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Ressources Hydriques

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sammydziri
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MessageSujet: Ressources Hydriques   Mer 12 Mar - 21:32

Citation:
DESSALEMENT DE L’EAU DE MER
Des opportunités et des aléas



D’énormes quantités d’eau doivent être mises à la disposition de la communauté. La nécessité de dessaler l’eau de mer est devenue, dès lors, une nécessité.

L’Algérie peine, depuis des années, à satisfaire une demande en eau, toujours croissante. Comparé à la réalité du terrain, le problème de la disponibilité des eaux est inversement proportionnel à la déperdition, en raison de défaillances systémiques ou de mauvaise gouvernance. Du fait de la forte demande, l’Algérie s’est vu contrainte de se tourner vers le dessalement. Dans un contexte plus global, et selon les estimations, la demande totale en eau dans la région méditerranéenne, qui était de 300 milliards de mètres cubes par an en 1990, augmentera de 32% d’ici 2010 et de 55% d’ici 2025, pour atteindre plus de 460 milliards de mètres cubes(*). D’énormes quantités d’eau qu’il va falloir mettre à la disposition de la communauté.
L’une des caractéristiques de l’évolution de la demande en eau est qu’elle se produit surtout sur une étroite bande du littoral où près de la moitié de la population vit, et cette proportion peut atteindre les trois quarts d’ici à 2020, selon les pronostics des scientifiques. Suite à une démographie galopante, la nécessité de dessaler l’eau de mer, qui représente une ressource abondante et facilement accessible, se fait de plus en plus pressante.
L’Algérie, avec ses 1200km de littoral, vient d’annoncer la création d’une dizaine de stations de dessalement de l’eau de mer tout au long de la bande côtière.
Dans un contexte caractérisé par la disponibilité des énergies fossiles à bas prix, l’engouement pour ce procédé de potabilisation des eaux salées, risque, en effet, de produire l’effet boule de neige et empêcher ainsi de penser la problématique de l’eau dans une perspective plus durable et non tributaire des énergies épuisables. Par ailleurs, le recours au dessalement n’est pas sans risque sur l’environnement côtier relativement sensible aux problèmes de pollution. L’impact sur l’écosystème marin de l’aspiration des eaux salées contenant des micro-organismes à la base de la chaîne alimentaire, risque de perturber la chaîne trophique des espèces vivant sur le plateau continental tout près des côtes.
L’une des sensibilités topographiques des côtes algériennes est qu’elles présentent un plateau continental très étroit, ce qui peut accélérer le processus de la réduction du potentiel de la biodiversité. Comble du désastre, selon un rapport de l’AEE (Agence européenne pour l’environnement): sur les 250-300km de plages de sable que possède l’Algérie, 85% sont en recul, perdant ainsi du sable à raison de 0,30 à 10,4 m/an. Les rejets de la saumure (effluent très concentré en sels, séparé des eaux potabilisées) chaude qui présente souvent une concentration de 1,2 à 3 fois plus élevée que l’eau de mer, provoque une diminution de l’oxygène dissous dans l’eau, et la perturbation des sables due aux activités d’excavation augmente la turbidité des eaux et une limitation de la photosynthèse par suite de non-diffusion de la lumière du soleil. N’oublions pas aussi que les usines de dessalement consomment beaucoup d’énergie et par conséquent émettent des gaz à effet de serre. Sur un autre plan, le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui est une ONG, rappelle la nécessité d’une utilisation raisonnée du dessalement de l’eau de mer après étude de faisabilité faisant ressortir cette alternative comme solution inévitable.
Alors même que la nécessité pousse à réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour satisfaire la demande toujours accrue en eau, il faut envisager prioritairement, à notre avis, les sources d’eau durables déjà existantes: les fleuves, les plaines inondables, les marécages, les zones humides, les résurgences, etc. Le professeur Remini, se basant sur l’étude des séries statistiques comportant les données de 57 grands barrages, estime que l’Algérie «perd par envasement entre 45 à 50 millions de mètres cubes de capacité chaque année» et d’ajouter: «A quoi ça sert de potabiliser de l’eau à coût d’énergie et de réactifs pour perdre ensuite environ 60% de volume d’eau potable dans des réseaux d’alimentation manquant affreusement d’étanchéité?». La mission de la gestion des bassins versants, qui vient d’être léguée aux étrangers, doit aussi faire l’objet d’une grande attention de la part des autorités: la disparition du couvert végétal, l’accentuation des phénomènes de l’érosion, et l’augmentation de l’évaporation provoquent d’importantes diminutions des ressources d’eau dans le pays. Des plans d’eau ont complètement disparu sous les effets des pressions anthropiques. «Pensons tout d’abord à préserver ces eaux douces qui sont d’ailleurs de bonne qualité, avant de réfléchir au dessalement, qui, parfois, est certes, inévitable», rétorque notre interlocuteur. Un autre créneau porteur en matière d’économie des eaux douces est celui du recyclage des eaux usées. L’exemple frappant à cet effet est la ville de Dubaï (Emirats arabes unis), qui entretient en verdure permanente des centaines d’espaces verts irrigués rien qu’à l’eau usée recyclée. Cette option, de l’avis de Farouk Benouared, consultant international en matière d’aménagement des espaces verts et travaillant sur plusieurs projets à Dubaï, une fois généralisée à grande échelle -avec les précautions nécessaires- entraînerait certes, de meilleurs résultats économiques et environnementaux.: «Les retombées positives sont dans le court terme», affirme-t-il lors d’une journée d’étude organisée par l’association Chlorophylle à Blida. En l’état actuel des techniques, le dessalement se présente comme une solution relativement coûteuse, ce qui laisse peu de chance à ce que cette industrie, en pleine croissance dans les zones du littoral, à populations relativement aisées, prête beaucoup d’attention aux besoins en eau des populations de l’arrière pays, situées elles en pleines zones arides. Au pays de la soif, la mer est à mille lieues plus au nord!.

