Sujet: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 10.07.07 3:32
je vous propose de posté ici toutes les information consernent le domaine de l'energie en algerie
Citation:
09-07-2007 - Projet Trans-Saharan Gas-Pipeline (TSGP)
Sonatrach a procédé le 09 juillet 2007, à Bruxelles, Capitale Européenne, en présence de son excellence M. le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, aux côtés de son homologue du Niger et du représentant du gouvernement du Nigéria ainsi que du Commissaire Européen à l’Energie, au lancement de la campagne de promotion du méga-projet,’’Trans-Saharan Gas-Pipeline” (TSGP). Outre les interventions des représentants de chaque Etat et du commissaire européen à l’énergie, M. Andris Piebalgs, la faisabilité du projet a été présentée par le bureau d’études britannique Penspen/lPA. Dans l’aprés-midi, deux tables rondes ont été organisées sur les thèmes «le marché gazier en Europe» et «le montage de la société en développement».
Ont participé à cette importante conférence, des représentants de sociétés internationales activant dans l’amont du secteur au Nigéria, des acheteurs potentiels européens, des institutions financières internationales, telles que la Banque Mondiale, les institutions de l’Union Européenne, des ONG ainsi que la presse internationale spécialisée.
Le ‘’Trans-Saharan Gas-Pipeline” (TSGP) est un méga-projet algéro-nigérian inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du NEPAD. Estimé à plus de 10 milliards de dollars, il est destiné à acheminer 20 à 30 milliards de m3 de gaz naturel du Nigeria vers l’Europe via le Niger et l’Algérie.
Le TSGP est un gazoduc intercontinental d’une longueur totale de 4128 Kilomètres, dont 1037 kms traverseront le territoire du Nigeria, 841 kms parcourront le Niger et le plus long tronçon, soit 2310 kms traversera le territoire algérien jusqu’à la côte méditerranéenne. Le projet prévoit la construction d’une vingtaine de stations de compression. Il aboutira dans sa partie onshore, soit à Beni Saf à l’ouest soit à El Kala à l’est.
L’impact global de la réalisation de ce grand projet sera d’ouvrir des perspectives à l’activité économique et au progrès social pour toutes les régions qu’il aura à traverser. L’une de ces perspectives sera de permettre l’alimentation en gaz naturel des régions désertiques traversées, y compris celles de certaines régions des pays voisins du tracé du gazoduc.
Pour rappel, en janvier 2002 un Mémorandum d’entente a été signé entre Sonatrach et la Nigerian National Petroleum Company (NNPC). Il portait notamment, sur la conduite d’une étude de faisabilité du TSGP, la promotion et le support pour la réalisation de l’autoroute Trans~saharienne et l’appui et le support pour la réalisation d’un réseau de télécommunication en fibre optique de plus de 4000 Kms, parallèle au gazoduc. En mai 2005, les entreprises Sonatrach et NNPC ont confié la réalisation de l’étude de faisabilité du gazoduc à la société britannique Penspen/lPA dont les résultats de l’étude ont confirmé la faisabilité du projet.
