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 Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale

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Nasreddin Hoca
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Dim 2 Aoû - 23:55

Alors je vais fermé la parenthèse
je trouve que le mhp est étrangement lier a des affaires de meurtre en Turquie
et je te donne ma source occidentale http://fr.wikipedia.org/wiki/Loups_gris
pas besoin de partir dans des sites de l extrême gauche
Smile
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numidia
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Lun 3 Aoû - 6:55

1) le problème des sources

Bonjour Seyyid,
évite de faire copier -coller de wikipédia,
il y a des articles sur les empires et peuples qui sont erronés et plein d'anachronisme ou de légende présentée comme vraie.
c'est un conseil, pas une provoc, car le sujet est super intéressant mais il faut présenté des ouvrages de spécialistes sur la question, pas des choses lues sur Wikipédia.

2) Les erreurs qui circulent

tu vas trouver n'importe quoi et ce serait dommage de poster des choses invraisemblables.

juste 2 exemples:
a) en réalité on sait très peu de choses sur Sargon
sa famille on n'a pas d'info, sa naissance et la corbeille dans le fleuve comme Moïse dans le Nil, est une légende invérifiable
peut être est-ce vrai, peut être pas.
b) Nippur n'est pas la capitale spirituelle de Mésopotamie, il y a des tas de capitales spirituelles dans l'antiquité, Uruk, Babylone, Assur, Ninive, ... et à cette période de Sargon, Nippur n'avait que peu d'importance.

quand tu postes des sujets sur la période antique, poste la référence, la source, c'est indispensable sinon ça ne vaut rien. des tas de rigolos s'amusent à raconter n'importe quoi.

3) par rapport à ce que tu as posté:

bien sûr ta liste n'est pas finie, mais quelques erreurs et oubli de ta part:

Citation:
Empire Sumérien,

il n'existe pas d'EMPIRE sumérien
c'est un très grave anachronisme
Citation:
Empire Babylonien,

ROYAUME babylonien et non Empire

Citation:
Royaume d'Egypte,

dire plutôt: Egypte pharaonique
car ce type de gouvernance est unique dans l'histoire et il ne s'agit ni d'un empire, ni d'un royaume

Citation:
Empire d'Alexandre (Séleucides, Plotémée, etc..)

chacun est à part, il ya la période d'Alexandre à part , et les Séleucides et les Ptolémées sont aussi à séparer

Citation:
Royaume d'Israel,
- Royaume de Juda,

Bizarre, [u]tu ne parles ni des Cananéens, ni des Phéniciens, ni des Araméens pour ne citer que ces 3 là
et tu oublie qu'il y avait CANAAN = territoire allant de la rive du Jourdain jusqu'à la Syrie (actuelle)
as(tu oublié Ugarit (Ras Shamra) un site fondamental pour l'histoire antique, nord syrien.
puis les Phéniciens ont controlés le proche-orient de la Syrie à la Palestine (actuelle)
territoires administrés par ces peuples avant l'arrivée des Hébreux
en effet, les Phéniciens sont une branche des Cananéens, qui sont au proche-orient depuis le III millénaire
ce sont des peuples sémitiques.


Citation:
Royaumes d'Anatolie (Galates, Lydie, Phrygie, Pontus, Troie, Arzawa, Mitanni, etc...)

chacun est a étudié avec son contexte et non de façon vertical, très important !

pour la période musulmane il faut séparer Khalifat (4 khalifs) et les successeurs.
il me semble, c'est juste un avis personnel


quelques oublis:
- royaume Kassite (montagne du Zagros)
indo-européens, connus notamment pour avoir été maître de Babylone en 1560.

- Empire Hourrite (en gros, Arménie actuelle au départ, puis grande extension) qui deviendra le Mittani
les Hourrites sont indo-européens; premier royaume Hourrite connu = Khabur


-l'Elam

- Mari !

etc...
______________________________________________________

Citation:
Sargon d'Akkad - Empire Akkadien

il y a quelque chose de fondamental que tu n'as pas soulevé, Akkad est le premier empire Sémitique de l'histoire, connu à ce jour
période d'Akkad spécifique: 2350 à 2100 avant JC;
c'est une des plus brillante période de la Mésopotamie;
sites connus: Ur, Lagash, Kish, Akkad.

beaucoup de choses écrites sur Sargon l'ont été des siècles après sa mort, il faut voir les travaux de chercheurs là-dessus.
________________________________________________

bien sûr nos connaissances actuelles sont très réduites mais les choses connues sont à lire dans des ouvrages de spécialistes en gardant l'esprit critique et non sur wikipédia où on trouve tout et n'importe quoi Wink

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Seyyid Battal Ghazi
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Lun 3 Aoû - 21:30

Assurbanipal - Roi d'Assyrie





Assurbanipal ou Ashurbanipal, roi d'Assyrie (Mésopotamie) de 669 av. J.-C. à 627 av. J.-C., fut le dernier grand roi de l'Assyrie antique. Son nom, Aššur-ban-apli, signifie « Assur est le créateur du fils héritier ».

