
Forum Sur l'Armée Algérienne
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| | | Economie de l'Algérie et IDE | |
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| Auteur | Message |
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cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Mar 3 Nov - 18:16 | |
| Le FMI prévoit une croissance « exceptionnelle » de 9% hors hydrocarbures en 2009 | Citation: | 03.11.2009 - TSA Par Sonia Lyes - Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance « exceptionnelle » de 9% hors hydrocarbures en Algérie en 2009. Mais la progression globale du PIB ne dépassera pas 2% en raison d'une croissance négative de 6 à 7% du secteur des hydrocarbures, a indiqué le chef de la mission du FMI en Algérie, Joël Toujas-Bernaté, au cours d'une conférence de presse mardi à Alger, tenue à la fin de cette mission de deux semaines (21 octobre - 3 novembre). La croissance exceptionnelle hors hydrocarbures est due notamment à la performance du secteur agricole avec une récolte céréalière record de 61 millions de quintaux- le triple de 2008- et des autres secteurs grâce au plan d'investissements publics de 150 milliards de dollars lancé en 2005, selon le FMI. "L'Algérie a passé sans encombres la crise économique mondiale", a-t-il dit. Le chef de mission du FMI a indiqué que l'Algérie doit travailler à l'émergence d'un secteur privé capable de prendre le relais de la dépense publique comme moteur de croissance et améliorer le climat des affaires. M. Toujas-Bernaté a toutefois refusé de commenter la Loi de finances complémentaires 2009, très critiquée par les milieux d’affaires privés nationaux et étrangers. "Il est prématuré d'évaluer l'impact des mesures contenues dans cette loi", a-t-il dit. Le FMI prévoit une croissance globale du PIB de l'Algérie de 5 à 6% en 2010 et un baril de pétrole à 76 dollars, selon M. Toujas-Bernaté qui a critiqué la décision de l'Algérie de garder la majorité (51%) dans les projets d'investissements impliquant des étrangers. "Les autorités nous ont expliqué que cette mesure vise à orienter les investissements étrangers vers les besoins du pays, à assurer le transfert faire et à contrôler le transfert des dividendes", a-t-il expliqué. "Les autorités ont donné des exemples mauvais aux investisseurs étrangers", a ajouté M. Toujas-Bernaté. Le responsable du FMI a toutefois fait remarquer que les investisseurs étrangers veulent garder la majorité dans leurs projets et que le privé algérien n'a pas les moyens de s'associer avec des étrangers dans de grands projets alors que les entreprises publiques ne constituent pas des partenaires naturels des étrangers". |
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|  | | Abdeka Musaïd Awal (مساعد أول)


Messages: 646 Age: 23 Localisation: Algeria Forever! Loisirs: Lecture, Cinema, Voyages, Sport Inscription: 18/10/2008 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Mar 3 Nov - 18:19 | |
| C'est une très bonne nouvelle. Maintenant, il faut faire comme le préconise le FMI, à savoir trouver des relais de croissance avec les PME/PMI |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Mar 3 Nov - 18:36 | |
| En effet, malheureusement les PME/PMI algériennes n'ont pas les moyens financiers adéquats qui leur permettraient de s'associer avec les entreprises de réalisation étrangères impliquées dans la réalisation de grands projets. En d'autres termes les sociètés privées algériennes n'ont pas "accumulé" de capital, et donc elles sont fragilisées financièrement face aux sociétés étrangères qui sont en pleine phase de croissance et d'expansion économique. |
|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Jeu 5 Nov - 10:52 | |
| Les EAU, l'investisseur arabe le plus important
L'Algérie sera un centre des transactions nord-africaines| Citation: | 04.11.2009 - lemaghrebdz.com - L’Algérie ambitionne d'attirer plus d'investisseurs arabes des riches pays du Golfe, notamment les Emirats arabes unis. L'Algérie se tourne de plus en plus vers des investisseurs arabes pour "booster" un peu plus l'économie nationale en pleine mutation. Selon un rapport de OBG, il s'avère qu'au cours des dernières années les investisseurs des Emirats arabes unis (EAU) ont joué un rôle clé dans le développement de l'économie algérienne.
