Sujet: Histoire militaire Turque Sam 28 Juin - 12:03
Salut,
J'aimerai ouvrir un sujet sur l'histoire militaire Turc, c'est une période qui commence en 289 avant jésus-christ jusqu'a nos jours...
Voici mon premier article, le testament du pére fondateur de l'état Ottoman (الإمبراطورية العثمانية), Osman (rahihoumoullah), (petit fils de Suleyman Shah), ce testament, adressé à son fils Orhan donne le programme politique du futur État ottoman rédigé en 1326, juste avant sa mort:
« Fils! Prend soin des affaires religieuses avant tout autre devoir. Les préceptes de la religion construisent un état fort. N'attribue pas les affaires religieuses à un homme négligent, incroyant ou pécheur ou à des personnes inattentives, indifférentes ou inexpérimentées. Et ne laisse pas l'administration à de telles personnes. Celui qui ne craint pas Dieu ne craint pas les créatures. Celui qui commet un grand péché et continue à le commettre ne peut pas être loyal. Celui qui veut avoir un serviteur loyal est lui-même fidèle ; il observe les commandements du prophète et ne sort pas de la charia. Évite la cruauté et les superstitions. Démet les personnes qui encouragent la cruauté et les superstitions dans notre état. La raison principale est que ces personnes provoqueraient ton déclin. Agrandit toujours l'État par le djihad, car si l'on reste trop longtemps sans partir en campagne, la bravoure des soldats ainsi que le savoir, les renseignements et les dispositions prises par les commandants subissent un affaiblissement et une altération. Des personnes qui connaissent bien la guerre meurent tandis que d'autres sans expérience les remplacent. Il s'ensuit beaucoup d'erreurs qui mettent à mal l'État. Préserve le Beytul Mal (de l'arabe: bayt al-māl بَيْت المال, maison de la monnaie ; trésor public). Essaie d'augmenter les réserves de l'État. Contente-toi de ce que tu as et ne gaspille pas, ne détruis pas inutilement sinon par besoin ou nécessité. Ne soit pas fier de tes soldats et de tes biens, car ils sont le moyen de servir le peuple dans son ensemble et d’étendre la justice et la vertu dans le monde sur le chemin de Dieu. Protège le serviteur de l'État qui travaille pour la grâce de Dieu. Après sa mort, prend soin de sa famille et subviens à leurs besoins. N'augmente pas tes biens publics par la violence. Tends une main secourable aux indigents et préserve leurs proches du malheur. Protège les meilleurs officiers, étudiants, hommes de vertu, artistes, écrivains qui sont la force du pouvoir de l'État. Traite les avec amabilité et honore ces hommes. Si tu as entendu parler d’un homme vertueux, entre en étroite relation avec lui, donne-lui des biens et gratifie-le. Dans ton État, le nombre d'hommes instruits, vertueux et savants augmentera. Mets de l'ordre dans les affaires religieuses et de l'État. Prends modèle sur moi, j'ai commencé comme un faible commandant et j'ai réussi avec l'aide de Dieu bien que je ne le méritasse pas. Tu suivras mon chemin et protègera la religion de Mohammed et les croyants, tes successeurs feront de même. Respecte la justice de Dieu et de ses serviteurs. N'hésite pas à conseiller tes successeurs à poursuivre cette route. Sollicite l'aide de Dieu dans tes estimations de justice et d'équité, pour supprimer la cruauté, essaie tous les moyens. Protège ton peuple des attaques des ennemis et de la cruauté. Ne te comporte avec personne d'une manière incorrecte ou inéquitable. Contente le peuple et protège tout ce qu'il aime. » _________________ Médailles du Forum :
Sujet: Re: Histoire militaire Turque Ven 4 Juil - 18:17
Les Xiongnu entrèrent dans l'histoire en -245, à l'occasion d'un affrontement contre le royaume de Zhao. La Chine était alors divisée en royaumes en conflit permanent. L'unification fut l'œuvre du roi de Qin, qui prit en -221 le nom de Qin Shi Huang. À cette époque, les Xiongnu semblent avoir été gouvernés par un homme que les Chinois appelaient Touman (头曼, Tóumàn). Ce nom propre était apparenté au turco-mongol tümen « dix mille » : ce serait à l'origine un titre militaire (général d'une armée de dix mille hommes) interprété comme un nom propre par les Chinois de l'époque. Les attaques que Touman lança contre la Chine motivèrent la construction de la Grande Muraille. Mais les Chinois adoptèrent également contre eux une stratégie offensive : les Xiongnu furent vaincus par le général Meng Tian en -214.
