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 Les relations internationales de l’Algérie

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cesam
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Jeu 22 Oct - 13:04

Il y a lieu de souligner que le secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Proche-Orient s'est penché également sur tous les dossiers de la région, notamment celui de l'occupation du sahara occidental qui figure en bonne place.
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samsung
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Jeu 22 Oct - 13:13

Que s'est-il dit a ce sujet?
sachant ue les USA soutiennent le projet marocain d'autonomie.
Vous pensez que le sous-secrétaire d'Etat américain a réussi a le faire comprendre a l'Algérie?
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Jeu 22 Oct - 13:23

faire comprendre quoi ?

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 9:25

samsung : il parle de legalité internationale et de l'ONU

et de strictement rien d'autre !!!

il faut voir la realité du dossier en face, et elle ne s'annonce pas joyeuse pour rabat
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samsung
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 9:37

Juba2000 a écrit:
samsung : il parle de legalité internationale et de l'ONU

et de strictement rien d'autre !!!

il faut voir la realité du dossier en face, et elle ne s'annonce pas joyeuse pour rabat


Oui je le sais Juba2000000, ca fait plus de 30 années que ca ne s'annonce pas joyeux pour le Maroc, Sleep
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 9:41

oui tu le dis tres bien : 30 annees

ca commence a user bien des patiences...

et du coté officiel algerien, il ne faut pas compter sur un quelconque lachage du polisario

je ne comprends pas l'acharnement alaouite sur cette affaire, on est au 21eme siecle, et le temps des colonies est irremediablement terminé

cet anachronisme coute cher a la jeunesse marocaine, sacrifiee pour des lubbies d'un autre age
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 9:44

samsung a écrit:
Juba2000 a écrit:
samsung : il parle de legalité internationale et de l'ONU

et de strictement rien d'autre !!!

il faut voir la realité du dossier en face, et elle ne s'annonce pas joyeuse pour rabat


Oui je le sais Juba2000000, ca fait plus de 30 années que ca ne s'annonce pas joyeux pour le Maroc, Sleep


Attention à ne pas jouer la provoc avec les smileys Exclamation que des arguments rien que des arguments Exclamation
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cesam
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 10:14

samsung a écrit:
Que s'est-il dit a ce sujet?
sachant ue les USA soutiennent le projet marocain d'autonomie.
Vous pensez que le sous-secrétaire d'Etat américain a réussi a le faire comprendre a l'Algérie?



Que s'est-il dit? tu n'as qu'à lire l'article publié à cet effet. Aprés que les USA aient envoyé, en début d'année, une lettre à ton roi, ils n'ont rien vu venir de concret sur l'ensemble des dossiers traités, alors maintenant ils proposent à l'Algérie l'élargissement et le développement de la coopération à tous les domaines tant sur les plans politique (Iran, Palestine, Sahara Occidental etc...), économique (hydrocarbures, investissements, commerce etc...) que militaire (armements, lutte anti-terroriste etc...).

S'agissant du Sahara Occidental, les USA et le reste du monde se tiennent à la légalité internationale et actuellement le dossier est géré par les Nations Unies. Dire que les USA soutiennent l'approche de ton pays est une fuite en avant, la vérité est trés amère à admettre (fin du HS).
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 11:03

bon revenant au sujet principal Exclamation

Arrow

Les relations internationales de l’Algérie

pour se qui est du dossier saharien il y a déjà un topic spécialement dédier inutile de polluer les autre topic avec le même sujet .

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Ven 23 Oct - 17:52

Le ministre des AE marocain menace l'Algerie et denigre son registre des droits de l'homme



http://www.aawsat.com/details.asp?section=4&issueno=11286&article=541144&search=الجزائر&state=true

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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Dim 25 Oct - 13:08

Mouvement dans le corps Diplomatique

Nomination d’ambassadeurs : quels critères ?


Citation:
25.10.2009 - elwatan - Le mouvement dans le corps diplomatique s’est opéré sans grand bruit. Comme à l’accoutumée, de nouveaux noms, parfois les moins attendus, sont « injectés » dans le « circuit ».