En effet, encouragés par une ouverture grandissante de l'Algérie aux investissements étrangers, les sociétés basées aux EAU ont placé leurs investissements et leurs ressources dans différents secteurs économiques du pays. Camille Nassar, président de National Holding (NH) Algérie, a déclaré à OBG que les investisseurs émiratis considéraient de façon positive l'avenir de l'économie algérienne.
Les occasions abondent, surtout considérant l'excellent travail effectué par le gouvernement algérien en termes de développement des infrastructures routières et maritimes, de logements sociaux, ainsi que le secteur de l'énergie." Selon M. Nassar, l'Algérie sera un centre pour les transactions nord-africaines de plus en plus nombreuses de la société.
La visite en Algérie, en mai dernier, du sultan Bin Saeed Al Mansouri, ministre de l'Economie des EAU, avait pour objectif principal de remettre sur les rails une relation bilatérale qui était autrefois lucrative. Pendant cet événement, il a été noté que malgré la réduction des entrées de capitaux en Algérie à cause de la crise financière, les investissements provenant des EAU avaient atteint au total 27.2 milliards d'euros, ce qui faisait des EAU l'investisseur arabe le plus important du pays. Le sultan a ensuite ajouté que l'industrie, l'agriculture et le tourisme étaient les secteurs au plus fort potentiel pour les investissements et la coopération dans les années à venir. Les investisseurs émiratis diversifient leurs projets en Algérie.
L'avènement de la crise financière a réduit l'engagement des EAU en Algérie dans la mesure où les investisseurs émiratis ont vu les conditions de financement se resserrer dans leur propre pays, obligeant plusieurs fonds d'investissement à réduire leurs activités, voire à se retirer totalement de certains projets. Ainsi, l'entrepreneur Emaar Properties, basé à Dubaï, a annulé quatre très grands projets, y compris la construction d'une nouvelle ville à Sidi Abdallah, ainsi qu'un complexe de soins de santé dans la périphérie ouest de la capitale.
Jusqu'au milieu de 2008, le secteur de l'immobilier constituait l'attrait principal pour les investissements des sociétés émiraties. En effet, plusieurs sociétés immobilières, dont Emaar, Al Qudra et Emirates International Investment Company (EIIC), avaient annoncé des projets de plusieurs milliards de dollars. Ces annonces ont été suivies par de nouveaux investissements dans le secteur industriel, comme celui d'Emirates Aluminium International, une société basée à Dubaï, qui a annoncé la construction d'une aluminerie d'une valeur de 5.1 milliards d'euros à Béni Saf dans l'Ouest de l'Algérie, et celui d'EIIC dans le câblage électrique, l'agriculture et la banque.
Afin de mieux se protéger contre la volatilité sectorielle, les investisseurs émiratis commencent également à diversifier leurs projets en Algérie, notamment en investissant hors du secteur immobilier. National Holding (NH), la société de participation privée d'Abou-Dabi, à qui appartient EIIC, en est un exemple. En mai dernier, la société, qui a des investissements exclusifs en Algérie, a annoncé qu'elle restructurait son portfolio global en cinq grandes catégories commerciales : EIIC (investissements), Bloom (immobilier), Exeed (industrie), Rise (spéculation) et Petromal (énergie). Les activités de NH dans le secteur immobilier sont dominées par deux projets à grande échelle.
Le plus éminent est le Parc Dounya, qui devrait être un des plus grands parcs urbains du monde avec ses 800 hectares de superficie. Les travaux devraient débuter avant la fin de l'année, on attend le feu vert des autorités chargées des investissements. Le deuxième projet d'investissement immobilier de la société est Oran Waterfront, un très grand complexe touristique. Il comprendra une marina, un aquarium et un musée de la mer, ainsi que deux hôtels cinq étoiles, des bureaux et des logements de luxe.
