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Les relations internationales de l’Algérie

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scorpion-rouge35
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MessageSujet: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 12 Mai - 22:25

je vous propose de posté ici touts se qui conserne la briente politique étrengére de l'algerie et de ça diplomatie Cool

le 27 mars dernier...ya pas boucoup de pays qui ose avoire une posission aussi courageuse que celle de notre pays afro afro
Citation:
Le leader palestinien du hamas, khaled mechaal, tient une conférence à l’hôtel el-aurassi
L’homme le plus menacé par le Mossad à Alger


Par : Hafida Ameyar
Lu : (3669 fois)


“Le sommet arabe se tiendra pour la première fois à Riyad qui a parrainé l’accord de La Mecque”, a déclaré le responsable palestinien.

Khaled Mechaal, le chef politique du Hamas en exil à Damas (Syrie) pour des raisons sécuritaires, est à Alger depuis hier. L’homme propulsé à la tête de la direction du mouvement islamiste palestinien après l’assassinat, en 2004, du fondateur Cheikh Ahmed Yassine, n’aime pas trop voyager, d’autant qu’il est la cible des services du Mossad. Il s’est décidé cette fois à venir en Algérie, dans le cadre de la tenue du Ve congrès de la Fondation mondiale d’El-Qods, rassuré certainement par le dispositif sécuritaire algérien. M. Mechaal, 51 ans, est en effet l'un des hommes les plus recherchés par Israël. Il a déjà fait l’objet de tentatives d’assassinat par le Mossad, même lorsqu’il était chef de la branche du Hamas en Jordanie. Des dirigeants israéliens, y compris le vice-Premier ministre Shimon Peres, n’ont d’ailleurs pas caché que le leader palestinien connaîtrait le même sort que Cheikh Yassine ; d’aucuns le qualifiant de “criminel de guerre”. Cela peut expliquer la curiosité qui s’est manifestée à travers l’afflux de journalistes à l’hôtel El-Aurassi, où se tiendra la rencontre pendant trois jours. Des journalistes nationaux et étrangers, dont bon nombre d’entre eux ont été empêchés par le service de sécurité d’assister à l’ouverture des travaux. Lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier, Khaled Mechaal a d’emblée situé le lien entre la tenue du congrès d’Alger et celle du sommet arabe, qui aura lieu demain à Riyad, en Arabie Saoudite. Non sans signaler que la Fondation El-Qods, qui regroupe 120 organisations dans 45 pays arabes et musulmans, vient de décrocher le statut de membre observateur auprès de la Ligue arabe. “Le sommet arabe se tiendra pour la première fois à Riyad qui a parrainé l’accord de La Mecque”, a déclaré le responsable palestinien. Ce dernier a estimé que les résultats de ce sommet seront “positifs” et que “la position politique arabe confirmera les positions antérieures quant à l’attachement aux droits des Palestiniens”. “Le sommet de Riyad sera l’occasion d’avoir une position commune palestino-arabe”, donc une stratégie commune. “Le peuple palestinien et sa direction attendent l’unification de cette position sans concession car le contexte politique est favorable”, a-t-il renchéri, rappelant que le gouvernement de l’unité palestinienne a adopté une “position unifiée”. Selon lui, les pays arabes ne doivent pas perdre de vue qu’“El-Qods est l’âme de la question palestinienne”, qu’“il n’y a pas de solution sans El-Qods”. Que les aspects non négociables se rattachent particulièrement “aux frontières de juin 1967, à El-Qods capitale et à la libération des prisonniers”.
À propos de l’accord de La Mecque proprement dit, M. Mechaal a signalé que celui-ci “ne veut pas dire que les programmes de Hamas et de Feth ont été fusionnés”. “Il y a des questions de divergence et il y en aura encore, mais nous avons convenu ensemble de les dépasser par le dialogue. C’est cela la démocratie palestinienne”, a déclaré le chef politique du mouvement Hamas. Il a, en outre, tenu à expliquer que “la bataille pour la Palestine” n’est pas seulement “l’affaire des armes”, mais elle inclut d’autres aspects liés à l’aide multiforme à apporter au peuple palestinien, notamment dans le domaine social et diplomatique. “Nous avons besoin d’un plan Marshall pour les Palestiniens”, a encore appuyé le responsable. Plus loin, celui-ci a démenti “la propagande sioniste” qui laisserait entrevoir des divergences entre les forces de Hamas de l’intérieur et celles de l’extérieur. “L’accord de La Mecque a été conclu par Hamas. Notre position est la même à l’intérieur et à l’extérieur des territoires”, a-t-il indiqué, précisant que “les nouvelles générations israéliennes n’ont pas de projet et tentent d’affaiblir notre position”.
Réagissant aux dernières déclarations de Mme Rice, secrétaire d’État américaine, Khaled Mechaal a affirmé qu’elle “n’a pas de projet de paix”, du moment que l’Administration US demeure préoccupée prioritairement par les cas irakien et iranien. Il a même qualifié la position américaine vis-à-vis du conflit israélo-palestinien de “fuite en avant”, qui vise en réalité à “lancer la balle du camp israélien au camp arabe”.
Avant de lever la séance, le responsable palestinien s’est dit persuadé que “l’embargo sera cassé en définitive, progressivement”, en se référant aux “changements” apparus à l’échelle internationale, à travers notamment les positions de la Norvège, de la Russie et de la France.

H. Ameyar

kufkif mars dernier Cool
et je diré méme plus ..sertin pays nous enviré notre politique etrangére afro
Citation:
Mohamed bedjaoui évoque une question de souverainté
Alger refuse d’accueillir une base militaire américaine


Par : Rafik Benkaci
Lu : (1587 fois)


Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, a affirmé, hier, que l'Algérie ne sera pas intégrée dans le commandement régional Maghreb-Sahel que les États-Unis veulent établir au sud du Sahara pour lutter contre le terrorisme, pas plus qu'elle ne permettra la création de bases militaires US sur son territoire.