Domaine d'influence des Xiongnu (209 av. J.-C. – 216 apr. J.-C.)Le successeur de Touman fut son fils aîné, appelé Modu (冒顿, Mòdú ) par les Chinois. Il régna de -209 à -174, en portant un titre que les Chinois transcrivent par 撑犁孤涂单于, chengli gutu shanyu. La désignation turco-mongole du ciel est reconnaissable en chengli, prononcé *thrangrri en vieux chinois. Comme selon les Chinois gutu signifiait « fils », ce titre peut être traduit par « shanyu, fils du ciel ». La puissance des Xiongnu s'accrut considérablement sous le règne de ce souverain. Il réorganisa l'armée en introduisant une discipline stricte. Il créa aussi une cavalerie légère armée de puissants arcs composites (les étriers n'existaient pas encore à cette époque). Son campement était situé au sud-est des monts Khangai, au centre de la Mongolie.
En -200, les Xiongnu parvinrent à encercler Liu Bang, le fondateur de la dynastie Han. Deux ans plus tard, un traité de paix fut signé avec la Chine. Les Xiongnu reconnaissaient la souveraineté des Han sur tous les territoires au sud de la Grande Muraille, mais en échange les Han devaient donner une princesse en mariage au shanyu et fournir une grande quantité de soie, de produits artisanaux, de riz et d'or. C'est une sorte de tribut à payer pour avoir la paix.
Modu remporta une victoire contre les Yuezhi (月氏) en -176. Il s'agissait de Tokhariens, originaires de l'ouest de la province de Gansu, qui avaient fondé le premier empire connu de l'Asie centrale. Selon une histoire peut-être en partie légendaire, Modu avait été envoyé en otage chez eux sous le règne de Touman. La victoire de Modu poussa les Yuezhi à émigrer vers le Tian Shan (monts Célestes), dans l'actuel Kirghizistan et permit aux Xiongnu de contrôler trente-neuf États de l'Asie centrale. La plupart d'entre eux étaient situés sur la Route de la soie.
Laoshang (老上, Lǎoshàng), le successeur de Modu, régna jusque vers -161. Continuant la politique de son père, il remporta une victoire définitive contre les Yuezhi, les poussant à émigrer vers la Bactriane. L'empereur des Yuezhi fut tué et son crâne fut transformé en une coupe à boire.
L'empereur Wudi (漢武帝) de la dynastie Han envoya l'ambassadeur Zhang Qian (张骞) chez les Yuezhi pour obtenir leur alliance contre les Xiongnu. Comme Zhang Qian devait traverser le territoire des Xiongnu pour se rendre en Bactriane, il fut capturé par eux et resta dix ans prisonnier. Il s'échappa et arriva chez les Yuezhi vers -128, mais il échoua dans sa mission diplomatique. Sur le chemin du retour, il fut de nouveau capturé. Il ne resta prisonnier qu'un an, puis il revint en Chine.
Wudi infligea par ailleurs de sévères défaites aux Xiongnu. En -121, ceux-ci fut délogés du Gansu et ce territoire tomba définitivement dans le giron de la Chine. Ils se redressèrent à la fin du règne de Wudi, vers -90.
Leur empire commença à perdre sa puissance à partir de -80, avec la scission des Wusun, un puissant peuple nomade du Tian Shan qui avait été soumis lors de la victoire de Modu sur les Yuezhi. Deux autres peuples vassaux, les Dingling et les Wuhuan, se rebellèrent en -62. Plus tard, deux frères se proclamèrent shanyu et entrèrent en lutte. L'un d’eux, Huhanye, se soumit aux Chinois en -53 et forma une sorte d'État tampon au sud de la Mongolie. Il put occuper le nord de ce pays en -48 et il mourut dans la région d'Oulan Bator après avoir épousé en -33 la princesse chinoise Wang Zhaojun. Après la mort de Huhanye, les Xiongnu se scindèrent en deux factions et celle du Sud, constituée de huit tribus, fit définitivement allégeance aux Chinois. Elle s'installa dans l'actuelle Mongolie-Intérieure. Dès lors, les Xiongnu commencèrent à devenir moins redoutables pour les Chinois. En 89 et en 90, ils effectuèrent encore quelques incursions en Chine, mais les troupes impériales les repoussèrent. Ils furent écrasés en 91 ; le shanyu s'enfuit et toute sa famille fut capturée et emmenée en Chine.