Il est connu comme l'un des rares souverains de son temps sachant lire et écrire. La sculpture assyrienne atteignit son apogée sous son règne (Palais nord et sud-ouest de Ninive). Les Grecs le connaissaient sous le nom de Sardanapale et le considéraient comme un symbole de luxure ce qui explique d'ailleurs le sens du mot sardanapale en français, sensuel . Les textes latins et d'autres textes médiévaux se réfèrent à lui comme Sardanapale (Sardanapalus). Dans la Bible, il s'appelle As(e)nappar ou Osnapper (Ezra 4:10).

Pendant son règne, la renommée assyrienne ne fut pas seulement due à sa puissance militaire, mais aussi à sa culture et à son art. Assurbanipal fonda à Ninive, sa capitale, une bibliothèque dans laquelle il recueillit l'ensemble de la littérature cunéiforme disponible à son époque, créant ainsi «la première bibliothèque» (en tant que rassemblement organisé et systématique, par opposition à une archive, constituée d'un simple dépôt de documents successifs). Les tablettes de la bibliothèque de Ninive comprennent notamment la source la plus complète de l'épopée épique sumérienne/babylonienne de Gilgamesh. D'autres séries de tablettes constituent un dictionnaire sumérien/akkadien. On y trouve également des textes traitant d'astronomie et d'astrologie. Cependant, la plupart des tablettes (qui se trouvent presque toutes au British Museum de Londres) sont des textes de «prédictions» qui permettaient aux scribes de reconnaître le sens des présages.

Assurbanipal fut couronné roi en 669. Sin-iddina-apla, fils aîné d'Assarhaddon était mort avant 672.[réf. nécessaire] Assurbanipal était très impopulaire à la cour et parmi les prêtres. Il passa des accords avec les dirigeants Assyriens, les membres de la famille royale et les souverains étrangers afin de s'assurer de leur loyauté envers le prince couronné. Mais il fallut toute l'énergie de sa grand-mère Naqi'a-Zakutu pour le faire monter sur le trône à la mort d'Assarhaddon pendant une campagne militaire en Égypte.



Le règne d'Assurbanipal, comme celui de la plupart des rois assyriens, fut marqué par des guerres incessantes. Il commença par faire la guerre à son frère Shamash-shum-ukin, qui était roi de Babylone ; Assurbanipal conquit Babylone et la détruisit. Il régna d'une main de fer, en écrasant les insurrections égyptiennes comme celles que son frère mena contre lui à Babylone. Il conquit également Élam, la Phénicie, l'Arménie et une grande partie de l'Arabie, et vainquit la cité de Suse.

Les temples des vaincus étaient rasés, les fortifications détruites, les arbres abattus, les moissons brûlées,...

Assurbanipal lui-même déclara avec fierté : "Sur une distance d'un mois et vingt-cinq jours de marche, je dévastai le pays, j'y répandis le sel et les épines... Je fis cesser les cris joyeux dans les campagnes où je laissai s'établir les onagres et les gazelles et toutes les espèces d'animaux sauvages..."

La date de fin du règne (ou de la mort) d'Assurbanipal n'est pas connue avec certitude : la dernière tablette qui mentionne son nom est un contrat privé de Nippur datant de 631, la 38e année de son règne. D'autres textes mentionnent un règne de 42 années, c’est-à-dire jusqu'en 627-626.






Un roi mythique

Sardanapale a été représenté, d'abord par les Grecs, comme un roi débauché et efféminé. À l'époque d'Alexandre le Grand, il se disait qu'on lui avait élevé, sur son tombeau, la statue d'un danseur ivre, accompagnée de cette inscription qu’il avait aurait composée lui-même :

Passant, mange, bois, divertis-toi ; tout le reste n’est rien.

Ces deux vers reprennent la même idée :

Je n’ai fait que manger, boire et m’amuser bien,
Et j’ai toujours compté tout le reste pour rien.







>>> http://fr.wikipedia.org/wiki/Assurbanipal



[size=15pt]Assurbanipal le lettré[/size]


Au dernier grand roi d'Assyrie, il ne restait qu'une injure. Rien de plus. L'homme qui règne sur tous les peuples du Proche-Orient de 668 à 627 avant l'ère chrétienne, à l'apogée d'un empire qui dura trois siècles, n'a longtemps laissé d'autre souvenir que ces quatre syllabes : "Sardanapale". Déformation d'"Assurbanipal", le sobriquet désigne, aujourd'hui encore, le jouisseur indolent et dépravé.


