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   01.11.07 23:08

Citation:
Le récit du pilote de guerre soviétique
Evgueni Pepeliaev


"J'ai abattu 23 avions américains"

C'était au début des années 1950, dans le ciel coréen, lorsque les pilotes soviétiques et américains sont devenus pour la première fois des adversaires.

"Dans le secret absolu nous avons été expédiés en Corée, pays en pleine guerre à l'époque, se souvient Evgueni Pepeliaev. - Nous nous sommes engagés dans les opérations le 1er avril 1951. Je commandais le 196e régiment de chasse.

A l'époque, les Américains contrôlaient entièrement le ciel. Même leurs bombardiers ne craignaient pas d'opérer de jour. Avant notre arrivée, les pilotes américains chassaient non seulement des véhicules sur les routes mais aussi les civils, Coréens et Chinois, en tirant sur eux. Deux mois après, nous avons mis un terme à leur supériorité. Leurs bombardiers ont arrêté de voler en plein jour. Les Américains se sont mis à équiper leurs unités par le très récent chasseur F-86 Sabre. Nous, on a volé sur des MiG-15.

Du point de vue des performances, les deux appareils étaient presque à égalité, mais chacun avait, évidemment, ses avantages. Le MiG-15 était supérieur dans le combat vertical, grâce à un plafond plus élevé. Le chasseur américain, grâce à une meilleure aérodynamique, était plus manoeuvrable horizontalement. La différence de vitesses maximales était négligeable.

Le MiG-15 avait une supériorité écrasante en puissance de feu sur tout chasseur américain de l'époque. Le Sabre avait des armes très médiocres par rapport au MiG, mais son viseur automatique était sans égal.

Le MiG-15 dépassait aussi le chasseur américain en viabilité. Je me souviens que des pilotes se posaient en rentrant de missions avec une quarantaine de trous dans leurs appareils! A deux reprises, mon avion a été touché.

Les pilotes de mon régiment ont accompli près de 4.000 missions au total. A leur actif, 108 avions ennemis abattus. Nos pertes s'élevaient à 10 MiG. Quatre de mes pilotes sont morts, six ont réussi à s'éjecter. Autrement dit, mon 196e régiment, dans les combats aériens avec l'US Air Force, avait un score de victoires de 1 à 10 en notre faveur.

D'ordinaire, entre douze et trente-cinq chasseurs soviétiques prenaient part aux combats aériens contre des Sabres. Les Américains tenaient à rétablir leur supériorité aérienne. Mais, réagissant douloureusement aux pertes, ils abandonnaient souvent le combat.

Mon carnet contient des notes sur 108 missions et 39 combats aériens. Au total, j'ai abattu 23 avions. A leur nombre, deux F-94 Starfire, un F-80 Shooting Star, un F-84 Thunderjet, et le reste c'étaient des F-86 Sabre. Tous ces avions appartenaient à l'US Air Force.

Tout pilote de guerre garde en règle générale dans sa mémoire les combats où il a failli être abattu lui-même. Un combat se déroule à des vitesses très élevées et avec des surcharges colossales, les pilotes en souffrent de troubles de la vue et perdent connaissance. C'est une fois au sol qu'on se souvient de certains épisodes d'un duel aérien.

C'était un matin de juillet 1951. Huit avions de reconnaissance F-94 regagnaient leur aérodrome en deux quatre, à une altitude de 8.000 mètres. Nous nous avons décollé et, d'emblée, après un virage de combat, nous avons engagé un rapprochement. Je les ai rattrapés 4 minutes après l'envol, prenant la décision d'attaquer avec un groupe de quatre avions sous mes ordres les quatre F-94 de derrière. Au commandant de la deuxième escadrille, j'ai donné l'ordre d'attaquer les quatre de devant. J'ai bien vu mes obus atteindre le ventre d'un F-94, des fragments de son revêtement se détacher l'un après l'autre dans les explosions. Un autre F-94 qui volait sur ma gauche, est entré dans une spirale profonde. Je l'ai poursuivi. Je me souviens très bien qu'en spirale, à une distance de 100 mètres ou même légèrement plus, je lui ai envoyé une rafale moyenne, de manière à arracher son empennage de queue. A pleine vitesse, je suis entré dans des débris. Heureusement que j'ai baissé la tête, ils ne m'ont pas touché.

A titre de preuve de nos victoires, on amenait sur l'aérodrome des éléments des avions que nous abattions. Cet empennage d'un F-94 a été lui aussi déposé.

Je me rappelle avoir abattu le 6 octobre 1951 un Sabre qui a dû par la suite se poser d'urgence sur le territoire de la Corée du Nord. J'ai pratiqué une man�uvre de diversion que j'avais bien élaborée en temps de paix. Elle m'a toujours réussi. En cap de collision, je montrais à l'adversaire que j'engageais un virage de combat ascensionnel à gauche, mais en réalité je partais à droite. Ainsi, après un virage, un F-86 s'est retrouvé en face de moi, à une distance de 80 à 100 mètres. Après ma man�uvre, j'ai vu le Sabre dans mon collimateur. J'ai envoyé une rafale dans sa direction. J'ai vu tout de suite un de mes obus toucher l'avion derrière la verrière de la cabine. L'avion est tombé mais le pilote a su le poser sur une rive. Ce Sabre a été conduit sur notre aérodrome d'où il a été envoyé à Moscou. Mes pilotes et moi nous avons pu monter dans sa cabine qui était restée intacte.

Ce Sabre nous a rendu un grand service. Les Américains avaient des combinaisons pressurisées qui leur permettaient de supporter bien plus facilement les surcharges et d'être moins fatigués. A l'époque, nous n'avions pas encore de tels vêtements, par contre, ceux des trophées ne manquaient déjà pas. Mais nous n'avions pas le régulateur de pression qui était resté dans l'avion abattu.

"Mon" Sabre possédait un horizon gyroscopique parfait. Les MiG étaient à l'époque équipés d'un mauvais appareil. Au pilote, il ne permettait pas de faire une bande de plus de 40°. On avait en effet du mal à s'orienter, en faisant de gros angles de montée et de descente.

Quant à nos ingénieurs, ce Sabre leur a fourni matière à réflexion. Sur le MiG-17, on avait déjà un horizon gyroscopique normal et un bon viseur. L'étude du moteur du Sabre a été aussi d'une grande utilité.

