Flux migratoire sélectif L’Algérie ne connaît pas encore sa diaspora scientifique
L’Algérie est-elle prête à livrer la bataille des HQ ? C’est simple : il s’agit de la main-d’œuvre hautement qualifiée.
Des chercheurs, des scientifiques, des maîtres de l’innovation, des porteurs d’idées nouvelles, bref, ces génies qui font courir toutes les puissances économiques. Le débat est lancé pour la première fois en Algérie par l’Institut maghrébin des douanes et de la fiscalité (IMDF) de Koléa, en collaboration avec l’université Jean Moulin de Lyon (France), à travers un colloque sur « les flux migratoires sélectifs ». Le sociologue Ali El Kenz a observé que les HQ ont remplacé les OS, ces ouvriers spécialisés, notamment algériens, qui avaient fait le bonheur de l’industrie française dans les années 1960. « Des OS qui étaient invisibles. Ils ont gardé ce statut toute leur vie à cause d’un système syndical qui ignorait leur droit à la formation. Aujourd’hui, gauche et droite s’allient pour attirer les HQ », a-t-il précisé. Citant l’exemple des médecins français, il a relevé que ce métier est tellement protégé qu’il entrave l’arrivée de praticiens d’autres pays. « C’est ce qui a sauvé la faculté de médecine d’Alger », a appuyé Ali El Kenz, qui n’ignore pas la tentation de partir chez les jeunes médecins algériens, formés uniquement en français. Selon lui, la diaspora scientifique peut être utile au pays à condition d’être identifiée, connue. Interrogé par la presse, Ali El Kenz a cité l’exemple de l’Inde qui répertorie, à travers ses ambassades, tous les savants et scientifiques qui vivent dans un pays dans l’éventualité de faire appel à eux en cas de besoin. L’encadrement de travaux de recherche, les universités d’été, les cycles de formation sont, selon lui, des moyens pour tirer profit de l’expérience des Algériens établis à l’étranger. Point de vue partagé par Mounir Berrah, professeur polytechnicien, qui a noté qu’il faut laisser la libre circulation du savoir. « Il faut offrir aux compétences expatriées des opportunités d’entreprenarait transnational dans le cadre de la “circulation des cerveaux” », a-t-il expliqué. Mounir Berrah ne croit pas trop à l’idée d’un retour des chercheurs et scientifiques vivant en dehors de l’Algérie. Manière de répondre, peut-être, à l’annonce faite, jeudi 24 avril, par Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sur les cadres émigrés qui décident de retourner au pays. « Ils garderont leur statut, titres, fonctions et expériences scientifiques acquises à l’étranger », a-t-il déclaré, cité par l’agence officielle APS. M.Harraoubia n’est pas venu à Koléa défendre son projet qui ne semble pas faire l’unanimité. Prudent, Karim Djoudi, ministre des Finances, a appelé à engager une réflexion sur cette thématique large, fortement liée à la mondialisation. Selon Ali Boukrami, directeur de l’IEDF, l’avènement du numérique et la consécration de l’économie fondée sur la connaissance sont des paramètres à prendre en compte pour l’étude des flux migratoires sélectifs. Soulignant l’importance de la concurrence entre systèmes de formation, il a relevé que l’évaluation des universités du sud de la Méditerranée n’est pas encourageante. Parlant de la mobilité, il a cité l’exemple des mathématiciens qui exercent dans plusieurs universités à la fois. « Il est devenu fréquent de constater que les professeurs russes enseignent les mathématiques à un auditoire chinois dans un amphithéâtre américain ! », a relevé M. Boukrami. La fuite des cerveaux s’explique, selon Mounir Berrah, par les statuts peu valorisants (salaires bas, par exemple) et par la faiblesse des systèmes nationaux d’innovation. « L’aspiration légitime des pays en voie de développement à récupérer leurs compétences expatriées en espérant leur retour a montré ses limites. Le défi pour ces pays est plutôt d’œuvrer pour retenir ceux qui ne sont pas partis », a-t-il préconisé. Aux yeux de Aïcha Kouadri, présidente de l’association Afcar, il est nécessaire de contrecarrer les politiques dites d’immigration choisie. Le risque ? « Dépouiller les pays d’une ressource humaine hautement qualifiée, formée pendant des décennies à un coût très élevé », a-t-elle ajouté. La femme, autant que l’homme, quitte, d’après Aïcha Kouadri, le pays pour améliorer sa situation économique. L’image de l’épouse qui rejoint son époux migrant est révolue. « En France, l’immigration féminine représente 54% de l’ensemble de l’immigration : la première place est occupée par les Portugaises et la deuxième par les Algériennes », a-t-elle indiqué. Les règles actuelles de flexibilité imposent, selon Ali Boukrami, le refus du statu quo, le renouvellement constant des élites et un système fondé sur le mérite et non pas sur « les statuts et l’ancienneté »
El Watan
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massinissa75 Banni Définitivement
Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 1260 Localisation : edmonton (alberta)
Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 27 Avr - 4:12
je crois que la solution est en algerie, il faut faire confiance aux jeunes
c'est ça qui est malsain come raisonnement ?!?