“Le territoire algérien n'est pas concerné par le commandement américain projeté. L'Algérie n'a jamais accepté l'installation de bases étrangères sur son sol, (qui seraient) incompatibles avec sa souveraineté et son indépendance”, a-t-il affirmé dans un entretien à la radio Chaîne III. Le secrétaire d'État américain à la Défense, Robert Gates, ayant annoncé, le 6 février dernier, la décision du président George W. Bush de créer un commandement régional chargé de l'Afrique (Africom), afin de prévenir l'implantation de groupes terroristes dans les zones transfrontalières au Sahara et au Maghreb. La mise en place de ce commandement devrait intervenir à l'automne 2008. L'endroit où se situera son quartier général en Afrique n'est pas encore connu. Depuis 2003, la presse fait état régulièrement de la présence d'une base militaire opérationnelle américaine dans la région de Tamanrasset. Mais cette information a été démentie aussi bien par les autorités algériennes que par l'ambassade américaine à Alger.
M. Bedjaoui a, par ailleurs, souligné que l'Algérie “mène avec les États-Unis une coopération féconde, jugée profitable” en matière de lutte contre le terrorisme. Après avoir rappelé que l'Algérie avait “souffert du terrorisme qu'elle avait combattu seule et dans l'indifférence” internationale dans les années 1990, il a souligné qu'Alger appliquait une politique de “solidarité” dans ce domaine avec les pays touchés par le terrorisme.
M. Bedjaoui a ajouté que le projet de création d'un commandement américain au sud du Sahara “est une question propre aux États-Unis”.
“L'Algérie n'acceptera pas l'installation d'une base étrangère sur son sol quel que soit le pays qui le lui demanderait”, a-t-il souligné. En s'exprimant ainsi, le chef de la diplomatie algérienne entend sans doute lever toute équivoque sur la coopération militaire algéro-américaine. Du reste, l'Algérie avait officiellement démenti avoir participé à la conférence de Dakar en y déléguant le chef d'état-major de ses armées, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah. Elle y était représentée par un officier de l'état-major, selon le démenti du ministère de la Défense nationale.
Les chefs d'état-major des armées du Tchad, du Mali, de la Mauritanie, du Maroc, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et de la Tunisie étaient présents à la réunion de Dakar. L'Algérie entend ainsi préserver son autonomie au moment où les Américains, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, veulent renforcer leur présence en Afrique. La démarche consiste à agiter l'épouvantail terroriste pour rendre incontournable l'envoi d'une aide américaine et hâter ainsi la reconquête économique du continent noir et faire main basse sur ses richesses naturelles. La découverte croissante de gisements pétroliers en Afrique subsaharienne semble aiguiser l'appétit de Washington. Si le refus de l'Algérie de permettre à une armée étrangère, fut-elle la plus puissante de la planète, d'installer une base sur son sol, s'inscrit dans la logique des choses, dans la mesure où il s'agit là d'une position traditionnelle du pays, le rejet de l'Initiative Africom du président Bush semble traduire un changement d'orientation de la politique algérienne à l'égard de Washington dans le domaine militaire. Il faut rappeler que l’Algérie a plaidé pour la mise en place d’une force d’interposition africaine dans le cadre de l’UA.
Alger, qui a déjà participé à des exercices militaires menés par l'armée américaine en Algérie et dans des pays du Sahel, exclut-il désormais toute participation à une initiative militaire américaine qui interviendrait dans un cadre multilatéral ? Le message délivré par le chef de la diplomatie algérienne le laisse penser. Pour rappel, en juin 2005, l'armée américaine avait mené trois exercices de lutte antiterroriste dans quatre pays de la région du Sahel et en Algérie dans le cadre de l'opération “Flintlock 2005”, destinée à empêcher que les zones désertiques de cette région ne deviennent des repaires terroristes. Ces exercices intervenaient dans le cadre de l'initiative antiterroriste trans-Sahara. Le Congrès américain a approuvé un budget de 100 millions de dollars sur cinq ans, à partir de 2007, pour ce programme. Pour de nombreux observateurs, la question est de savoir si les déclarations de Mohamed Bedjaoui constituent un coup d'arrêt au processus de rapprochement entre Alger et Washington ? De nombreux hauts responsables militaires américains se sont rendus en Algérie.
Lors d'une visite à Alger, l'ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait même affirmé que les États-Unis souhaitaient accroître leur coopération militaire et antiterroriste avec l'Algérie. De son côté, le chef d'état-major de l'Armée algérienne, le général de corps d'armée Ahmed-Salah Gaïd, avait effectué en avril 2006 une visite officielle aux États-Unis. Lors de la visite la semaine dernière à Alger de la sous-secrétaire d'État américaine pour la diplomatie publique, Karen Hughes, M. Bedjaoui aurait rétorqué à la responsable américaine, qui faisait l'éloge de l'Algérie pour sa grande maîtrise de la lutte contre le terrorisme, que l'Algérie veut du concret et ne peut se contenter uniquement de belles paroles. De nombreux observateurs évoquent le cas du Maroc, un pays qui bénéficie d’une importante coopération et aide militaire US comparativement à l’Algérie où les déclarations de bonnes intentions n’ont pas encore trouvé un début de concrétisation sur le terrain.

Alger “n’est pas responsable” du blocage de l'UMA
Le ministre a également abordé le conflit du Sahara occidental en affirmant que l'Algérie n'est pas responsable du blocage du processus de construction de l'Union du Maghreb arabe (UMA - Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye).
M. Bedjaoui a également déclaré que le conflit du Sahara occidental n' est pas à l'origine de la paralysie depuis 1994 de cet ensemble régional. “L'Algérie n'est nullement responsable du blocage de l'UMA”, et le conflit du Sahara occidental, opposant depuis 1975 Rabat au Polisario, n'en est pas la cause, a-t-il dit. “On tente de faire accréditer la thèse que c'est le problème du Sahara occidental qui entrave le processus d'édification maghrébine, or nul n'ignore que ce problème existait déjà avant la création de l'UMA en 1989 (...)”, et qu'il avait été convenu lors de la création de cet ensemble régional, de laisser à l'ONU le règlement de la question sahraouie, a ajouté le ministre. M. Bedjaoui a rappelé que l'Algérie était pour une “solution conforme à la légalité internationale et au droit à l'audotermination du peuple sahraoui” du conflit du Sahara occidental.

“Pour un engagement plus déterminé de l'UE”
Mohamed Bedjaoui a également évoqué l'accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne, entré en vigueur en septembre 2005, précisant que la première session du conseil d'association a permis à Alger et Bruxelles de procéder à son évaluation et d'exprimer ses priorités. “Je crois que cela se passe très bien. Un procédé à tous les ajustements nécessaires est en cours de route”, a-t-il affirmé, ajoutant qu'aujourd'hui, “l'accord sur le plan commercial concerne plus de 2 000 produits” ayant trait au démantèlement des barrières douanières.
Le ministre a indiqué que l'Algérie continuera de demander un engagement européen “plus déterminé” pour appuyer la mise à niveau de l'économie algérienne. Après une période de transition de 12 ans au maximum à compter de la date de son entrée en vigueur, l'accord d'association doit ouvrir la voie à l'établissement d'une zone de libre-échange entre l'Algérie et les pays de l'UE, ses principaux partenaires commerciaux. Les droits de douanes et taxes applicables aux importations algériennes provenant de l'UE diminueront progressivement jusqu'à être complètement supprimés.
Concernant la circulation des personnes, M. Bedjaoui a fait état d'une “certaine amélioration”, rappelant que l'octroi de visas relève de la souveraineté d'un État et des accords qui sont conclus entre les parties. Toutefois, le ministre a précisé qu’“à chaque fois que les Algériens sont soumis à des mesures discriminatoires ou même contraignantes, l'Algérie réagit fermement dans le but de préserver la dignité de nos citoyens”. M. Bedjaoui a ajouté que son département continuera à travailler pour “convaincre les Européens à procéder à l'assouplissement des formalités relatives aux visas Schengen ou autres”.

Rafik Benkaci

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 12 Mai - 22:25

aujourd'hui
Citation:
La 24 (Samedi 12 Mai 2007)

Le président élu du Nigeria à Alger
Les dessous d’une visite

Par : Hafida Ameyar
Lu : (1765 fois)


L’objectif recherché de ces visites réside dans le rapprochement avec les présidents et hauts responsables de ces pays pour discuter de “leurs intérêts mutuels et leurs relations bilatérales”.