(*) Margat. J.Vallee in: Mediterranean vision on Water, population and the environment for 21st century

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Jeu 13 Mar - 15:07

Sammy

Toutes les solutions pour assouvir la soif des algériens sont les bienvenues, mon seul problème c'est que je me pose des questions sur le choix de la stratégie suivie par nos dirigeants.
Je m'explique, est ce que toutes solutions conventionnelles de production d'eau ont été examinées? Si c'est le cas est ce que celle du dessalement de mer est la bonne solution pour l'Algérie? Est ce que c'est la plus économique a long terme?
Pourquoi ces questions ? Car, avant et au début de l'ère Bouteflika, cette solution n'a été en aucun cas évoquée et d'un coup une série de ces stations ont été annoncées.
Sachant que cette technique est largement utilisée dans le golf, ou notre cher Bouteflika a séjourné longtemps, j’ai tout simplement peur à ce que ces solutions soient plus influencées par des politiciens que par des vrais techniciens. L’histoire de l'autoroute est-ouest et la pour en témoigner, au début toute l'étude était établie sur une autoroute 2x2 et les premiers tronçons ouvert a l circulation était réellement 2x2 (contournement de la ville de Bouira qui est toujours 2x2 et le tronçon de kaderia qui a été ouvert a la circulation en 2x2 puis refait en 3x3), et c'est Bouteflika lui même qui a ordonné l’extension a 3x3 de tous le projet. je ne dis pas que Bouteflika a raison ou pas mais je me pose juste des questions quant a la maturité des études faites de nos projets, et de la justesse des influences des politiciens pour tel ou tel options.
Bref, je reviens à l'eau, j'espère que les solutions choisies soient les meilleurs pour l'Algérie et que prochainement l'eau coulera 24/24 dans toute l'Algérie et pas uniquement a Alger comme annoncé.


Dernière édition par algeriano34 le Lun 17 Mar - 9:16, édité 1 fois
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anzar
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Jeu 13 Mar - 15:29

l'usine de dessalement d’eau de mer d'El-Hamma (Alger)




Citation:
Après 24 mois de travaux, l'usine de dessalement d’eau de mer d'El-Hamma (Alger), d’un coût de 250 millions de dollars, a été inaugurée le 24 février 2008 par Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne.
Cette usine utilise la technologie de membranes d’osmose inverse mise au point par GE Water. Elle purifiera quotidiennement jusqu’à 200.000 m³ d’eau de mer, alimentant ainsi en eau douce environ deux millions d’Algérois.

