scorpion-rouge35 Administrateur (فريق)


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 | Sujet: Les Cerveaux Algériens établie a l'étranger et en Algérie Lun 2 Nov - 12:47 | |
| je pense qu'ils méritent un topic spécialement dédier un dossier spécial du Journal liberté | Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
Ils viennent de lancer une initiative en faveur de l’emploi Ces génies algériens de la silicon valley Par : Khaled R.
L’Algérie, futur pays d’innovation ? Une délégation de six stars algériennes de la Silicon Valley vient de séjourner en Algérie, suscitant maints questionnements sur nos capacités d’innovation et de mobilisation de notre potentiel scientifique résidant en Algérie ou à l’étranger. Si tout le monde admet que l’Algérie dispose de ressources humaines non négligeables dans les domaines de la recherche et de l’ingénierie, il est clair que l’Algérie n’est pas engagée aujourd’hui dans la course à l’innovation technologique. La réalisation du programme de développement quinquennal visant à réduire la dépendance technologique à travers particulièrement la création de cyberparcs n’en est qu’à ses balbutiements. Résultat : elle n’a pas quasiment d’entreprises high-tech. La question qui se pose aujourd’hui de manière brûlante est de savoir si notre pays constitue un terreau favorable à l’innovation, au développement de la recherche scientifique et à la création de jeunes entreprises dans le domaine technologique. La réponse est à l’évidence négative. Les conditions de travail restent, le moins qu’on puisse dire, difficiles : salaires modestes, moyens matériels insuffisants, peu de confrontations et de débats avec les chercheurs et scientifiques étrangers. Face au scepticisme ambiant dans le pays, les génies algériens qui ont réussi aux États-Unis croient, eux, que l’Algérie pourrait devenir un pays d’innovation à long terme. Il suffit de commencer d’abord, pour aller plus vite, par créer les premières start-up et passer par la suite à la vitesse supérieure. Ces cerveaux offrent leur parrainage qui constitue un moyen de transfert de connaissances susceptible d’inciter la diaspora scientifique algérienne à s’investir dans cette œuvre de longue haleine. Encore faut-il que le politique travaille dans la même direction ? Car l’enjeu est vital pour l’Algérie : l’innovation est l’un des piliers de la compétitivité. Notre pays a la chance de disposer de ressources humaines à fort potentiel. Il suffit de réaliser ce potentiel à travers des actions concrètes et efficaces pour qu’éclosent des milliers d’entreprises high-tech, nous permettant d’émerger en tant que nouveau berceau de l’innovation. Enfin, l’avenir scientifique et technologique de l’Algérie se joue dans la qualité de son système éducatif, notamment dans celle de ses ingénieurs et dans sa capacité à mobiliser la diaspora algérienne. Tel est le message évident que nous envoient les génies algériens de la Silicon Valley.
K. R.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=124370
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
UNE INITIATIVE EN FAVEUR DE LA CRÉATION DES START-UP SERA LANCÉE PROCHAINEMENT “CONCEVOIR UN GOOGLE ALGERIEN À LONG TERME” Par : Khaled R.
Un groupe de six “cerveaux” algériens résidant aux États-Unis veulent aider au développement technologique de l’Algérie et contribuer à la création d’emplois et de richesses dans le pays.
Une délégation de six chefs d’entreprise ou managers algériens de grandes boîtes américaines implantées à la Silicon Valley, le berceau mondial des start-up high-tech, a séjourné à Alger du 24 au 27 octobre, a confié Yacine Rahmoun, le chef du groupe. Ces génies, qui ont créé leur propre société start-up ou dirigé de grandes firmes américaines en Californie, sont spécialisés dans l’énergie solaire, les télécommunications et Internet, l’investissement technologique, la numérisation des données. “Un membre de la délégation s’est illustré notamment en déposant 230 brevets d’invention aux États-Unis. Objet de leur visite : lancer une initiative en faveur de la création de start-up en Algérie, ces petites entreprises qui démarrent, à partir d’une idée ou une innovation technologique et qui peuvent grossir jusqu'à générer de nombreux emplois et d’importants revenus annuellement”, a ajouté la même source.