D’autres se voient changer uniquement de pays ! Chacun a ses compétences, son expérience qu’il n’a nécessairement pas acquise dans ce secteur sensible. Certains arrivent dans le corps avec un CV si particulier qu’on peut les qualifier d’« intrus ». Des figures politiques qui ne doivent leur nomination qu’au chef de l’Etat auquel la Constitution confère cette prérogative. Près de vingt-quatre nouveaux ambassadeurs ont déjà reçu leur agrément auprès des pays hôtes.

Tous n’ont pas le même niveau, ne sont pas issus de la même école. Ils n’ont pas tous, non plus, une formation dans le domaine. On trouve, certes, parmi eux ceux qui ont passé l’essentiel de leur parcours professionnel dans les arcanes de la diplomatie, ceux qui ont déjà fait leurs preuves sur le terrain. Mais il y en a bien d’autres qui sont à leur première expérience dans le domaine. Ainsi, une question se pose d’elle-même : comment procède-t-on à la nomination de nos ambassadeurs ? Quels sont les critères de sélection ? Difficile d’y répondre, tant les paradoxes sont multiples.

Nombreux sont ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur certaines nominations. C’est le cas de celle de Hamraoui Habib Chawki, ex-directeur de la Télévision algérienne, au poste d’ambassadeur en Roumanie. Pendant son parcours, que ce soit comme ministre ou à la tête de la télévision, M. Habib Chawki n’a pas réalisé de prouesses qui mériteraient une telle « récompense », estiment certains observateurs.

Les exemples sont légion. Abdelkader Khomri, ancien ministre, n’a pas non plus effectué une formation diplomatique. Comme il ne s’est jamais distingué par un exploit particulier qui l’aurait qualifié d’office à un tel poste. Bien que cela ne soit pas une « spécialité locale » — d’autres pays comme la France le font —, il est du droit des Algériens de savoir et de comprendre les critères selon lesquels sont nommés les ambassadeurs. Il est clair que le diplôme n’est pas le sésame permettant d’accéder à un tel poste. D’autres éléments d’ordre politique, dont la proximité avec le cercle présidentiel, peuvent y contribuer et sont parfois déterminants.

Le critère de l’expérience est perceptible dans certains cas, comme celui de la nomination, par exemple, en 2008 de Abdallah Baâli comme ambassadeur d’Algérie à Washington. Une nomination qui a été saluée par plus d’un, tant les succès de l’homme sont nombreux et multiples. Inconnu du grand public, M. Baâli est un fin connaisseur des coulisses des Nations unies où il était pendant des années le représentant permanent de l’Algérie. Comme lui, il y en a bien d’autres. Mais il y aurait des « nominations » obéissant à d’autres critères, comme pour service rendu ou couleur politique. Mais les « combines » politiques ne font pas toujours bon ménage avec la compétence et la qualification !




star Le président a usé de son pouvoir discrétionnaire.
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Dim 25 Oct - 19:56

Discoure du Président Bouteflika a L'ONU septembre 2009


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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Sam 31 Oct - 21:50

Des experts analysent les relations Algérie-UE à Londres
Soupçons algériens et cynisme européen


Citation:

D’un côté, une Algérie un peu trop sur la défensive et de l’autre, une Europe dans une attitude à la fois paternaliste et rigide. Tel est le constat que des diplomates et des universitaires britanniques ont dressé sur l’évolution en dents de scie des relations de partenariat entre notre pays et l’UE.