j'hallucine completement
les emigrés sont partis, et ils ne reviendront pas
place aux jeunes, il faut leur donner la place qu'ils meritent
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algeriano34 Raqib Awal (رقيب أول)
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Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 27 Avr - 14:20
Les gens qui nous gouvernent sont prêts a verser toute l'argent qu'il faut pour que le peuple soit consommateur et sage, des brebis quoi ! Mais surtout pas dans des secteurs qui peuvent faire augmenter l’intellectualisme des algériens, tels que l'audio visuel ou les centres de recherches, bref dans tout ce qui a trait a la promotion des ressources humaines, car toute action dans ce sens, constitue un danger imminent et un pas en plus pour le départ anticipé de ces pourris.
aspirant Arif Awal (عريف أول)
Inscrit le : 29 Déc 2007 Messages : 239
Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 27 Avr - 19:42
je ne décele aucune volonté politique réelles pour arreter la saignée de la l'algerie. il me semble que tout ce qui se fait actuellement par nos poloitiques est une façon de dire qu'ils font ce qu'ils peuvent ou parceque le président en a fait allusion dans un de ses discours. bon au cas ou je me serait tromper je leur conseils d'abord d'essayer de garder ceux qui sont déja en algerie par le fait de finaliser les statuts des chercheurs et universitaires, d'augmenter sensiblement les salaires, de donner l'autonomie aux conseils sientifiques et de cooperer avec le privé. sinon le fait de ramener le meilleur chercheur dans le domaine du nucléaire, qui relève déja de la gageure, en lui donnant tout les moyens ne pourait avoir q'un piètre impact sur la dynamique générales en l'abscence d'une mentalité scientifique. il faut démarrer avec ce que l'on a pour attirer les autres automatiquement.
Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 27 Avr - 20:29
massinissa75 a écrit:
les emigrés ont souvent des enfants scolarisés à l'etranger, des maisons achetées sur place, des salaires sans commune mesure avec ceux pratiqués en Algérie
Je suis d'accord avec toi, ce ne sont pas les mêmes salaires mais tout est relatif au niveau de vie, si tu vis au Canada, tu est payé en $ canadien mais tu paies, tu consommes aussi en $ canadien; si tu vis en Algérie tu est payé en DA et tu consommes en DA.
maintenant si tu travailles en Algérie et si tu veux être payé en $ canadien, c'est ton raisonnement qui est mal saint !!! _________________ Médailles du Forum :
sukhoi35 Djoundi (جندي)
Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 79
Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 27 Avr - 21:15
bien vue ont ne pas paye avec niveau vie de la frace usa canada etc et vivre en algerie devrait ameliore les salaires en algerie de facon a ce que les cadre puisse vivre comme pays develope bob salaire ,plus les achat a credit logement voiture etc... le niveaux de vie s amiliorera
en europe amerique nord les gens vivent a credit pour ca qu il se permettent voiture logement vacance etc loisirs
souf a écrit:
massinissa75 a écrit:
les emigrés ont souvent des enfants scolarisés à l'etranger, des maisons achetées sur place, des salaires sans commune mesure avec ceux pratiqués en Algérie
Je suis d'accord avec toi, ce ne sont pas les mêmes salaires mais tout est relatif au niveau de vie, si tu vis au Canada, tu est payé en $ canadien mais tu paies, tu consommes aussi en $ canadien; si tu vis en Algérie tu est payé en DA et tu consommes en DA.