La société a officiellement présenté le projet ce mois-ci aux autorités régionales et elle voudrait le soumettre au Conseil national de l'investissement d'ici la fin de l'année. Exeed, qui vient d'être restructurée, a récemment entrepris la construction d'une usine de câbles qu'elle a appelée Cablet El Djazaïr, qui vise à fabriquer un total de 45 000 tonnes de câbles de cuivre et 7 000 tonnes de câbles d'aluminium pour le réseau électrique du pays, qui croît très rapidement. L'usine devrait être terminée dans les 18 à 24 mois. De plus, la société négocie actuellement l'achat d'un terrain pour la construction d'une ferme de fabrication de lait à grande échelle, Mahassil. |
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|  | | cesam Aqid (عقيد)


Messages: 4230 Age: 34 Localisation: Algérois Loisirs: sports de combat et plongée sous marine Inscription: 08/05/2009 Médailles du Forum:

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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Dim 8 Nov - 13:38 | |
| Le projet immobilier du saoudien Snasco à Oran remis en cause | Citation: | 07.11.09 - TSA Par Yaghmoracen Benziane - Les investissements arabes dans l’immobilier en Algérie peinent à se concrétiser. Après le départ d’Emaar en juillet dernier faute d’avancées dans ses projets immobiliers, un autre groupe du Golfe, le saoudien Snasco pourrait bientôt faire ses valises.
La raison ? Son projet de construction, en partenariat avec l’ex-EPLF d’Oran, de « la cité de la mer » dans la capitale de l’Ouest, un investissement estimé à 500 millions d’euros, est remis en cause par le gouvernement. En visite samedi 7 novembre à Oran, le ministre de l’Habitat a affirmé à la presse que le projet devrait subir des changements. « On est entrain de revoir certains détails de la convention signé par l’ex-EPLF et le promoteur saoudien », a dit M. Moussa. « Nous veillerons à défendre les intérêts de l’Algérie dans le projet », a-t-il lâché. Les EPLF ont été dissoutes courant 2008 et remplacées par une entreprise publique de promotion immobilière.
En clair, le projet dans son état actuel profiterait aux Saoudiens qui ont bénéficié d’un terrain d’une haute valeur immobilière de 10 hectares, en face de la mer et à quelques centaines de mètres du futur centre des conventions de Sonatrach, actuellement en chantier. Preuve de cette volonté du gouvernement de renégocier le contrat avec les saoudiens, le retard pris dans la délivrance par les structures locales du ministère de l’Habitat du permis de construire, nécessaire pour le démarrage des travaux. Depuis son annonce il y a plusieurs mois, le projet de « la cité de la mer » n’a jamais fait l’unanimité parmi les promoteurs immobiliers locaux. |
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|  | | scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


Messages: 13411 Age: 24 Localisation: ALGERIE - ALGER Loisirs: ANP / FORCESDZ Inscription: 09/04/2007 Médailles du Forum:


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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Jeu 12 Nov - 12:01 | |
| | Citation: | Economie & Débats
Y a-t-il contradiction entre l’optimisme démesuré de la mission des experts du FMI de novembre 2009 et le rapport officiel du FMI d’octobre 2009 ?
I-LE FMI ET L’ ECONOMIE ALGERIENNE 1.-Outre qu’il ay lieu de signaler que le FMI pour l’évolution de l’économie mondiale entre 2009/2010 a fait plus de quatre prévisions contradictoires, et qu’ au sein des experts internationaux et institutions internationales existent de profondes divergences , il est utile de rappeler qu’il y a lieu de distinguer le rapport officiel du FMI ayant trait aux indicateurs de l’économie mondiale publié chaque année entre octobre et novembre , des missions effectués par le FMI via ses experts. Comme existe des fonctions distinctes entre le FMI chargé d’analyser les équilibres macro-économiques et monétaires et celui de la banque mondiale chargée d’analyser les réformes micro-économiques et institutionnelles. Pour preuve la mission du FMI effectuée en Algérie avait prévu un taux de croissance global pour 2009 à plus de 5% mais dans son rapport officiel du 02 octobre 2009 publié à la veille de la tenue des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul (Turquie) l’a ramené à 2,1%. Par ailleurs, un taux de croissance se calcule par rapport à l’année précédente et un taux de croissance faible multiplié par un l’accroissement d’un taux légèrement positif l’année qui suit, donne toujours en valeur relative, un taux de croissance faible. Ce qu’il