Barbaros Croesus pacha Tümgeneral (Turquie)


Age : 21 Inscrit le : 03 Mai 2007 Messages : 5604 Localisation : Asia Minor-Anatolie-ανατολή-Paris Loisirs : Apprendre Feuille de personnage NATIONALITÉ: TURQUE , FRANÇAISE
| Sujet: L'armée assyrienne Jeu 10 Avr - 17:54 | |
| L'armée assyrienne
L'émergence d'une puissance militaire Au XII ème siècle AJC, les Assyriens, peuple de l'Euphrate, commencèrent une grande ascension qui devait les mener au plus haut niveau des nations guerrières de l'Antiquité. Vers 1125, sous le règne de Téglath-Phalazar, les Assyriens débutèrent leur extention territoriale en Arménie et en Chaldée. Assur-Narzipal envahit la Syrie, la Mésopotamie et la Judée. Son successeur, Sargon, poursuivit la politique de conquête. Affolés, les Egyptiens, dont la puissance déclinait dramatiquement, lançèrent leurs alliés syriens et "israéliens" contre l'Assyrie. Sargon les écrasa, obligeant l'Egypte à intervenir directement. Le choc majeur eut lieu à Raphia, non loin de Gaza, en 720 AJC. Sargon fut victorieux et porta là un coup mortel à la puissance égyptienne. Ses successeurs Sennachérib, Asarhaddon et Assurbanipal pénétrèrent en Egypte, prirent Thébes (662 AJC) et étendirent leur domination sur l'ensemble de la contrée.
L'empire Assyrien:

La création rapide d'un pareil empire reposa sur un élément essentiel : la meilleure armée de ce temps. Les forces assyriennes comptaient de nombreuses qualités : homogénéité, entraînemnt à tous les types de combat, experte en embuscade, méthodique dans les sièges, disposant d'un éventail de corps spécialisés..... Jetons un coup d'oeil plus détaillé sur cette remarquable armée. L'infanterie Les soldats de l'infanterie lourde étaient équipés d'un casque de bronze et d'une tunique en toile ou en peau, recouverte de plaques métalliques. L'armement classique consistait en une épée de bronze, une lance et un bouclier en cuir renforcé de métal. Le redoutable Assyrien prenait particulièrement soin de sa chevelure et de sa barbe. Les cheveux étaient partagés par une ligne médiane, ramenés derrière les oreilles et frisés en petites boucles. Barbe et moustache étaient frisées et cosmétiquées. Pour les guerriers affligés d'un système pileux déficient, il existait des postiches bien exécutés... Corps à part entière, les archers avaient un équipement proche des piquiers : tunique légère, pantalons serrants, jambières en cuir,... L'infanterie légère, dans un souci de grande mobilité, était dépourvue de cuirasse et armée essentiellement de javelots et d'arcs, ainsi que de boucliers en clayonnage de joncs. Chaque soldat d'infanterie portait une outre sur le dos. Celle-ci pouvait être gonflée et être utilisée comme flotteur pour le passage de cours d'eau. Préfigurant les troupes d'assaut amphibies, les Assyriens mirent au point des canots d'assauts : embarcations légères réalisées en cuir imperméabilisé au bitume et permettant le transport de groupes d'hommes ou d'un char de guerre...
Le roi Assyrien Sargon:

L'infanterie Assyrienne:

La cavalerie La cavalerie étaient subdivisée en lanciers et archers. Extrêmement précieuse, elle constituait la force la plus mobile et la plus rapide pour la guerre de surprise. Véritables commandos, les cavaliers assyriens pénétraient en pays adverse, renseignaient le gros de l'armée, incendiaient villages et récoltes... Dans ces raids, ils emportaient généralement en croupe des fantassins armés à la légère. Les cavaliers, utilisant le même casque que l'infanterie, n'utilisaient ni selle, ni étriers, ni éperons mais juste une simple couverture. A l'occasion, ils utilisaient la cuirasse et une culotte d'écailles métalliques. La cavalerie Assyrienne:

Les chars de combat Un corps de chars de combat spécialement efficace fut aussi mis au point. D'abord attelés à des ânes sauvages, les chars devinrent, après la domestication du cheval, un redoutable instrument de conquête. Montés par deux ou trois hommes armés de javelots et d'arcs, ils enfonçaient aisément l'infanterie adverse imprudemment organisée.