En 155, un chef du peuple xianbei (鲜卑), appelé Tanshihuai par les Chinois, fonda en Mongolie un puissant État et cent mille familles xiongnu se rallièrent à lui. Les Xianbei fondèrent par la suite la dynastie Wei du Nord (北魏) qui domina pendant plus d'un siècle l'ensemble de la Chine du Nord. _________________ Médailles du Forum :
Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Sam 5 Juil - 9:11
Ismail Enver pacha
Ismail Enver (Istanbul, 22 novembre 1881, 4 août 1922) connu par les européens pendant sa carrière politique comme Enver Pacha (turc : Enver Paşa ) ou Enver Bey, était un officier militaire et l'un des chefs de la révolution Jeunes-Turcs.
Ses origines et sa famille:
Il est né à Istanbul d'une famille d'origine gagaouze convertie à l'Islam au XVIIIe siècle en Crimée. Son père était un employé ferroviaire turc. Son père voulait qu'Enver ait la meilleure éducation possible, c'est ainsi qu'il entame une partie de ses études en Allemagne. Il entre dans l'armée ottomane quelques années plus tard et reçut une formation militaire moderne dans la garde prussienne où il sera énormement influencé par les idées occidentales.
La carrière militaire et la révolution des Jeunes-Turcs:
En 1902 il est affecté en Macédoine pour lutter contre les maquisards nationalistes grecs et bulgares.
Il rejoint les Jeunes-Turcs en 1906, un groupe politique libéral et réformiste. Il est l'un des principaux organisateurs de la révolution militaire qui obligea le sultan Abdülhamid II à rétablir la constitution ottomane de 1876, et il est également responsable du coup d'État qui obligea le sultan à abdiquer.
Il passe par la suite quelque temps à Berlin, puis on lui demande de revenir à Istanbul pour écraser la contre-révolution islamiste mise au point par le sultan.
En 1911, il épouse Nadjié (né en 1899), la petite fille du Sultan Abdulmedjid, donc la nièce du Sultan Mehmed V. Il devint ainsi membre de la famille impériale. Il s'agissait d'un mariage arrangé pour des raisons politiques, les mariés se sont rencontrés pour la première fois qu'après le mariage.
En 1911 et en 1912 il dirige les guérillas en Tripolitaine (Libye), durant le conflit contre l'Italie. Il revient à Istanbul pour la guerre des Balkans qui marque la fin de la souveraineté ottomane dans les Balkans, après la révolte des Jeunes-Turcs en janvier 1913.
Les années de pouvoir:
Il convoque le comité directeur d'«Union et Progrès» et avec des officiers radicaux. Il décide de prendre le pouvoir, il envahit le siège du gouvernement (la Sublime Porte) et tue à bout portant le ministre de la guerre Nazim, et chasse Kamil Pacha et les membres du cabinet. Après avoir renversé le gouvernement, il constitue un triumvirat composé de lui même, de Talat Pacha et de Cemal Pacha. Le triumvirat se fait alors octroyer les pleins pouvoirs par une chambre terrorisée et met le parlement en vacances. Un groupe de politicien proteste contre les agissements autoritaire d'Enver, ils se font arrêter et pendre.
En juillet 1913, il s'engage en Bulgarie où il reprend Edirne. On le nomme dès lors, le conquérant d'Edirné.
Après l'assasinat du grand vizir Mahmoud Chevket le 21 juin 1913, les fédéralistes libéraux sont énormément affaiblis et les unionistes reprennent le pouvoir. Epousant Naciye, la nièce du sultan, il renforce sa position et obtient une certaine immunité face à ses adversaires politiques.