La faute en revient aux Grecs. En particulier à Ctésias de Cnide (vers 400 avant J.-C.), qui fut médecin à la cour des rois perses et qui, le premier, a fait le triste portrait de ce Sardanapale, présumé "trentième" et "dernier" roi d'Assyrie. "Sardanapale surpassa tous ses prédécesseurs en débauches et paresse. Car non seulement il ne se montrait jamais au monde extérieur, mais il menait la vie d'une femme (...), raconte Ctésias dans ses Persica - dont seuls des fragments nous sont parvenus. Il s'efforçait même de rendre sa voix féminine et (...) il cherchait aussi les joies de l'amour des deux sexes (...)" Quant à sa chute, elle fut pour le paresseux souverain l'occasion de faire disparaître avec lui tous ses objets de plaisir. "Pour ne pas tomber aux mains des ennemis, il fit édifier un immense bûcher dans son palais, y amassa tout son or et tout son argent ainsi que ses vêtements royaux, raconte le médecin et historien grec. Il enferma dans une chambre construite au milieu du bûcher ses concubines et ses eunuques, se joignit à eux tous et mit le feu à l'ensemble du palais."

Quelle injustice ! L'histoire que raconte Ctésias compose en réalité, à partir de quelques bribes historiques ténues, l'archétype du roi oriental décadent, que figure volontiers la tradition grecque. Les Grecs n'ont donc pas seulement écorché son nom. Ils ont tout oublié d'Assurbanipal. Qu'il pouvait être infiniment brutal, qu'il a régné sur tout le Proche-Orient, par exemple. Mais, aussi, qu'il était savant. Aucun roi d'Assyrie et, que l'on sache, aucun souverain mésopotamien, n'a autant insisté dans ses annales - c'est-à-dire le récit de ses campagnes militaires et de ses actes mémorables - sur sa formation intellectuelle. Il connaît, fait-il écrire, "le secret caché de tout l'art du scribe", il peut examiner "les signes célestes et terrestres et (en débattre> avec l'assemblée des experts", il se plaît à scruter "l'écriture des pierres d'avant le Déluge", il est capable de lire "la tablette subtile en sumérien abscons".

Assurbanipal ne sait pas seulement lire et écrire, il connaît de surcroît le sumérien, langue morte depuis quinze siècles, qui demeure d'usage liturgique et scientifique dans toute la Mésopotamie - comme le fut le latin dans l'Europe médiévale. Tout cela, après la chute de l'empire assyrien, en 610 avant l'ère chrétienne, devait disparaître de toute mémoire pour 2 400 ans. Dans la première moitié du XIXe siècle, les archéologues n'ont qu'une idée en tête : trouver Ninive, la dernière capitale assyrienne. La découverte serait des plus glorieuses : la cité est mentionnée à plusieurs reprises dans l'Ancien Testament comme lieu dont la corruption n'a d'égale que la splendeur.

L'orientaliste britannique Austen Henry Layard (1817-1894) la découvre, en 1847, sur la rive orientale du Tigre, face à la ville moderne de Mossoul. En quelques années, les fouilles de William Loftus (1820-1858) permettent de dégager partiellement le palais d'Assurbanipal. On y retrouve, enfouies dans le sol, les annales du grand roi. "Pour la postérité et le regard des dieux, Assurbanipal a, comme ses prédécesseurs, enchâssé ses textes historiographiques dans les fondations de son palais", explique l'assyriologue Lionel Marti (Collège de France). Un de ces "documents de fondation" peut se voir au Louvre : c'est un prisme d'argile d'une trentaine de centimètres de hauteur, dont chacune des six faces est inscrite de caractères cunéiformes.

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Lun 3 Aoû - 21:31

2/2

Dans les ruines des palais et des temples installés sur l'acropole de Ninive, les archéologues découvrent, surtout, une bibliothèque royale de plusieurs milliers de tablettes. Dont certaines portent une petite "note de bas de page" - un colophon, disent les épigraphistes - précisant que c'est Assurbanipal lui-même qui en a copié le texte.

Preuve de l'amour du souverain pour les belles-lettres ? Tant s'en faut. "La majorité des documents retrouvés dans son palais ne sont pas des oeuvres littéraires, mais relèvent de la littérature médicale, magique et divinatoire, note l'assyriologue Francis Joannès (Paris-I-Sorbonne). Tout le savoir rassemblé à Ninive doit en réalité permettre aux savants d'assurer le mieux possible la protection du roi." Plus soucieux de sa sécurité qu'épris d'intelligence ? Il est d'autant plus aisé de le penser qu'Assurbanipal n'a que rarement - jamais, selon certains - mené lui-même ses armées en campagne.