faut également savoir , qu’il faut savoir est que les déclarations des experts du FMI et quel que soit le pays, se basent sur les données officielles gouvernementales mais à Washington , au vu des comparaisons internationales , des tests de cohérence , lors de l’élaboration du rapport final , il y a souvent des redressements soit à la hausse soit à la baisse selon la conjoncture propre à chaque pays et au vu de l’évolution de l’économie mondiale qui influe sur le taux de croissance intérieur du fait de l’interdépendance des économies . Cela a été le cas pour un autre organisme international, le PNUD, rapport élaboré par le CNES avec l’appui de certains experts de la banque mondiale qui avaient déclaré que l’indice du développement humain en Algérie serait en nette amélioration dans le prochain rapport , , mais le rapport final du 04 octobre 2009 après les tests de cohérence, a rétrogradé l’Algérie de la 100ème place en 2008 à la 104 place en 2009. 2.- En effet, dans son rapport du 02 octobre 2009 sur les perspectives économiques mondiales , inquiétant pour l’Algérie remettant en cause les prévisions gouvernementales de création de trois millions d’emplois entre 2009/2013,nécessitant un taux de croissance de 6/7% sur cinq années , le FMI a prévu un taux de croissance de 2,1% en 2009 et 3,7% en 2010 en mettant l’accent sur la non proportionnalité entre les dépenses publiques 200 milliards de dollars entre 2004/2009, tirées essentiellement par les hydrocarbures et les impacts économiques et sociaux , une moyenne 2004/2009 inférieure de taux de croissance à 3% alors que ces dépenses auraient du occasionner une croissance supérieure à 7% avec ce paradoxe, le produit intérieur brut PIB moyenne 2008/2009, est presque l’équivalent des réserves de change (144 milliards de dollars) dues à des facteurs exogènes. Par contre les déclarations (non pas un rapport) sur l'économie algérienne rendu public par les experts du FMI le 03 novembre 2009 s’en tient à des constats très généraux et l'appréciation très conventionnelle. « l’Algérie ne serait pas touché par la crise mondiale directement mais indirectement par le canal de la baisse des recettes des hydrocarbures, l’économie algérienne continuant d’afficher de bons résultats , une croissance hors hydrocarbures solide lit-on dans la déclaration finale , le taux d’inflation maîtrisée et qu’il y a aurait réduction du taux de chômage ( ceci étant en contradiction avec les derniers rapports de la banque mondiale qui affirment le contraire ) notant toutefois que les dépenses globales de l’Etat restent élevées , l’Algérie affichant pour 2009 un déficit qui pourrait atteindre 8,4% du PIB encore qu’existent des sous entendus concernant le climat des affaires, bureaucratie encore lourde, des politiques économiques incertaines et changeantes. Car les expert du FMI envoyés à Alger ne peuvent ignorer le classement du Doing Business 2009 où l’Algérie figure à la 15ème place sur les 19 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, juste avant la Syrie , l'Iran, l'Irak et Djibouti. Comment peut-on afficher une telle sérénité qui peut induire en erreur les pouvoirs publics algériens oubliant que cela est du essentiellement aux cours élevés des hydrocarbures les années passées et non à la création de valeur par le travail et l’intelligence, l’économie algérienne de juillet 1963 à octobre 2009 étant essentiellement une économie rentière. Et l’Algérie sans les hydrocarbures ? Car, existent deux rapports contradictoires , en plus du nouveau modèle de consommation énergétique qui se met lentement en place entre 2015/2020, qui certes sont fonction du couple vecteurs prix/coût futur,du rythme des exportations et de la consommation intérieure souvent oubliée, celui de l’AIE d’août 2009 qui prédit un épuisement des ressources en pétrole en Algérie dans 16 ans et celui du premier ministre Ahmed Ouyahia qui dit 25/30 ans pouvant découvrir des centaines de gisements non rentables financièrement . Or 30 ans c’est demain l’Algérie étant indépendante depuis 47 ans sans que l’on ait préparé l’après pétrole. II- NUANCER CERTAINS PROPOS POUR EVITER DES ERREURS DE POLITIQUE ECONOMIQUE Car il est utile de rappeler des faits afin d’avoir une clarté et une cohérence dans la démarche future de la politique socio-économique du pays et je recense quatre raisons : 1.1.