maintenant si tu travailles en Algérie et si tu veux être payé en $ canadien, c'est ton raisonnement qui est mal saint !!!
massinissa75 Banni Définitivement
Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 1260 Localisation : edmonton (alberta)
je crois que la solution est en algerie, il faut faire confiance aux jeunes
c'est ça qui est malsain come raisonnement ?!?
j'hallucine completement
les emigrés sont partis, et ils ne reviendront pas
place aux jeunes, il faut leur donner la place qu'ils meritent
et pas seulement dans l'armée ! _________________
et voici un extrait de ton 1er message:
massinissa75 a écrit:
les emigrés ont souvent des enfants scolarisés à l'etranger, des maisons achetées sur place, des salaires sans commune mesure avec ceux pratiqués en Algérie
j'avais critiqué cette partie de ton raisonnement en la qualifiant de malsaine. pour donner plus de chance aux jeunes algériens de se montrer et de se confirmer, je suis d'accord
mais le fait que tu édites ton message original et que tu en modifies le contenu ça c'est un comportement très malsain _________________ Médailles du Forum :
mansour Djoundi (جندي)
Inscrit le : 14 Juil 2007 Messages : 91
Sujet: Re: Algérie : Immigration Mar 29 Avr - 3:41
mansour l'immigration Algerienne peut revenir par l'entremise de l'investissement bon nombre d'immgr veulent retourner mais avec des projets pour aider le pays et c'est la clé du rapatriement des competences exemple: quelqu'un qui a travaillé dans l'environnement il peut retouné mais pour creer une compagnie qui oeuvre en environnement il va apporter avec lui les methodes de gestions et les technologies. Il faut aussi des mesures concretes du gouvernement aux immgr aussi cibler des secteurs d'expertise pour insiter les gens à revenir avec des insitatifs trés intressant
massinissa75 Banni Définitivement
Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 1260 Localisation : edmonton (alberta)
Sujet: Re: Algérie : Immigration Mar 29 Avr - 7:23
souf a écrit:
massinissa75 a écrit:
je crois que la solution est en algerie, il faut faire confiance aux jeunes
c'est ça qui est malsain come raisonnement ?!?
j'hallucine completement
les emigrés sont partis, et ils ne reviendront pas
place aux jeunes, il faut leur donner la place qu'ils meritent
et pas seulement dans l'armée ! _________________
et voici un extrait de ton 1er message:
massinissa75 a écrit:
les emigrés ont souvent des enfants scolarisés à l'etranger, des maisons achetées sur place, des salaires sans commune mesure avec ceux pratiqués en Algérie
j'avais critiqué cette partie de ton raisonnement en la qualifiant de malsaine. pour donner plus de chance aux jeunes algériens de se montrer et de se confirmer, je suis d'accord
mais le fait que tu édites ton message original et que tu en modifies le contenu ça c'est un comportement très malsain
j'ai fait une mauvaise manip, ce qui fait que j'ai dorenavant deux messages identiques, je ne l'avais meme pas remarqué
après une journée de travail de 10 heures je crois que c'est excusable !
et je ne vois pas ce qu'il y a de malsain là dedans
il faudrait voir à arreter de voir du saint et du malsain partout
je dis que les emigrés ne reviendront pas, et ils ont de très bonnes raisons
je dis que l'algerie doit faire place au jeunes, et arreter de preferer les emigrés, les expatriés
et là on esquive le debat, en jouant à qui est le plus algerien des deux...
l'algerie n'appartient ni à toi, ni à moi, c'est notre pays à tous, emigés ou non
j'adore l'algerie, mais j'aime beaucoup moins la façon dont on y débat... _________________ Médailles du Forum :
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07 Mai 2008 Durant le premier trimestre de l’année 2008, 547 affaires ont été traitées selon une étude effectuée au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale.