La Première Guerre mondiale:
Persuadé qu'il aurait un grand avenir, il engage l'Empire ottoman dans le camp des puissances centrales durant la Première Guerre mondiale. L'Allemagne avait tellement confiance en lui que les autorités allemandes parlent d'Enverland pour désigner la Turquie. C'était sa guerre, une guerre qui lui permettrait de devenir le leader incontestable et incontesté de l'Empire ottoman, et de pouvoir mettre en œuvre ses idées panturquistes. Il transforme le Sultan Mehmed V, vieux et craintif de subir le sort de ses deux frères préalablement détrônés et emprisonnés, en un chef d'État qui n'a aucun pouvoir réel et qui signe tout ce qu'on lui envoie sans poser la moindre question. À ce point que Mehmed V n'était même pas au courant que son État allait entrer en guerre aux côtés de l'Allemagne.
Il dirige personnellement l'expédition de Sarikamis en 1914 contre les Russes. Cette opération est une désastre stratégique et la plupart de ses 90 000 hommes sont tués, non pas en raison des affrontements mais du froid. Il sauve sa propre vie de justesse et ne participe plus à aucune opération militaire. De peur de briser le moral national, une censure sévère est appliquée sur cette page sombre de l'Histoire dont les détails ont été divulgués que des années plus tard.
En avril 1915, en pleine guerre, il donna l'autorisation à Talaat Pacha, le ministre de l'intérieur, d'organiser la déportation des Arméniens ottomans, qui se solda par le premier génocide du XXe siècle.
Il démissionne et s'enfuit le 2 novembre 1918 pour l'Allemagne puis en Asie centrale quelques jours après la victoire des Alliés en 1918 et avant la signature de l'armistice de Moudros le 30 octobre 1918, à bord d'un sous-marin allemand. Les trois pachas s'enfuient et un tribunal d'Istanbul les condamne à mort pour leur participation au génocide arménien.
Après la guerre:
Il se réfugie en Allemagne à Neubabelsberg. Il tente de rentrer en Turquie en 1920 pour reprendre la tête du mouvement nationaliste mais l'influence de Mustafa Kemal l'en empêche. Il participe au congrès de Bakou organisé par l'Internationale communiste, et qui réunit les peuples turcophones de la Russie soviétique et de l'étranger.
Il prend alors contact avec des officiers allemands pour continuer la guerre en Asie centrale contre le Royaume-Uni. Son objectif était de réunifier les forces armées turcophones de l'Asie centrale avec les unités de l'armée rouge pour créer un Turkestan indépendant.
Il se rapproche donc par la suite des bolcheviks et il part pour le Turkestan (actuel Tadjikistan) pour réprimer une révolte panislamique, mais il trahit l'URSS pour organiser une résistance musulmane face aux communistes en s'appuyant sur les peuples turcophones de l'Asie centrale.
Après avoir bataillé pendant plus d'un an, il voit ses ressources s'épuiser et ses derniers compagnons de lutte le quitter.
Abandonné de tous, il décide dans un grand désespoir de charger seul un bataillon de l'armée rouge en grande tenue. En plein hiver, près de Baldzhuan au Tadjikistan, il s'élance à travers la plaine vers les fantassins russes. Le commandant du bataillon donne l'ordre de tirer sur cet homme qui charge au loin. Il est tué le 4 août 1922, après sa mort, le bataillon soviétique poursuit sa route comme si rien ne s'était passé.
Au printemps suivant les Russes découvrent son corps couché dans la steppe. Son uniforme de général et ses décorations ont permis de l'identifier, sa poitrine était criblée de balles.
L'héritage:
Le 4 août 1996, le corps d'Enver est rapatrié en Turquie depuis le Tadjikistan. Il a été enterré comme un héros national sur la Colline de la Liberté (Abide-i Hürriyet Tepesi), à Şişli, sur la rive européenne d'Istanbul.
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Dim 13 Juil - 18:34
Janissaire
L'embléme des Janissaires:
Les Janissaires (en turc « Yeniçeri », littéralement « nouvelle milice ») sont, à l'apogée de l'Empire ottoman, l'élite de l'infanterie. Les janissaires étaient redoutés des armées occidentales car ils maniaient aussi bien le mousquet que le sabre. Le haut commandement militaire et politique de l’Empire Ottoman est essentiellement basé sur ce corps des janissaires. Le conseil du sultan ou diwan est principalement composé de janissaires. Le Grand Vizir, premier ministre de l’Empire, est un janissaire. La Mosquée de Soliman à Istanbul fut construite par Mimar Sinan, janissaire d’origine grecque, qui s’inspira de la basilique Sainte Sophie de Constantin.