Alger a accueilli, les 9 et 10 mai derniers, le président élu du Nigeria, Umaru Musa Yar'Adua. Dans la soirée du mercredi, le successeur du président Olusegun Obasanjo s'est entretenu en tête à tête avec le président Abdelaziz Bouteflika. Le lendemain, M. Yar'Adua a rencontré Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements, et Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, ainsi qu’un groupe d'hommes d'affaires algériens. Umaru Musa Yar'Adua, ex-gouverneur de l'État de Katsina et membre du PDP (principal parti politique au pouvoir), est en tournée dans certains pays africains depuis le 7 mai dernier, avant sa prise de fonction le 29 mai prochain. Parmi les pays figurant sur son agenda de voyages, il y a le Bénin, le Togo, le Niger, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Algérie et la Libye. L’objectif recherché de ces visites réside dans le rapprochement avec les présidents et hauts responsables de ces pays pour discuter de “leurs intérêts mutuels et leurs relations bilatérales”. Le voyage du président élu du Nigeria se tient, pour rappel, dans une situation interne tendue. Sixième exportateur mondial de pétrole, le Nigeria enregistre actuellement une réduction de sa production de près d'un quart, en raison des attaques ciblant des infrastructures pétrolières.
Des attaques qui sont menées depuis début 2006 par des groupes armés dans la région du delta, d'où le Nigeria tire 95% de ses rentrées en devises. Les informations rapportées par des agences de presse indiquent que le marché pétrolier est toujours préoccupé par les réserves américaines de brut mais aussi par “les violences” au Nigeria. Vendredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE), affiliée à l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et qui défend les intérêts des pays consommateurs, a relevé, dans son rapport mensuel, que les troubles politiques au Nigeria perturbent la production de brut. République fédérale multipartite à régime présidentiel, où le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement, le Nigeria a connu en avril dernier une élection présidentielle, qualifiée par la presse de “mouvementée”, en référence aux remous politiques dans ce pays, à l’issue de la présidentielle. Le Nigeria qui compte 130 millions d’habitants est le premier producteur de pétrole du continent noir (plus de 2,6 millions de barils de brut par jour). De par ce poids démographique et économique, ce pays est considéré comme une puissance en Afrique de l’Ouest. Outre la place qu’il occupe au sein de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le Nigeria est membre de l’Union africaine (UA) et a joué un rôle déterminant dans la création du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), avec l’Algérie, l’Afrique du sud, le Sénégal et l’Égypte.
À quelques jours de la prise de fonction d’Umaru Musa Yar'Adua à la présidence du Nigeria, il est annoncé la domiciliation de la future Banque centrale de l’UA à Abuja (Nigeria). Interviewé par le quotidien nigérian Vanguard, paru jeudi, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Chukwuma Soludo, a confirmé cette information, en déclarant que la Banque centrale africaine serait installée au centre-ville de la capitale nigériane.


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moudjahid
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 12 Mai - 22:46

Bonne idée ce topic.
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 12 Mai - 23:05

merci
et puis sa évitra de crée du nouveau sujet a chaque fois qui y a un nouveau article.... ça risqueré de devenire une tchactchouca Smile Smile Smile
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 1:24

Citation:
Première visite du président Sarkozy au Maghreb
LE MONDE | 09.07.07 |


C'est à l'Algérie que le président Sarkozy a réservé sa première visite hors d'Europe. Le chef de l'Etat effectue, les 10 et 11 juillet, une brève tournée maghrébine qui le conduira, après Alger, à Tunis. Relations bilatérales, émigration, visas, mais surtout projet de création d'une "Union méditerranéenne" qui aurait pour vocation, dit-on à l'Elysée, de "résoudre les problèmes de sécurité" et de promouvoir "les libertés et le développement". Tels sont les principaux sujets à l'ordre du jour.



Programmée pour mercredi après-midi, l'étape au Maroc de M. Sarkozy a finalement été reportée à octobre, à la demande de Rabat, officiellement pour des raisons de calendrier. En réalité, le royaume chérifien a estimé "un peu cavalier" d'être visité après Alger et Tunis, et pour quelques heures seulement. "On ne traite pas la fidélité de cette manière", commente un familier du souverain marocain, sans vouloir faire de cet incident "une affaire d'Etat". Ce report n'a, en tout cas, "pas de lien", précise-t-on à Rabat, avec la "mise en état d'alerte maximum" des forces de sécurité marocaines, annoncée vendredi, pour contrer une "menace terroriste avérée".

Nicolas Sarkozy est accompagné par le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, Rama Yade. A son arrivée à Alger, mardi matin, il devait avoir un entretien puis un déjeuner avec le président Abdelaziz Bouteflika à la résidence d'Etat de Zeralda, en banlieue d'Alger, avant de s'envoler dans l'après-midi pour Tunis.

A l'Elysée, on souligne que l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour le Maghreb "est ancien", et que le président a effectué de nombreuses visites dans la région à l'époque où il était ministre. C'est en novembre 2006 que M. Sarkozy s'était rendu pour la dernière fois à Alger. Il y avait été reçu davantage comme candidat à la présidence de la République française que comme ministre de l'intérieur.

Si le chef de l'Etat français est attendu avec bienveillance à Alger, ses hôtes font néanmoins preuve d'une prudente expectative. Ils soulignent que le président Sarkozy est "un interlocuteur nouveau" pour eux et que sa visite sera l'occasion "de clarifier certains points".

L'Union méditerranéenne ? "Nous ignorons ce qu'il y a dedans et sommes curieux de l'apprendre. Pour l'instant, ce projet ne nous paraît pas très clair", indique-t-on dans l'entourage du président Bouteflika, en s'avouant échaudé par "les résultats mitigés" du processus de Barcelone.

La question des visas risque de faire figure de test à Alger. D'un côté, l'Algérie est reconnaissante au président français d'avoir plaidé et obtenu la suppression de la consultation européenne préalable pour les demandeurs de visas français, à l'époque où il était ministre de l'intérieur. Cette mesure rallongeait considérablement les délais d'attente pour les Algériens et était ressentie comme humiliante, puisque ni le Maroc ni la Tunisie n'y étaient soumis.

D'un autre côté, Alger s'inquiète de la politique du nouveau locataire de l'Elysée en matière d'immigration, de circulation des personnes et de regroupement familial. Les nouvelles restrictions annoncées irritent. "S'il y a un jour un partenariat d'exception, il doit trouver son expression dans sa dimension humaine. C'est fondamental pour nous. C'est même plus important que les autres grands volets de notre coopération, énergétique et scientifique, par exemple", déclare fermement un proche du président Bouteflika.

Du traité d'amitié entre la France et l'Algérie, il ne sera sans doute pas question à Alger. Des deux côtés, on admet que ce projet lancé par Jacques Chirac en 2003 "n'est pas d'actualité". Est-il mort ? Non, plutôt "mis en sommeil", répond-on à Alger, où l'on espère pouvoir être bientôt en mesure de faire la part entre le candidat Sarkozy et le président de la République française.

Certaines contradictions mériteraient en effet explication. "Je ne suis pas favorable à un traité d'amitié avec l'Algérie", affirmait ainsi M. Sarkozy, le 16 avril, au Comité de liaison des associations de rapatriés. Cinq jours plus tard, le 21 avril, le même annonçait, dans un entretien au journal algérien arabophone Djazaïr News : "Je signerai le traité d'amitié (...). L'Algérie appartient aux Algériens (...). Je condamne sans réserve le système colonial. Entre l'Algérie et la France, c'est une histoire d'amour. Le problème réside dans la manière de l'exprimer et de le prouver."

Florence Beaugé et Philippe Ridet


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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 6:17

Oui, Nicholas Sarkozy sera en Algérie, aujourd'huit pour du business et politique sans doute !
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 9:21

le nuclear contre le gas oui Wink
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 12:03

« On peut faire l’amitié sans un traité d’amitié »

« Si j’ai souhaité faire très rapidement une première tournée maghrébine, c’est justement pour consulter nos partenaires de la rive sud, et en priorité ceux qui en constituent pour nous le cœur, dont l’Algérie, par laquelle je commencerai ma visite », c’est ainsi qu’a résumé M. Nicolas Sarkozy le but de sa visite en Algérie. Le président français a abordé lors de cet entretien, le premier du genre accordé à la presse maghrébine après son arrivée à la tête de la République Française, plusieurs dossiers, du traité d’amitié Algéro français à la coopération économique en passant par la coopération militaire ainsi que les questions d’immigration.


El Khabar : Monsieur le Président, vous allez vous rendre en Algérie, étape d'une tournée maghrébine, qui sera la première en dehors de l’Union Européenne. Concrètement, qu'attendez vous de cette visite d'autant qu'on a évoqué à maintes reprises le désir de Paris d'opérer une refondation dans ses relations avec Alger ? Qu'entendez vous par asseoir une relation exceptionnelle avec Alger alors que les rapports paraissent ternes sur le plan politique et que l’idée de “traité d’amitié” est abandonnée ?