La technologie mise en oeuvre par GE Water est aujourd'hui exploitée dans 1 500 usines à travers le monde, produisant plus de 7,5 millions de m³ d’eau douce par jour. Il est à noter toutefois qu'elle ne fait pas l'unanimité des scientifiques et qu'elle est notamment critiquée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) pour plusieurs raisons : prix de revient du m³ d’eau dessalée, dangers engendrés par les effluents sur l’écosystème marin (développement de saumures, destruction de précieuses régions côtières, contamination de la vie marine, des cours d’eau, des zones humides, des eaux souterraines et plus généralement des écosystèmes)...

Les concepteurs de la station d’El-Hamma prennent évidemment le contre-pied de ces critiques sur la base des études effectuées avant la décision de la conception de l’usine, le dessalement ne présentant selon eux aucun danger pour la faune et la végétation marine.

L'eau traitée est prélevée en mer, à l’aide de tuyaux, à 550 m au large et à une profondeur de 10 m. Un premier système de filtration retient les matériaux en suspension et autres déchets. L'eau est alors dirigée vers un deuxième bâtiment de filtrage constitué de sable et de gravier, puis pompée à haute pression vers un troisième système de filtrage ultraphase (microfiltration). Elle devient à ce niveau propre et pure. Puis elle arrive dans le bâtiment d’osmose inverse comprenant neuf trains de dessalement. L’osmose inverse consiste à faire ressortir le sel de l’eau à une pression de 60 bars. La membrane peut retenir jusqu’à 99,99% de sel de l’eau de mer. Après l’osmose inverse, l’eau est dirigée vers le post-traitement (rajout de minéraux pour qu'elle devienne potable).



http://marc-chartier.blogspot.com/2008/02/inauguration-de-lusine-de-dessalement.html

Moi ce qui m'interpelle c'est les deux cheminées qui relarguent des gaz à une température dépassant les 100°C... l'été dernier on dirait les gaz chaud emis par les moteurs de la fusée Souyouz en phase de décollage (sans les flammes Exclamation ) affraid
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Dim 16 Mar - 22:15

Citation:
RÉPARATIONS AU BARRAGE DE BENI HAROUN
Les travaux sont achevés à 80%


Tout est rentré dans l’ordre à l’est du pays. L’arrêt temporaire du pompage d’eau à partir de la grande station du Douar El Bidi, tire à sa fin. Les travaux de réparation des fuites apparues sur les installations de transfert des eaux du barrage de Beni Haroun au niveau du tunnel de Djebel Lakhal, près de Aïn Ettine (Mila), «sont actuellement à 80% de leur avancement et pourraient être achevés à la fin du mois en cours», ont indiqué, samedi, les services de l’hydraulique de Mila.
L’achèvement de ces travaux, entamés en janvier dernier par la société italienne Condotte, qui est également réalisatrice du tunnel, «permettra la reprise normale du pompage de l’eau du barrage de Beni Haroun vers le barrage-réservoir d’Oued El Athmania», précise la même source. Rappelons que le transfert de l’eau de ce barrage avait été interrompu le 11 décembre dernier sur décision du ministère des Ressources en eau à la suite de l’apparition de fuites (estimées à 30% de la quantité d’eau pompée à partir de la mégastation de pompage du douar El Bidi) au niveau du tunnel de Djebel Lakhal long de 6km. La reprise du pompage vers le barrage-réservoir d’Oued El Athmania permettra d’augmenter le niveau de remplissage de cette structure, d’une capacité de 33 millions de mètres cubes et d’assurer l’alimentation en eau potable de Constantine et des communes au sud de la wilaya de Mila. Les servi-ces de l’hydraulique ont, toutefois, signalé que les fuites en question n’ont pas occasionné une grande perturbation dans l’alimentation en eau potable des agglomérations précitées du fait des quantités d’eau emmagasinées dans le barrage réservoir d’Oued El Athmania, structure intermédiaire entre ces localités et le barrage de Beni Haroun. Le complexe hydraulique de Beni Haroun demeure une réalisation stratégique majeure dans le programme du développement du secteur des ressources en eau. Cet énorme édifice, érigé sur le territoire de la wilaya de Mila, représente aussi le sésame tant attendu et un atout maître pour le Constantinois et les Aurès dans la mesure où les infrastructures complémentaires programmées, ont vu le prolongement de leurs tentacules vers les wilayas de Jijel, de Constantine, d’Oum El Bouaghi, de Batna ainsi que des régions limitrophes ayant souffert le martyre quant à l’alimentation en eau potable, notamment en période estivale. Il permettra aussi l’irrigation de plus de 400.000 hectares. Ce barrage, qui relevait de la gageure et qui fut l’un des plus grands défis de l’Algérie indépendante, est, aujourd’hui, une réalité.
Il est utile de rappeler que le taux de remplissage des barrages est d’environ 52%. Avec ce volume, le département de Sellal assure deux années en sécurité hydrique. Plus de veillée à une heure tardive de la nuit, dans l’attente de ce liquide vital.