Clandestine, irrégulière...et tant d’autres qualificatifs, l’immigration qui ne connaît aucune frontière géographique, sera peut-être l’un des problèmes centraux de ce siècle. Devenue l’une des destinations préférées des ressortissants des pays subsahariens, dont certains tentent de s’y installer, l’Algérie peine à faire face devant ce phénomène. Durant le premier trimestre de l’année 2008, «les unités de la Gendarmerie nationale ont constaté 547 affaires». Cette statistique a été communiquée par le lieutenant Aïdat Ahmed de la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale à Chéraga, dans son étude sur l’immigration irrégulière. Ces affaires, précise le lieutenant Aïdat, ont conduit à l’interpellation de 2379 ressortissants de différents pays. Durant la même période de l’année 2008, les éléments de l’ANP ont constaté 12 affaires, et ont interpellé 100 personnes. Soit une hausse de 300% (3 affaires) et une hausse de 669% des personnes arrêtées (13 personnes). Aussi, les barrières dressées en Europe, pour contrer les flux migratoires, en provenance d’Afrique, ont fait des pays du Maghreb et notamment de l’Algérie, des pays où les candidats à l’émigration en Europe se «planquent», du moins dans l’attente d’une brèche qui leur permettra d’aller vers d’autres cieux. Comparativement à l’année 2007, «celle en cours a enregistré une hausse de 20% en termes d’affaires traitées tandis que les chiffres ayant trait aux personnes arrêtés ont baissé de 74%», précise l’étude. Par ailleurs, il faut tenir en compte que la «situation irrégulière» ou «le séjour illégal», n’ont pas été souvent reprochés aux immigrés clandestins. Ainsi, il est fait état d’implications dans des affaires de fausse monnaie, de falsification de documents officiels, d’escroquerie... Mais au-delà de l’approche purement sécuritaire, comment faut-il traiter ce phénomène pour en limiter les conséquences? Certains observateurs avaient pensé, au début, que ces immigrés africains ne faisaient de l’Algérie qu’un «pont» pour rejoindre l’Europe. Toutefois, le plus souvent, ces candidats à l’émigration vers l’Europe éprouvent les pires difficultés à rejoindre le nord de la Méditerranée, ce qui les contraints à demeurer sur place. C’est-à-dire en Algérie pour s’y installer avec leurs familles. Certains travaillent comme des simples ouvriers dans des chantiers privés de bâtiment. Cependant, le pire est ailleurs. Leur présence massive sur le territoire national, constitue une source de risques. «D’autres s’adonnent au commerce informel et à des activités illicites. Ils sont parfois signalés dans des habitations en construction, des appartements en location, des cités universitaires, des bains maures et des hôtels», précise le conférencier. Des problèmes de santé publique résultant de nouvelles pathologies, notamment le sida, mettent en péril la vie des Algériens. Par ailleurs, il est relevé parmi les immigrants interpellés une arrivée massive de Marocains (essentiellement des maçons et plâtriers). Pour la seule année 2007, 624 arrestations ont été opérées parmi ces migrants. S’agissant de l’immigration clandestine à l’ouest et à l’est du pays, elle est «en passe de prendre des proportions alarmantes, pouvant engendrer un impact préjudiciable à l’image de l’Algérie vis-à-vis de L’Union européenne», enchaîne le responsable à la communication du commandement de la Gendarmerie nationale. Selon ses propos, une nouvelle forme d’émigration clandestine (la harga), à laquelle se livrent des nationaux et même des étrangers s’est développée. Nombre d’entre eux, «tentent de rallier les côtes espagnoles et italiennes en utilisant des embarcations légères, achetées le plus souvent auprès des marins- pêcheurs», a-t-il, expliqué. Et d’enfoncer le clou: «Le matériel acquis semble être détourné de sa vocation initiale et orienté, contre toute logique, vers des activités liées au crime organisé...» Les wilayas de Tlemcen, Aïn Témouchent, Oran, Annaba et El Tarf sont les plus touchées par cette forme d’émigration clandestine. Qu’en est-il des mesures prises depuis octobre 2005 au niveau des principales wilayas, directement affectées par ce phénomène? La réponse ne semble pas, dans l’immédiat, évidente. En dépit du travail effectué jusque-là, l’Algérie a encore beaucoup à faire pour tenter de limiter et réguler les flux migratoires afin d’éviter que la situation ne devienne incontrôlable.