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 10.07.07 3:33
Hydrocarbures
Le gazoduc devant relier l’Algérie au Nigeria en débat à Bruxelles
Mardi 10 juillet 2007
Par Youcef Salami
Une campagne de promotion du projet du gazoduc Transsaharian Gas Pipeline (TSGP), devant relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger en direction du marché européen, est organisée, depuis dimanche dernier, à Bruxelles. Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a, dans ce cadre, présenté un exposé sur ce gazoduc inscrit comme projet prioritaire dans le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Participent à la rencontre de Bruxelles toutes les parties, ou presque, concernées par ce projet : le commissaire européen à l’Energie, Andris Pielbags, des représentants de sociétés internationales activant à l’amont du secteur au Nigeria, les acheteurs potentiels européens, des institutions financières internationales, comme la Banque mondiale, les institutions de l’UE, des ONG, entre autres. Cette campagne constitue une belle occasion pour faire le point de ce qui a été fait au sujet du TSGP. Les résultats de l’étude de faisabilité du projet et le réseau de pipelines de Sonatrach feront ainsi l’objet d’interventions. Ils seront présentés par le bureau d’études britannique Penspen/IPA. Sonatrach et la société nigériane NNPC sont en charge de la concrétisation du gazoduc. Le TSGP, dont la capacité de transport sera de vingt à trente milliards de mètres cubes par an, aura une longueur de 4 128 km, dont 1 037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2 310 km en territoire algérien jusqu’à la côte méditerranéenne, soit le tronçon le plus long. L’ouvrage doit être mis en service en 2015. Il n’est pas sans retombées économiques dans les pays de transit et leur voisinage. Le centre et le nord du Nigeria, comme le grand Sud algérien, régions dépourvues d’infrastructures gazières, bénéficieront, en effet, grâce au TSGP, de l’alimentation en cette matière, tandis que le Niger, pays de transit, et les pays limitrophes tels que le Mali et le Burkina Faso, pourront tirer profit du «rapprochement» de cette source d’énergie. L’arrivée du gaz naturel dans ces contrées favorisera la création de zones économiques viables et propres et, partant, la fixation des populations et la diminution des flux migratoires vers l’Europe. Ce gazoduc permettra en outre de préserver dans ces régions l’utilisation du bois pour les besoins d’énergie des populations, un bois prélevé sur les maigres surfaces boisées, seuls remparts contre la désertification. Sonatrach et NNPC estiment que la mise en gaz du pipeline, prévue donc en 2015, permettra un positionnement renforcé du gaz africain sur le marché européen dont les projections de développement prévoient un déficit notable à partir de 2015. Du point de vue géographique, le delta du Niger est deux fois plus près du centre de l’Europe que ne l’est la Sibérie occidentale qui est actuellement le grand réservoir de gaz russe, et presque aussi près que ne le sont les gisements off-shore norvégiens. Tous ces objectifs stratégiques sont confortés aujourd’hui par des études qui soutiennent la viabilité économique du Transsaharian Gas Pipeline. Sur le plan régional, le maillage du territoire algérien par un dense réseau de pipelines, exploités depuis de nombreuses années par Sonatrach pour le transport des hydrocarbures, a permis à cette dernière de cumuler une solide expérience en matière de développement et d’exploitation des canalisations du transport d’hydrocarbures. L’activité transport par canalisation (TRC) de Sonatrach est aujourd’hui détentrice d’une solide expertise internationalement reconnue. Sonatrach travaille déjà à deux grands projets similaires : le Medgaz (Algérie-Espagne) et le Galsi (Algérie-Italie).
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 12.07.07 20:19
Citation:
L'Algérie préfère vendre son gaz aux Etats-Unis plutôt qu'à la France
Pendant le bref voyage cette semaine de Nicolas Sarkozy à Alger, où il fut question des dossiers énergétiques, le PDG de Gaz de France (GAZ), Jean-François Cirelli, était curieusement absent de la délégation française.
Peut-être parce que lors d'un récent voyage en Algérie, il n'avait pas été traité comme il s'y attendait. Alors que le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chekib Khelil, présidait à Alger une réunion d'industriels du secteur de l'énergie, Jean-François Cirelli n'avait pas réussi à le rencontrer en tête à tête. Le ministre algérien avait même tout fait pour l'éviter, ainsi que le patron de Suez (SZE), Gérard Mestrallet, lui-aussi présent à ce conclave.
Au cours de cette réunion, Chekib Khelil et son entourage avaient d'ailleurs laissé entendre qu'ils préféraient traiter avec les entreprises américaines, plutôt qu'avec les sociétés françaises. Ennuyeux, car le gouvernement français envisage éventuellement une alliance de Gaz de France (GAZ) avec le groupe algérien Sonatrach.
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Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 12.07.07 20:25
Algérie : Sontrach veut atteindre la taille du géant pétrolier Shell Par sonia lyes le 12/07/2007
Citation:
Depuis la nationalisation des hydrocarbures en 1971, jamais la Sonatrach n'a été au devant de la scène comme aujourd'hui! Progressivement, la compagnie publique algérienne est devenue moins « timide ». Débarrassée de ses complexes, elle se dévoile, communique sur ses projets et affiche des ambitions au-delà de l'Algérie.