Abbas AÏT HAMLAT

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Ven 28 Mar - 22:23

Citation:
Réalisation des usines de dessalement de Mostaganem et Cap-Djinet
Signature d’une convention d’investissement avec l’espagnol Inima



Une convention d’investissement entre l’Andi et le groupement d’entreprises espagnoles Inima-Aqualia pour la réalisation de deux usines de dessalement d’eau de mer a été signée mercredi dernier. La première sera implantée à Mostaganem. Elle aura une capacité de production de 200 000 m3/jour. La deuxième, prévue à Cap-Djinet à Boumerdès, produira jusqu’à 100 000 m3/jour. Le premier projet est évalué à près de 230 millions de dollars et le second à plus de 130 millions de dollars. Le financement est effectué à 20% avec les fonds propres du groupement espagnol. Les 80% restants sont assurés par un syndicat de banques : BEA pour Mostaganem et BNA pour celui de Cap-Djinet. Pour l’usine de Mostaganem, le packaging contractuel a été signé le 4 juillet 2007.
Les travaux ont démarré 4 mois plus tard, plus précisément le 26 novembre 2007. Elle sera mise en service en décembre 2009. Celle de Cap-Djinet sera opérationnelle à compter de juin 2010. Les deux structures seront réalisées, faut-il le rappeler, selon la formule DBOO (Design, Built, Own and Operate) qui signifie conception, construction et exploitation. Les deux sociétés de projet, STMM pour Mostaganem, et SMD pour Cap-Djinet, sont à 51% détenues par les espagnols Aqualia-Inima et à 49% par AEC. Pendant l’étape de réalisation, ces deux sociétés bénéficieront d’une exonération et/ou de franchise de droits de douane, des taxes et autres impositions. Quant à la période d’exploitation, elles ouvrent droit à une exonération de l’IBS, (impôt sur le bénéfice des sociétés) et de la TAP (taxe sur l’activité professionnelle) pendant dix ans. Ce sont en fait les avantages qu’offre l’Andi pour encourager ce type d’investissement qui, faut-il le souligner, a pour but de satisfaire l’un des besoins vitaux du citoyen algérien, à savoir l’eau potable. Les deux projets, faut-il le préciser, font partie d’un programme de 13 unités de dessalement d’eau de mer ayant une capacité globale de 2,35 millions de m3 /jour engagé par le président de la République. Les usines de Skikda et de Béni-Saf entreront en production à partir de la fin de l’année en cours. Six sur les 13 projets sont, indique Chakib Khelil, ministre de l’Énergie et des Mines, présent à cette cérémonie, en construction. Parmi les 7 restantes, 5 sont en étape d’ouverture des plis commerciaux. Il cite celle de Mactaâ à Oran, d’une capacité de 500 000 m3/jour, l’une des plus grandes au monde, El-Tarf et Ténès…
Le dossier de l’usine de Honaïne est actuellement au Conseil national d’investissement pour étude. “Aussitôt l’ouverture des plis effectuée, les travaux seront lancés”, promet Chakib Khelil. L’État, affirme-t-il, a mis le paquet pour que le prix de l’eau dessalée sortie d’usine soit le plus faible possible au grand bénéfice du consommateur. Celui-ci est estimé à 0,7 257 dollar à Mostaganem et à 0,7 275 dollar à Cap-Djinet. Sonatrach achètera cette eau à partir de ces usines au profit de l’Algérienne des eaux. Celle-ci le commercialisera au consommateur final à travers son réseau.