IMMIGRATION Vers la création d’une Fondation des Algériens en France Des intellectuels algériens issus de l’immigration en France, ont animé mardi soir leur 4e rencontre à Paris pour poursuivre le débat sur les moyens de lancer une fondation visant à "mutualiser" leurs compétences pour pouvoir "peser, en tant que communauté", dans l’ensemble des domaines de la vie publique française. Cette quatrième rencontre a d’abord été l’occasion pour ces intellectuels de lancer un appel à la communauté nationale établie en France à "manifester massivement" à l’occasion de la célébration des massacres d’Algériens commis par l’armée coloniale et ses milices de colons en mai 1945 dans l’est du pays. "Nous leur avons demandé de porter sur le bras gauche un brassard noir en signe de deuil et de dénonciation de ces crimes contre l’humanité", a précisé Mme Chafia Mentalecheta, membre du comité de pilotage pour la création de la future fondation. Les participants à cette rencontre ont ensuite lancé le projet d’une "série de manifestations durant 15 jours" pour fêter les 100 ans de l’immigration algérienne. Durant deux semaines, il s’agira de mettre en valeur l’apport de l’immigration algérienne à la construction de la France moderne et de marquer l’attachement culturel des immigrés à l’Algérie. Sur ce dernier point, des artisans algériens viendront de différentes régions du pays pour exposer le patrimoine artisanal national. Il sera aussi question d’une série de conférences sur les crimes coloniaux. Les participants ont par ailleurs convenu de lancer "une journée du coaching" destinée à soutenir les jeunes Algériens de banlieues en quête d’insertion, notamment professionnelle. L’idée de créer une association d’artistes algériens sur le modèle des "Enfoirés", en France, a également été évoquée. Ils ont également envisagé d’entamer des négociations avec les autorités françaises pour l’organisation d’un "grenelle de la diversité" pour notamment poser les problèmes d’intégration. Concernant la création de la future Fondation, Mme Mentalecheta a indiqué qu’une équipe de juristes travaille actuellement sur son statut. Sitôt la fondation créée, elle lancera un journal gratuit qui médiatisera ses activités et traitera de la condition de l’immigration algérienne en France. Horizon
Sujet: Re: Algérie : Immigration Mar 3 Juin - 11:26
Citation:
L’Algérie a besoin des Algériens résidant à l’étranger
La contribution que peut apporter les Algériens résidant à l’étranger en faveur de l’Algérie a été le thème d’une rencontre organisée à Alger.
lundi 2 juin 2008. Le nombre d’Algériens vivant à l’étranger a connu une augmentation très importante au cours des dernières années. En effet, 5 millions d’Algériens vivent en dehors de leur pays, dont 4 millions résident en France. Ces chiffres représentent environ 15% de la population algérienne. Si, durant la guerre de libération et même après l’indépendance nationale, l’émigration algérienne constituait un réservoir de main-d’œuvre dans lequel puisaient les entreprises françaises, ces dernières années, ce sont plutôt des cadres, professeurs, chercheurs, médecins, ingénieurs qui fuient l’Algérie à la recherche de conditions de vie décentes et meilleures. Ils sont plus de 300 000 cadres algériens à travailler à l’étranger. Ce chiffre donne froid dans le dos, mais ne semble pas émouvoir les autorités du pays. Au lieu de réfléchir à une stratégie d’organisation de notre émigration à l’étranger, même si cela est nécessaire, l’Algérie devra, plutôt, réfléchir aux solutions aux nombreux problèmes qu’évoquent nos cadres et qui freinent l’état d’avancement de la recherche dans notre pays.