Le colonel Evgueni Pepeliaev, Héros de l'Union soviétique, 89 ans, vit à Moscou. Il est connu comme l'auteur d'un livre à succès, "Les Mig contre les Sabres", sur la guerre aérienne en Corée (1950-1953).

Propos recueillis par Iouri Ploutenko.

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   02.11.07 16:12

Merci FCODE pour ce message trés intéressant.


O.R
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   02.11.07 21:16

Merci FCODE pour cet grand article "Le récit du pilote de guerre soviétique Evgueni Pepeliaev" on le classera comme grande bataille aerienne .
Alors pour les passionnes des MIG russes et leurs suprematies à lire .
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Barbaros Croesus pacha
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   27.11.07 15:15

La bataille de Mūtah


Selon les historiens cette bataille eut lieu le mois de Djoumada Ier de la huitième année de l’hégire (septembre 629), entre, d'un côté les Musulmans et de l'autre, les forces byzantines et leurs alliés chrétiens arabes. Le but de cette expédition était, selon Ibn Hishâm, de venger le meurtre d’al-Harith ibn Omair al-Azdi, que le prophète avait envoyé avec une lettre pour le prince de Bosra, mais avant d’y arriver, il fut arrêté et mis à mort par Shorahbîl ibn Amr al-Ghassani. Avant l'expédition, le prophète envoya une délégation composée de quinze personnes, à That al-Talh en Syrie , pour les inviter à l’Islam. L’ensemble de la délégation fut tué excepté leur chef.

Il est normal, face à une pareille situation, que le prophète réagisse, pour réhabiliter l'honneur des Musulmans. Il forma une armée de trois mille hommes, commandée par Zaid ibn Hārithah (fils adoptif du prophète). En cas de malheur, il devait être remplacé par Djafar ibn Abou Talib (frère d’Ali, le quatrième calife) et celui-ci par Abdallah ibn Rawâha. Le jour de départ, le prophète accompagna l’armée jusqu’à Thaniyat al-Wada, la colline des Adieux. L’armée avança jusqu’à Ma’an. Là, elle apprit que l’empereur Héraclius disposait d’une armée de cent mille hommes, renforcée par un nombre semblable d’Arabes chrétiens. Bien que les nombres donnés par les historiens Arabes semblent très amplifiés, on peut admettre que les byzantins et leurs alliés étaient quatre ou cinq fois plus nombreux que l’armée musulmane.

Quand les musulmans apprirent la situation des forces ennemies, ils passèrent deux nuits à Ma’an pour réfléchir et étudier cette situation. Certains d’entre eux pensèrent envoyer une lettre au prophète à Médine l' informant sur les forces ennemies, dans l’espoir d'être renforcés ou d’obtenir son avis. Mais Abdallah ibn Rawaha ranima le courage de la troupe en leur disant : « Ce qui vous est désagréable, est ce que vous cherchez, (le martyre), nous ne combattons les gens ni avec le nombre, ni la force, nous les combattons avec notre religion. Vous allez trouver l’un des deux, soit la victoire, soit le martyre ». Encouragés par ces paroles, les Musulmans avancèrent vers le nord, arrivés aux confins de Balka, dans un village appelé Mashârif, ils rencontrèrent l’avant-garde ennemie. L’armée musulmane se retira un peu en arrière jusqu’au village de Mūtah.

Il est clair que le rapport de force était favorable aux Byzantins et leurs alliés, et que les Musulmans s’engageaient dans un combat où la victoire n’était pas la leur. Mais en même temps, ils n’avaient pas d’autre solution que de combattre avec acharnement.

Quand les deux armées se trouvèrent face à face, les Musulmans organisèrent leur armée en ordre de bataille ; l’aile droite commandée par Kutba ibn Katada al-Odhri, l’aile gauche par Abaya ibn Malik , le cœur par Zaid ibn Harithah, mais les historiens ne citèrent pas de nom pour l’avant-garde et l’arrière-garde. Dans ces moments de combat où la force adverse est trois ou quatre fois plus nombreuse, il y a selon Clausewitz des facteurs déterminants qui jouent énormément : « Plus le camp engagé dans un combat inégal manque de forces, plus la tension interne et l’énergie de ces forces seront grandes car il est talonné par le danger. Si le contraire se produit, si le désespoir héroïque fait place au désespoir découragé, tout l’art de la guerre ne sert plus à rien ». Ce fut la situation à Mūtah, les Musulmans se battirent comme des lions, le premier général Zaid, qui portait l’étendard, combattait avec ardeur, mais finalement, il succomba à ses blessures. Le deuxième chef Djafar prit sa place. Il combattit à cheval, puis « mit pied à terre et l’égorgea, « de peur que l’ennemi le prenne et combatte les musulmans avec ». Djafar tenait le drapeau avec sa main droite, lorsqu’un coup de sabre la lui coupa, ensuite il prit le drapeau de la main gauche ; elle fut coupée. Il le serrait contre sa poitrine jusqu’au moment où il mourut. Abdallâh ibn Rawaha s’empara de l’étendard à son tour, il fut tué, lui aussi. Les trois chefs désignés par le prophète furent tués les uns après les autres. A ce moment critique, Thabit ibn Agram saisit l’étendard et cria aux Musulmans de choisir un chef, ils lui répondirent : "toi". Il refusa, ensuite il donna l’étendard à Khaled ibn al-Walid.

Dans ces situations désespérées , où les solutions font défaut, se révèlent les qualités et les valeurs d’un chef. Khaled venait de se convertir en Islam, il sortit avec l’armée comme un simple soldat, bien que ses qualités de combattant soient reconnues de tous, mais pour une raison où une autre le prophète ne l’a pas nommé comme chef. Alors il devait en ce moment là, faire ses preuves et montrer aux Musulmans qui l’avaient choisi comme chef, qu’il méritait leur confiance.

Mais face à une telle situation, la seule chose qui vient à l’esprit, est de se sauver et de sauver sa troupe. Mais de quelle manière ?

En réalité, pour Khaled, il faut que la solution adoptée, soit proche de sa nature, de son esprit offensif et en utilisant la ruse, car une retraite réussie vaut mieux qu’une victoire inachevée.