Par ailleurs, vous avez proposé la mise en place d’une «Union Méditerranéenne». Sur quel type de construction un tel projet peut-il aboutir ? Est-il possible de parler d'une coopération avec la rive sud de la Méditerranée alors que l'Europe ressemble à une forteresse et pensez vous que la politique européenne de voisinage est à même d'être une alternative au processus de Barcelone qui a échoué ?


Nicolas Sarkozy : On peut faire l’amitié sans un traité d’amitié. Ce qui importe surtout, c’est de donner au partenariat entre les deux pays un contenu concret qui soit perceptible par les Algériens et par les Français. Pour atteindre cet objectif, nous nous sommes fixé une feuille de route ambitieuse, mais aussi, je crois, réaliste, qui recouvre tous les domaines de la coopération entre les deux pays : formation des cadres, échanges économiques et investissements, énergie, coopération en matière militaire et de sécurité, circulation, etc. Nous avons aussi défini une méthode pour réaliser ce programme, comprenant une série d’échanges de visites aux niveaux politique et technique afin de faire mûrir tous ces projets en vue d’une autre visite que j’ai proposé au président Bouteflika de faire à la fin de cette année. Un objectif (le partenariat d’exception) ; un contenu ; une méthode pour sa mise en œuvre : voilà ce que je propose pour les relations franco-algériennes dans les prochains mois.

L’approfondissement de nos relations bilatérales avec chacun des partenaires du sud et la mise en chantier de l’Union méditerranéenne sont deux démarches complémentaires. La Méditerranée est notre deuxième espace de solidarité, après l’Europe, et les deux se recoupent d’ailleurs largement. La prospérité, la stabilité, la sécurité des deux rives de la Méditerranée sont interdépendantes. Notre histoire, notre vie culturelle, nos sociétés, sont mutuellement imprégnées. Notre mer commune est aussi un enjeu écologique majeur. Ensemble, nous pouvons faire mieux pour développer les échanges commerciaux, culturels et humains, prévenir les crises et mieux gérer celles qui existent déjà ou se déclarent. Vous m’interrogez sur l’architecture de ce projet. J’ai bien sûr quelques idées, mais elles sont encore préliminaires, et si j’ai souhaité faire très rapidement une première tournée maghrébine, c’est justement pour consulter nos partenaires de la rive sud, et en priorité ceux qui en constituent pour nous le cœur, dont l’Algérie, par laquelle je commencerai ma visite, et qui est appelée, si elle le veut bien, à jouer un rôle clé dans cette nouvelle initiative. Là aussi, il ne s’agira pas de refaire, ni de défaire, ce qui a déjà été fait, mais de redonner vigueur à ce qui existe, de voir quelles structures seraient les mieux à même d’assurer le pilotage du dispositif et de décider d’ores et déjà de quelques initiatives concrètes. Sur tout cela, les conseils et l’expérience du président Bouteflika me seront très précieux.


El Khabar : Dans l’une de vos déclarations vous dites : "Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine en soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres ". Cette manière de voir les choses n’est-elle pas un frein à une amélioration réelle des relations avec l’Algérie surtout qu’Alger demande à la France de reconnaître les crimes commis durant la colonisation qui a duré 132 ans ?

Nicolas Sarkozy : Les jeunes générations, de part et d’autre de la Méditerranée, sont tournées vers l’avenir, plutôt que vers le passé, et ce qu’elles veulent, ce sont des choses concrètes. Elles n’attendent pas de leurs dirigeants que, toutes affaires cessantes, ils se mortifient en battant leur coulpe pour les erreurs ou les fautes passées, parce qu’à ce compte, il y aurait beaucoup à faire, de part et d’autre. Cela ne veut pas dire qu’il faut occulter le passé, car toute grande nation, et cela vaut pour la France comme pour tout autre pays dans le monde, doit assumer son histoire, avec sa part de lumière et sa part d’ombre, et certainement qu’il y a eu beaucoup d’ombres, de souffrances et d’injustices au cours des 132 années que la France a passées en Algérie, mais il n’y a pas eu que cela. Je suis donc pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir, qui est une notion religieuse et n’a pas sa place dans les relations d’Etat à Etat. Le travail de mémoire doit continuer, mais dans la dignité et l’objectivité, à l’abri des polémiques et des tentatives d’instrumentalisation politique. Ce cheminement doit aussi se faire des deux côtés, car il ne s’agit pas d’avoir une partie qui doit accepter sans discuter la vérité de l’autre. C’est seulement ainsi que l’on pourra avancer, peu à peu, vers une lecture commune de l’histoire, dont il ne faut pas se cacher qu’elle prendra du temps. Je veillerai de mon côté à ce que ce travail se fasse, pour ce qui dépend de l’administration française, par exemple à travers la coopération entre les deux Directions des archives. Les médias ont aussi leur rôle à jouer et ils ont déjà beaucoup fait pour éclairer les opinions publiques. Un regard plus lucide et objectif sur le passé, des deux côtés de la Méditerranée, fera beaucoup pour parvenir à des relations apaisées entre les deux pays. Mais je crois tout autant qu’il ne faut pas faire des questions de mémoire un préalable, car dans ce cas nous pénaliserions tous les Algériens et les Français qui attendent de nous des avancées rapides dans nos relations.
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Bensalim
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 12:05

El Khabar : Etes-vous satisfait du niveau des rapports économiques et de l'engagement français en Algérie, cela sachant que des critiques sont régulièrement émises par rapport notamment à la frilosité des entreprises françaises (Celles-ci préfèrent l’activité commerciale) à investir directement en Algérie ? Par ailleurs, vous avez émis le souhait d’un rapprochement entre Sonatrach et Gaz de France. Vous vous êtes dit d’accord aussi pour que la France coopère avec l’Algérie dans le domaine nucléaire civil durant la campagne présidentielle. Est-ce toujours votre position ? Comment voyez-vous l’évolution de la coopération énergétique entre l’Algérie et la France ?

Nicolas Sarkozy : L’Algérie est notre premier partenaire économique sur le continent africain. Mais cette situation est loin d’être acquise, car nos entreprises font face à une forte concurrence et les dernières années ont montré une tendance à l’érosion de leurs positions. Il leur faut donc faire preuve de plus de dynamisme et d’imagination que jamais. Les entreprises françaises devront ainsi, de plus en plus, s’engager, comme elles ont commencé à le faire, dans des formes nouvelles de partenariat avec leurs homologues algériennes. Les investissements en font partie et je souhaite que les nôtres se développent. A cet égard, nos entreprises ne sont pas si « frileuses », puisqu’en 2006 elles ont été les premiers investisseurs hors hydrocarbures et les deuxièmes, hydrocarbures inclus, derrière les Etats-Unis. On peut faire mieux, j’en suis persuadé. Mais cela suppose aussi de lever certains obstacles à l’investissement, qu’il s’agisse du foncier, de la protection de la propriété intellectuelle ou de la concurrence provenant du secteur informel. D’autre part, au-delà des grands contrats qui répondent aux programmes gouvernementaux très ambitieux de modernisation des infrastructures et présentent de fantastiques opportunités pour les entreprises françaises, je crois fortement à la nécessité de développer la présence de nos PME, qui assurent déjà 50 % de nos exportations, et de les encourager à se rapprocher des PME algériennes. Je souhaite l’élaboration d’une véritable stratégie pour encourager ce rapprochement entre PME françaises et algériennes.