Spoiler:
Créé en 1334 par Orhan, le deuxième sultan ottoman, le corps des janissaires était exclusivement composé d'enfants chrétiens, soit prisonniers de guerre, soit réquisitionnés dans les tribus à raison d'un fils sur cinq. Cette pratique était appelée devchirmé du turc devsirme ("cueillette" en turc). Les janissaires pouvaient donc être issus de familles grecques, bulgares, serbes, russes, ukraniennes, roumaines, albanaises, bosniaques, hongroises, arméniennes ou géorgiennes. La création de ce corps d'armée janissaire répond aux ambiguïtés concernant l'application de la charia et les réalités de la conquête ottomane amorcée sous Orhan. Si la charia interdit la réduction en esclavage d'enfants et d'hommes musulmans, les esclaves chrétiens, capturés très jeunes, formés et islamisés contournent le problème dogmatique. Les janissaires ont donc le statut d'esclaves. Entièrement consacrés à la vie militaire, ils n’ont pas le droit de se marier.
L'armée ottomane, héritière des traditions militaires turco-mongoles, ne possédait pas d'infanterie. Les janissaires formèrent donc l'épine dorsale de l'armée et prouvèrent leur valeur, notamment à la bataille de Nicopolis en 1396 contre la croisade hongroise.
Ce recrutement permettait à l'Empire de renforcer son armée tout en affaiblissant ses sujets chrétiens potentiellement insoumis. Ce faisant, les Ottomans prenaient de gros risques qui leur coûteront très cher par la suite. L'exemple parfait fut le cas de Gjergj Kastrioti, dit le Skenderbeg (héros national albanais) qui, haut gradé de l'armée turque mais issu de famille albanaise, réussit à rassembler tous les janissaires albanais au sein de l'armée turque, et tint tête aux Ottomans durant plus de 25 ans. Par la suite, les Albanais payèrent cher cette résistance lors de la reprise de Krujë (capitale de l'Albanie à l'époque) par les Ottomans. Les Ottomans obligèrent par la force la plupart des Albanais à devenir des musulmans, même s'ils n'arrivèrent jamais à convertir tous les Albanais (les Albanais, catholiques et orthodoxes avant la conquête ottomane, sont aujourd'hui musulmans à 70 %). Un contre-exemple serait Vlad III l'Empaleur Dracula qui massacra des milliers de Turcs pour, dit-on, se venger de son passage dans cette milice, mais ce n'est qu'une hypothèse.
Les janissaires acquirent rapidement un rôle de « garde prétorienne », avec les implications politiques afférentes, notamment dans les crises de succession. Ils devinrent un pouvoir au sein de la Cour du sultan, et les réformes décidées par le sultan ne touchaient jamais leurs privilèges. A partir du XVIe siècle, l’histoire des janissaires est une suite de révoltes, assassinats et renversements de vizirs, aghas, et même de sultans : Bayezid II (1512), Mourad III (1595), Osman II (1622), Ibrahim Ier (1648), Mustafa II (1774), Selim III (1807) et Mustafa IV (1808).
Le sultan Mahmud II décide de se débarrasser de ce corps de plus en plus encombrant. Le 16 juin 1826, il donne le signal en faisant déployer l’étendard sacré du prophète. La masse populaire, préparée par les oulema, se précipite en renfort de l’armée. Les janissaires sont massacrés à coups de boulets, incendiés dans leurs casernes (plus de 8.000 morts), et égorgés dans les rues. Les jours suivants, des commissions militaires passent les rescapés par les armes, à Istanbul et dans les provinces. Sur un effectif de 140.000, 20.000 seront bannis, les autres étant, en majorité, massacrés ou exécutés (120 000 morts).
Les janissaires furent présents en Algérie où, par mariage avec des femmes indigènes, ils donnèrent naissance à la communauté des Kouloughlis (du turc Köl o?ul : fils d'esclave).
Leur symbolique et leurs grades étaient associés à la cuisine ; les officiers portaient une louche dans leur coiffe, la soupière sacrée était révérée (les infidèles la touchant étant exécutés pour sacrilège, la renverser étant signe de révolte), et le sultan était appelé "père nourricier". La bannière des janissaires était surmontée d'une main en or tenant un exemplaire du Coran écrit par le calife Osman.