Il tint ferme jusqu’au soir, et profita de la nuit pour réorganiser son armée en utilisant une brillante idée novatrice, il intervertit ses positions. L’aile gauche passa à l’aile droite et réciproquement, ceux de l’avant-garde passèrent en arrière-garde « pour faire croire aux Byzantins qu’il avait reçus des renforts ». Secrètement à l’aube, il laissa un détachement en arrière dans le but de faire du bruit et soulever de la poussière afin de réaliser son plan. Ensuite, il effectua des attaques éclairs et successives. L’ennemi découvrit de nouveaux visages, en bref les Byzantins avalèrent l’hameçon de Khaled et crurent qu’un renfort venait d’arriver de Médine. Alors les Romains réalisèrent l’impossibilité d’une victoire décisive sur les Musulmans, ils diminuèrent leur pression sur l’armée musulmane. Ce fut à ce moment-là que Khaled décida de commencer sa retraite.

Grâce à cette manœuvre réussie, Khaled reçut le titre de Sayf Allah. Couvert par le cœur de son armée, il retira d’abord les deux ailes, ensuite soutenu par les deux ailes, il réussit à rompre le contact avec l’ennemi, celui-ci croyant que Khaled l’attirait vers une embuscade, hésita à le poursuivre. Selon Ibn Hisham, les pertes chez les Musulmans furent de treize personnes.

De retour à Médine, malgré cette retraite réussie, Khaled et ses troupes furent mal reçus par les Musulmans. Selon ibn Ishâk, on leur jeta de la poussière au visage en les qualifiant de fuyards « farrâr », cependant, le prophète leur répondit : « Ils ne sont pas des fuyards, mais des carrâr » mot qui signifie les attaquants ou les hommes fermes.
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   12.12.07 15:09

Voici une petite biographie d'un plus grand sultan et calife Ottoman (il nous faut faut un dirigeant comme lui Sad Crying or Very sad Neutral Cool :

Selim Ier

Selim Ier (Yavuz Sultan Selim Han) dit « le Cruel » ou « le Terrible » (en turc: yavuz, inflexible; sévère; cruel) (né le 10 octobre 1470 à Amasya - mort le 20 septembre 1520 à Constantinople) fut le 11e sultan de l'empire ottoman et le premier à porter le titre de calife (à partir de 1517). Il succèda à son père Bayezid II.

Il a eu quatre filles et un fils nommé Suleyman, plus connu sous le nom de Soliman le Magnifique, qui lui succéda à sa mort.





star Biographie:

Nommé par son père Bayezid II, gouverneur de Trébizonde, Selim met à profit cette fonction pour se familiariser avec l'administration et pour mener quelques campagnes militaires victorieuses. Très proches des janissaires dont il adopte partiellement le costume, il est considéré comme frugal et économe, très religieux et brutal. Il a organisé un réseau d’espionnage efficace dans tout le pays et dans les pays voisins.

Il fait la conquête d'une partie de la Géorgie, correspondant aux provinces de Kars, de Erzurum, et de Artvin, dont la population fut convertie à l'Islam (1508).


star Prise du pouvoir

L'année suivante, Selim entre en rébellion contre son père, qu'il finit par contraindre à l'abdication avec l'aide des janissaires en 1512. Il tue ses frères et neveux pour éliminer tout prétendant au trône. Il donne la preuve de son intransigeance en exécutant devant leurs hommes, deux officiers ayant montré des signes d'insubordination.


star Unification de l’Anatolie

Il ne rompit pas la paix avec les puissances chrétiennes, en revanche à l’est les Safavides iraniens constituaient un danger pour l’Empire ottoman. Ismaïl Ier diffusait le chiisme que Selim considérait comme une horrible hérésie. Le but de Selim était d’éliminer les Safavides et de rétablir ainsi l’unité des musulmans. Le 23 avril 1514 il parti vers Sinop et y laissa un détachement de 40 000 soldats et partit en campagne vers Iran avec le reste de l’armée soit 100 000 soldats. L’armée d’Ismaïl comprenait elle ausi 100 000 hommes mais était beaucoup moins bien équipée et surtout l’artillerie ottomane était très supérieure. La bataille eut lieu à Tchaldiran (turc: Çaldiran dans la province de Van) le 23 août 1514. Les ottomans sortirent vainqueurs. Le Chah put s’échapper. Selim fit massacrer 40 000 chiites, considérés comme hérétiques dans ses États. Des mesures sévères de répression du chiisme furent prises et les historiens turcs disent qu'elles furent « efficaces ». Il avait aussi imaginé débarrasser le sol turc de tous les chrétiens, mais il en fut dissuadé.

Erzincan et Bayburt furent envahis et la forteresse de Kemah (près d’Erzincan) fut prise. Selim continua son avancée et entra dans Tabriz. Tout l’est de l’Anatolie passa sous la domination ottomane. Le 15 septembre 1514, Selim se retira de Tabriz pour se diriger vers le Karabakh (Karabağ), mais il préféra se replier sur Amasya pour y passer l’hiver.

En Juin 1515, Selim voulut abolir le beylik des Dulkadir (Dulkadiroglu), le bey s’y refusa bien qu’il fût le grand père maternel de Selim. Son opposition fut balayée lors de la bataille du Mont Turna (Turnadağ dans la province de Kahraman Maraş) le 12 juin 1515.


star Guerre contre les Safavides

Les Safavides s’allièrent avec les Mamelouks du Caire. En apprenant cela Selim partit aussitôt en campagne vers l’Égypte (juin 1516). Le 27 août la citadelle d’Antep (aujourd’hui Gaziantep en Turquie) se rendit ainsi que celle de Besni (dans la province d’Adiyaman).