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Ven 28 Mar - 23:37

interview interessante,
journal "el watan" ce jour :

Citation:
Manuel Rubio Visiers. Directeur du développement pour l’Afrique de la société espagnole Acciona Agua
« L’Algérie fait en 10 ans ce que nous avons fait en 25 ans »

Le directeur du développement pour l’Afrique de la société espagnole Acciona Agua, Manuel Rubio Visiers, met en évidence, dans cet entretien, l’envergure du programme de dessalement de l’eau de mer, initié en Algérie, ainsi que l’intérêt que porte l’entreprise qu’il représente aux différents projets prévus à travers le territoire national.

Quelle place tient l’entreprise Acciona Agua sur le marché mondial du dessalement de l’eau de mer ?

Ce que je peux vous affirmer, c’est que parmi les dix grandes entreprises mondiales activant dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, six sont espagnoles. Parmi ces six sociétés espagnoles, Acciona Agua est sans conteste l’une des plus importantes, eu égard à l’étendue des projets qu’elle réalise dans différents pays, tels que les Etats-Unis, l’Australie, la Grande-Bretagne et autres. Anciennement Predisa avant d’être rachetée par le groupe Acciona, notre entreprise emploie actuellement près de 2000 personnes et son savoir-faire est sollicité de par le monde.

Quel regard portez-vous sur le programme de dessalement de l’eau de mer en Algérie qui prévoit la réalisation de pas moins de treize stations à l’échéance de 2010 ?

Le programme développé actuellement en Algérie dans le domaine du dessalement de l’eau de mer est de loin le plus important et le plus rapide qu’il m’ait été donné de voir. Pourtant, durant ma longue expérience, j’ai eu à travailler dans de nombreux pays. L’Algérie, pour ainsi dire, est tout simplement en train de faire sur une période de moins de 10 ans, ce que nous avons fait en Espagne en 25 ans. Nous avons en effet atteint en 25 années un niveau de production de 3,1 millions de m3/jour, alors que l’Algérie devra réaliser une production de quelque 2,3 millions de m3/jour en l’espace d’une décennie.

Les projets de dessalement en Algérie suscitent l’intérêt des plus grandes entreprises mondiales. Quels arguments pouvez-vous faire valoir sur le marché algérien par rapport à vos nombreux concurrents ?

Globalement, nous sommes intéressés par l’ensemble du programme de dessalement initié en Algérie. Pour faire face à la concurrence, nous avons au moins trois avantages à faire valoir, à savoir notre capital expérience, notre savoir-faire et le fait que nous sommes à la pointe des avancées technologiques. De plus, le groupe Acciona, dont nous faisons partie, intervient dans divers domaines d’activité, englobant même les énergies renouvelables. Cet avantage nous aidera, assurément, à respecter notre engagement à opérer un transfert de technologie en faveur de l’Algérie.

Quelles garanties offrez-vous en Algérie quant à veiller au mieux au respect de l’environnement, sachant que l’activité de dessalement suscite quelques appréhensions à cet égard ?

S’agissant du respect de l’environnement, ce que je peux vous dire est que nous allons faire en Algérie exactement tout ce que nous faisons en Espagne. Des études rigoureuses ont été faites sur la côte algérienne et les sites d’implantation des stations de dessalement ont été sélectionnés de manière à préserver pleinement la vie sous-marine, mais aussi à assurer une dilution complète de la saumure. En somme, tout comme en Espagne et ailleurs, nous prenons toutes les précautions nécessaires pour contrer d’éventuels aléas pouvant nuire à l’environnement.

Akli Rezouali

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sammydziri
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Sam 29 Mar - 2:47

Citation:
Projets de dessalement de l’eau de mer en Algérie
L’espagnole Acciona Agua mise sur le marché national




Après avoir décroché le projet de la station de Fouka à Tipaza, actuellement en phase de réalisation en partenariat avec SNC-Lavalin, l’entreprise espagnole Acciona Agua cible désormais quatre autres grands projets de stations de dessalement de l’eau de mer en Algérie.