Les techniques de siège Si la prise d'une ville fortifiée s'imposait, le corps du génie entrait en action. Ses membres étaient équipés de casques renforcés et de longues tuniques de mailles qui les protégeaient des flèches adverses. Les soldats du génie sapaient les murailles et creusaient des tranchées, protégés par d'imposants boucliers de bronze. Si la défense s'avérait trop puissante, les machines de siège entraient en action. Des béliers géants, énormes troncs d'arbres montés sur roues et garnis d'un trépan de bronze, défoncaient aisément les portes des villes. Les tours roulantes et les échelles permettaient d'accéder au sommet des murailles tandis que des archers d'élite, littéralement blindés, décimaient les défenseurs. Autres engins remarquables dont l'existence fut avérée au VIIIème siècle AJC, des machines pouvant lancer des épieux ou des blocs de pierre à grande distance...

La plus grande cruauté Une fois la ville adverse prise, c'était le massacre assuré. Les prisonniers étaient passés par l'épée ou brûlés vifs. Certains étaient mutilés. Les chefs adverses étaient écorchés vifs et leur peau était destinées à garnir les murailles. Une prime spéciale était versée à chaque soldat pour toute tête d'ennemi vaincu. Des scribes comptabilisaient avec application les horribles trophées. Parfois, les vainqueurs s'octroyaient une macabre partie de boules ou, "facétieux", attachaient leurs trophées aux arbres entourant la cité. Les rares captifs étaient enmenés fers aux mains et aux pieds afin de travailler comme esclaves aux constructions royales. Or, argent, métaux précieux de toutes sortes, armes, tissus, meubles de luxe étaient soigneusement pillés et envoyés embellir Ninive, la capitale. Les temples des vaincus étaient rasés, les fortifications détruites, les arbres abattus, les moissons brûlées,... Assurbanipal lui-même déclara avec fierté : "Sur une distance d'un mois et vingt-cinq jours de marche, je dévastai le pays, j'y répandis le sel et les épines... Je fis cesser les cris joyeux dans les campagnes où je laissai s'établir les onagres et les gazelles et toutes les espèces d'animaux sauvages..."
Lors de la prise de Babylone en 689 AJC, l'Assyrien Sennachérib commenta : "Je fus comme le souffle annonçant l'arrivée de l'ouragan. J'entourai complètement la ville et m'en emparai en escaladant les murs. Je n'épargnai pas ses valeureux guerriers mais je remplis les places de la ville de leurs cadavres. Mes gens s'emparèrent des statues des dieux qui s'y trouvaient et les détruisirent. Je détruisis complètement la ville et les maisons des fondations jusqu'au toit et j'y mis le feu. Je rasai les murs intérieurs et extérieurs de la ville et je nivellai la terre sur ses côtés en l'inondant. Je détruisis même le plan de ses fondations. Je l'aplanis plus qu'aucun déluge ne l'aurait fait afin qu'on ne se souvienne jamais du site de cette ville et de ses temples."
La cruauté s'abattit sur toute ville révoltée. Pour les Assyriens, supplices et tortures formèrent une arme psychologique. En répendant la terreur, ils comptaient annihiler toute vélléité de rébellion.. La cruauté assyrienne amenera aussi la chute de l'empire. Babylone survivra à sa disparition car rien n'extirpa du coeur des Babyloniens le sentiment de haine ressenti contre l'Assyrie. Les Babyloniens prendront leur revanche en 612 AJC : avec des alliés, ils s'empareront de Ninive et mettront définitivement à bas la puissance assyrienne. Babylone connaîtra un nouvel éclat au Vème _________________ Médailles du Forum :

سلمان شاهين
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