La bataille eu lieu à Marj-Dabiq (turc: Mercidabik, arabe: مرج دابيق marj dābīq, le prés gluant) au environs d’Alep (Syrie). Deux ans exactement après la bataille de Tchadiran, ce sont cette fois les Mamelouks qui sont écrasés par la supériorité des armées ottomanes. Le Sultan mamelouk Qânsûh al-Ghûri est tué et le calife abbasside al-Mutawakkil III est fait prisonnier. Selim entra dans Alep le 28 août 1517. Le jour suivant les prières furent dites en son nom, le déclarant calife. Une campagne éclair lui fait prendre la Syrie et le Liban, il traverse le désert du Sinaï en 13 jours. Il battit les Mamelouks une nouvelle fois aux environs du Caire le 24 janvier 1517. Le dernier sultan mamelouk est exécuté le 13 avril. Le 6 juillet La Mecque et Médine étaient territoires ottomans. Le calife al-Mutawakkil abdiqua en faveur de son père al-Mustamsik. Ce dernier remit dans les mains de Selim les insignes du pouvoir califal. Selim envoya à Istanbul les objets sacrés (turc: Emanat-ı Mukaddes) l'épée, la robe, l'étendard et des dents du prophète et transforma Istanbul en centre du califat. Cette proclamation violait manifestement la tradition arabe et plusieurs hadiths qui stipulent que le calife doit toujours être un membre de la tribu mecquoise des Quraych[1].

Il resta encore au Caire pendant 8 mois et revint à Istanbul le 25 juin 1518.


star Sur les mers

Selim se contenta de soutenir les frères Barberousse Arudj puis Khayr ad-Dîn en leur fournissant des navires. Vers 1518, Khayr ad-Dîn Barberousse eut alors l'idée de s'allier complètement à l'Empire Ottoman. Il fit allégeance au sultan Selim Yavuz qui lui donna la titre de pacha et de beylerbey avec une troupe de 2 000 hommes munis d'artillerie puis même de 4 000 volontaires ayant le statut de janissaires. La domination turque sur l'Algérie et la Tunisie ne sera complète que sous le règne de Soliman.

Selim Yavuz est mort le 20 septembre 1520 d'un cancer à cinquante ans alors qu'il préparait une expédition contre l'île de Rhodes. Son fils Soliman le Magnifique lui succéda.
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   12.12.07 16:48

Une question Pacha?

Lors de l'empire 'Otmane est que les territoires été consideré comme colonie,protectorats ou autre?
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   12.12.07 17:50

Northrop a écrit:
Une question Pacha?

Lors de l'empire 'Otmane est que les territoires été consideré comme colonie,protectorats ou autre?



Ils etaient considerer comme étant des territoires de la sublime porte, c'etait plutot un état centralisé...

mais il y a des terres qui ont etait relativement autonome, parce qu'ils etaient loin de Constantinople comme par exemple l'Algerie, ou les comptoires au Soudan, Somalie, au Kenya et Tanzanie....

C'est la sublime porte qui envoyez ses fonctionnaires a ses terres "sous autorité Ottomane mais lointaine", les Bey (Seigneur, Dey en Algerien) etait choisit par le sultan...les Janissaires et les Sipahi assurer la securite...

en claire:

Territoire Ottomane, avec une grande autonomie, pas d'assimilation, la langue Turque n'a pas etait imposer (mais rester la langue officiel), la charia etait appliquer par l'autorite Turque (je croit), la culture et la langue Algerienne n'a pas interdite, c'est pour ce la qu'il n'y a jamais eu de revolte contre l'empire Ottoman en Algerie....
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   15.12.07 16:13

C'est normal ce sont les Francais qui ont chassé les Turcs d'Algerie et de Tunisie et les Italiens de Lybie apres au moyen orient ya eu des revoltes de la populations,avec l'aides des Anglais.Je ne sais pas pourquoi car meme le Maroc a été victime de l'occupation Européene.
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MessageSujet: Le chef de la résistance yougoslavo-serbe contre Hitler   08.01.08 21:16

Citation:
Draža Mihailović

Dragoljub "Draža" Mihailović, en serbe cyrillique Драгољуб "Дража" Михаиловић, connu aussi sous le nom de Čiča, en serbe cyrillique Чича (né à Ivanjica le 27 avril 1893 - mort à Belgrade le 17 juillet 1946), était un soldat et un résistant royaliste serbe. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a joué un rôle important dans la lutte contre l'occupant nazi. Condamné à mort par la Yougoslavie communiste de Tito, il est aujourd'hui réhabilité.


Portrait de Draža Mihailović, par Jim Pollard

Son enfance
Draža Mihailović avait un frère, Mihailo, et trois sœurs, Smiljana, Milica et Jelica. Peu après la naissance de Jelica, son père meurt de la tuberculose. Cinq ans plus tard, en 1900, sa mère meurt aussi. Les orphelins sont confiés à leur oncle Vladimir.


Carrière militaire
Après avoir étudié la musique pendant 3 ans, Draža Mihailović s'inscrit à l'école militaire de Belgrade. Il a combattu pendant les guerres balkaniques. En 1912 il obtient la médaille du courage. Il est blessé en 1913 en combattant les Bulgares. Lors de son passage à la Sorbonne, il se lie d'amitié avec Charles de Gaulle.


Première guerre mondiale
Il a participé à la Première Guerre mondiale et a fait partie de la longue retraite de l'armée Serbe par l'Albanie en 1915. Il a ensuite combattu sur le front de Salonique et a reçu plusieurs décorations pour ses faits de guerre.


Seconde guerre mondiale
En 1941, le roi de Serbie, Pierre II, refuse de laisser la Wehrmacht traverser son pays pour venir en aide aux Italiens qui se battent en Grèce. Hitler est furieux. En réaction, il fait envahir la Yougoslavie.

Dans beaucoup de villes et de villages, le peuple serbe se soulève par groupe de petites dizaines d'hommes, les Četnik. Dragoljub Mihailović est leur commandant. Fidèles au roi, ils sont parmi les premiers, avec les communistes, à opposer une résistance aux Nazis.

En juin 1941 Josip Broz, Tito, secrétaire général du Parti Communiste de Yougoslavie et ancien agent de recrutement des brigades internationnales d'Espagne croate, initie un mouvement de résistance dans tout le pays; ses soldats s'appellent les partisans. Les partisans, qui comptent dans leurs rangs des représentants de toutes les communautés yougoslaves recoivent un très large soutien populaire; ils libèreront beaucoup de régions.

À la fin du conflit les communistes, soutenus notamment par les Anglais et appuyés par la puissance militaire soviétique, libèrent le pays. Après un référendum populaire le nouveau pouvoir anti-fasciste renverse la monarchie et persécute les četniks.


Le procès et l'exécution
La presque totalité de l'armée royaliste serbe s'exile à Chicago ; de son côté, le roi Pierre II se réfugie à Londres.