-Première raison, tenant compte de la croissance de la population active( 3,4% par an minimum) , c'est-à-dire que le flux annuel de demandes d’emplois( 400.0000/450.000/an) et une réduction du taux de chômage actuel implique un taux de croissance selon l’avis unanime des organismes internationaux entre 7/8% sur plusieurs années cumulées, taux d’ailleurs confirmé officiellement à maintes reprises par le gouvernement algérien, pour atténuer à terme les tensions sociales. Il existe des lois économiques universelles applicables à tous les pays : le taux d’emploi dépend du taux de croissance et des structures des taux de productivité. On ne crée pas des emplois par des lois et décrets : c’est l’entreprise qui crée l’emploi. Il s’ensuit qu’avec un taux de croissance de 2/3%, l’Algérie évitera les licenciements massifs, comme cela se passe de par le monde. Or, Sonatrach ne créant pas d’emploi est déjà en sureffectifs. Avec les taux de croissance 2/3%, l’on pourrait créer moins de 50% du programme à moins que le gouvernement ait des solutions innovatrices loin des actions de distribution de salaires fictifs au nom de la solidarité ou des milliers de jeunes s’adonnent temporairement à désherber les routes ou à faire et refaire des trottoirs. L’économie algérienne a enregistré pour la première fois un taux de croissance inférieur à la moyenne méditerranéenne (moins de 3% contre 4,8% en 2008) -suite aux fluctuations du prix du pétrole et à la crise économique internationale »- C’est ce que relève le dernier rapport du Forum Euro-méditerranéen des Instituts des Sciences économiques (Femise) sur le partenariat euro-méditerranéen dans son rapport fin octobre 2009, l’ Algérie ayant longtemps suivi un modèle de croissance à accumulation extensive, subissant les effets du manque de diversification de sa structure productive qui aurait pu assurer une productivité plus élevée et à diminuer les retombées de la crise sur l’économie réelle, les exportations d’hydrocarbures représentant, la quasi-totalité des exportations totales» . L’indicateur de performance logistique (LPI) de l’Algérie place le pays en 140ème place sur 150 pays, montrant, une déficience en matière de réduction de coûts et de barrières administratives et une mauvaise qualité fonctionnelle, analyse confirmée par le rapport de la banque mondiale sur l’évaluation des effets de la dépense publique en Algérie réalisée sous l direction de Theodore O. Ahlers ( rapport n°36270 DZ 15 août 2007 2 volumes), montrant, à partir d’enquêtes précises sur le terrain clairement la faible efficacité de ces dépenses contrairement aux affirmations des experts du FMI en mission à Alger. 2.2-Deuxième raison, nous savons que le taux de croissance du PIB a été officiellement de 1,6% en 2006, moins de 2% en 2007, inférieur à 3% en 2008, et selon les prévisions d’octobre 2009 du FMI sera à 2,1% en 2009 et 3,7% en 2010, la mission du FMI à Alger e novembre 2009 affirmant 4 et 5% et donc qui croire ? La technique connue des économistes - triangularisation du tableau d’échange interindustriel- permet de démontrer que les hydrocarbures irriguent l’ensemble de l’économie et le segment hors hydrocarbures l’est à plus de 80% sur le total des 5/6% hors hydrocarbures de taux de croissance invoqué par les experts du FMI , restant aux seules véritables entreprises une participation réelle inférieure à 10% du total du produit intérieur brut ( PIB). Pour l’Algérie cette performance est dérisoire comparée à la dépense publique dont les prévisions officielles 2004/2009 sont passées successivement de 55 milliards de dollars en 2004, à 100 milliards de dollars en 2005 (inclus le Sud et les hauts plateaux) puis sans explications à 140 milliards de dollars fin 2006 et selon les déclarations de l’ex chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem en conseil du gouvernement courant 2007( repris par l’APS) à plus de 200 milliards de dollars . Comparé aux dépenses sur la population, des pays similaires en voie de développant dépensant le 1/3 de l’Algérie ont des taux de croissance plus importants. 2.3-Troisième raison, pour ces experts L'inflation est maîtrisée bien qu’ en hausse (5,8%) en raison d'une flambée des prix des produits alimentaires frais. Hors inflation des aliments frais, elle reste faible (1,4 %), grâce aux subventions pour certains produits alimentaires de base. Or une analyse objective doit faire le lien entre le processus d’accumulation et la répartition du national par couches sociales où l’on assiste à une détérioration du pouvoir d’achat de la majorité, les agrégats globaux ayant une signification limitée sachant que 80% revenu moyen de la majorité de la population entre 2008/2009 sont consacrés justement aux besoins essentiels touchés par l’inflation. 