Réduits, dans la plupart des cas, à la plus affreuse misère, en travaillant pour des salaires dérisoires et dans des conditions lamentables, les cadres algériens optent pour l’émigration qui leur offre des conditions plus favorables à leur épanouissement personnel et professionnel. Mais une fois à l’étranger, nos émigrés et particulièrement nos cadres, sont-ils tenus de contribuer au développement de l’Algérie ? Pour ce faire, les conditions sont-elles réunies ? Notre émigration est-elle organisée ? Les associations déjà existantes jouent-elles le rôle de passerelles entre nos émigrés et le pays ? Aujourd’hui, il est malheureux de constater que les raisons ayant précédé au départ de nos cadres sont pratiquement les mêmes qui les empêchent de contribuer au développement du pays. Durant les dernières années, de nombreux émigrés ont tenté d’investir en Algérie, mais sont vite repartis. Ils sont découragés par les tracasseries bureaucratiques. Alors que les migrants tunisiens ont rapatrié en 2007 des avoirs estimés à 2,206 milliards de dinars (1,223 milliard d’euros), dont 1,7 milliard sous forme de transferts monétaires, les transferts de migrants algériens sont pratiquement insignifiants. Il est urgent de réfléchir à une stratégie d’organisation de notre émigration et sur sa contribution dans le développement national.
D’après la Tribune
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zvenkruger Aqid (عقيد)
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Sujet: Re: Algérie : Immigration Sam 28 Juin - 5:02
Citation:
1 500 employés marocains désirent bénéficier de la nationalité algérienne
Des sources syndicales ont révélé que des familles marocaines venant des wilayas de Ain Témouchent, Tlemcen, Naama, ont fait une correspondance au secrétaire général de la centrale syndicale Abdelmajid Sidi Saïd lui demandant d’intervenir pour les aider à obtenir la nationalité algérienne.
Les marocains travaillant dans des entreprises algériennes dans l’ouest du pays soulignent avoir mentionné sur la lettre de jouer un rôle intermédiaire entre avec le gouvernement pour les aider à avoir la nationalité algérienne, vu qu’ils résident en compagnie de leurs familles depuis les années 60 et 70.
La même source relève que plus de 1 500 employés marocains ont signé une demande collective adressée à Sidi Saïd pour qu’il les aide à régulariser leur situation juridique en algérie.
Il est à signaler que le nombre de marocains résidant officiellement en Algérie est estimé à 45 mille marocains selon les chiffres du ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel.
Seulement la centrale syndicale refuse d’intervenir pour les aider à régler leur situation, considérant que la question n’a aucune relation avec les droits sociaux et professionnelle des travailleurs.
Sujet: Re: Algérie : Immigration Dim 13 Juil - 0:42
Citation:
VIRÉE DANS LES «QUARTIERS ARABES» DE MARSEILLE Nos émigrés ont la vie dure
Sans travail et sans occupation, les jeunes passent leur quotidien à siroter un café entre amis.
Des bouts de carton, des papiers et même des cannettes de Coca sont éparpillés un peu partout dans les rues. Des sachets de toutes les couleurs vous collent aux pieds. Des poubelles à ciel ouvert. Pis encore, une odeur nauséabonde vous coupe le souffle. On dirait que nous sommes à la place des Martyrs, au coeur du marché ou quelque part du côté de oued El Harrach. Cette impression nous est venue à l’esprit lors de notre passage à la porte d’Aix, située au 2e arrondissement de Marseille. Il était 10h00 du matin ce vendredi 26 juin. Il faisait beau et même très chaud, près de 34 degrés. En sillonnant les ruelles de Marseille, nous sommes tombés sur un quartier typiquement algérois. «Wach, nous sommes à Alger, c’est la place des Martyrs!», commente un confrère d’un air étonné. Des foules interminables de gens se déplacent dans les deux sens. Les bras chargés, ils viennent faire leurs courses au marché Soleil. Ici les prix, parait-il, sont moins chers. Par curiosité, on y fait le tour. A l’entrée, c’est la bousculade. Pas moyen de trouver un passage. Les personnes avancent à pas de tortue. Elles circulent même entre les voitures. Les trottoirs sont envahis par les vendeurs qui squattent le moindre coin pour étaler leurs marchandises. Sur des tables et même parterre, ils «exhibent» leurs différents produits. Ce sont pour la plupart des vendeurs à la sauvette, à la recherche de quelques sous pour subsister. Le marché offre l’embarras du choix. On y trouve pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Le client a le choix entre le magasin et les petits revendeurs. Du moderne au traditionnel, des magasins et des boutiques se suivent, les uns derrière les autres.