Le 12 mars 1946, Draža Mihailović est arrêté alors qu'il se cachait en Bosnie-Herzégovine.

Du 10 juin au 15 juillet 1946 se déroule à Topčider le procès des "traîtres" et des criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Draža Mihailović figure au nombre des accusés. Jugé coupable, il est fusillé le 17 juillet 1946. Charles de Gaulle, dont les penchants monarchiques sont avérés, refusera toujours de rencontrer Tito, le considérant responsable de l'exécution de son ami Draža.


La réhabilitation
« Sa condamnation à mort reposait sur des considérations de politique intérieure plus que sur sa réelle culpabilité »[1]. La disparition de Draža Mihailović débarrassait Tito d'un héros encombrant.

De fait, dans un contexte de Guerre froide et de conflit politique ouvert avec la Yougoslavie au sujet de l'occupation de Trieste, le Président Truman lui avait accordé une médaille à titre posthume dès 1948. Et en 1989, les États-Unis ont décidé d'ériger une statue en son honneur à Washington, « en reconnaissance du rôle qu'il a joué en sauvant plus de cinq cents pilotes américains en Yougoslavie »[2].

Il n'en reste pas moins que son attitude trouble envers l'Axe et ses supplétifs ustashis alimente encore de nombreuses controverses.


dans les tcheniks ont compté jusqu'a la fin de la guerre

Муслимани, Хрвати и Словенци у Равногорском покрету ђенерала Драже Михаиловића. Опште место комунистичке пропаганде представља "доказана чињеница" да је четнички покрет био чисто српски. Четнички покрет Драже Михаиловића јесте био већинско српски, али ту је било хиљаде Мулсимана, Хрвата, Словенаца и других (Пољака, Рома, Јевреја, Енглеза, Американаца..). Ова страна је посвећена управо њима...

pour la traduction je vais faire de mon mieux la voici
MUSULMANS, CROATES ET SLOVENES DANS LA RAVNA GORA POKRET DU GENERAL DRAZA MIHAJLOVIC AU CONTRAIRE DE LA PLACE DU COMMUNISTE DE LEUR PROPAGANDE QUI MONTRE QUE LES TCHENTIKS "JPREUVENT " QUE LES TCHENIKS POKRET ETAIT PUR SERBE LES TCHENIKS DE DRAZA MIHAJLOVIC ETAIT BIEN MAJORITAIRE SERBES MAIS I LAVAIT PLUS DE 1000 MUSULMANS CROATES SLOVENE ET D4AUTRE (POLOGNAIS TSIGANE JUIF ANGLAIS AMERICAINS....) apres il a des photos des musulmans tcheniks sqi vous voulais je vais les mettres

un site ou il fait montré LES ALLIES AU HAUT COMMANDEMMENT DE DRAZA MIHAILOVIC 1941 - 1945 http://www.pogledi.co.yu/francuski/cetnici/komanda/index.php
LES ALLIES DANS LES UNITES CETNIKS
http://www.pogledi.co.yu/francuski/cetnici/jedinice/index.php
LES SIGNES DE GRATITUDE D'APRES GUERRE
http://www.pogledi.co.yu/francuski/cetnici/zahvalnost/index.php
OPERATION "PONT AERIEN"
http://www.pogledi.co.yu/francuski/airbridge/index.php
DRAZA MIHAILOVIC
http://www.pogledi.co.yu/francuski/draza.php
LES CETNIKS ET LES ALLEMANDS
http://www.pogledi.co.yu/francuski/c_vs_n/index.php
Le martyre de Kragujevac en octobre 1941
http://www.pogledi.co.yu/francuski/kg/index.php


enfaite tito et lui etait les seul veritables resistant apars leur iidée n'etait pas les memes
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   08.01.08 21:23

Citation:
The Serbs have saved more than 600 American Fliers


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As the merciless and savage NATO attacks go on unabated it is politically correct to forget the due that America has toward the Serbian people. Let us remind you:

During WWII the Serbian Royalist guerrilla movement, led by General Draza Mihajlovich, have saved more than 600 American fliers. To this day, the "Halyard Operation" remains the largest one-time rescue of Americans from behind enemy lines in American history.

In Time-Life book, the series on World War II, entitled: "Partisans and Guerrillas", published in 1978, on page 188, you can see some of the rescued American fliers:




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On page 189, of the same book you will find the following quote referring to the above photograph:

American fliers, shot down over Yugoslavia, catch up on their sleep in a hayloft after being rescued by the [Serbian royalist] Chetniks. DURING THE WAR SOME *600* [SIX HUNDRED!] AMERICANS WERE RESCUED BY THE CHETNIKS AT GREAT PERSONAL RISK. "Our guides told us in all sincerity," said one of the fliers, that the GERMANS EXECUTED FIVE OF THEIR PEOPLE FOR FAILURE TO DISCLOSE OUR WHEREABOUTS."

"Their people" means that the Serbs have watched their neighbors, their girlfriends, their parents or their own children being shot - but they would make this painful, impossible sacrifice - to save these great men; these dear allies.

America boasts about its great sense of morality. Is any of it left?

The last American Ambassador to ex-Yugoslavia (who was also an active participant in anti-Serb bigoted campaigns) Mr. Warren Zimmermann, in a moment of candor said:

"Serbs are a naturally talented and ebullient people with an instinctive LIKING FOR AMERICANS that is based partly on a shared garrulity and partly on a military alliance spanning both world wars."

(The above quote is from: "Foreign Affairs", issue March/April 1995, page 3, "Origins of the Catastrophe").

What should the Serbs, what should the WORLD think about America now?


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Please, follow this link to read what Major Richard L. Felman, one of the rescued aviators had to say about the Serbs. His speech is part of Congressional Record.


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American aviator, from the above photograph
writes to us:
The photo "The Serbs have saved more than 600 American Fliers" holds vivid memories for me. I learned of the photos existence fifty years later while visiting in Chicago. Obviously, all the fliers were exhausted and sound asleep in the photo. Having said that, obviously we did not know of the photographers presence. While in Chicago in 1993, I met the photographer, quite by accident. He was as much surprised to meet me as I was to meet him. His name?... J.B. Allin, who was attached to the HALYARD MISION. This same photo appeared on page 49 in the November/December issue of SERB WORLD, U.S.A.