Mieux : depuis quelques mois, Sonatrach n'hésite plus à imiter le géant gazier russe Gazprom en réclamant par exemple fermement une hausse de 20% sur les prix du gaz qu'elle livre à la compagnie espagnole Gas Naturel.
Sans aller jusqu'à brandir la menace de fermer le robinet du gaz comme l'ont fait à plusieurs reprises les Russes avec leurs voisins, Sonatrach montre ses griffes et use de tout de son poids de géant gazier pour se faire respecter en Méditerranée.
Courtisée par les compagnies occidentales, le groupe algérien refuse les alliances exclusives et opte pour des partenariats commerciaux. Les compagnies françaises Suez, Total et Gaz de France affichent publiquement leur disponibilité à conclure des partenariats avec le géant algérien. L'Allemagne également courtise l'Algérie pour assurer sa sécurité énergétique et diversifier ses sources d'approvisionnement en gaz. Mais la réponse de Sonatrach a toujours été la même : elle veut travailler avec tout le monde, sans rapports exclusifs.
Alger, via Sonatrach, cherche ainsi à faire passer des messages à ses voisins méditerranéens sur son retour sur la scène internationale après près de 15 ans de guerre civile. Comme la Russie, l'Algérie entend utiliser l'arme du gaz pour s'affirmer comme l'unique puissance économique et militaire du Maghreb.
Mais au delà des intérêts politiques, Sonatrach profite pleinement des retombées de sa nouvelle stratégie, largement inspirée par deux hommes : le ministre de l'énergie et des mines, Chakib Khelil et le PDG du groupe, Mohamed Meziane. Discret, mais efficace, cet ingénieur en génie chimique, pur produit de l'école algérienne, dirige la compagnie étatique depuis 2003. « Mohamed Meziane a modifié l'image de Sonatrach. Il communique bien. Il a réussi à obtenir les soutiens du ministre et du président», confie un proche collaborateur du PDG.
Certes, la nomination en 2003 de Mohamed Meziane à la tête de la plus grande entreprise africaine et la 12 ème compagnie mondiale coïncidait avec l'envolée des prix du pétrole. En 2006, Sonatrach a réalisé un bénéfice record de 8 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 52 milliards de dollars. Mais la stratégie du nouveau président a fortement contribué à la réussite de la transformation du géant pétrolier algérien.
Longtemps mis en veilleuse, faute de moyens et d’ambition, le plan de développement de Sonatrach à l'international a été relancé dès le milieu des années 2000. Avec un objectif de taille : en 2015, le géant algérien compte réaliser 35% de chiffre d'affaires hors d'Algérie. Pour y parvenir, il multiplie les implantations à l'étranger et lorgne sur plusieurs compagnies européennes. Désormais, Sonatrach veut se hisser au niveau du groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell. « Nous avons les moyens humains et financiers d'être au niveau de Shell », affirme le vice-président aval de Sonatrach, Abdelhafid Feghouli.
Pour grossir, Sonatrach investit massivement dans la pétrochimie, le raffinage et le transport des hydrocarbures. Elle multiplie également les créations de filiales (Angleterre, Italie, France, Espagne) pour distribuer directement son gaz sur les marchés européens. Elle vient d’être sollicitée par les Pays Bas pour acquérir des capacités de stockage dans un terminal gazier à Rotterdam.
La compagnie algérienne n'entend pas se contenter du rôle de simple fournisseur de pétrole (1,2 millions de barils par jour) et de gaz (65 milliards de m3 d'exportations), une stratégie qui l'expose et travers elle toute l'Algérie aux fluctuations des prix du pétrole. Elle veut désormais produire en Algérie des produits de deuxième et troisième générations issus de la transformation du pétrole et du gaz pour les exporter avec des taux de marges élevés.
L'objectif est double : asseoir une véritable industrie pétrochimique dans le pays et valoriser sur son territoire les hydrocarbures, en prévision de l'entrée en vigueur en 2017 des accords de libre échange entre l'Algérie et l'UE. Ces derniers vont en effet lui permettre d'exporter plus facilement ses produits vers l'Europe.