Que pense la Grande-Bretagne des relations entre l’Algérie et l’Union européenne ? Ayant lui-même des rapports alambiqués avec Bruxelles, le Royaume-Uni reproche à l’édifice communautaire de concevoir sa politique de coopération avec les pays du sud de la Méditerranée, l’Algérie y compris, selon une approche paternaliste. Dans le cas spécifique de notre pays, les Britanniques se plaignent aussi que la France joue à la fois le rôle de l’expert et du favori. La perception, souvent juste, de l’Algérie comme une chasse gardée de leur voisin d’Outre-Manche les irrite. “Cela commence à changer. Mais en Algérie, l’empreinte de la France est encore visible partout, au niveau du fonctionnement des institutions comme la justice, dans le système éducatif. Le français est également la deuxième langue du pays”, regrette la baronne Symons. Cette ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères prenait part jeudi dernier à une conférence expertisant la qualité du partenariat entre l’Algérie et l’UE.
L’événement, tenu à Birkbeck College à Londres, était organisé conjointement par l’Association des études algériennes (Society for Algerian Studies) et le Conseil d’entente arabo-britannique (Council for Arab-British Understanding). D’anciens hauts diplomates du Royaume-Uni en Algérie, des universitaires ainsi que des représentants de notre ambassade y ont pris part. Sous l’œil des analystes britanniques qui se sont succédé à la tribune, l’Algérie et leur pays se distinguent par une résistance similaire à souscrire à des initiatives communautaires qui pourraient gommer leur souveraineté. “Les Algériens voudraient garder le contrôle sur leur politique de développement”, estime Mme Symons. Selon elle, la propension de l’Europe à vouloir imposer sa propre vision, en matière de partenariat, explique en partie la lenteur et les ajournements ayant retardé jusqu’à 2002 la signature de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE. La même raison à ses yeux justifie les réserves exprimées par le gouvernement algérien sur l’Union pour la Méditerranée (UPM) mise sur les rails par le président français Nicolas Sarkozy. Lui emboîtant le pas, le Dr Hugh Roberts, vice-président de l’Association des études algériennes, et chercheur universitaire spécialiste de l’Afrique du Nord, identifie deux variables qui alimentent les soupçons de l’État algérien à l’égard de toutes les offres d’intégration, émanant de l’Europe. La première raison évoque une obsession à préserver et à faire respecter son indépendance. En second lieu, l’Algérie tient à ce que son rôle de leadership régional soit reconnu. De l’avis du Dr Roberts, cette double préoccupation explique la tendance de ce pays à vouloir diversifier ses partenaires étrangers. La question démocratique est évidemment le sujet qui fâche dans les relations entre l’UE et l’Algérie. Pourtant, selon le Dr Roberts, Bruxelles a rarement entretenu une opinion honnête et altruiste à ce propos. “L’Europe a instrumentalisé la revendication démocratique pour faire pression sur le régime algérien, au moment où la situation économique dans le pays était désastreuse. Cette approche est cynique”, note l’universitaire, faisant remarquer à juste titre que l’UE n’a pas hésité à ravaler ses critiques quand les caisses se sont remplies.
La propension du Vieux Continent à établir une relation asymétrique avec ses voisins du sud de la Méditerranée et qui préserve en priorité ses intérêts, trouve une parfaite illustration dans le cas de l’Algérie, pense aussi le Dr Claire Spencer, directrice du programme de recherche sur l’Afrique du Nord à l’Institut royal des affaires internationales. Retraçant les conditions dans lesquelles le processus du partenariat euroméditerranéen a été lancé en 1992 à Barcelone, elle précise qu’à l’époque, l’Europe avait considérablement négligé l’Algérie en raison de son conflit interne. Pour l’UE, dit-elle, il était surtout important d’empêcher que la violence qui décomposait ce pays ne se répande à l’extérieur et l’atteigne. Le Dr Spencer rappelle à cet effet qu’il aura fallu attendre l’affaire du détournement de l’Airbus d’Air France en 1994 et les attentats dans le métro parisien en 1995, pour que l’Europe, à l’instigation de la France, se penche sur le problème du terrorisme en Algérie. En 1998, elle avait décidé d’y envoyer une troïka pour enquêter sur le massacre de populations à Relizane. Pour l’universitaire évidemment, cette attitude très égoïste des pays de l’UE explique amplement les atermoiements dans l’élaboration et la signature de l’accord d’association avec l’État algérien. Elle montre aussi pourquoi aujourd’hui, la coopération sécuritaire, dans le cadre de la lutte antiterroriste constitue une part très importante du partenariat entre l’Algérie et l’Europe. Intervenant au cours des débats, Mourad Adjabi, chargé d’affaires à l’ambassade algérienne à Londres, estime qu’il faut inscrire la coopération dans une dimension plus large qui satisfait l’intérêt des deux bords. Selon lui, des dossiers comme la lutte antiterroriste ou l’immigration ne doivent pas occulter la prise en charge des besoins spécifiques de l’Algérie en matière de transfert de technologie par exemple. Dans le domaine économique, la place prépondérante de notre pays en qualité de troisième fournisseur de gaz pour l’OCDE est superficiellement bénéfique. C’est du moins ce que pense Hakim Darbouche, chercheur à l’Institut des études sur l’énergie d’Oxford. Selon lui, la dépendance énergétique de l’Europe ne rend pas service à l’économie algérienne, devenue presque totalement tributaire du volume des exportations en hydrocarbures.
À l’évocation de la part des investissements européens en Algérie, le chercheur estime que notre pays “se vend encore mal”. Rory Fyfe, expert économique, identifie un certain nombre d’obstacles d’ordre bureaucratique, fiscal et bancaire qui décourage les hommes d’affaires européens. Ce genre de verrous inspirent Sir Alan Monroe, ancien ambassadeur britannique dans notre pays, l’idée d’une Algérie encore sur la défensive, plus ouverte à la globalisation mais toujours inhibée par un profond sentiment de nationalisme.