"Nick" Lalich was a very good friend of mine in 1944 and continued to be a life-long friend until his recent death.

The same photo has appeared in many publications during the past sixty years.

However, I have never seen the men in the photo identified. I knew all of them, quite well.

They were the enlisted men of my B-24 Liberator Bomber Crew, shot down by German anti-aircraft fire over Belgrade on Sept. 8, 1944. Only two of them are still living, including myself.

Left to right in the photo, they are Howard Ford, ball turret gunner; Gerald Wagner, radio operator; Curt Diles, nose turret gunner; Rudolph Schmidt, Flight Engineer; and Leland Porter, tail gunner. One of our crew, James Barker, was captured by the Germans and spent the balance of the war as a German prisoner.

AMERICAN SRBOBRAN has published many of my articles over the past six decades.



A faithful Serbian supporter,

Curt Diles
Dayton, Ohio
July 4, 2005

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   10.01.08 20:57

Salut à tous! y'a eu des posts intéressants sur des grandes batailles de notre Histoire, et la je veux revenir sur une qui nous intéresse particulièrement nous les musulmans, celle de "poitiers" qui a vu la progression musulmane en occident s'arrêter net...

En 1942, Adolf Hitler déclare : « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l'influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l'islam triomphe. Cette religion récompense l'héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d'un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme»

Retour sur cette bataille qui a en partie changer le destin de plusieurs pays et notamment la France qui à l'époque n'existait pas en tant qu'Etat.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Poitiers_(732)
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   18.01.08 0:33

Citation:
GUERRES ISRAELO-ARABES



1970 - Guerre d'Attrition
1973 - Guerre du Kippour


En 1973, pour la première fois depuis le début du conflit qui les opposait à l'État hébreu, les Arabes prirent l'initiative de l'attaque. Ayant coordonné leur action, l'Égypte et la Syrie parvinrent, lors de la guerre du Kippour, à ébranler le mythe de l'invincibilité de l'armée israélienne.




Le 6 octobre 1973, à 14 h 5, le front du canal Suez s'embrasa du feu de centaines de canons égyptiens qui tiraient sur les posi;'ns de la ligne Bar Lev et sur ses arrières immédiats. Au cours des premiers engagements de cette nouvelle guerre au Moyen Orient, la force aérienne égyptienne joua un rôle important, en pilonnant, avec 220 appareils, les aérodromes d'El-Mulayz, de Bir Thamada et d'El-Sur, de même que les bateries de missiles sol-air Hawk, les lignes de communications, les stations de radars, les centres de commandement et les postes de guidage israéliens. Dans le même temps, des missiles tactiques FROG étaient lancés en direction des bases de Bir Gifgâfa et de Tasa, d'autres engins du même type touchant le centre de commandement d'Umm Kubeisha et diverses stations de communications situées entre El-Kantara et Abou Agheila. Enfin, des Tupolev Tu-16 lâchèrent des engins « Kelt » contre des cibles implantées plus à l'est.



Alors que l'aviation égyptienne partait à l'assaut à travers des corridors établis dans une ligne de défense serrée, constituée de batteries de missiles sol-air et de canons dirigés par radar, une trentaine d'avions de la force aérienne syrienne étaient engagés audessus du plateau disputé du Golan. Des MiG-17 syriens s'en prirent ainsi à des blindés ennemis postés sur les contreforts du mont Hermon, des hélicoptères déposant dans le même temps des commandos dans les lignes israéliennes. Ces forces, escaladant les pentes de la colline, s'emparèrent de l'observatoire que les Israéliens avaient établi à son sommet.

Alors que l'aviation égyptienne n'avait à déplorer la perte, au cours de l'engagement initial, que d'un appareil, la force aérienne israélienne, qui intervint sur le champ de bataille moins d'une demi-heure après que les premiers coups de feu eurent été tirés, dut consentir de lourds sacrifices. Environ la moitié des avions de la Heyl Ha'Avir qui se présentèrent au-dessus des pontons jetés par les Égyptiens sur le canal furent touchés ou descendus. De leur côté, les Égyptiens durent rayer de leur ordre de bataille une dizaine de leurs appareils, expédiés au sol pour la plupart par des missiles Hawk. C'est au cours de ces combats que le capitaine Adel Sadat, demi-frère du président égyptien, fut porté manquant.

Au cours de la journée du 6 octobre, l'aviation israélienne ne joua qu'un rôle mineur au-dessus du plateau du Golan, les unités de la défense aérienne syrienne ne revendiquant la destruction que de trois machines frappées de l'étoile de David. Enfin, les Égyptiens firent la preuve de la maîtrise qu'ils avaient acquise dans la mise en oeuvre des moyens de transport d'assaut en expédiant sur la passe de Sudr, dans la partie occidentale du Sinaï, une trentaine de Mil Mi-8 chargés, chacun, de vingt-cinq commandos, lesquels réussirent à tenir sur place pendant une quinzaine de jours.



L'offensive arabe

La plus grande partie de l'activité aérienne du 7 octobre porta sur les opérations de soutien aux forces terrestres, même si la Heyl Ha'Avir s'employa à plusieurs reprises à attaquer les aérodromes égyptiens - en fait, cette tactique n'obtint pas, il s'en est fallu de beaucoup, un succès comparable à celui enregistré en 1967, les Égyptiens ayant procédé à une disperson de leurs appareils et à un durcissement des alvéoles dans lesquelles ceux-ci stationnaient. Quant à la force aérienne égyptienne, elle concentra son activité sur les arrières de l'adversaire, appuyée par une unité de Hawker Hunter irakiens qui fut lancée dans la bataille. Sur le qui-vive, l'aviation israélienne empêcha une nouvelle action de commandos dans le Sinaï en détruisant une dizaine d'hélicoptères Mi-8 qui tentaient de s'infiltrer dans le dispositif ami, les voilures tournantes israéliennes étant, de leur côté, utilisées pour détecter les sites de missiles sol-air adverses. A la suite des pertes subies face aux intercepteurs et aux tirs venus du sol, l'expérience dut être interrompue au bout de quelques heures.