250 brevets d’invention déposés aux États-Unis À cette fin, la délégation a rencontré les ministres de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, de la Solidarité nationale et de la Communauté algérienne à l’étranger, respectivement MM. Bessalah et Ould-Abbès, la direction du Forum des chefs d’entreprise (patronat privé), le premier responsable de l’Ansej. Elle a tenu une séance de travail avec l’équipe de la direction du cyberparc de Sidi-Abdallah. Chefs d’entreprise locaux et des représentants de la multinationale Microsoft et de la première start-up algérienne implantée à Sidi-Abdallah Red Fabrik, ont assisté à cette réunion. Cette dernière fait de l’outsourcing, c’est-à-dire la conception de logiciel pour le compte de boîtes françaises. La délégation a également enseigné le 27 octobre à des porteurs de projets technologiques : comment rédiger un business plan, l’outil qui permet d’exécuter l’idée, en un mot un plan de développement susceptible d’intéresser les investisseurs qui vont financer le démarrage de l’entreprise. Elle s’est réunie le soir avec des représentants de la Chambre algéro-américaine de commerce. Au terme de sa visite, elle a reçu les encouragements des pouvoirs publics. Ces derniers se sont engagés à apporter leur soutien à cette initiative. En quoi consiste-t-elle ? Elle vise trois objectifs à court terme : 1- apprendre aux jeunes porteurs de projets algériens comment rédiger un business plan. Le travail a été entamé avec le cours dispensé mentionné plus haut ; 2- lancer la compétition des meilleurs start-up. Cette course au meilleur projet sera lancé dans les prochains jours et clôturé en janvier prochain. Pas de limite d’âge n’est fixé aux candidats ; 3- en mars 2010, seront récompensés les trois meilleurs starts-up, en un mot celles qui ont rédigé les meilleurs business plans. Un jury, qui siégera à la Silicon Valley, départagera les candidats. Les trois meilleurs start-up bénéficieront de locaux gratuitement à Sidi-Abdallah. Plus précisément, ces jeunes entreprises travailleront dans des bureaux intelligents, c’est-à-dire dotés de matériels informatiques et de moyens de communication modernes. Chaque start-up recevra un chèque, permettant de faire démarrer l’entreprise et 150 000 dollars de logiciels offerts par Microsoft. Elle bénéficiera du parrainage de ce groupe de génies de la Silicon Valley qui œuvreront à lui assurer les meilleures conditions de succès. À long terme, l’ambition des auteurs de l’initiative est la création d’une start-up par jour en Algérie. Tout a commencé lorsque ces membres de la délégation se sont réunis autour d’une table à San Fransico, pour voir comme aider l’Algérie à se développer technologiquement. L’idée leur est venue alors de lancer cette initiative qui a bénéficié de l’appui de l’ambassade de l’Algérie aux États-Unis. Les choses se sont accélérées depuis. La Chambre algéro-américaine de commerce sollicitée a organisé le voyage. L’initiative est sur le point d’être lancée. “À long terme l’Algérie pourrait convevoir son propre google” avance Yacine Rahmoun sur un ton optimiste. Espérons seulement que l’initiative fera tâche d’huile.
K. R.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=124371
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
Silicon Valley 20% des logiciels conçus dans le monde Par : Rédaction de Liberte
Silicon Valley est situé à 40 kilomètres au sud de San Francisco dans l’État de Californie. Ce berceau technologique mondial des starts-up représente 16% de la richesse de la Californie (PIB) et 2,1% du PIB américain. Si la Californie était un pays, elle serait la sixième puissance économique dans le monde. La Silicon Valley employait en 1971 300 000 travailleurs. Elle en emploie aujourd’hui plus d’un million. S’y concentrent des millions de star-up et parmi les plus grandes compagnies high-tech du monde, notamment Microsoft, Apple, Intel, Cisco, Google. À Silicon Valley, 55% des ingénieurs sont nés à l’étranger. Une vingtaine de start-up sont dirigées par des Algériens. Les ingénieurs, patrons et autres dirigeants algériens travaillant à la Silicon Valley sont au nombre de 250.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=124372
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
Les Algériens de la Silicon Valley (USA) à la rescousse Sidi-Abdallah comme incubateur d’entreprises Par : Djamel Zidane
Disposer d’une diaspora constitue un avantage en termes de transfert technologique.