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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Dim 1 Nov - 10:57

adjudant/chef a écrit:
Des experts analysent les relations Algérie-UE à Londres
Soupçons algériens et cynisme européen


Citation:

D’un côté, une Algérie un peu trop sur la défensive et de l’autre, une Europe dans une attitude à la fois paternaliste et rigide. Tel est le constat que des diplomates et des universitaires britanniques ont dressé sur l’évolution en dents de scie des relations de partenariat entre notre pays et l’UE.

Que pense la Grande-Bretagne des relations entre l’Algérie et l’Union européenne ? Ayant lui-même des rapports alambiqués avec Bruxelles, le Royaume-Uni reproche à l’édifice communautaire de concevoir sa politique de coopération avec les pays du sud de la Méditerranée, l’Algérie y compris, selon une approche paternaliste. Dans le cas spécifique de notre pays, les Britanniques se plaignent aussi que la France joue à la fois le rôle de l’expert et du favori. La perception, souvent juste, de l’Algérie comme une chasse gardée de leur voisin d’Outre-Manche les irrite. “Cela commence à changer. Mais en Algérie, l’empreinte de la France est encore visible partout, au niveau du fonctionnement des institutions comme la justice, dans le système éducatif. Le français est également la deuxième langue du pays”, regrette la baronne Symons. Cette ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères prenait part jeudi dernier à une conférence expertisant la qualité du partenariat entre l’Algérie et l’UE.
L’événement, tenu à Birkbeck College à Londres, était organisé conjointement par l’Association des études algériennes (Society for Algerian Studies) et le Conseil d’entente arabo-britannique (Council for Arab-British Understanding). D’anciens hauts diplomates du Royaume-Uni en Algérie, des universitaires ainsi que des représentants de notre ambassade y ont pris part. Sous l’œil des analystes britanniques qui se sont succédé à la tribune, l’Algérie et leur pays se distinguent par une résistance similaire à souscrire à des initiatives communautaires qui pourraient gommer leur souveraineté. “Les Algériens voudraient garder le contrôle sur leur politique de développement”, estime Mme Symons. Selon elle, la propension de l’Europe à vouloir imposer sa propre vision, en matière de partenariat, explique en partie la lenteur et les ajournements ayant retardé jusqu’à 2002 la signature de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE. La même raison à ses yeux justifie les réserves exprimées par le gouvernement algérien sur l’Union pour la Méditerranée (UPM) mise sur les rails par le président français Nicolas Sarkozy. Lui emboîtant le pas, le Dr Hugh Roberts, vice-président de l’Association des études algériennes, et chercheur universitaire spécialiste de l’Afrique du Nord, identifie deux variables qui alimentent les soupçons de l’État algérien à l’égard de toutes les offres d’intégration, émanant de l’Europe. La première raison évoque une obsession à préserver et à faire respecter son indépendance. En second lieu, l’Algérie tient à ce que son rôle de leadership régional soit reconnu. De l’avis du Dr Roberts, cette double préoccupation explique la tendance de ce pays à vouloir diversifier ses partenaires étrangers. La question démocratique est évidemment le sujet qui fâche dans les relations entre l’UE et l’Algérie. Pourtant, selon le Dr Roberts, Bruxelles a rarement entretenu une opinion honnête et altruiste à ce propos. “L’Europe a instrumentalisé la revendication démocratique pour faire pression sur le régime algérien, au moment où la situation économique dans le pays était désastreuse. Cette approche est cynique”, note l’universitaire, faisant remarquer à juste titre que l’UE n’a pas hésité à