Sur le théâtre nord, la force aérienne syrienne continua à soutenir l'action des forces terrestres, quoique à une échelle plus réduite sur le front du Sinaï, l'aviation de l'État hébreu pesant de tout son poids sur le Golan où elle effectua, pour la seule journée du 9 octobre, six cents sorties. En dépit des pertes qu'elle enregistra du fait des canons guidés par radar et des missiles sol-air, la Heyl Ha'Avir parvint à stopper l'avance des chars syriens dès que ces derniers eurent quitté la protection de leurs moyens de défense antiaériennne. Dès le début de l'après-midi, les avions israéliens s'employèrent à neutraliser les sites de missiles sol-air syriens, tant et si bien que dans les vingt-quatre heures qui suivirent cette opération un seul appareil ami fut abattu par ces engins. Pourtant, de nouvelles batteries furent installées par la suite, obligeant les Israéliens à reprendre leurs raids d'annihilation, au prix de lourdes pertes.

Si la force aérienne jordanienne ne prit aucune part à la bataille, les défenses antiaériennes réagirent de manière vigoureuse en tirant sur les avions israéliens qui survolaient le nord du pays. Le 8 octobre, l'aviation égyptienne reprit ses assauts contre les bases et les positions de missiles sol-air israéliennes, perdant, du fait de l'action des intercepteurs et des Hawk, plusieurs hélicoptères et une dizaine d'appareils. Tandis qu'une formation de Sukhoi Su-7 algériens arrivait en Égypte, la Heyl Ha'Avir poursuivait ses attaques méthodiques sur les aérodromes syriens, dont les défenseurs revendiquèrent la destruction de douze avions de l'État hébreu. En dépit des moyens de plus en plus importants qu'elle devait consacrer à la couverture du territoire national, la force aérienne syrienne réussit à monter un raid d'une assez grande ampleur sur le centre de commandement de Qiryat Shemona, avec des MiG-17 et des Su-7 escortés par des MiG-21 (quelques machines de ce type appartenant à l'aviation rakienne prirent part à cette action).





Dans la nuit du 8 au 9 octobre, un combat naval se déroula au large de Dumyât, où les hélicoptères et des navires lance-missiles isaéliens obtinrent un succès non négligeable. En l'air comme au sol, le conflit revêtait de plus en plus l'aspect d'une guerre d'usure, un pas de plus étant franchi par la Syrie qui, le 9 lança des missiles FROG contre la base aérienne de Mahanayim, située dans la partie septentrionale d'Israël. Les représailles israélienne se firent pas attendre, la Heyl Ha'Avir s'en prenant au quartier général de l'armée syrienne, implanté en plein centre de Damas, une raffinerie de pétrole à Homs et à une station de radar située au Liban. Au sol, cependant, les unités blindées syriennes avaient été ramenées sur leurs positions de départ.

Le mercredi 10 décembre, la force aérienne israélienne reprit ses raids contre les pontons du canal de Suez, mais aussi contre les bases avancées de l'aviation égyptienne et les moyens de détection installés dans le delta du Nil, des hélicoptères soutenant une opération conduite en Méditerranée. Au nord, la Heyl Ha'Avir entama une campagne de bomardements stratégiques sur des centres économiques et administratifs syriens, campagne qui l'amena jusque dans la région de la frontière syro-turque. Affectés en priorité à la défense aérienne du pays, la force aérienne syrienne subit de lourdes pertes, un imporant combat aérien mettant aux prises des MiG-21 et des appareils frappés de l'étoile de david, le 10 octobre, pratiquement au-dessus du Liban.



Le jeudi 11 octobre, alors que les Égyptiens déplaçaient une partie de leurs batteries de missiles sol-air dans le Sinaï, de l'autre côté du canal, l'aviation israélienne lança une série de ses attaques les plus efficaces du conflit contre les raffineries du golfe de Suez, base navale d'Abu Rudeis et la ville de Baluza, sur la côte nord du Sinaï. Dans le même temps, d'autres avions de l'État hébreu contribuaient à repousser les forces syriennes du Golan en s'engageant à fond en appui des blindés et des unités motorisées amies. Le 12, la destruction d'une importante partie de son système de défense aérienne amena la Syrie à renforcer celui-ci avec des MiG-17 qui durent affronter, en état d'infériorité manifeste, les Mirage israéliens.





Le 13 octobre, Israël fit savoir aux autorités de Washington qu'il ne disposait plus que.de quatre jours de moyens de feu - une affirmation qui, en fait, était fausse, mais qui poussa les Américains à fournir à leur allié du Proche-Orient d'importantes quantités de matériel, dont des Skyhawk et des Phantom, par le truchement d'un immense pont aérien assuré par des Hercules, des StarLifter et des Galaxy. En outre, les États-Unis expédièrent à l'armée israélienne des moyens de guerre électronique et des bombes guidées. De leur côté, les Soviétiques ne furent pas en reste, puisque dès les premiers jours du conflit ils livrèrent à la Syrie et à l'Egypte les pièces de rechange et les équipements dont elles avaient besoin : le 9, deux avions de transport soviétiques furent touchés au sol par des avions israéliens.

Les Américains envoyèrent même une partie des armements nécessaires aux Israéliens sur la base d'El-Arich, par l'intermédiaire de leur VIe flotte. Des appareils libyens qui, par la suite, tentèrent de surveiller ce trafic furent repoussés par les avions embarqués américains (en fait, les premiers Mirage libyens firent leur apparition au-dessus du champ de bataille à partir du 14 octobre ; il est intéressant de noter qu'un pilote égyptien capturé par les Israéliens avoua, au cours de son interrogatoire, qu'il avait appris à voler en France sur ce type d'appareil, avec un passeport libyen).

Tandis que les opérations aériennes prenaient une ampleur de plus en plus grande, une énorme bataille de blindés s'engageait, le 14 octobre, dans le Sinaï.




...
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   18.01.08 0:34

suite ...

Citation:
La réplique israélienne

Au cours de la nuit du 15 au 16 octobre, les Israéliens se lancèrent à l'attaque des sites de radars établis à l'est et à l'ouest de la ville d'Alexandrie, se heurtant à cette occasion à une défense égyptienne qui s'appuyait sur des navires lance-missiles, des canons antiaériens, des batteries d'artillerie côtière et des avions - un appareil de la force aérienne égyptienne devait d'ailleurs envoyer par le fond une vedette adverse au cours de la matinée suivante.