Les étudiants intéressés ainsi que les porteurs de projets de starts-up peuvent déposer leurs projets, accompagnés d’un business plan, avant janvier 2010, sur le site consacré au concours par les organisateurs de la ville nouvelle de Sidi-Abdallah. En mars 2010, seront dévoilés au public les noms des trois heureux lauréats. De nombreux sponsors, et non des moindres, sont associés au projet de couveuse de starts-up. Entre autres, Microsoft qui participe avec un apport de 150 000 $ US et sans doute des entreprises publiques algériennes d’envergure. Un “incubateur” a été spécialement désigné pour se charger de cette délicate opération appelée du terme générique anglicisant “algerian start-up initiative” (l’adresse e-mail étant algerianstartupinitiative.com) qui consiste en 2 opérations distinctes : l’opération événement au sens propre et l’organisation du concours ASI (algerian start-up initiative) qui est un événement à part auquel prennent part de grosses pointures, dont la Chambre de commerce américaine. Les trois lauréats, choisis parmi les plus méritants quant au degré novateur et faisabilité des projets, seront pris en charge par l’incubateur en fonction d’un business plan. Avant la fin de l’année 2009, il est question de prendre en charge 20 porteurs de projets afin d’en dégager les plus pertinents et les trois futurs lauréats. M. Kamel Ounadjela, un jeune Algérien responsable de starts-up aux USA, à Silicon Valley, est un des principaux concernés par l’opération ASI. Hé oui ! la matière grise made in Algeria s’exporte très bien, en attendant qu’elle participe au décollage économique du pays. Selon lui, plusieurs projets de starts-up ont été pris en charge dans ce concours de Sidi- Abdallah, dans des domaines de technologie relativement pointus. Ces projets n’exigent pas d’investissement trop élevé et concernent aussi bien le software que le hardware. “Il ne s’agit pas de choix technologiques destinés à concurrencer les grands pays qui les ont déjà assimilés depuis longtemps et qui disposent d’un marché concret et bien assis. Nous avons opté pour des projets à valeur ajoutée, avec un coût en main-d’œuvre spécialisée (formation d’ingénieurs et techniciens) pas trop élevé. En ce sens viennent en tête de liste les TIC, bien sûr, et les énergies renouvelables, des domaines très demandés”. Il s’agit en fait de domaines pas encore très matures et qui, une fois sérieusement pris en charge, pourraient évoluer rapidement. Il est hors de question pour l’initiateur d’une start-up de se fourvoyer dans la technologie des semi-conducteurs, par exemple ou des nanotechnologies qui exigent non seulement des installations coûteuses, donc des capitaux lourds, mais aussi un savoir-faire quasi inexistant pour l’heure en Algérie. “C’est ce qui fait l’intérêt de développer des relations intenses avec Silicon Valley, afin d’établir ensemble les domaines de prédilection qui auraient des chances de succès en Algérie. Car il faut absolument laisser tomber la politique de “clefs en main” qui a fait tant de dégâts au pays.” Le matériel, la technologie et les équipements acquis clefs en main deviennent très vite obsolètes et se transforment en frein au développement économique et industriel, puisque les progrès technologiques sont de plus en plus rapides, finissent par devenir irrattrapables.
Kamel Ounadjela, un génie du solaire Les porteurs de projets ne sont pas astreints à une exigence de cursus universitaire particulière, selon Kamel Ounadjela. “Le chef de projet pourrait jouir d’une expérience de terrain, opérationnelle, ce qui est très important, afin qu’un projet sorte du niveau théorique pour entrer de plain-pied sur le terrain pratique. L’expérience est absolument nécessaire pour envisager le démarrage d’une start-up.” Pour ce qui est du projet présenté par les jeunes Algériens à l’ASI de Sidi-Abdallah, le groupe de la Silicon Valley est sollicité pour l’évaluation et dans le but de conseiller sur ce qui pourrait être la meilleure option pour l’Algérie. Des rencontres de concertation entre investisseurs, responsables du projet ASI de Sidi-Abdallah et décideurs politiques du gouvernement, sont programmées. L’idée motrice étant comment favoriser le genre de transferts technologiques qui auraient des chances de réussir en Algérie. Une question de compatibilité de greffe d’organes, en quelque sorte. Kamel Ounadjela conseille “des domaines pas très matures en Algérie, en tentant des expériences avec des ingénieurs locaux, tout en visant des secteurs à valeur ajoutée certaine”, car, selon lui, “disposer d’une diaspora scientifique à l’étranger devrait constituer un immense avantage… lorsqu’on voit tous les avantages retirés par l’Inde à Silicon Valley, à travers des dizaines d’Indiens qui aident au transfert de technologie vers leur pays”. Des solutions souples peuvent être mises en place en vue d’une coopération technologique avec le pays d’origine. Il en est ainsi de “l’out-sourcing” qui consiste, selon Kamel Ounadjela, “à utiliser la main-d’œuvre qualifiée locale. La collaboration peut se faire à distance par le biais d’Internet, entre autres, et les ingénieurs et techniciens n’ont pas à quitter le pays”. L’avantage comparatif, non négligeable, concerne l’emploi, donc la création de valeurs, alors que les salaires à payer seront conformes à ceux qui se pratiquent en Algérie, donc nettement inférieurs à ceux en vigueur aux USA ou en Europe. Le chiffre d’affaires d’une start-up, selon Kamel Ounaledja, est lié aux activités de l’entreprise : il existe des domaines à plus forte valeur ajoutée que d’autres. Le reste est question de dynamique, d’ambition, de conquête, de moyens et de parts de marché, en relation avec le marché mondial. Les clefs de la réussite pour un jeune qui démarre résident dans sa capacité à se différencier de la masse des imitateurs, de ceux qui copient le voisin. “Il doit tenter de découvrir un créneau intéressant afin de se démarquer de ce que font les autres concurrents, éviter notamment les domaines très compétitifs encombrés par les grandes entreprises, installées depuis longtemps dans le créneau et devenues à force indétrônables.”