2.4- Quatrième raison,les observateurs du FMI omettent d’analyser un facteur important qui a un impact négatif sur l’économie algérienne à savoir la dépréciation du dollar , le cours ayant dépassé la barre symbolique depuis quelques jours de 1,50 dollar un euro et depuis quelques jours fluctuant entre 1,41 et 1,48 dollar un euro ayant perdu plus de 50% de sa valeur depuis 2000, (26 octobre 2000 : 1 EUR = 0,8252 USD) certains instituts stratégiques mondiaux prévoient sa dépréciation à plus de 1,60 dollar un euro, la politique monétaire des Etats-Unis d’Amérique correspondant à une politique volontaire de baisse du dollar afin d'essayer de réduire le déficit commercial et de limiter la valeur réelle de leur endettement mondial libellé en dollars. Cette dépréciation du dollar ainsi que le rythme de l’inflation mondiale ont un impact négatif sur le financement et le pouvoir d’achat des réserves de change de l’Algérie ( dont les bons de trésor américain ,montant supérieur à 44 milliards de dollars) bien que n’existe pas une corrélation à 100% entre la baisse/hausse du dollar et du cours du pétrole, les hydrocarbures représentant 97/98% de nos exportations libellées en dollars et sur les importations algériennes ,60% environ libellées en euros. III.- EN CONCLUSION CERNER LES VRAIS ENTRAVES AU DEVELOPPEMENT Il ne faut pas avoir une vision essentiellement négative, mais à travers cette modeste contribution , j’ai voulu essentiellement essayé de cerner les vrais enjeux futurs de l’économie algérienne : comment passer d’une économie de rente à une économie productive donc comment enclencher une production et exportation hors hydrocarbures, passant nécessairement par une plus grande cohérence et visibilité dans la politique économique, éviter l’instabilité juridique et donc une gouvernance rénovée. L’Algérie a toutes les potentialités matérielles surtout humaines richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures pour devenir un pays pivot au sein de l’espace euro- méditerranéen et arabo –africain, son espace naturel. Car le grand danger à la lumière de l’analyse de la balance de paiement document beaucoup plus fiable que la balance commerciale est ce triplement entre 2006 et 2008 du poste services qui risque de prendre la relève de l’ancien service de la dette, dépendance beaucoup plus grave, réduit grâce aux remboursement de la dette par anticipation, atteignant 11 milliards de dollars en 2008, certainement une somme équivalente ou supérieure pour 2009 selon les informations du premier semestre 2009, traduisant ce paradoxe : paiement des compétences étrangères et exode de cerveaux algériens à l’étranger étant passé des usines clefs en main à des infrastructures clefs en main sans permettre l’accumulation du savoir faire technologique et organisationnel local qui est la base d’un développement durable hors hydrocarbures. L’Algérie connaît certes un cadre macro-économique relativement stabilisé et il est indéniable que la politique monétaire suivie par le gouvernement algérien depuis 1996, date de l’ajustement structurel suite au rééchelonnement de 1994 ( cessation de paiement) a permis de contenir l’inflation , rappelant le taux d’inflation approchait les 30% en 1998 et a permis de le réduire à 4,5% en 2008, certainement supérieur à 5% en 2009 du moins selon les officiels, certaines institutions internationales donnant environ 12% dans une enquête sur la région MENA . Comme cela a permis de réduire l’endettement du pays ou le principal en 2009 est inférieur à 4 milliard de dollars avec une baisse substantielle tant de la dette intérieure que du service de la dette qui prenait toujours entre 1996/1997 plus de 70% des recettes d’exportation et ce grâce au remboursement anticipé de la dette extérieure. Mais, c’est une condition nécessaire mais non suffisante autant qu’avoir des réserves de change dues essentiellement comme en Algérie à des facteurs exogènes. Rappelons le syndrome hollandais (beaucoup d’argent, corruption généralisée, et absence de création de richesses durables) Les expériences historiques montrent clairement que le cadre macro-économique stabilisé est éphémère sans de profondes réformes micro économiques et institutionnelles qui seules permettent une croissance durable. Car , cette situation financière a été permise depuis 2000 grâce au cours élevé des hydrocarbures( en rappelant que l’Algérie a environ 1% des réserves mondiales de pétrole et 3% en gaz devant donc aller vers l’épuisement ) et non pas grâce à la gouvernance interne et donc une politique socio-économique hors rente : pour preuve les exportations hors hydrocarbures entre 1996/2009 représentent moins de 3% du total dont plus de 70% de déchets ferreux et semi –ferreux. Docteur Abderrahmane MEBTOUL, professeur d’Université - Economiste – Algérie – |