Ramenés sur leurs positions de départ, les Syriens s'efforçaient, de leur côté, de se maintenir sur une ligne passant par la ville de Saasa. Dans le Sinaï, les Israéliens s'employaient à percer les défenses égyptiennes sur le canal, une situation dont le haut commandement égyptien ne sembla pas apprécier toute la gravité, mais qui, en fait, allait renverser le cours du conflit en faveur de l'État hébreu. A partir de ce moment, les pertes de l'aviation égyptienne ne firent que croître, tandis que celles de la Heyl Ha'Avir, qui mettait à présent en oeuvre des moyens de guerre électronique fournis par les Américains, diminuèrent de façon sensible.



L'armée israélienne consolidant ses gains sur le canal, la force aérienne égyptienne dut faire front en jetant dans la bataille, contre les têtes de pont adverses, tous les avions disponibles, dont des appareils d'entraînement armés. De fait, l'avance des troupes terrestres ennemies avait démantelé en partie la ceinture de missiles sol-air dressée le long du canal de Suez. Et ce ne furent pas les raids conduits par les MiG-17 et les Su-7 syriens contre les bases de Galilée ou les raffineries de pétrole situées dans la région d'Haïfa qui purent détourner la Heyl Ha'Avir de la mission qui lui avait été impartie dans le Sinaï. L'état de la force aérienne égyptienne, qui devait faire face à la puissante aviation israélienne avec des appareils à l'armement inadapté, était tel que, le 19 octobre, ses responsables durent expédier contre les lignes adverses des hélicoptères de transport Mi-8 chargés de bombes.

Confrontés à la perspective d'un cessez-le feu imposé par les Nations unies, les différents adversaires tentèrent, dans toute la mesure du possible, de consolider leurs positions. L'aviation égyptienne, dans un effort désespéré, s'engagea, avec tous les moyens dont elle disposait, contre les têtes de pont israéliennes sur le canal, pendant qu'au nord, a Heyl Ha'Avir soutenait de durs combats contre la force aérienne syrienne, au-dessus du mont Hermon. L'arrêt des hostilités qui devait intervenir le 22 octobre à 18 h 52 n'avant pas pris effet, les Israéliens en profitèrent pour poursuivre leur avance en territoire égyptien, submergeant de cette façon trois aérodromes adverses : Fayid et Kabrit, qui n'étaient pratiquement plus utilisés depuis 1967 et, surtout, Kasfarit, dont la chute porta un coup très dur à l'aviation égyptienne.





La bataille faisait rage, pendant ce temps, dans le secteur du mont Hermon, où l'armée israélienne engagea des troupes héliportées soutenues par des parachutistes, qui parvinrent à chasser du sommet les commandos syriens qui s'y maintenaient.

L'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu paraissant désormais imminente, les affrontements devinrent de plus en plus violents, les Israéliens concentrant leurs efforts sur l'annihilation de la III, armée égyptienne, qui s'était aventurée sur la rive orientale du canal de Suez. Pourtant, si elle parvint à encercler les forces adverses, l'armée de l'État hébreu ne tenta pas de s'emparer de la ville de Suez, qui était à sa portée. Ainsi, la guerre prit fin sur le canal de la même façon qu'elle cessa sur le plateau du Golan, les armées en présence ne tentant plus de progresser. Néanmoins, la Heyl Ha'Avir se montra active jusqu'au bout et réussit à détruire, au cours de la dernière journée des hostilités, cinq avions égyptiens au sol pour la perte de deux appareils. En outre, une machine de reconnaissance frappée de l'étoile de David devait être expédiée au sol par un missile.



Il n'existe aucune source sûre qui donne des chiffres précis concernant les pertes subies par les parties en présence lors de la guerre du Kippour. Bien qu'elle n'ait pas réussi à balayer du ciel les aviations arabes - près de 400 combats aériens furent enregistrés pendant toutes les hostilités, la Heyl Ha'Avir n'en conserva pas moins une certaine supériorité partout où les défenses antiaériennes égyptiennes ou syriennes avaient été détruites ou étaient mal organisées. Des observateurs indépendants évaluent les pertes de la force aérienne égyptienne à 223 avions et 42 hélicoptères, celles de la force aérienne syrienne à 118 avions plus 13 hélicoptères, celles de l'Irak à 21 machines et celles de la Libye et de l'Algérie à 30. Quant aux sacrifices consentis par la Heyl Ha'Avir, ils se situent à 106 avions, sans parler de 6 hélicoptères, et à 236 appareils endommagés mais réparables, contre 125 du côté arabe. Il convient de signaler, d'un autre côté, que 17 appareils arabes furent détruits par des missiles sol-air, 19 autres du fait du tir de canons antiaériens ou d'armes d'infanterie et 70 pour des causes indéterminées, 58 appareils étant abattus par les forces amies. Vingt et un avions israéliens furent perdus en combat aérien, 40 du fait des missiles sol-air, 31 par les tirs venus du sol, 15 pour des causes inconnues, 2 autres étant descendus par erreur.





Même ces chiffres, qui à première vue peuvent paraître conformes à la réalité, sont contestés par les parties en présence. C'est ainsi que les Israéliens soutiennent qu'au maximum cinq de leurs appareils furent perdus au cours d'affrontements dans les airs, alors que les Syriens et les Égyptiens en revendiquent une cinquantaine. En outre, deux pilotes syriens, le premier volant sur MiG-17, le second sur MiG-21, reçurent la médaille de héros de la République arabe de Syrie, qui récompense normalement les aviateurs qui ont inscrit à leur actif deux avions ennemis ou plus. En Égypte, une seule formation de Mig-21 réclamait, films de cinémitrailleuses à l'appui, vingt-deux victoires sûres et probables. Le titre envié de héros d'Égypte revint à Ali Wagedy, un pilote de MiG-21MF, dont le score s'établissait à quatre Phantom israéliens descendus en 1973, sans parler de deux Mirage abattus au début de l'année 1970. L'unité dont cet homme faisait partie s'enorgueillissait d'avoir expédié au sol cinquante-neuf appareils adverses. Même des MiG-21 ï parvinrent à mettre en évidence, grâce aux films de leurs cinémitrailleuses, des succès contre des Mirage. Quant à la Heyl Ha'Avir, elle compte en son sein l'as mondial en ce qui concerne les victoires remportées en matière de combat aérien entre avions à réaction.

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