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=124374
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
YACINE RAHMOUN Manager chez le leader mondial Ikon Par : Djamel Zidane
Yacine Rahmoun a commencé sa carrière en recherche dans les laboratoires en reconnaissance de parole de Panasonic Technologies Inc, à Santa Barbara, en Californie. En 1997, il rejoint en tant qu’ingénieur de projet Wesco, compagnie spécialisée dans la gestion de données, basée à Walnut Creek, en Californie. En 1998, Wesco est acquise par Ikon Office Solutions et Yacine reste au sein de l’équipe où il est engineering manager. En 2003, Yacine est promu manager responsable de la production et technologie pour diriger les opérations au sein de centre d’Ikon National Advanced Services Group. Ikon Office Solutions Inc, le leader mondial dans la gestion électronique de documents. En 2005, Yacine Rahmoun a été élu président de l’Association algéro-americaine de Californie (AAA-NC). AAA-NC est un organisme non religieux, apolitique, à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir la culture nord-africaine et sert de soutien à cette communauté à travers tous les États-Unis. À travers ses diverses activités, AAA-NC est actuellement l’association nord-africaine la plus en vue aux USA. En janvier 2006 Yacine, fut également cofondateur de TechWadi, une association dont la mission est d’offrir une plate-forme à tout un réseau de professionnels arabes américains dans la Silicon Valley. Sous son leadership, TechWadi compte aujourd’hui plus de 1 300 professionnels incluant des P-DG, entrepreneurs, investisseurs, managers et ingénieurs.Yacine a obtenu un diplôme d’ingénieur de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), un master en systèmes de communication multimédia de l’institut Eurecom Sophia Antipolis (France) et un diplôme de management en business administration de l’université de Berkeley (Californie, USA). Yacine a été invité à participer à plusieurs conférences aux États-Unis et en Algérie, il a été interviewé dans plusieurs revues spécialisées et sur la chaîne de télévision américaine MSNBC. Il a également enseigné à l’université UC Santa Barbara (Californie, USA).
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
KRIMO SALEM Un génie de l’informatique Par : Djamel Zidane
Krimo Salem est le fondateur d'If & Then, Inc. Une société privée de Californie avec un accent sur la gestion de la troisième dimension de l’entreprise qui est l’efficience et l’éco-intelligence. Auparavant, M. Salem a été cofondateur et conseiller de plusieurs sociétés de la Silicon Valley, Traveling PC, Webex vendu à Cisco, Jareva vendu à Veritas et PostX vendu aussi à Cisco. Il était aussi chef information officer (CIO) a Intellisync (racheté par Nokia). Siégeant en tant qu’exécutif et conseiller stratégique, M. Salem a joué un rôle déterminant dans la transformation de la société en leader dans la synchronisation de logiciel et la vente de la compagnie à Nokia en 2002. Chez Electronic Arts, en tant que directeur en informatique, M. Salem a été responsable d'un des premiers intranet à travers le monde (1994). Pour cette réalisation, M. Salem a fait la une de plusieurs médias nationaux et internationaux, tels que ABC News, Fortune, CIO Magazine, Info World, etc. M. Salem a occupé des postes-clés de management à Adobe Systems Incorporated et Oracle Corporation au début de leur fondation, ce qui lui a donné une bonne perspective sur la naissance de la Silicon Valley.