En plus de son activité de base, Sonatrach se diversifie dans les télécoms, le dessalement de l'eau de mer, les mines, le transport aérien. Fierté des Algériens, Sonatrach continue néanmoins de souffrir de la gestion passée et n'arrive pas à accélérer sa modernisation comme le souhaite ses nouveaux dirigeants.
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Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 12.07.07 20:29
dr.watson1 a écrit:
Citation:
De l'énergie à revendre, au propre et au figuré
Magazine Challenges | 12.07.2007 | Réagir à cet article
En Algérie, la visite de Nicolas Sarkozy le 10 juillet poursuivait des objectifs économiques.
La visite de Nicolas Sarkozy en Algérie le 10 juillet n'a pas été seulement une visite de courtoisie. La France tient à jouer un rôle dans le boom économique que connaît le pays. L'Algérie, troisième exportateur de pétrole d'Afrique après le Nigeria et l'Angola, possède surtout de gigantesques réserves de gaz qui en font le quatrième exportateur mondial, derrière la Russie, le Qatar et la Norvège. Sonatrach, l'entreprise publique d'énergie, est devenu incontournable, si bien que l'Etat français voudrait en faire un partenaire. Et l'Algérie s'apprête à inaugurer un gazoduc transsaharien qui acheminera le gaz nigérian jusqu'aux terminaux méthaniers du pays, comme celui d'Arzew.
Avec l'envolée des prix des hydrocarbures, l'Algérie a remboursé sa dette et détient près de 80 milliards de dollars, la dixième résolve mondiale de devises . Résultat: les salaires des fonctionnaires (ils représentent 25% de la population active) ont pu être augmentés de 16% en 2006 et le smic l'a été de 20%. Le PIB, lui, a progressé de 6% l'an dernier. Une tendance qui devrait perdurer. «La croissance économique sera forte en 2007, prédit Christoph Witte, expert pays de l'assureur Ducroire. Le gouvernement prévoit d'investir 70 milliards d'euros d'ici à 2009, essentiellement dans les infrastructures, les transports, la communication et le capital humain. L'argent est disponible, il n'y a pas de doute là-dessus.» Même son de cloche chez un ancien ministre algérien: «Le pays connaît une très forte croissance. Il faut souhaiter que l'Etat en profite pour intégrer l'OMC et attirer des investisseurs étrangers.» Certes, «les, investissements étrangers ont douille par rapport à 2005, reconnaît Christoph Witte, mais ils restent limités, à peine 1% du PIB».
La France en retrait
Pourtant, précise Stéphane Boujnah, responsable du Maghreb à la Deutsche Bank, «la politique d'ouverture et de reforme est claire, mais la rapidité de mise en oeuvre varie selon les secteurs. Elle est efficace dans le secteur financier avec la privatisation du Crédit, populaire d'Algérie et l'ouverture du marché intérieur aux banques étrangères». BNP Paribas, Crédit agricole, Natixis et Société générale ont d'ailleurs fait acte de candidature pour reprendre ce réseau de 132 agences et 1,2 million de clients. Les biens de consommation connaissent une croissance rapide, de même que les surfaces de distribution (Carrefour est en train d'ouvrir plusieurs hypers). Mais les plus gros investisseurs dans les grands projets d'infrastructure demeurent les pays du Golfe (immobilier), la Chine et le Japon. La France reste finalement très en retrait. Une situation que Nicolas Sarkozy voudrait modifier.
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 07.08.07 2:48
Citation:
Actualité (Mardi 07 Août 2007)
La presse espagnole a insisté sur le rôle de cet intermédiaire L’homme qui a dénoué la crise du gaz avec Madrid
Par : Zahir Benmostepha Lu : (371 fois)
Mettant son grain de sel dans cet épilogue, la presse ibérique croit savoir que la société pétrolière espagnole Cepsa colombia SA aura été pour beaucoup dans le rapprochement des points de vue. Cette même presse parlera avec insistance d’un certain de Rodrigo qui a servi d’intermédiaire entre la partie algérienne et espagnole.