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|  | | kubbyuu Djoundi (جندي)

Messages: 22 Age: 30 Localisation: france Loisirs: GEOPOLITIQUE Inscription: 21/11/2009 Médailles du Forum: 
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 | Sujet: Re: Economie de l'Algérie et IDE Hier à 13:35 | |
| source du quotidien l'expression FRANÇOIS PÉRIGOT, PRÉSIDENT D’HONNEUR DU MEDEF «Les Français investiront 5 milliards de dollars en Algérie» 24 Novembre 2009 - Page : 4 Lu 513 fois En dépit des intentions, les investissements français en Algérie demeurent relativement modestes et ne correspondent pas aux attentes en la matière. Les entreprises françaises «s’inscrivent dans le long terme sur le marché algérien», a indiqué hier à Alger le président d’honneur du Medef (patronat français), M.François Périgot, lors d’une rencontre au cours de laquelle des investissements français en Algérie de l’ordre de 5 milliards de dollars ont été annoncés pour les années à venir. A l’ouverture de cette rencontre organisée par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) autour du thème «renforcer le partenariat algéro-francais», M.Périgot a souligné «l’amitié et la confiance» qui lient les entreprises algériennes et françaises en souhaitant traduire «cette volonté de confiance des entrepreneurs français en le marché algérien». «La délégation française (70 entreprises) est venue comprendre, coopérer et connaître ce marché où 420 filiales françaises sont présentes générant pas moins de 35.000 emplois directs et 100.000 indirects», a-t-il ajouté. Considérant que «la France participe dans la production, la formation et le transfert de technologie», le président d’honneur du patronat français a estimé que «les entreprises françaises n’ont pas à rougir de ce qu’elles font en Algérie». Intervenant à son tour, le vice-président directeur général du Medef, M.Thierry Courtaigne, a annoncé que «les entreprises françaises viennent en Algérie avec de nouveaux investissements de l’ordre de 5 milliards de dollars dans les années à venir, dont la moitié pour des projets énergétiques». De son côté, le président du FCE, M.Réda Hamiani, a affirmé que cette rencontre «doit renforcer la confiance entre nos entreprises et influer positivement sur l’évolution qualitative et quantitative de notre partenariat». Faisant allusion aux mesures prises par la loi de finances complémentaire 2009, M.Hamiani a soutenu qu’«à travers le monde et en raison de la crise économique mondiale, les Etats prennent des mesures qu’ils jugent opportunes pour préserver les progrès accomplis et amortir les incidences engendrées par la crise au plan économique». «C’est dans ce contexte que l’Algérie a réagi en prenant un certain nombre de mesures pour limiter les déséquilibres de la balance des paiements», a-t-il souligné. M.Hamiani a expliqué au patronat français que «l’ouverture du commerce extérieur de l’Algérie doit favoriser le développement des capacités productives nationales et nous avons besoin de réaliser un niveau suffisant d’intégration», appelant les entrepreneurs nationaux et français à «construire ensemble des partenariats plus denses et toujours plus diversifiés afin d’intensifier la dynamique de la démarche». Selon les chiffres du FCE, la France demeure le premier fournisseur de l’Algérie aussi bien en 2008 que durant les neuf premiers mois de 2009 et elle est le 4e client sur la même période pour ce qui est des exportations. Toutefois, a-t-il constaté, «en matière d’investissements, la part de la France demeure relativement modeste et ne correspond pas aux attentes en la matière». Dans ce sens, il a appelé les hommes d’affaires français à poursuivre leurs efforts pour intensifier leurs relations car «l’Algérie est un pays qui présente des opportunités exceptionnelles». Au cours des débats, plusieurs chefs d’entreprise algériens ont regretté «une certaine frilosité» des Français en matière d’investissements voire une absence totale dans de grands projets nationaux à l’instar du projet de la nouvelle ville de Sidi Abdallah, «un pôle d’avenir par excellence de plusieurs milliards de dollars où aucune entreprise française n’est présente», ont-ils observé. On est encore bien gentil de les laisser investir chez nous. _________________ VIVE L'ALGERIE MEME AU PRIX DE MA MORT.
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