Quant à l’énergie, j’ai eu l’occasion de souligner, avant même mon élection, son importance pour la relation entre les deux pays. Elle est en effet de nature à structurer celle-ci et illustre le lien d’interdépendance qui existe entre eux. Or, nous sommes complémentaires : la France dispose de la technologie nucléaire, alors que l’Algérie commence à penser à l’après-pétrole. D’autre part, nous avons autant besoin de sécuriser nos approvisionnements en gaz pour le futur que l’Algérie de pouvoir compter sur un accès sûr et garanti au marché français et, au-delà, européen. On ne peut donc que souhaiter un rapprochement entre les compagnies françaises –GdF, mais aussi Suez et TOTAL- et la Sonatrach.

El Khabar : La France est-elle prête à vendre des armes à l’Algérie, un pays qui a tendance à diversifier ses sources d’achat ? Et quelles seront, à l’avenir, les grandes lignes de la coopération dans le domaine militaire ?

Nicolas Sarkozy : Je serai très ouvert aux demandes algériennes, de la même façon qu’à celles des deux pays voisins, dès lors qu’elles contribuent à l’objectif de renforcer la sécurité régionale et la stabilité de ces pays, qui est pour moi une priorité. Nos entreprises ont été approchées pour de nombreux projets de fourniture d’équipements modernes, dans les domaines naval, aérien et terrestre, ainsi que pour des propositions de partenariats industriels. Il faut reconnaître que peu ont abouti jusqu’à ce jour et je serais très heureux d’en voir un plus grand nombre se réaliser. En ce qui concerne la coopération militaire avec l’Algérie, je suis prêt à aller plus loin, car je veux accompagner celle-ci dans ses efforts de professionnalisation et de modernisation de ses forces et faire face, à ses côtés, aux enjeux de sécurité en Méditerranée et au défi de la lutte contre le terrorisme et les trafics. Ainsi, je souhaite l’aboutissement de l’accord qui avait commencé à être discuté avant mon élection, car il permettrait de renforcer la confiance entre les forces armées des deux pays, d’intensifier le dialogue stratégique et de développer les actions de coopération déjà engagées, notamment en matière de formation des cadres.

El Khabar : Différents chiffres circulent quant aux personnes en situation irrégulière en France. Allez-vous opter pour une solution policière et radicale pour le traitement de ce problème, d'autant que vos déclarations, lors de la campagne électorale pour la présidentielle, ont suscité la crainte d’assister à des refoulements massifs ?
Quelle signification donnez-vous à ce qui est appelé “l’immigration choisie” ?
Qu'en sera-t-il de la libre circulation des personnes notamment pour les conditions d'octroi de visas aux ressortissants algériens ?

Nicolas Sarkozy : On ne peut ignorer la question des personnes en situation irrégulière. C’est une réalité, qui pose un certain nombre de problèmes en France et à l’égard de laquelle j’ai pris des engagements vis-à-vis du peuple français qui m’a élu. Pour autant, je souhaite résoudre cette question de façon concertée avec les pays d’origine et avec le maximum d’humanité. Mon objectif est de faciliter, et non pas de rendre plus difficile, la circulation entre les deux pays et, au-delà, entre la France et les pays du Maghreb. Cet objectif est même une partie intégrante de mon projet d’Union Méditerranéenne. Mais ceci comporte une contrepartie, à savoir une coopération sans faille pour lutter contre l’immigration illégale et les filières clandestines. L’équation est très simple : plus nous serons convaincus que les Algériens, Marocains ou Tunisiens auxquels nous accordons un visa rentreront dans leur pays à l’issue de leur séjour et plus facilement seront réadmis ceux entrés sans visas ou en situation irrégulière, plus nous serons généreux dans l’attribution des visas. Je vous rappelle que lors de la visite que j’ai effectuée en Algérie en novembre dernier en qualité de ministre de l’Intérieur, je m’étais engagé à œuvrer en faveur de la levée de la consultation Schengen, qui alourdissait les délais, et c’est maintenant chose faite. J’avais aussi annoncé la réouverture de notre Consulat général à Oran et celle-ci est prévue pour septembre prochain. Il nous faut aussi transférer en Algérie les tâches qui sont encore assurées à Nantes et généraliser la biométrie. Notre objectif est d’y parvenir avant la fin de cette année. De plus, nous avons augmenté le nombre de visas de circulation de plus d’un an (34000 en 2006) et allons continuer à le faire, pour tous les Algériens, hommes d’affaires et universitaires notamment, qui contribuent à nourrir la relation bilatérale. J’encourage d’ailleurs nos amis algériens à faire de même.

Quant à l’immigration choisie, c’est autre chose, puisque, par définition, il ne s’agit pas de circulation, c’est-à-dire de personnes de passage, mais de celles qui sont appelées à rester chez nous un certain temps. Il est normal que, pour celles-là, et comme c’est le droit de tout pays souverain, nous décidions des critères qui vont nous amener à les sélectionner. C’est ce que font par exemple le Canada, les Etats-Unis ou l’Australie. Il faut d’ailleurs bien distinguer cette immigration, destinée à répondre aux besoins de la société et de l’économie françaises, de la situation des Algériens qui séjournent en France pour se former et ont vocation à retourner dans leur pays pour contribuer à son développement à l’issue de leurs études ou de leur période de formation. En effet, il ne s’agit pas pour nous d’alimenter la « fuite des cerveaux », bien au contraire, tout en sachant qu’il appartient au pays d’origine de créer l’environnement professionnel et social qui amènera les cadres ainsi formés à avoir envie d’y retourner.
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Bensalim
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 12:05

El Khabar : Plusieurs pays et ensembles, à puissances diverses, oeuvrent actuellement à intensifier leurs relations avec la zone Maghreb. Comment la France perçoit-elle ses futurs rapports avec cette région sans donner l’impression d’évoluer dans un terrain conquis ? Et quelle est, selon vous, la meilleure solution pour régler définitivement le conflit du Sahara occidental ?

Nicolas Sarkozy : Il y a plusieurs questions dans votre question. En ce qui concerne la première, il serait bien aventureux pour nous de considérer le Maghreb comme un « terrain conquis ». Notre histoire avec cette région nous enseigne une certaine prudence. Non seulement nous ne prétendons pas à des rapports exclusifs, mais ceux-ci ne seraient pas sains. Sur le plan économique, nos entreprises font face à une vive concurrence, et c’est une bonne chose pour l’Algérie. Dans le domaine linguistique, je souhaite évidemment que l’Algérie reste un grand pays francophone -et nous ferons tout ce que nous pourrons pour l’y aider-, mais il est bon aussi que de plus en plus de jeunes Algériens sachent l’anglais et légitime aussi que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins.

Quant à la question du Sahara Occidental, il est en effet grand temps d’y trouver une solution durable, car sa persistance fait de toute évidence obstacle au rapprochement entre les pays du Maghreb qui pourront plus facilement relever les défis auxquels ils font face, qu’il s’agisse des aspirations de leur population ou de la lutte contre le terrorisme. La résolution 1754, adoptée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité le 30 avril dernier, a représenté une avancée. La première session des négociations directes sous l’égide des Nations Unies, qu’elle a prescrites, s’est déroulée près de New York les 18 et 19 juin et nous l’avons saluée. Un nouveau rendez-vous a été pris. J’espère très sincèrement que ces discussions vont aboutir à une solution raisonnable, acceptable par chacune des parties, et suis certain que tous les pays de la région qui ont une influence sur ce dossier, dont l’Algérie, auront à cœur d’y contribuer.
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Amir
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Mar 10 Juil - 12:09




Arrow La diplomatie de Sarkozy à l'épreuve des rivalités du Maghreb

10.07.07 | 07h19




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ar William Maclean

ALGER (Reuters) - La rivalité entre le Maroc et l'Algérie est l'occasion d'un test pour la diplomatie du président Nicolas Sarkozy, qui entreprend cette semaine une visite en Afrique du Nord afin de resserrer les liens de la France avec une région clé pour la sécurité énergétique européenne.