Mais l'homme n'est pas avare de paradoxes. Pour la distraction de ses sujets, il descend dans l'arène. Il affronte des lions. "Au corps à corps, au poignard, sans cuirasse, précise l'assyriologue Daniel Arnaud (Ecole pratique des hautes études-Sorbonne). Et de toute évidence, même si le lion d'Asie est plus petit que celui d'Afrique, il n'en risque pas moins sa vie." Ces tête-à-tête avec les grands félins - qui à l'époque pullulent dans la région - sont représentés avec force détails sur les bas-reliefs de son palais. Des représentations "que tout le monde pouvait voir et dont l'affichage aurait été proprement ridicule si elles avaient été fictives", explique l'historien. Un athlète, énergique et intrépide, à la tête de l'empire assyrien : quoi de plus normal ? L'Assyrie, empreinte de culture militaire, sorte de Sparte mésopotamienne, donne toujours à ses princes une formation de guerrier : maniement des armes et du char, équitation... Mais pourquoi des lettres ? Pour Daniel Arnaud, l'éducation savante reçue par Assurbanipal s'explique par une rivalité ancienne et tenace : "Pour son père Assarhaddon et surtout son grand-père Sennachérib, il faut faire de Ninive la nouvelle Babylone." Et, pour cela, il fallait au moins un roi savant.

Au Ier millénaire avant notre ère, l'ancien Irak se partage, toujours et déjà, entre le Nord et le Sud. Ninive au nord, militariste et conquérante. Babylone au sud, auréolée d'un prestige ancien, haut lieu de l'esprit, de la science, de la religion. Les deux peuples sont au demeurant très proches. Leurs langues sont soeurs, toutes deux issues de l'akkadien, ancien parent de l'arabe et de l'hébreu. Ils honorent le même panthéon de divinités - quand bien même Marduk est le dieu-patron de Babylone et Assur celui de l'Assyrie.

Babylone appartient au roi d'Assyrie, mais le roi d'Assyrie écrit ses annales en babylonien. Babylone est dans l'empire, mais l'Assyrie est une province culturelle de Babylone. Peuples cousins ; rois de même fratrie. C'est une histoire de famille. Car, à sa mort, Assarhaddon laisse à Assurbanipal le trône impérial à Ninive, mais offre à un autre de ses fils, Shamash-shum-ukin, le trône vassal de Babylone. L'un sera empereur ; l'autre aura la plus prestigieuse des cités de l'empire.

L'attelage tient près de vingt ans. Lorsqu'il arrive au pouvoir en 668 avant notre ère, Assurbanipal regarde, d'abord, très loin vers l'Occident. Vers la lointaine et rétive Egypte. Vers les riches ports phéniciens de la côte syro-libanaise et leurs velléités d'indépendance. Assurbanipal avait-il d'autre choix que d'étendre l'empire ? Aucunement. Le roi d'Assyrie est le "vicaire d'Assur" ; il est tenu d'étendre, toujours et inlassablement, le territoire du dieu. "Assur commande à son vicaire de faire reconnaître dans le monde entier qu'il est le dieu le plus important, explique Francis Joannès. On ne cherche pas l'apostasie des vaincus, mais la reconnaissance de la primauté d'Assur. Cette idéologie est la raison d'être du pouvoir assyrien et du processus de conquête perpétuelle qu'il a installé."

Assurbanipal se soucie de ce qui demeure à conquérir, à reprendre, guère de ce qui lui semble acquis. A l'ouest, l'Egypte se révèle finalement indomptable. Au nord, les Cimmériens, cavaliers nomades venus du Caucase, s'abattent sur le Proche-Orient. Ils seront repoussés.

Un autre péril est, en réalité, plus proche. En 652, Shamash-shum-ukin fait sécession, avec l'aide de tribus arabes, araméennes et chaldéennes. Dès 650, Assurbanipal est aux portes de Babylone. Le siège dure deux ans. Il est cruel. Une chronique anonyme de 648 avant notre ère, citée par Daniel Arnaud, le raconte d'éloquente manière. Les assiégés "finirent (...) par épuiser les serpents autant qu'il y en avait, et la vermine". "Pour satisfaire leur faim, ils abattirent abondamment les enfants, les petits-enfants, les frères, les soeurs. Ils mangèrent la chair de leurs enfants en guise de pain ; ils burent le sang de leurs filles en guise de bière." La guerre fut-elle si abominable ? Sans doute. Assurbanipal le dit dans ses annales, lorsqu'il décrit l'entrée dans la ville après sa reddition. "Les cadavres (...) qui bloquaient les rues et emplissaient les places : j'en fis sortir les os (...) et les jetai à l'extérieur." Il précise pourtant : "Je montrai de la compassion envers le reste des habitants (...), je décidai de les laisser vivre." Quant au frère félon, il meurt, sans doute pendant le siège, dans l'incendie de son palais. Comme le Sardanapale de Ctésias. Contaminer la mémoire de son frère pendant vingt-quatre siècles avec le récit de sa propre mort, si peu glorieuse, sera le dernier forfait de Shamash-shum-ukin.

Le siège est brutal, mais la ville n'est pas détruite. Cette mansuétude fut peut-être celle du lettré, qui aimait la patrie des lettres. Quarante ans auparavant, en 689, Sennachérib n'avait pas hésité à raser Babylone pour en mater l'indiscipline. Et, de manière générale, les rois d'Assyrie ont rarement fait preuve de clémence. Ils se sont bien souvent illustrés par des châtiments collectifs d'une férocité extrême, "mais toujours destinés aux "coupables"", précise Lionel Marti. "A l'époque, on empale beaucoup, morts et vivants, poursuit l'assyriologue, auteur d'une thèse sur le sujet. A l'issue des combats, on coupe abondamment les têtes, généralement à des fins de comptabilité des pertes ennemies. On ampute beaucoup, on écorche aussi, et on "drape" les murailles des villes prises avec les peaux des vaincus. Parfois, on contraint les survivants à broyer publiquement les ossements de leurs défunts."