Sacrée est la prière du vendredi
L’endroit est beaucoup fréquenté par les Algériens. Les futures mariées viennent faire leur trousseau ici. «C’est la rue de la Lyre à Alger», nous déclare une jeune dame, croisée sur place. Portant un hidjab moderne aux couleurs chamarrées, cette Algéroise native d’El- Biar dit qu’elle ne se sent pas du tout dépaysée. «Il n’y a que les parents qui nous manquent ici, sinon machi ghorba», remarque-t-elle le sourire en coin. Effectivement, le décor et l’ambiance qui règnent nous font oublier que nous sommes dans la ville phocéenne au nord de la Méditerranée. Les gens parlent en arabe et quelques mots en français. Ils négocient les prix en arabe.
En cette période d’été, l’endroit est pris d’assaut. Les gens sont à la recherche des prix les plus bas. En avançant un peu plus loin, des versets du Coran se font entendre. C’est le vendredi. L’heure de la prière approche.
Les pratiquants ne dérogent pas à la règle. Malgré l’absence d’une mosquée, ils ont réussi à créer des lieux de culte. Des locaux ont été aménagés spécialement pour l’exercice du deuxième acte fondamental de l’Islam. A l’entrée, il est écrit «Moussala». En ce jour de vendredi, tenue oblige: kamis, djellaba et chéchia, les pratiquants sont repérés de loin. Dans leur intégralité, ce sont des commerçants qui travaillent à leur propre compte. Ils baissent le rideau pour observer une pause, comme le «dicte» la religion.
D’ailleurs, dans les quartiers arabes visités, le vendredi se distingue des autres jours. A 13h00 précises, les rues sont presque vides. Pas âme qui vive. Même les cafés sont désertés. Un calme total s’installe. Les quelques personnes croisées se précipitent pour ne pas rater le prêche de l’imam. Ce sont des vieux, des jeunes...Il y a aussi des petits qui accompagnent leurs pères. Ces chérubins maîtrisent bien la langue et récitent quelques versets du Coran.
Plusieurs associations activent dans ce sens. Une ligue des parents d’élèves, spécialisée en «langue et culture algériennes», a été créée depuis une année. L’enseignement de la langue arabe et de la culture algérienne est inscrit dans les programmes des écoles publiques. Le consulat d’Algérie à Marseille chapeaute cette action. Une enseignante à l’école publique, au 15e arrondissement, originaire de l’Est algérien, affirme que nos ressortissants sont nombreux à y adhérer. Elle estime cependant que beaucoup d’enfants ignorent leurs origines. Sans boulot et sans occupation, les jeunes passent leur quotidien à siroter un café entre amis. Du matin au soir, ils meublent les cafés du coin de la Cannebière et la rue de la République. Ils sont arabes, la plupart des Algériens qui traînent le pas. Là où nous sommes attablés, dans un café de la Cannebière, ils sont nombreux. Des jeunes âgés entre 25 et 35 ans se retrouvent ici pour passer le temps. On entend parler que du bled, des vacances et du fric. «Tu as la chance de descendre au bled et de voir ta famille, moi ça me manque énormément el-Assima», disait un jeune, la mine fatiguée, à son ami.
Ce dernier lui répond: «Laakouba like, fais d’abord tes papiers et puis tu pourras descendre chaque semaine.» Sans avoir à les approcher, leurs regards disent et décryptent leur malaise. Malgré le beau temps et l’endroit paisible, ils restent soucieux. Mines fatiguées, ils décompressent avec un café et quelques cigarettes comme au bled. «La plupart qui viennent ici n’ont pas de papiers», nous dit le gérant du café, un Algérien originaire de Tigzirt.
Ce sexagénaire ne quitte pas son comptoir. Il les connaît tous et même il a sympathisé avec eux. «Les jeunes croient que l’Europe c’est l’eldorado, alors que c’est tout à fait le contraire. Ici, marche ou crève», prévient-il. Beaucoup de jeunes, témoigne-t-il, ont regretté d’être venus en France parce que la vie est chère et elle ne pardonne pas. Sur la rue de la République comme à la Cannebière, les tables sont réquisitionnées. Sur place, il est difficile de voir un Français qui traîne. Il n’y a que des Arabes qui squattent les lieux. «Ici, c’est plutôt rare de voir un Français», remarque le vice-consul.