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Le dirigeant français, qui accomplit son premier voyage hors d'Europe depuis son élection en mai, a pu mesurer à quel point sa tâche est délicate lorsque Rabat a brusquement annulé l'étape marocaine de sa visite en faisant valoir que son passage de quarante-huit heures était trop bref.
Selon des diplomates, le Maroc, considéré comme l'allié le plus sûr de Paris en Afrique du Nord, s'est irrité de ce que Sarkozy entame son périple en Algérie, rival régional de Rabat et puissance montante dans le domaine énergétique.
La réaction marocaine a surpris dans une région où s'exerce depuis longtemps l'influence commerciale de la France et qui est la première destination non européenne où se rendent les présidents français après leur élection.
Certains ont parlé de bourde de la part du Maroc, dont les dirigeants entretenaient des liens personnels étroits avec le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, qui leur apportait son soutien dans le conflit du Sahara occidental - principale pomme de discorde entre Alger et Rabat.
"Annuler la visite d'un président élu depuis peu, très puissant et populaire (...), cela aura des retombées diplomatiques", selon Kader Abderrahim, expert du Maghreb à l'Institut des relations internationales et stratégiques de Paris.
"Les Marocains pensaient qu'ils pourraient entretenir les mêmes relations avec Sarkozy qu'avec Chirac. Ce n'est pas le cas. C'est une autre génération qui prend la relève (à Paris)."
"Sarkozy ne doit rien aux Marocains ni aux Algériens. Pour ce qui est des intérêts français, Sarkozy voit que ce qui compte à moyen terme, c'est l'Algérie, un pays grand, fort, important."Cool
Le nouveau chef de l'Elysée souhaite infléchir la politique africaine de la France, dont il estime qu'elle s'assimilait du temps de Chirac à un confortable réseau de liens personnels.
ECUEIL SAHARIEN
Sarkozy se rend mardi à Alger pour un déjeuner de travail avec le président Abdelaziz Bouteflika, avant de gagner Tunis pour un entretien et un dîner de travail avec le président Zine al Abidine ben Ali. L'étape la plus longue de son voyage - au moins deux jours - était censée se dérouler au Maroc.
Tunisie et Maroc, anciens protectorats de la France, attirent d'importants investissements français. L'Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique.
Selon l'entourage de Sarkozy, ce dernier compte exposer à ses interlocuteurs son idée embryonnaire d'"Union méditerranéenne", projet de partenariat formel entre les pays d'Europe du Sud et leurs voisins d'Afrique du Nord.
En Algérie, où il compte retourner l'automne prochain pour des entretiens économiques approfondis, on s'attend à ce que le président français aborde aussi un éventuel rapprochement entre Gaz de France et la société nationale algérienne Sonatrach.
Mais selon des commentateurs, il est peu probable que ses efforts en ce sens aboutissent en Algérie s'il ne change pas la politique française sur le Sahara occidental.
Sous la présidence de Chirac, Paris apportait un franc soutien au projet de Rabat d'octroyer une autonomie sous souveraineté marocaine aux 260.000 habitants du territoire. Les indépendantistes du Front Polisario, appuyés par l'Algérie, veulent un référendum avec l'option de l'indépendance.
Le conflit saharien fait obstacle aux échanges commerciaux inter-maghrébins: les frontières terrestres du Maroc et de l'Algérie, fermées en 1994 dans un contexte de tensions militaires, le restent aujourd'hui.
L'ex-Premier ministre algérien Redha Malek, dont les propos reflètent les positions officielles sur le Sahara, a déclaré à Reuters que Sarkozy serait jugé sur cette question à Alger.
S'agissant du report de la visite de Sarkozy au Maroc, elle s'explique par le fait que les Marocains étaient mécontents que le président français "commence à Alger", ce qui "ne pouvait pas leur plaire", a dit Malek.
Le Maroc n'a pas fait de commentaire officiel à ce sujet. Selon le quotidien Al Massa, Rabat souhaite recevoir Sarkozy quand il disposera d'un temps suffisant pour étudier toutes les questions d'intérêt commun.
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Jeu 12 Juil - 0:32

le déba de france 24 sur la visite de sarko en algerie ..ça vos un coup d'oel Wink
http://www.france24.com/france24Public/fr/debats/Debat-FRANCE-24.html
Citation:
Visite de Nicolas Sarkozy : le point de vue du journal « Le Monde »
Par le monde le 11/07/2007

Dans son édition datée de jeudi 12 juillet, le célèbre quotidien français « Le Monde » publie un éditorial consacré à la tournée maghrébine de Nicolas Sarkozy. Un texte que « toutsurlalgerie.com » vous propose de lire.

Dès son premier voyage présidentiel au sud de la Méditerranée, Nicolas Sarkozy s'est heurté aux obstacles maghrébins. Les Marocains lui ont fait comprendre qu'ils n'entendaient pas être traités à la sauvette et visités en quelques heures, comme leurs voisins et rivaux algériens. Le chef de l'Etat voulait pourtant donner le coup d'envoi d'une nouvelle politique méditerranéenne qui se distingue, au moins implicitement, de l'action de son prédécesseur. Il n'y est parvenu qu'en partie.


En Algérie, il a tiré un trait définitif sur le traité d'amitié cher à Jacques Chirac. Le texte, calqué sur le traité d'amitié et de coopération de 1963 entre la France et l'Allemagne, était prêt depuis des mois. Sa conclusion a buté sur l'exigence d'Alger d'une "repentance" française pour les crimes commis pendant la guerre d'Algérie. La preuve de l'amitié, ce ne sont pas les excuses, mais les projets d'avenir, a dit en substance M. Sarkozy au président Bouteflika. Et l'avenir, c'est l'"Union méditerranéenne", dont les Algériens attendent avec intérêt de connaître la substance.

Même écoute "enthousiaste" à Tunis, de la part du président Ben Ali. Là, M. Sarkozy a mis ses pas dans ceux de son prédécesseur en restant très discret sur les violations des droits de l'homme dans un pays qu'il voit cheminer vers la démocratie. La Tunisie est avant tout considérée comme une alliée dans la lutte contre le terrorisme. Paris et Tunis vont renforcer la coopération de leurs services de sécurité, et, en ce qui concerne les "services", M. Ben Ali est imbattable.

Pour sa première sortie internationale, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, a gardé un profil bas. Elle était visiblement mal préparée à un voyage inopiné, mais elle a promis de se rattraper en recevant la présidente tunisienne de la Fédération internationale des droits de l'homme... à Paris.

Cette brève escapade maghrébine illustre la difficulté de mener cette "diplomatie des droits de l'homme" dont Nicolas Sarkozy semble partager l'ambition avec son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner. A plusieurs reprises pendant la campagne et depuis son élection, le président de la République a mis en avant le respect des droits de l'homme comme l'un des critères de la politique internationale. Il avait même exprimé ses réticences à serrer la main des dirigeants étrangers qui n'en font pas grand cas.

Mais la diplomatie a ses exigences. De l'autre côté de la Méditerranée, les partenaires potentiels de la France ne sont pas tous, loin de là, des parangons de vertu démocratique. Et c'est avec eux qu'il faut traiter pour faire progresser cette communauté méditerranéenne que la France appelle aujourd'hui de ses voeux. Dans l'espoir très téméraire qu'elle produira aussi des changements politiques.