Le différend avec l’Espagne sur Medgaz a été résolu, déclarait le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khellil, le 4 août dernier en marge de la cérémonie de réception par tassili airlines d’un avion de transport. Comment les divergences ont été aplanies ? Notre ministre se contenta de révéler que le différend avait été réglé au cours de sa visite, le 19 juillet dernier, en Espagne. Mettant son grain de sel dans cet épilogue, la presse ibérique croit savoir que la société pétrolière espagnole Cepsa colombia SA aurait été pour beaucoup dans le rapprochement des points de vue. Cette même presse parlera avec insistance d’un certain de Rodrigo qui a servi d’intermédiaire entre la partie algérienne et espagnole. Sonatrach, grâce aux bons offices de la compagnie pétrolière Cepsa, a eu gain de cause auprès de l’état espagnol ayant ainsi levé toutes les conditions exigées auparavant à la compagnie nationale pour la commercialisation de son gaz sur le territoire ibérique. La Cepsa colombia SA possède diverses explorations en Amérique latine et particulièrement dans plusieurs zones en Colombie. Mais sa stratégie de croissance est basée sur le gaz algérien. Cepsa, rappelons-le, est partie prenante dans la construction du gazoduc qui gagnerait l'Espagne sous la tutelle de la société Medgaz. La réalisation du tronçon de ce gazoduc, situé en Algérie, a déjà été lancée et les autorisations pour la réalisation du tronçon situé en territoire espagnol ont été obtenues. Reste la partie sous-marine qui nécessite un investissement que doivent faire tous les partenaires ayant des intérêts dans le projet Medgaz. Parmi ces partenaires, Cepsa a déjà signé des contrats d’achat de gaz avec Sonatrach. Alors que la compagnie nationale dispose de 36% d’intérêts, Cepsa est actionnaire à 20% dans le projet. Les autres actionnaires de Medgaz sont Iberdrola (20%), Endesa (12%) et Gaz de France (12%). Avec une capacité initiale de 8 milliards de m3 par an dans sa première phase, Medgaz transportera le gaz naturel de Beni-Saf, sur la côte algérienne, jusqu’à Almeria en Espagne. La longueur du pipeline sera de 200 km. Il sera posé au fond de la mer Méditerranée, à une profondeur de 2 160 m. Sur le territoire espagnol, il sera connecté au gazoduc Almeria-Albacete. Une connexion qui permettra la livraison du gaz aux autres pays européens. Mais voilà alors, que l’Algérie affichait sa volonté de faire de Sonatrach un acteur actif dans un marché européen de gaz ouvert, transparent et compétitif, la commission nationale espagnole de l’énergie lui imposa pas moins de huit conditions dans l'augmentation de sa quote-part de 20% à 36% dans la société Medgaz. Comme par exemple un droit de regard direct des autorités espagnoles sur la société Medgaz et sur la gestion par Sonatrach de son investissement dans le projet. Ce que refusa évidemment l’Algérie. Ceci intervenait après la limitation par les autorités espagnoles des quantités de gaz à commercialiser directement sur le marché ibérique par Sonatrach. à signaler que cepsa, partenaire de Sonatrach dans le projet Medgaz, avait refusé les conditions draconiennes imposées par les autorités espagnoles. La situation a commencé à se décongestionner à partir de la signature de l'accord entre l'Algérie et l'UE sur la clause de destination et le partage des profits sur les contrats de fourniture du gaz à l’Europe. L’Algérie, après avoir sérieusement menacé de laisser tomber le projet, est finalement revenue à de meilleurs sentiments. Saisissant la balle au bond, les autorités espagnoles ont alors commencé à mettre de l’eau dans leur vin. Le coup de pouce de cepsa Colombia SA aura fait le reste.
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 13.08.07 13:43
Sonatrach a la conquéte de la france
Citation:
Sonatrach sur le marché français en 2010 Par ali idir le 12/08/2007 à 19:13
C’est un grand succès pour la compagnie nationale des hydrocarbures : Sonatrach va vendre directement son gaz sur le marché français, à partir de 2010. Le groupe vient d’entamer officiellement les démarches pour la création d'une filiale de distribution de gaz en France.
On ignore si la future structure sera détenue à 100% par Sonatrach mais après le refus récent d’une alliance avec des groupes français, il est peu probable que ces derniers soient associés dans la nouvelle structure française du groupe algérien.