Mais, ajoute l'assyriologue, "sous Assurbanipal, des châtiments individuels sont bien attestés". Et, souvent, réservés aux meneurs. Le roi raconte ainsi, dans ses annales, le traitement qu'il réserve à un chef arabe coupable de rébellion : "Je perçai (sa) mâchoire inférieure avec la cheville du timon de mon char (...). Je lui enfilai une longe à la mâchoire, je lui mis un collier de chien et je lui fis garder le verrou à la grand-porte orientale de Ninive, appelée "Entrée du contrôle du monde"."

Les rois coupables de trahison sont durement châtiés. Mais les populations paient souvent un très lourd tribut à la guerre. Aux marges orientales de l'empire, en Iran, l'Elam bouillonne. En 647, l'affaire de Babylone étant faite, un nouveau roi fantoche ayant été mis sur son trône, Assurbanipal décide de solder une hostilité plus que millénaire. L'armée assyrienne, presque invincible depuis un siècle et demi, entre en Elam et l'anéantit.

Jamais roi d'Assyrie ne fit plus sombre récit de la destruction, systématique et minutieuse, d'un pays étranger. "Je détruisis de fond en comble, je brûlai par le feu, je transformai en amas de décombres. (...) Ummanadalsi, roi d'Elam, s'enfuit nu et prit la montagne." Des habitants du pays, le vicaire d'Assur dit avoir "fait un tas". Il y a de la rage et de la férocité dans le récit d'Assurbanipal. Il y a, aussi, quelque chose qui relève de l'émerveillement. Certes, Suse est la cité de ses "ennemis", mais c'est aussi leur "grande ville sainte", "la résidence de leurs dieux", "le lieu de leurs secrets".

Les statues des dieux de l'Elam, dont le culte semble plein d'étrangetés aux Assyriens, sont brisées ou emportées au pays d'Assur. Mais le roi assyrien ne s'interdit pas d'évoquer nommément Shushinak, "leur dieu mystérieux qui habitait dans le secret et dont personne ne voyait comment on représentait sa divinité". L'Assyrien détruit tout, mais, auparavant, "entr(e) à l'intérieur (des) palais" et "y habit(e) avec plaisir".


Dans les dix dernières années de son règne, les scribes de Ninive cessent de rédiger les annales du grand roi. Pour Daniel Arnaud, Assurbanipal se serait retiré pour se vouer à sa passion du savoir, pour "commenter les tablettes vénérables sous le regard du dieu". Pour d'autres, il aurait été écarté du pouvoir par l'un de ses fils. Nulle certitude en réalité. Cette lacune d'une décennie n'a pas été comblée par les archéologues. L'oubli aura été trop long.

Un oubli dont certains pensent qu'il fut le fait - involontaire - du grand roi. "En détruisant l'Elam, Assurbanipal a détruit l'Etat-tampon qui protégeait l'Assyrie des périls bien plus grands du plateau iranien", avance Lionel Marti. Assurbanipal meurt en 627 avant notre ère.

Quinze ans plus tard, les Mèdes, un peuple iranien nouveau venu, s'abattent sur le pays d'Assur. Avec, bien sûr, l'appui de Babylone. Les historiens ne s'expliquent toujours pas la rapidité et l'ampleur de la débâcle. La cavalerie mède dévaste aussi complètement Ninive et les métropoles assyriennes que les armées d'Assurbanipal avaient ruiné Suse et le pays d'Elam.

Une amnésie générale a suivi. "L'empire assyrien a beaucoup impressionné ses contemporains, mais son souvenir précis s'est perdu. Il en est resté une série de légendes qui ont été attribuées tantôt à ses successeurs, tantôt à d'autres, conclut Francis Joannès. Celle des "jardins suspendus de Babylone", par exemple : on est maintenant à peu près sûr qu'il s'agissait en réalité des palais assyriens." Dont, sans aucun doute, celui d'Assurbanipal.

>>> http://www.lemonde.fr/ete-2007/article/2007/08/17/assurbanipal-le-lettre_945245_781732_2.html

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Ven 7 Aoû - 23:58

Murad IV - Empire Ottoman





Murad oğlu Ahmed dit Murad IV (16 juin 1612 – 9 février 1640) était le sultan de l'empire ottoman du 10 septembre 1623 au 9 février 1640, connu pour sa restauration de l'autorité de l'État et pour la brutalité de ses méthodes.