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 20 Juil - 1:13

Citation:
Sarko l'Algérien : l’éditorial de Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur
Par le nouvel observateur le 19/07/2007 à 19:27

Dans son éditorial publié aujourd’hui, le célèbre journaliste français, Jean Daniel revient sur la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie et le projet d’Union de la Méditerranée du chef de l’Etat français. « Toutsurlalgerie.com » vous propose de lire en intégralité :

Dans l'avion qui le conduit à Alger, le mardi 10 juillet, Nicolas Sarkozy évoque la cérémonie du 14-Juillet. Normal. Sauf que ce n'est pas celle à laquelle il présidera quatre jours plus tard et qui comprend un hommage fervent et sans précédent à l'Union européenne. Le président français, lui, pense au 14-Juillet... 2008! Tout simplement. Et cette idée illumine son visage d'une excitation enfantine. Car, imaginez, cette célébration serait, pourrait être, et en fait sera «formidable» parce qu'elle réunira les pays de toute la Méditerranée, celle des deux rives, celle de l'Europe et de l'Afrique. Rien de moins. «Je crois plus que tout à la force des symboles. Après l'Union européenne, ce sera l'Union méditerranéenne.» Telle est la grande idée qu'il entend «vendre» aux Algériens en choisissant leur capitale pour effectuer son premier voyage officiel hors d'Europe. Le premier partenaire de la France devrait être le président Abdelaziz Bouteflika, avec lequel Nicolas Sarkozy a entrepris, depuis longtemps et à l'insu de tous, de tisser des liens d'estime et de sympathie. Il avait son plan. C'est du président algérien que le président français a reçu les premières félicitations, à 20h10, le soir de son élection.

L'Union méditerranéenne en un an ? N'est-ce pas rêver à l'impossible alors que le Liban flambe, qu'Israël est instable, qu'il y a deux Palestine, deux Chypre, deux Sahara. Rêver de l'impossible? Le président dit qu'il ne fait que cela. Ses deux ennemis ont toujours été le doute et la résignation. Seul l'impossible vaut la peine d'être tenté. Mais en ce cas, y croit-il vraiment? Réponse: pour agir il faut croire ou faire comme si l'on croyait. Donner du temps au temps? C'est bon pour ceux qui veulent durer, non pour ceux qui veulent réformer.

Une évidente complaisance le conduit à tirer une loi globale de chacun de ses comportements. Il théorise alors, et de manière sentencieuse, toutes ses humeurs. Pas le temps de réfléchir? Mais pendant cinq ans, observe-t-il, il n'a fait que cela! Il en fait trop? Avant lui, les autres n'en ont pas fait assez. S'il sent que la formule ne fait pas mouche, qu'elle a trop servi, il a un sourire supposé entraîner l'indulgence pour les inévitables servitudes du métier. Mais il a aussi une façon astucieuse de riposter. Quand le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali se plaint amèrement du sort que lui réserve la presse française, Nicolas Sarkozy lui répond que ce n'est rien, mille fois rien, à côté du traitement que lui-même a subi! Le président tunisien a dû passer de la plainte à la commisération.

Le jeudi suivant, 12 juillet, il doit faire à Epinal, comme jadis de Gaulle - toujours la force du symbole -, son grand discours sur les institutions. «i» A cause de formules de ce genre, j'ai imprudemment évoqué récemment le souvenir de Mendès France. Mais avec Mendès France, on n'en était pas constamment à se demander si sa stratégie de persuasion l'exposait au risque de paraître bateleur et racoleur, si sa simplicité était faite de démagogie et s'il n'était populaire que parce qu'il était populiste. En fait, il y a plutôt du Bonaparte en Sarkozy, devenu d'ailleurs le chef d'une droite vraiment bonapartiste.

Que fais-je dans cet avion? J'ai voté Ségolène et ne le regrette pas. J'ai horreur de la jubilation masochiste des hiérarques du Parti socialiste devant l'échec de leur candidate. Face à la droite, le socialisme ne s'est tout de même pas déshonoré. Avec Mauroy, avec Rocard, avec Jospin, ça a même été le contraire. La façon dont Eric Besson a trahi les siens pour devenir ministre me paraît le comble de la forfaiture. Quant à Nicolas Sarkozy lui-même, j'ai sévèrement critiqué un voyage qu'il avait fait aux Etats-Unis pour dénoncer la politique de son propre pays tout en étant le numéro deux du gouvernement, risquant ainsi de discréditer la fonction à laquelle il prétendait. Et si je me suis toujours interdit de dire ou de laisser entendre que l'ancien ministre de l'lntérieur de Jacques Chirac pût être le moins du monde raciste, xénophobe ou fascisant, j'ai douté en revanche fortement des orientations de sa politique étrangère.

Mais je n'entends rien dans cet avion qu'un Hubert Védrine n'aurait pu formuler. Aucune fausse note entre Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, Jean-David Levitte, Henri Guaino et Rama Yade. Que disent-ils du Proche-Orient, par exemple? La sécurité d'Israël? Une priorité. Mais elle dépend désormais surtout de l'aide plus ou moins massive fournie par les Israéliens à l'Autorité palestinienne. Mais de plus, de toute façon, on ne fait la paix qu'avec des ennemis. Et ce n'est pas lorsqu'ils s'arrogent le droit de parler aux Iraniens que les Etats-Unis peuvent trouver à redire au fait que l'on songe à parler au Hamas, au Hezbollah, sinon aux Syriens. «Auriez-vous envoyé des troupes en Irak auprès des Américains si vous aviez été aux affaires?», ai-je demandé à Sarkozy. Il s'attend à la question et répond aussitôt: «En aucune façon! Je n'y aurais même pas pensé, connaissant le sort de toutes les occupations. En revanche, j'aurais été mille fois plus proche qu'avant des Etats-Unis.»

Il y aura donc une certaine continuité de la politique étrangère. Et comme j'ai derrière moi une longue vie de familiarité avec le Maghreb et la Méditerranée, j'ai été invité à voir comment les ambitieux projets du nouveau président pouvaient être accueillis. Mais en fait, et avant toute chose, si avec Nicolas Sarkozy commence une ère nouvelle, c'est d'abord dans la rupture qu'il opère avec le style, les méthodes, le langage, les gestes de ses prédécesseurs lorsqu'ils incarnent le visage de la France à l'étranger. Tous ceux qui se font une idée avantageuse de la présidence de la République doivent revoir leur copie. Si vous pensez que le président ne doit pas se départir d'une certaine superbe, que son autorité doit garder quelque secret sinon un parfum de mystère, que ses propos doivent révéler une conscience un peu suffisante du rang que son pays occupe dans le concert des nations, bref, si vous évoquez de Gaulle, ou Giscard d'Estaing, ou Mitterrand, alors vous devez vous apprêter (c'est ce que j'ai fait) à tomber de haut et à revenir de loin. Je dois dire que les interlocuteurs algériens et tunisiens de Nicolas Sarkozy n'ont pas été les moins surpris, les moins divertis, et parfois même les moins séduits, par le spectacle d'un président de la République française exprimant, avec les mots de tout le monde et avec une cordialité aussi naturelle, la défense non pas de la grandeur mais des intérêts de son pays. Dans son dialogue avec le président Abdelaziz Bouteflika, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme un jeune chef d'Etat qui n'avait jamais participé à aucune des tragédies qui séparaient la France de l'Algérie, qui n'avait de toutes ces souffrances qu'une connaissance indirecte et qui ne pensait, mais de manière obsessionnelle, qu'à l'avenir. Ce nouveau président français a entrepris de «ringardiser», comme il pourrait le dire lui-même, les préoccupations de repentance et les états d'âme sur la signature d'un «pacte d'amitié». C'est sans doute aller vite en besogne! Mais c'est la première fois que j'entends un représentant de la France abandonner, vis-à-vis de l'Algérie, l'habituelle attitude de paternalisme complexé et de protection coupable pour ne voir en elle qu'une puissance égale à celle de la France, disposant d'un immense territoire, de ressources considérables et objet de convoitises planétaires. «Je suis pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir, qui est une notion religieuse et n'a pas sa place dans la relation d'Etat à Etat.»