Pour concrétiser sa nouvelle ambition, Sonatrach a signé en 2006 un accord avec Gaz de France portant sur la réservation d'une capacité de regazéification d'un milliard de m3 sur le terminal de Montoir de Bretagne, près de Paris. Cet accord porte sur une période de dix ans, selon des informations publiées par Sonatrach sur son site Internet.
Les quantités de gaz destinées au marché français seront transportées par le futur gazoduc « Medgaz » qui reliera directement à partir de 2009 l'Algérie à l'Espagne.
Sonatrach ambitionne de devenir à terme un acteur majeur sur le marché européen de la distribution du gaz. Déjà présente en Angleterre, la société nationale des hydrocarbures s'apprête à s'installer sur les marchés espagnol et italien.
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 19.08.07 18:31
Algérie : une ambition de puissance régionale, selon « Le Monde »
Avec ses réserves de change en augmentation constante grâce à la hausse du cours des hydrocarbures (90 milliards de dollars fin juin, soit 66 milliards d'euros), l'Algérie est courtisée comme jamais.
Américains, Russes, Européens, pays du Golfe et Asiatiques s'y bousculent pour tenter de rafler de fabuleux marchés. Après un long isolement dû à la "décennie de sang" (1992-2000), Alger a fini par retrouver sa place dans le concert des nations. Tout à leur traque du terrorisme international après les attentats du 11-Septembre 2001, les grandes puissances ont choisi d'oublier les atteintes aux droits de l'homme commises par les forces de sécurité algériennes dans leur chasse aux islamistes au cours des années 1990.
L'embargo de fait sur les ventes d'armes, plus ou moins appliqué par les Etats-Unis, l'Union européenne - la France en tête - et la Russie, semble loin à présent. L'Algérie n'a plus de mal à se procurer les armements qu'elle réclamait à cor et à cri, au motif qu'il lui est impossible de rétablir la sécurité sur l'ensemble de son territoire, notamment sur son immense frontière sud, avec un matériel obsolète. La voilà en train de se doter des moyens de devenir "la" puissance régionale, pourvue d'une défense à la mesure de sa dimension géographique, et de son statut de cinquième pays producteur mondial de gaz et de treizième producteur de pétrole. Un leadership qui ne manque pas d'inquiéter ses voisins, le Maroc surtout, mais aussi la Libye.
En matière de ventes d'armes, la visite à Alger du président russe Vladimir Poutine, en mars 2006, a constitué un tournant. Un contrat d'un montant d'environ 6,3 milliards de dollars a été finalisé à cette occasion. Moscou a conclu la vente de plusieurs dizaines d'avions de chasse et de combat, de batteries de défense antiaérienne dernier cri, de centaines de chars de combat, et de deux sous-marins. La livraison de ce matériel devrait s'étaler sur quatre ans.
Dans le "deal" conclu en 2006 avec le président Poutine, l'Algérie a obtenu l'effacement de sa dette auprès de la Russie. Un passif estimé à 4,7 milliards de dollars et qui représentait 25 % de la dette extérieure algérienne. Mais il ne s'agissait que de la première partie du "contrat du siècle" réalisé par la Russie avec Alger. A en croire la presse russe, un autre marché est en cours de négociation depuis mars, pour une valeur de 7 milliards de dollars : des chasseurs-bombardiers Soukhoï supplémentaires, des Mig 29, des chars et des systèmes antiaériens Pantsir. Egalement à l'ordre du jour : une frégate porte-hélicoptères - une première - et la construction de navires. Si ce second contrat est conclu, le montant global des ventes d'armes russes à l'Algérie s'élèvera donc à presque 14 milliards de dollars. Alger deviendrait ainsi le premier client de Moscou pour les ventes d'armes, dépassant l'Inde, la Chine et le Venezuela.
A l'époque de l'Union soviétique, la coopération entre Moscou et Alger dans le domaine militaire était importante - l'armée algérienne est d'ailleurs essentiellement équipée de matériel de l'ex-URSS - mais jamais, depuis l'époque soviétique, Moscou n'avait réalisé une opération d'une telle ampleur.