Début du règne

Amené au pouvoir par une conspiration de palais le 10 septembre 1623, il succéda à son oncle Mustafa Ier à l'âge de 11 ans. Murad fut longtemps sous le contrôle de ses proches, et durant ses premières années en tant que Sultan-mère (Validé Sultane), Kösem (Keucème), assura la régence.

L’Empire sombra dans l'anomie : les Safavides attaquèrent l'Empire à plusieurs reprises et envahirent l'Irak, des insurrections éclatèrent dans le nord de l'Anatolie et en 1631 les Janissaires dévastèrent le palais et tuèrent notamment le grand vizir. Murad IV craignant de connaître le sort de son frère aîné, Osman II, décida d’affirmer sa puissance. Il fit décapiter plusieurs notables, fit étrangler 500 chefs militaires, et exécuter 20 000 rebelles en Anatolie.


Pouvoir absolu et politique impériale

Il essaya d’étouffer la corruption qui avait grandi sous les Sultans précédents. Il y parvint par de nombreux moyens, notamment en limitant les dépenses inutiles.

Il interdit également l’alcool, le café et le tabac. Il ordonna l'exécution des personnes enfreignant cette interdiction. Il aurait patrouillé dans les rues et tavernes d'Istanbul de nuit, habillé en civil et surveillant l'application de ses ordres. Il tuait les soldats qu'il surprenait en train de consommer de l'alcool et du tabac.


Poursuivant la « tradition » ottomane de fratricide, Murad IV fit tuer son frère Bayezid en 1635. Suivirent quelques années plus tard l’exécution de deux autres frères. Sultan Murad grandit en recevant une bonne formation de la part des enseignants de l’époque. C’était un bon poète et il écrivait ses poèmes en utilisant le surnom de “Muradi”. Il avait également appris la calligraphie, dont il était maître, il rédigeait lui-même des firmans. Il montait très bien à cheval, de plus il pouvait sauter d’un cheval à l’autre. Il maniait très bien l’épée et l’arc.

Il était de grande taille, il avait un visage rond, une peau claire, une barbe noire et touffue, des yeux de couleur azurée et ses soucils étaient séparés. Il avait de larges épaules et il était bien musclé. Il a rétabli l'ordre dans l'empire. Beaucoup d'historiens disent que c'est le sultan le plus fort après le temps de Soliman le Magnifique (Süleyman I, Kanuni= Législateur)


D’un point de vue militaire, le règne de Murad IV est remarquable surtout par une guerre contre la Perse durant laquelle les forces ottomanes conquirent l'Azerbaïdjan et occupèrent Tabriz et Hamadan. Il accomplit également le dernier grand exploit militaire de l'Empire ottoman en reprenant Bagdad en 1638, après un siège qui se termina par le massacre de la garnison et des citoyens.

Murad IV commanda lui-même l’invasion de la Mésopotamie et s’avéra un remarquable commandant sur le terrain. Il fut le dernier empereur ottoman à commander une armée sur le champ de bataille. Lors de sa campagne en Perse, il annihila les rebelles d'Anatolie et restaura l'ordre dans son État.

Avant sa mort, il conclut une paix avec la Perse en 1639 (le traité Kasr-i Chirine), qui définit encore aujourd'hui le tracé de la frontière turco-iranienne.


Il mourut à l'âge de 28 ans d'une cirrhose du foie, en 1640. Sur son lit de mort, il ordonna l’exécution de son frère Ibrahim, ce qui aurait signifié la fin de la dynastie ottomane (car Ibrahim était le dernier membre masculin de la famille, après que tous les autres furent exécutés), mais l’ordre ne fut pas suivi d’effet.

Il est connu par la société turque comme le sultan le plus tyrannique de l'histoire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Murad_IV

Egalement fils d’Ahmed Ier, Mourad IV était comme son frère Osman doué d’une intelligence exceptionelle. Il n’était encore qu’un enfant lors de son avènement et la régence fut confiée à sa mère Kösem Mahpeyker Validé-Sultane jusqu’en 1632, date à laquelle commence son pouvoir personnel. Ce prince doué d’un caractère très ferme et d’une puissante volonté, avait hérité d’un immense empire plongé dans le désordre. La supression de l’anarchie fut son premier objectif. II y parvint au prix de mesures très sévères touchant parfois à la cruauté. Jaloux de son autorité, il ne permit à personne d’y participer, une fois l’ordre rétabli. Notons à ce propos qu’il était d’usage pour les sultans de parcourir parfois la ville de nuit sous un déguisement pour en contrôler la police, usage que Mourad IV mit souvent en application.

Il entreprit ensuite les deux campagnes impériales de Revan et de Bagdad contre l’Iran. Lors de la deuxième campagne, il occupa la ville de Bagdad, reprise aux Ottomans 15 ans plus tôt par les Safévîs. Le 17 Mai 1639, par le traité de Kasr-i Chirin, la guerre qui durait depuis 15 ans entre les deux puissances prenait fin.