Ceux qui ont réussi à trouver un job, travaillent dans les taxiphones. Dans les quartiers arabes, ce genre de commerces pousse comme des champignons. Entre deux cafés, on trouve deux taxiphones. Il n’y a que l’étiquette Djezzy qui les diffère de ceux de la capitale. L’option Maghreb, à savoir Algérie, Tunisie, Maroc, fait rage. Les taxiphones sont plus prisés que les portables.
La galère des émigrés
Les vacances sont un plaisir pour certains et un calvaire pour les autres. Voyager en Algérie est devenu un luxe pour les immigrés. «Le billet coûte les yeux de la tête», s’indigne Saïd. Rencontré au niveau de l’agence Méditerranée Europe Voyage, ce père de quatre enfants ne cache pas sa colère. «Je ne comprends pas pourquoi le billet vers l’Algérie reste trop cher, alors qu’au Maroc et en Tunisie les prix sont à la portée de tout le monde», s’interroge-t-il, bougon. «Vous savez combien ça m’a coûté le tout, c’est plus de 2000 euros», nous apprend-il. Salarié, Saïd travaille comme agent de sécurité dans une surface commerciale. Seul, il n’aurait jamais pu s’offrir un voyage. «Heureusement que ma femme travaille, sinon avec 1200 euros par mois, on ne peut rien faire», affirme-t-il. Ce dernier n’est pas le seul à s’emporter. Une dame venue se renseigner sur le prix a piqué une crise. «Ce n’est pas le bout du monde mon Dieu! Une heure et demie de voyage coûtent 540 euros, le billet pour les Etats-Unis est moins cher», martèle cette dame.
Cela sans compter les autres frais du voyage et les petits cadeaux pour la famille. En raison de la flambée des prix durant cette période, beaucoup d’émigrés renoncent au voyage. Ils préfèrent les promotions durant l’hiver où le billet est soldé à 250 euros. Les Algériens sont de plus en plus nombreux à opter pour la nationalité française. «Plus de 50% des demandeurs de visa sont des Algériens», nous a confié un haut responsable au consulat d’Algérie à Marseille.
Les touristes étrangers sont moins captés par la destination. Ils représentent quelque 20%, selon notre interlocuteur. Quelques moments après, nous avons pu avoir confirmation de ces informations. Au service des visas, les étrangers se comptent sur les bouts des doigts. Sur une trentaine de personnes assises dans la salle d’attente, il n’y avait que trois Français.
La plupart étaient des ressortissants algériens. Passeport rouge à la main, «j’ai opté pour la nationalité française car il y a plus de facilité pour accéder à des postes de responsabilité», justifie Tarik, un Algérien originaire de Guelma.
A l’intérieur comme à l’extérieur, des files interminables sont en attente dans la cour. Des familles entières avec leurs petits enfants font le déplacement. «Le consulat devient une véritable mairie», affirme un agent du consulat. Renouvellement du passeport, de la carte d’identité, retrait de l’autorisation paternelle, sont les documents les plus demandés. Pour permettre aux gens de regagner leur boulot, l’enregistrement commence à 06h30 du matin, explique l’agent. Interrogé sur ce monde, il dit que «les ressortissants attendent les grandes vacances pour régler leur paperasse».
Durant cette période, la moyenne des rendez-vous atteint les 200 personnes par jour. Même avec plusieurs guichets, les agents sont dépassés. Afin de savoir comment se déroule l’accueil, nous avons approché quelques-uns. «Franchement, c’est bien organisé. C’est vrai, il y a beaucoup de monde, mais chacun attend son tour», témoigne Karim, croisé juste à la sortie. Sa femme atteste que les conditions d’accueil se sont nettement améliorées. Or, d’autres affichent leur mécontentement. «Ils nous traînent trop, ça fait deux fois que je me déplace pour un seul papier. On n’a pas que ça à faire», clame Selma d’un air agacé.
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Algérie : Immigration
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