Quels sont les faits? L'Algérie est le premier partenaire économique de la France sur le continent africain. Les Français sont les premiers investisseurs, hors hydrocarbures, et les deuxièmes, hydrocarbures inclus, derrière les Etats-Unis. Or, le 10 juin, les Etats-Unis et l'Algérie ont signé un protocole d'accord dans le délicat et important domaine du nucléaire civil. C'est la signature de ce protocole qui a conduit Nicolas Sarkozy à une stratégie immédiate et offensive, préconisant, outre un rapprochement de GDF et de Suez avec la société algérienne d'hydrocarbures Sonatrach, la fourniture par la France des équipements indispensables à l'édification d'un nucléaire civil algérien. Ce sont ces données qui commandent l'avenir des relations franco-algériennes, franco-maghrébines et euro-méditerranéennes. Nicolas Sarkozy déclare avec tranquillité qu'il entend conclure avec les Algériens un partenariat si privilégié, si exceptionnel et qui profiterait de manière si égalitaire aux deux parties que cela dissuaderait les ambitions compétitives des autres grandes puissances. Il montre qu'il connaît suffisamment son dossier mais aussi celui des Algériens: sérieux progrès.

La différence générationnelle a-t-elle altéré la communication entre le jeune chef d'Etat français et le président Bouteflika, beaucoup plus âgé? Je n'en sais rien. Il m'a semblé qu'Abdelaziz Bouteflika connaissait déjà le réalisme lyrique et l'impatience survoltée de Nicolas Sarkozy. Mais il a décrété publiquement, et s'adressant à moi, que son homologue français était un «patriote», qu'il défendait son pays de la même manière que lui-même le faisait. Et il avait trouvé normal, il y a quelques mois, qu'un candidat à la présidence de la République française demandât à tous les citoyens français d'aimer leur pays. Pour «l'immigration choisie», on verra plus tard. Ce que les Algériens veulent par dessus tout c'est garder chez eux leurs élites. Même s'il est bien vrai qu'ils ne font pas encore tout pour cela.

Cela dit, les Algériens ont de sérieuses difficultés de gouvernance. L'audacieuse politique de «réconciliation nationale» n'a pas définitivement tari les sources du terrorisme islamiste ni diminué la douloureuse amertume de ses victimes.. Les généraux sont loin d'avoir perdu toute influence. L'autorité du président Bouteflika tire une bonne partie de sa force de ce qu'il n'existe aucun autre recours politique dans le pays. Pourtant, la vitalité des jeunes Algériens et leur capacité d'adaptation au monde moderne ne laissent pas d'impressionner les étrangers. Ce sont eux qui pourraient sans doute, dans un avenir proche, devenir les vrais interlocuteurs de Nicolas Sarkozy. Il reste que, comme me l'ont confié plusieurs responsables algériens, si le président français tient sa promesse de s'engager personnellement dans une coopération maghrébine et méditerranéenne dont l'axe serait en quelque sorte Paris-Alger, et cela sans nuire à l'orgueil national et aux intérêts du Maroc et de la Tunisie, alors le voyage officiel d'Etat de décembre prochain de Nicolas Sarkozy à Alger pourrait déboucher sur un accord historique.

Jean Daniel
Le Nouvel Observateur

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 21 Juil - 10:47

Paris et Alger ont pratiquement enterré mardi le projet de "traité d'amitié" entre la France et l'Algérie pour privilégier une coopération sur des dossiers concrets, qui pourrait être formalisée lors d'une visite d'Etat du président français début décembre
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Dim 29 Juil - 23:58

Citation:
Actualité (Lundi 30 Juillet 2007)

Le président iranien est attendu le 6 août pour une visite d’État
Le controversé Ahmadinejad annoncé à Alger

Par : R. B.
Lu : (300 fois)

Au-delà du renforcement de la coopération bilatérale, Téhéran souhaite qu’Alger
s’implique à nouveau dans le règlement du différend nucléaire.

Le
président iranien, Mahmoud Ahmadinejad est attendu le 6 août en Algérie
pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle il doit
rencontrer son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, afin de
relancer la coopération bilatérale après l'annulation, en janvier
dernier, d'un déplacement à Alger du chef d'État iranien.
Une lettre
récente du chef d’État iranien, envoyée à M. Bouteflika, a mis un terme
à toutes les ambiguïtés à la suite de l'annulation de cette escale.
M.
Ahmadinejad devait effectuer une escale technique à Alger où il devait
s'entretenir avec M. Bouteflika sur le très controversé dossier du
nucléaire iranien. Mais, à la surprise générale, El-Mouradia avait
annoncé l'annulation de cette escale.
Un responsable de la
Présidence avait, alors, indiqué qu'Alger avait été informé que M.
Ahmadinejad ne ferait pas cette escale, sans autre précision. Le
président iranien venait d’achever une tournée en Amérique latine qui
l’a conduit en Équateur et au Venezuela d’Hugo Chavez, principal
soutien étranger du programme nucléaire de l’Iran.
Le mutisme
observé par Alger et Téhéran sur les raisons de cette annulation avait
donné lieu à de nombreux commentaires. Certains analystes n'ont pas
hésité à faire le lien avec le dossier nucléaire iranien qui risquait
de mettre l'Algérie dans l'embarras alors qu'elle venait d'accueillir,
quelques jours auparavant, une conférence africaine sur les
utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire civile en partenariat
avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aeia).
Le patron
de cette agence, l’Égyptien Mohamed El-Baradeï, ennemi juré des
Iraniens, avait même été décoré, en marge de cette rencontre, par le
président Bouteflika de la médaille El-Athir (l’Élu), la plus haute
distinction de l’Ordre du mérite algérien.
Pour sa part, l'ambassade
d'Iran à Alger avait invoqué par la suite un malaise dont aurait été
victime le chef d'État iranien qui venait d'achever alors une tournée
de plusieurs jours en Amérique latine. Il faut savoir que le chef de
l’État iranien se déplacera à Alger en compagnie d’une forte délégation
dont des industriels et des hommes d’affaires sachant que Téhéran a
déjà investi dans plusieurs secteurs d’activité dont l’industrie lourde
en Algérie. Selon nos sources, les entretiens qu'auront les deux chefs
d'État seront essentiellement consacrés au dossier du nucléaire
iranien. Téhéran souhaiterait que l'Algérie, considérée jusque-là comme
médiateur-clé dans le conflit qui oppose l'Iran aux grandes puissances
occidentales, s’implique à nouveau dans la gestion de ce bras de fer
interminable. L'Algérie aura donc une mission qui ne sera pas de tout
repos d'autant plus que le chef d'État iranien ne semble pas prêt à
faire machine arrière et continue à tenir tête aux puissances
occidentales. Il y a quelques jours, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que
l'Iran ne se soumettrait jamais à la logique de la force et
n'arrêterait pas ses activités nucléaires. Le Conseil de sécurité de
l'ONU a voté deux résolutions imposant des sanctions contre le
programme nucléaire et balistique de l'Iran pour exiger la suspension
des activités d'enrichissement d'uranium soupçonnées de masquer des
ambitions militaires.
Mais Téhéran, qui assure de poursuivre son
programme civil, a refusé de se soumettre à ces deux résolutions. En
tout cas, son déplacement à Alger permettra à coup sur de savoir un peu
plus sur les ambitions de Téhéran sur le dossier nucléaire et son
souhait quant au règlement de ce différend avec les institutions
internationales.

R. B.

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