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| Citation: | Sup eco : Dossier (Lundi 02 Novembre 2009)
MOBILISATION DES RESSOURCES HUMAINES QUELLES CONDITIONS À OFFRIR AUX COMPÉTENCES NATIONALES QUI VEULENT RETOURNER AU PAYS ? Par : A. HAMMA
Cela fait des années que la question du retour des compétences nationales installées à l’étranger se pose. Séminaires, regroupements, symposiums, le problème a été débattu sous toutes ses facettes sans qu’une dynamique significative ne se dessine. Cette problématique a-t-elle été cernée dans ses causes fondamentales ?
La volonté politique de prise en charge de cette question, affirmée par les pouvoirs publics à maintes occasions, et souvent au plus haut niveau de l’État, n’a pas trouvé d’écho auprès de cette communauté scientifique. En vérité, les scientifiques algériens, les entrepreneurs algériens, les inventeurs, les éminents spécialistes algériens en médecine, exerçant en Amérique, en Europe et dans d’autres contrées, souvent par la force des choses ou par les pesanteurs de l’histoire, réclament plus, et c’est légitime ! Ils sont en droit de se poser la question de savoir pourquoi leur pays fait appel à des bureaux étrangers dans les domaines des études, du marketing, du management, de la prospective et dans celui du technique et de l’entreprenariat… sans qu’ils soient associés à cette dynamique. S’agit-il d’une demande de besoins nouveaux en réponse à des exigences nouvelles induites par l’ouverture économique ? Faut-il comprendre que nos compétences ne sont pas encore imprégnées de ce nouveau savoir-faire, ou alors manquerions-nous de confiance en nous-mêmes ? L’impression qui se dégage de ce qui a été fait dans ce domaine semble le confirmer. Et pourtant notre pays dispose d’un important réservoir de compétences pluridisciplinaires installées localement et disséminées partout dans le monde. Cette fabuleuse richesse que beaucoup de pays nous envient, et qui est le fruit des investissements énormes que l’Algérie a consentis, dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et technique, n’est pas mise à contribution de façon optimale dans la réalisation des actions du développement national. La majeure partie des projets sectoriels ou multisectoriels confiés à l’Union européenne dans le cadre de la coopération et à travers les unités d’appui aux programmes de développement, pour ne citer que ceux-là, sont réalisés par les experts algériens locaux qualifiés “d’experts juniors” pour ne pouvoir prétendre aux rémunérations des “experts principaux étrangers” qui s’arrogent les titres de chefs de projet, chefs d’équipe… Quand un expert étranger perçoit 1 000 euros/jour, l’expert algérien, lui, ne perçoit que 150 à 200 euros/jour. Pourtant, dans la plupart des cas, les deux experts sont à qualification égale et parfois même l’expert algérien dispose d’une qualification supérieure, en plus d’une connaissance avérée du contexte national. Des associations, des réseaux se sont constitués pour capter cette intelligence algérienne qui se trouve à l’étranger sans résultats palpables. Il ne s’agit donc pas de titiller le sentiment national pour que ces génies accourent, faut-il pour autant leur offrir un minimum de conditions attractives. À ce propos, il est intéressant de méditer l’exemple des joueurs de football algériens évoluant à l’étranger et qui endossent fièrement les couleurs nationales en conciliant leurs exigences matérielles et leur appartenance identitaire et patriotique. Cette belle aventure, qui semble réussir, est rendue possible grâce aux conditions matérielles, techniques et morales que leur pays leur a offertes. Les génies algériens opérant à l’étranger et qui sont versés dans les activités novatrices à forte valeur ajoutée et génératrices d’emplois (énergies renouvelables, nouvelles technologies de l’information et de la communication, environnement…) doivent bénéficier des mêmes conditions attractives que leurs compatriotes footballeurs. Cela signifie des mesures incitatives de nature matérielle, financière et morale. Il s’agira également de trouver des passerelles entre les compétences locales et celles installées à l’étranger de façon à créer des effets de synergie et de complémentarité dans la faisabilité des actions d’intérêt national. Le tissu de PME et PMI que les pouvoirs publics souhaitent renforcer au niveau national dans le cadre de la stratégie industrielle, de relance de la croissance et de la création d’emplois, constituera le réceptacle du génie national insuffisamment exploité. Parallèlement à cette démarche, une diaspora algérienne, à l’instar des Chinois et des Libanais, devra être encouragée partout où elle se trouve et que le pays sollicitera chaque fois que nécessaire.
A. H.
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