Mourad IV mourut le 8 février 1640 à 27 ans. Son règne fut de 16 ans, mais il n’avait véritablement exercé le pouvoir que dans les huit dernières années. Musicien et poète, ce prince d’une force herculéenne s’était aussi fait un grand renom dans le domaine des sports et des armes où il excella et fut considéré comme le premier de son empire et de son temps. Sous son règne, les diverses corporations des Arts et Métiers reçurent une organisation exemplaire, preuve de l’intérêt que les Sultans leur portaient. Car une tradition de longue date exigeait, en effet, que chaque prince se perfectionnât dans un métier ou un art particulier, manufacture d’arcs et de flèches, armurerie, orfèvrerie, calligraphie, ébénisterie, jardinage, pour n’en citer que quelques-uns.

Mourad IV fut le plus grand parmi les sultans du XVIIème siècle et le plus grand dans la période qui va de Soliman II, le Magnifique à Mahmoud II (1566-1808). Tous ses enfants étant morts en bas-âge, ce fut son frère qui lui succéda.

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MessageSujet: Armée yougoslave de la patrie   Lun 7 Sep - 19:14

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Dim 13 Sep - 1:07

Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud - Arabie saoudite




Fayçal ben Abdelaziz (1904 – 25 mars 1975), fils de Abdelaziz Al Saoud, le fondateur de la dynastie saoudienne, et de Tarfa al-Shaykh, est roi de l'Arabie saoudite de 1964 à 1975.

Le Roi Fayçal est assassiné le 25 mars 1975 par Fayçal ben Moussaid Al Saoud, l'un de ses neveux qui accomplit par ce régicide une vengeance familiale. Ce dernier sera arrêté, condamné à mort puis décapité, conformément à la charia islamique en place dans le pays.

Il a eu quatre épouses, huit fils et dix filles, dont :

- Khaled, gouverneur de la Province de La Mecque.
- Saoud, ministre des Affaires étrangères.
- Turki, chef des renseignements jusqu'en septembre 2001.

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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Mar 15 Sep - 22:00

Et que devient dans tous cela,l'armée de Tito,celle de le "Svobodna Jugoslavja".
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MessageSujet: Re: Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale   Mer 16 Sep - 0:30

Ligne de Front n°19 / Dossier "Pétrole"

Pologne : Les débuts du Blitzkrieg


Occultée en France par le désastre de mai-juin 1940, la campagne de Pologne de 1939 est pourtant loin d'être la promenade militaire que l'on croit généralement. Première bataille de la Seconde Guerre mondiale en Europe, c'est aussi le début de cette fameuse guerre éclair qui associe chars et avions et fait fi de tous les préceptes issus de la Grande Guerre. Les données militaires sont bouleversées et ce sont deux conceptions, stratégique et tactique, qui vont s'opposer, entre une Armée polonaise prisonnière des concepts de 1914-18, fière de sa victoire sur l'Armée rouge en 1921 et qui va se masser sur ses frontières, et une jeune Wehrmacht pour laquelle les éléments de modernité sont appliqués à une conception novatrice de la stratégie. Personne ne soupçonne l'écroulement rapide des rudes Polonais qui espèrent tenir en attendant l'aide alliée, avant de marcher victorieusement sur Berlin !

Citation:
PÉTROLE, LE NERF DE LA GUERRE

La Tchétchénie, l'Irak, l'Iran, autant de noms qui ont beaucoup résonné dans l'actualité au cours des dix dernières années. Les conflits et les crises diplomatiques qui ont agité ou agitent encore ces pays de nos jours ont tous eu pour enjeu, à des degrés divers, le pétrole. L'or noir, en effet, a tout au long du XXe siècle suscité la convoitise des grandes puissances industrialisées du globe. Indispensable au fonctionnement des usines, des machines agricoles, des navires - marchands, de pêche ou de guerre - et des véhicules motorisés - civils ou militaires - cet hydrocarbure s'est avéré indispensable à l'essor économique et industriel des États-Unis, du Japon et des nations européennes. Aussi n'est-il guère étonnant de constater, en 1939, lorsque l'humanité tout entière est confrontée au plus grand conflit de son Histoire, que cette précieuse source d'énergie prend une dimension stratégique de premier ordre.

Roumanie 1939-1944

En 1939, dès les premières semaines de guerre en Europe, la Roumanie est courtisée autant par l'Allemagne que par les Alliés. Son sol riche en pétrole et sa très nombreuse armée suscitent en effet l'intérêt des deux camps. Tiraillé par sa culture latine qui la rapproche de la France, par le souvenir de son engagement aux côtés de la Triple Entente durant la Grande Guerre, par sa crainte du voisin soviétique et par son hostilité vis-à-vis de la Hongrie très proche de l'Allemagne, Bucarest semble plus enclin à répondre aux appels du pied des Franco-britanniques. Mais Adolf Hitler ne l'entend pas de cette oreille...