ravaler ses critiques quand les caisses se sont remplies. La propension du Vieux Continent à établir une relation asymétrique avec ses voisins du sud de la Méditerranée et qui préserve en priorité ses intérêts, trouve une parfaite illustration dans le cas de l’Algérie, pense aussi le Dr Claire Spencer, directrice du programme de recherche sur l’Afrique du Nord à l’Institut royal des affaires internationales. Retraçant les conditions dans lesquelles le processus du partenariat euroméditerranéen a été lancé en 1992 à Barcelone, elle précise qu’à l’époque, l’Europe avait considérablement négligé l’Algérie en raison de son conflit interne. Pour l’UE, dit-elle, il était surtout important d’empêcher que la violence qui décomposait ce pays ne se répande à l’extérieur et l’atteigne. Le Dr Spencer rappelle à cet effet qu’il aura fallu attendre l’affaire du détournement de l’Airbus d’Air France en 1994 et les attentats dans le métro parisien en 1995, pour que l’Europe, à l’instigation de la France, se penche sur le problème du terrorisme en Algérie. En 1998, elle avait décidé d’y envoyer une troïka pour enquêter sur le massacre de populations à Relizane. Pour l’universitaire évidemment, cette attitude très égoïste des pays de l’UE explique amplement les atermoiements dans l’élaboration et la signature de l’accord d’association avec l’État algérien. Elle montre aussi pourquoi aujourd’hui, la coopération sécuritaire, dans le cadre de la lutte antiterroriste constitue une part très importante du partenariat entre l’Algérie et l’Europe. Intervenant au cours des débats, Mourad Adjabi, chargé d’affaires à l’ambassade algérienne à Londres, estime qu’il faut inscrire la coopération dans une dimension plus large qui satisfait l’intérêt des deux bords. Selon lui, des dossiers comme la lutte antiterroriste ou l’immigration ne doivent pas occulter la prise en charge des besoins spécifiques de l’Algérie en matière de transfert de technologie par exemple. Dans le domaine économique, la place prépondérante de notre pays en qualité de troisième fournisseur de gaz pour l’OCDE est superficiellement bénéfique. C’est du moins ce que pense Hakim Darbouche, chercheur à l’Institut des études sur l’énergie d’Oxford. Selon lui, la dépendance énergétique de l’Europe ne rend pas service à l’économie algérienne, devenue presque totalement tributaire du volume des exportations en hydrocarbures.
À l’évocation de la part des investissements européens en Algérie, le chercheur estime que notre pays “se vend encore mal”. Rory Fyfe, expert économique, identifie un certain nombre d’obstacles d’ordre bureaucratique, fiscal et bancaire qui décourage les hommes d’affaires européens. Ce genre de verrous inspirent Sir Alan Monroe, ancien ambassadeur britannique dans notre pays, l’idée d’une Algérie encore sur la défensive, plus ouverte à la globalisation mais toujours inhibée par un profond sentiment de nationalisme.


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pour une fois liberté ne critique pas pour critiquer

ce journal des plus suspects politiquement (tentations berberistes, nostalgeriques, import-importistes...) publie un articles eclairant

ca nous change...
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MessageSujet: Re: Les relations internationales de l’Algérie   Dim 1 Nov - 11:04

oui Juba 2000, il me semble qu'Akramov a expliqué à un moment que Liberté était un journal où plusieurs tendances se cotoyaient, donc selon la personne qui écrit tu as tel ou tel façon de voir les choses. ça peut être très intéressant pour un journal, ça doit pas être facile pour la ligne éditoriale; mais c'est vrai quen tant que lecteur, on s'y perd parfois, ou parfois on s'énerve aussi par rapport à ce qu'on y lit Laughing

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