L'autre volet de la coopération algéro-russe concerne le gaz. En août 2006, le russe Gazprom et la Sonatrach ont conclu un accord concernant la prospection et l'extraction de gaz en Algérie, ainsi que la modernisation du réseau algérien de gazoducs. Selon le mensuel Arabies, les deux compagnies, fournisseurs incontournables du marché mondial, envisagent d'agir de concert pour préserver leurs intérêts. Cette entente préoccupe de nombreux pays européens, qui redoutent de voir apparaître une "OPEP du gaz".
Soucieuse de garder son indépendance, l'Algérie veille, quant à elle, à diversifier ses partenaires, tant sur le plan économique que politique. Les Etats-Unis ne manquent pas l'occasion, depuis deux ans, de souligner son "rôle important" à l'échelle régionale. Lutte antiterroriste, manoeuvres militaires conjointes, échanges de visites de haut rang, signature, le 9 juin à Alger, d'un protocole d'accord sur le nucléaire civil... Washington et Alger coopèrent activement.
Mais c'est dans le domaine énergétique que les Américains pèsent le plus. Ils sont le premier pays investisseur étranger en Algérie, avec 369 millions de dollars investis en 2006, essentiellement dans le secteur pétrolier. Ils sont aussi le premier client de l'Algérie (14 milliards de dollars d'achats, exclusivement des hydrocarbures).
Lors d'une visite aux Etats-Unis en 2006, Mohamed Bedjaoui, alors chef de la diplomatie algérienne, a lancé : "Face aux Etats-Unis, la France n'a pas le même poids en Algérie." Une petite phrase due en partie au froid qui caractérisait alors les relations franco-algériennes en raison de la polémique sur les "bienfaits" de la colonisation. Car, quoi qu'en disent les responsables algériens, les Français n'ont pas "laissé passer leur chance".
Si elle ne joue pas encore dans la même cour que les Etats-Unis et la Russie, la France est en train de rattraper le temps perdu. Elle reste le premier fournisseur de l'Algérie (4,3 milliards de dollars d'exportations en 2006, soit 20 % du marché) et devance toujours des pays comme l'Italie et la Chine.
Fait plus nouveau : depuis six ans, ses investissements en Algérie croissent de façon vertigineuse. En 2000, ils n'étaient que de 49 millions de dollars. En 2005, ils sont passés à 140 millions de dollars et en 2006, à 294 millions. La France est ainsi le second investisseur en Algérie, tous secteurs confondus (mais le premier investisseur, hors hydrocarbures), juste derrière les Etats-Unis, mais avant l'Espagne et l'Egypte.
De leur côté, les pays du Golfe, comme le Koweït, se montrent intéressés par des secteurs tels que les télécoms, la pétrochimie, l'hôtellerie, les services. Ces investissements directs étrangers (IDE) sont essentiels à l'Algérie pour lui permettre de faire décoller son économie, hors hydrocarbures, et régler son problème de chômage (75 % des inactifs ont moins de 30 ans).
Objet de toutes les convoitises, l'ancienne colonie française se sait promise à un bel avenir. Ses réserves de pétrole la placent au 3e rang des pays producteurs d'Afrique (après le Nigeria et la Libye). D'où, sans doute, l'empressement et la sollicitude des Etats-Unis
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 23.08.07 16:54
Le nucléaire algérien inquiète les Israéliens La presse israélienne continue sa propagande sur les intentions nucléaires de l’Algérie. Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien israélien Haaretz s’inquiète de la volonté de certains pays arabes d’accéder à la technologie nucléaire. Parmi les pays cités par ce journal proche des décideurs israéliens, figure l’Algérie. Selon Haaretz, notre pays « est en train de construire un second réacteur nucléaire ». Le journal affirme également que l’Algérie a signé en 1996 un accord avec la Russie prévoyant une coopération dans le domaine du nucléaire dont la nature n’a pas été révélée.
En réalité, l’Algérie possède déjà deux réacteurs nucléaires expérimentaux, construits en partenariat avec la Chine et l’Argentine. Les deux structures sont soumises aux contrôles réguliers de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
En conclusion, Haaretz lance un message aux pays Européens, qualifiés d’hésitants sur le dossier du nucléaire iranien. Pour le quotidien israélien, une prolifération dans la région constituerait un danger non seulement pour Israël mais pour l’ensemble du monde
Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 25.08.07 15:23
NUCLÉAIRE CIVIL ALGÉRIEN Areva pointe le bout de son nez,
50 millions d’euros. C’est le contrat que vient de remporter la firme française Areva, spécialisée dans l’enrichissement d’uranium.