Rébellion irakienne 1941

En avril 1941, le retour aux affaires de l'ancien Premier ministre irakien, Rachid Ali El Gailani, pourtant évincé par les Britanniques en janvier, inquiète Londres au plus haut point. L'homme, farouchement pro-allemand, est potentiellement en mesure de faire basculer l'Irak dans le camp de l'Axe. Ce royaume, nation porte-étendard du nationalisme arabe, secoué par le problème de l'implantation juive en Palestine et très hostile à la présence britannique sur son sol, adopte alors clairement une position de défiance à l'égard des Alliés. La Grande-Bretagne craint du coup que le huitième producteur mondial de pétrole ne provoque un « effet domino » dans tout le Moyen-Orient.

Iran 1941

Suite au précédent irakien, les préoccupations des Alliés se tournent vers l'Iran voisin, dont le souverain, Reza Shah Pahlavi, est ouvertement favorable aux puissances de l'Axe. Cet État indépendant est alors le quatrième producteur mondial de pétrole. Il est donc primordial pour les Anglo-soviétiques qu'il ne bascule d'aucune manière sous influence allemande.

Indes néerlandaises 1942

Avec ses 73 millions d'habitants disséminés sur son étroit archipel montagneux, le Japon, qui a connu depuis la grande œuvre de rénovation de l'empereur Meiji une révolution industrielle sans précédent, voit, au début des années 1930, son expansion économique entravée par d'incommensurables obstacles. En effet, le pays ne peut tirer de son propre sol ni l'énergie, ni les matières premières nécessaires à son développement exponentiel. Son économie, intimement liée à l'ampleur de son commerce extérieur par la mer, reste fragile.

Caucase 1942

Au début de 1942, Hitler et ses généraux planifient la grande offensive d'été de la Wehrmacht. Dans sa directive n° 41 du 5 avril 1942, le Führer a fait de la conquête du Caucase la priorité de sa « Campagne de printemps à l'Est ». Son objectif est en effet de capturer les riches puits de pétrole de la région, indispensables à l'effort de guerre russe, dont les trois principaux sont Maïkop (Russie), Groznyï (Tchétchénie) et Bakou (Azerbaïdjan). L'importance stratégique de ces champs pétrolifères caucasiens apparaît à l'énoncé d'une unique statistique : sur les 38 millions de tonnes de pétrole produites en Union Soviétique en 1941, 71,5 % l'ont été rien que par les puits de Bakou. L'on comprend mieux, dès lors, les objectifs attribués à la Wehrmacht pour l'été 1942.

Red Ball Express Highway 1944

Après la percée réalisée par les Alliées en Normandie, l'US Army établit un important réseau routier afin de pallier l'insuffisance des voies ferrées françaises, en grande partie détruites par les bombardements de l'USAAF et de la RAF durant l'été 1944. Le rythme soutenu des opérations, lié au retrait précipité de la Wehrmacht vers les Pays-Bas et la frontière allemande, implique en effet un approvisionnement accru en vivres, munitions et essence à destination des unités anglo-américaines combattant sur la ligne de front. Il est vrai que l'avance alliée a été fulgurante, ce qui s'est traduit par l'allongement des distances entre les dépôts divisionnaires et les bases d'approvisionnement situées à l'arrière, en Normandie.

Moshé Dayan : Le stratège d'Israël

Dans son ouvrage autobiographique, Shimon Peres, actuel président de l'État d'Israël, mentionne une anecdote survenue dans un État africain : « [...] ma voiture s'arrêta à une station service pour faire le plein. Les pompes arboraient le slogan publicitaire alors universel : « Mettez un tigre dans votre moteur. » Seulement, dans ce garage [...], l'employé avait rayé « Tigre », peint Dayan à sa place et collé une photo de Moshé sur le fauve primitif... » ! En effet, de tous les officiers généraux israéliens, Moshé Dayan est sans doute l'un des plus populaires en Israël et le plus médiatique à travers le monde... À travers ces quelques pages, nous tenterons de retracer la vie de ce Sabra, qui se confond étrangement avec celle d'Israël et de ses forces armées. Tour à tour soldat puis homme politique, Moshé Dayan a été avant tout un homme engagé et le plus souvent physiquement, pour son idéal qui fut Israël...

« Fall Blau » : L'illusion de la victoire (2e partie)

Le 23 juillet 1942, à la suite de la chute de Rostov-sur-le-Don, il devient clair pour l'Oberkommando der Wehrmacht et pour le Führer que les Soviétiques ont déserté la boucle ouest du Don et que le Caucase ne sera que peu défendu du fait de l'affaiblissement général, voire de l'effondrement de l'Armée rouge. En conséquence, Hitler ordonne l'exécution immédiate de l'opération « Edelweiss », la conquête du Caucase jusqu'aux confins turcs. La directive 45 fixe les objectifs des deux Heeresgruppen constituées dans ce but.

source :: Flames of War : « Nach Rostov ! »
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MessageSujet: Escadrons de la mort. L'école française   Jeu 5 Nov - 16:07












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Histoire Militaire: grands moments de l'histoire mondiale

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