On notera que le principe d’armées composées d’esclaves fut pratiqué ailleurs dans le monde musulman, sous d’autres noms :
les Mamelouks en Égypte, esclaves turcs qui renversent leur sultan en 1250 et prennent sa place. Ils seront massacrés par le vice-roi d’Egypte Méhémet-Ali en 1811. les Esclavons de l’Andalus, d’origine slave (d’où le mot français « esclave »). les Ghurides en Inde, qui fonderont la dynastie des « Rois-Esclaves » de Delhi.
Spoiler:
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Dernière édition par barbaros pacha le Mar 15 Juil - 12:26, édité 1 fois
Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 12:24
Bâbur
Un Shah (Sultan) Turc qui a conquérit l'Inde, il est le fondateur de la dynastie Turc des Moghole d'Inde, cette dysnatie a regner 5 siecle sur l'Inde..
Bâbur (Al-Sultan al-'Azam wal Khaqan al-Mukarram Zahir ud-din Muhammad Jalal ud-din Babur Padshah Ghazi) (14 février 1483 - 26 décembre 1530) est un conquérant célèbre de l'Inde et le fondateur de la dynastie moghole. Son nom est Zahir ud-din Muhammad, mais il reçoit le surnom de Bâbur, signifiant « le tigre ». Descendant de Tamerlan par Miran Shah et de Gengis khan par sa mère, il naît le 14 février 1483 à Andijan. Son père, Omar Sheikh Mirza, était roi de Ferghana, une partie du Turkestan, maintenant en Ouzbékistan. Omar meurt en 1495, et Bâbur hérite du trône, bien qu'âgé seulement de douze ans. Une tentative de renversement par ses oncles échoue, et aussitôt son trône assuré, il réfléchit à étendre son territoire.
En 1497, il attaque et prend Samarkand, sur laquelle il pense avoir un droit légitime héréditaire. Une rébellion parmi ses nobles s'empare de son royaume. En route pour le reconquérir, ses troupes l'abandonnent et il reperd Samarkand. Il reprend ses territoires perdus, mais en est finalement chassé en 1501 par son ennemi principal, Muhammad Shaybânî, le Khan des Uzbek. Pendant trois années, il erre, tentant en vain de récupérer ses possessions perdues, puis en 1504, rassemblant quelques troupes fidèles, il traverse l'Hindū-Kūsh enneigé, prend la ville forte de Kaboul et se retrouve à la tête d'un riche royaume.
De nouveau, après la mort de Shaibani en 1510, Bâbur réclame ses possessions originelles, et reçoit l'aide déterminante du turkmène Ismail Safavi, et en 1511 fait une entrée triomphale dans Samarkand. Mais en 1512[1] il est à nouveau défait par les Uzbek et retourne difficilement à Kaboul en 1514.
Il semble maintenant avoir perdu tout espoir de récupérer la Ferghana, et comme il redoute aussi une invasion des Uzbek à l'ouest, il se tourne vers l'Inde et en particulier le Panjab qu'il considère comme son héritage légitime par Tamerlan. Plusieurs incursions préliminaires avaient été déjà faites, quand en 1521 une occasion se présente pour une expédition plus sérieuse. Ibrâhîm Lodî, sultan de Delhi, est détesté de tous même par ses nobles afghans et Bâbur s'allie avec un rebelle, Alam Khan. Il rassemble ses forces, 12 000 hommes et quelques pièces d'artillerie et marche sur l'Inde. Ibrahim, avec 100 000 soldats et de nombreux éléphants avance contre lui. La grande bataille a lieu à Pânipat le 21 avril 1526, Ibrahim est massacré et son armée mise en déroute. Bâbur se proclame alors Padshah Ghazi, empereur de l'Inde, puis avec l'aide de son fils Humâyûn s'empare immédiatement d'Âgrâ. Mais, un ennemi plus formidable encore l'attend, Rana Sangha de Chittorgarh qui a rassemblé contre lui une énorme armée de 210 000 hommes. Son cas paraît désespéré, il fait le vœu de renoncer au vin, qu'il consomme sans mesure. À Kanwaha, le 10 mars 1527, il remporte une grande victoire, tandis que son fils pacifie la vallée du Gange, et devient alors le maître absolu de l'Inde du nord.