Et de cinq. En l’espace de quatre ans la société algérienne Sonelgaz vient d’attribuer un cinquième contrat à Areva TXD Algérie. Ce dernier s’inscrit dans le cadre du projet «Réseau méditerranéen». Il va permettre au réseau national électrique de se renforcer. La Sonelgaz a prévu tout un programme de modernisation de ses infrastructures électriques. Ce dernier contrat a cependant une autre teneur. Il se distingue des autres par son envergure. Il prévoit ni plus ni moins que l’interconnexion des réseaux des pays maghrébins et européens. Dans son communiqué le groupe français a livré quelques détails: «Areva construira et installera une sous-station haute tension de 400 KV, conventionnelle, un système de télécommunications, ainsi que l’équipement de protection et de contrôle qui, associés à de nouvelles infrastructures, permettront de renforcer considérablement le réseau algérien», a-t-il expliqué. Tout «baigne» apparemment entre la compagnie française et la société algérienne. Le dernier contrat en date dont le montant s’élève à 50 millions d’euros va très probablement donner un coup d’accélération à une coopération qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Selon des informations qui accréditent cette option, la filiale algérienne d’Areva serait sur le point d’installer un centre d’ingénierie dans la capitale, Philippe Romien, vice-président Europe du Sud et Afrique du géant français ne cache pas sa volonté de prendre assise en Algérie: «Nous sommes très heureux de la confiance que Sonelgaz porte aux solutions d’Areva TXD. Nous sommes convaincus que la signature de ce contrat va accélérer notre développement dans cette région», a déclaré en substance ce dernier. Quant au centre d’ingénierie, qui devrait voir le jour à Alger, il serait le premier du genre en Afrique. Il devrait accueillir une cinquantaine d’ingénieurs algériens et français, qui se pencheront sur des solutions à appliquer aux groupes algériens. Mais il constituerait selon toute vraisemblance la pièce maîtresse de la stratégie de développement de la firme française en Afrique, société spécialisée dans le nucléaire et l’exploitation d’uranium, elle aspire aussi à gérer l’uranium algérien. L’Algérie qui ambitionne d’accéder à un programme de nucléaire civil, ne ratera certainement pas une telle aubaine. Ce qui n’était que rumeurs et spéculations pourrait s’avérer fondé. La coopération algéro-française dans le domaine du nucléaire civil se profile.
dr.watson Admin (فريق)
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Sujet: Re: Enérgie en Algérie : Gaz, Pétrole et Nucléaire 04.09.07 0:15
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Gas naturel: Sonatrach annule un accord avec Repsol et Gas Natural
MADRID - L'entreprise publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach a averti lundi l'autorité boursière espagnole (CNMV) qu'elle annulait un accord signé en 2004 avec les groupes Repsol YPF et Gas Natural portant sur un projet d'exploitation de gaz naturel en Algérie.
Dénonçant des interventions politiques d'Alger dans Sonatrach, Repsol YPF et Gas Natural ont de leur côté souligné, dans un communiqué adressé à l'autorité boursière, qu'ils "regrettaient et rejetaient la décision de l'Algérie de s'approprier pour elle-même, illégitimement, le projet".
Les groupes espagnols ont dit vouloir défendre leurs intérêts en soumettant la question à un arbitrage international, et avoir l'intention de demander des dommages et intérêts.
En 2004, Alger avait donné son accord pour la participation de Repsol YPF et Gas Natural à la création d'une société commune chargée de l'exploitation du site de Gassi Touil (est de l'Algérie). Il s'agissait du premier contrat de ce type jamais accordé à une compagnie étrangère en Algérie.
Cette annulation intervient alors que l'Algérie a décidé en juillet de saisir les tribunaux espagnols et la Commission européenne au sujet d'un contentieux qui l'oppose à l'Espagne sur la part de gaz qu'elle a été autorisée à commercialiser dans un projet de gazoduc commun baptisé Medgaz.
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