Il passe la fin de sa vie à organiser son nouvel empire et à embellir Âgrâ, sa capitale. En octobre 1530, son fils aîné et préféré Humâyûn tombe malade. Alors que tous les médecins s'accordent à annoncer sa mort prochaine, c'est Babur qui meurt car à l'annonce de la maladie de son fils, Babur est anéanti. Selon la légende, il aurait donné sa vie pour sauver celle de celui qu'il désigne comme son successeur. Il décède le 26 décembre 1530 durant sa quarante-huitième année et est enterré à Kaboul. Humâyûn lui succède alors.
Fin lettré, il aimait la musique, composait des poèmes et dicta ses mémoires, le Bâbur Nâmâ, chronique de sa vie et de ses proches entre 1494 et 1529, probablement le premier texte autobiographique du monde islamique, écrit en turc tchaghataï.
Sa dynastie a régné sur l'Inde jusqu'au XIXe siècle.
Épouses et descendance:
De l'union avec Aisha Sultan Begum (Khodjent mars 1500), fille de Sultan Ahmed Mirza et de Qataq Begum, (1484 - v. 1531)
Fakhrunnisa Begum, (1501) morte à l'âge de 1 mois Zainab Sultan Begum (Kaboul 1504), fille de Sultan Mahmud Mirza et de Khwanzada Begum Termizi ; morte de la petite vérole en 1507, sans descendance
De l'union avec Maham Begum (Herat 1506), parente de Sheikh Ahmed Jami (morte à Âgrâ le 8 mai 1533)
Humâyûn (Kaboul 1508 - 1556) Barbul Mirza, (Kaboul 1509/1510 - mort jeune avant mars 1519) Mihrjahan Begum (Khost 1511 - morte jeune avant mars 1519) Esan Daulat Begum (Kaboul (1516) - morte jeune avant mars 1519) Na Begum, (Kaboul (1517/1518 - morte jeune avant mars 1519) Farouk Mirza (Kaboul 2 août 1526 - 1527) De l'union avec Masuma Sultan Begum (Kaboul 1507), fille de Sultan Ahmed Mirza et de Habiba Sultan Begum Arghun (morte en couches Kaboul vers 1509/1510)
Masuma Sultan Begum, (Kaboul 1509/1510 - ??), mariée en 1515/1516 avec Mirza Mohammed Zaman, fils de Badiuzaman Mirza et de Urun Sultan Khanum ; mort noyé dans le Gange à Causa en 1539 De l'union avec Gulrukh Begum Taghay Begchik (1508), sœur de Sultan Ali Mirza Taghay Begchik et de Yadgar Taghai (morte avant 1545)
Kamran Mirza, (Kaboul 1509 - La Mecque 5 octobre 1557) gouverneur de Kaboul, Kandahar et Multan le 18 septembre 1528 ; gouverneur de Ghazni et du Punjab 1530-1553 ; aveuglé en 1553 Mohammed Askari Mirza, (Kaboul 1516 - La Mecque 1554) gouverneur de Multan , de Chandiri en septembre 1528 ; de Sarkar Sambhal 1530 Shahrukh Mirza, (Kaboul (1518 - ?) mort jeune Ahmed Mirza, (Kaboul (1520 - ?) mort jeune Gulizar Begum, (Kaboul (1522 - ?) mort jeune De l'union avec Dildar Agha Begum (1510/1514), morte après 1550:
Gulrang Begum, (Khost 1511/1515 - après 1543); mariée à Esan Timur Chaghatai Moghol, fils d'Ahmed Khan Chaghatai Moghol, puis Mirza Nureddin Mohammed, fils de Kwaja Alauddin Mohammed Gulchihra Begum, (Kaboul 1516/1517 - après 1557); mariée à Sultan Tukhta Bugha Khan Chaghatai Moghol, fils d’Ahmed Khan Chaghatai Moghol, + 1533 puis Abbas Sultan Uzbeg Abul Nasir Mohammed Hindal, (Kaboul 4 mars 1519 - tué en Arabie le 20 novembre 1551); gouverneur Sarkar Alwal 1530; marié à Sultanam Begum, sœur de Mohammed Mahdi Kwaja; père de: Ruqqaya Sultan Begum, (1542 - Âgrâ 25 janvier 1626) mariée à Akbar Gulbadan Begum (Kaboul 1523 - février 1603) mariée à Khizr Khwaja Khan Chaghatai Moghol, fils d'Aiman Khwaja Khan Alwar Mirza (Kaboul (1524/1525)- Âgrâ 1529) Bibi Mubaraika Begum (Kehraj le 30 janvier 1519), fille de Malik Shah Mansur Yusufzai, morte après 1556 _________________ Médailles du Forum :
T800 Amid (عميد)
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 12:34
c'est le fondateur de la dynastie des Grand Moghols
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L'Empire moghol — ou mogol — est fondé par Bâbur, un descendant de Tamerlan, en 1526, lorsqu'il défait Ibrahim Lodi, le dernier sultan de Delhi à la bataille de Pânipat. Le qualificatif de Moghol semble avoir été donné à l'empire au cours du XIXe siècle et dérive de mongol, une autre partie de l'héritage de Bâbur, qui descendait de Gengis Khan par sa mère. En grande partie reconquis par Sher Shâh Sûrî, puis à nouveau perdu, pendant le règne d'Humâyûn, il se développe considérablement sous Akbar et continue de le faire jusqu'à la fin du règne d'Aurangzeb. Après la disparition de ce dernier en 1707, l'empire entame un lent et continu déclin, tout en conservant un certain pouvoir pendant encore 150 années. En 1739, il est défait par une armée venue de Perse sous la conduite de Nâdir Shâh. En 1756, une armée menée par Ahmad Shâh pille à nouveau Delhi. L'empire britannique entraine sa disparition définitive en 1857 .Religion L'empire moghol était de confession islamique. Quand Bâbur fonda l'empire, il insista plus sur son héritage turc que sur sa religion. Sous le règne d'Akbar, la jizya, l'impôt sur les non-musulmans, traditionnel dans le monde islamique, est abandonné et le calendrier musulman lunaire laisse place à un calendrier solaire, plus utile pour l'agriculture. Cependant, l'importance de l'islam changera selon les empereurs (par exemple, Aurangzeb fut un dirigeant musulman très rigoureux, qui rétablit la jizya).
Économie politique Les Moghols employaient le système du mansabdar, ou officier appointé pour lever le revenu de la terre. L'empereur accordait des revenus au mansabdar en échange de la disponibilité de soldats en temps de guerre. Le nombre de soldats promis était fonction de le taille de la terre accordée par l'empereur. Le mansab était révocable et non-héréditaire, ce qui donnait un grand contrôle aux empereurs sur les mansabdars.
Timourides de l'Inde On appelle Grand Moghols les six premiers empereurs :
Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 12:35
T800 a écrit:
c'est le fondateur de la dynastie des Grand Moghols en fait
Oui, le fondateur de la dynastie Turc des Grand Moghols d'Inde... _________________ Médailles du Forum :
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 13:26
Perso je considere enver bey comme un commandant médiocre et un criminel (bon, dans cette guerre, des criminels y en a beaucoup et partout) comme Talaat bey. _________________ Médailles du Forum :
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 13:56
Oui, il est vrai qu'il a commis plein de fautes, c'est etonnant mais il a le meme parcours que Saddam...
Il était influencer par les préceptes de l'Occident (comme Saddam), il a entrainer l'empire Ottoman a son désastre et a sa disparition (comme Saddam), il aurait tués des Arméniens (comme Saddam pour les Kurdes), mais il est mort avec dignité et a était tué par ses ennemis (aussi comme Saddam)... _________________ Médailles du Forum :
clems Lt-Colonel (AdA-France)
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Sujet: Re: Histoire militaire Turque Mar 15 Juil - 13:58
Ca je le concede sa mort est plutot fascinante (j'ai appris ses circonstances en lisant un corto maltese).
C'est un parcours (en tout cas, la fin de son parcours) atypique, tragique ... Il rappelle un peu celui d'ungern khan en mongolie et en russie orientale. on est loin de la trajectoire linéaire et brillante de kemal pacha.
Quant a la fin de l'empire ottoman... Trop de nationalisme tue la nation, trop de nationalismes différents tuent l'empire. _________________ Médailles du Forum :