Il s’agit en l’occurrence des projets respectifs de Ténès, d’El Tarf, d’Oued Sebt à Tipaza et de Magtaâ à l’ouest du pays. Pour l’ensemble de ces projets, prévoit-on, les opérations d’ouverture des plis financiers, et donc la sélection des entreprises de réalisation devront intervenir très prochainement. Conçue pour être l’une des plus grandes au monde, sinon la plus grande, la station de dessalement de l’eau de mer de Magtaâ devra assurer, une fois mise en service à échéance de 2010, une production record de l’ordre de 500 000 m3 d’eau par jour. Ce faisant, ce projet d’envergure mondiale suscite particulièrement l’intérêt des responsables d’Acciona Agua qui y voient un véritable challenge à travers lequel leur entreprise entend faire valoir sa longue expérience et son savoir-faire dans le domaine du dessalement par osmose inverse. Autant d’atouts en somme que ne manque pas de corroborer la qualité des innovations constatées lors d’une visite des stations de dessalement réalisées par Acciona Agua dans les régions de Barcelone et d’Alicante en Espagne. D’une capacité totale de 28 800 m3/jour, la station de dessalement de Tordera, au nord de Barcelone, alimente en eau potable une population de quelque 150 000 habitants. Conçue et financée par Acciona Agua, elle a été construite en dix mois, entre 2001 et 2002, ce qui constitue, selon son délégué, F. Martrus, un délai de réalisation record pour ce type d’installations. De plus, a-t-il tenu à nous expliquer : « Dans un souci d’adaptation au paysage et à l’environnement, les puits servant à la prise d’eau sont situés loin de la station. » A l’image de celle de Tordera, dont Acciona Agua est adjudicataire pour augmenter la capacité de production, le complexe de Carthagène (San Pedro Del Pinatar, à Alicante) offre également plusieurs atouts en termes d’innovations technologiques et de préservation de l’environnement. Servant en moyenne une population de 400 000 habitants, ce complexe, composé de deux stations, totalise un débit total de 130 000 m3/jour. Selon les précisions de ses responsables, il se distingue notamment par des procédés techniques permettant la captation de l’eau de mer à travers des puits verticaux côtiers. De même, nous ont-ils expliqué : « Afin d’éviter d’éventuels risques sur l’environnement par le déversement de l’eau de rejet dans la mer, l’usine de dessalinisation dispose d’un pompage de dilution de l’eau de saumure, dans une proportion maximale de six parts d’eau de mer de dilution pour une part d’eau de rejet. »

Recherche et développement en point de mire
A l’origine de ses procédés novateurs dont se prévalent les différentes stations construites et exploitées par Acciona Agua, il y a lieu de mettre en exergue le rôle dévolu à l’important centre de recherche et de développement (R&D), dont s’est doté l’entreprise, afin d’être à la pointe des avancées technologiques en matière de dessalement de l’eau de mer. Basé à Barcelone, ce centre s’emploie, selon son directeur J. Malfeito Sanchez, à concevoir de nouvelles techniques et procédés, notamment pour anticiper sur les évolutions des technologies de dessalement de l’eau de mer à moyen et long termes. Disposant d’une équipe de plus de 30 chercheurs hautement qualifiés, le centre R&D s’attelle, par ailleurs, à optimiser la durabilité et l’efficience des membranes, sachant que celles-ci sont à la fois onéreuses et essentielles dans les procédés de dessalement par osmose inverse. Ainsi organisée, Acciona Agua, plus connue auparavant sous l’appellation de Pridesa avant d’intégrer la multinationale Acciona, se prévaut logiquement d’être « un des leaders mondiaux de dessalement de l’eau de mer », selon son chef de la zone Maghreb, Philipe Ramos. Se denier renchérit ainsi en affirmant qu’Acciona Agua est le seul acteur dans le domaine du dessalement de l’eau de mer à être « présent sur les cinq continents ». A noter à cet égard qu’Acciona Agua vient de parachever le projet de maintenance de la plus grande station de dessalement de l’eau de mer aux Etats-Unis, en l’occurrence celle de la TAMPA en Floride ; de même qu’elle s’est vu confier la réalisation d’une nouvelle station à Londres, en prévision des Jeux olympiques de 2012. S’agissant du marché algérien, le délégué d’Acciona Agua en Algérie, Alejandro Ballester, n’hésite pas à signifier qu’« il est tout naturel qu’une entreprise leader en son domaine, comme Acciona Agua, aspire à se voir confier la réalisation des plus grands projets de dessalement d’eau de mer au monde. »


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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Dim 30 Mar - 22:31

Citation:
Programme de dessalement d’eau de mer
Dernières ouvertures des plis pour quatre usines


Algerian Energy Compagny (AEC) procédera à partir d’aujourd’hui, à Alger, à l’ouverture des plis des offres commerciales relatives à la réalisation de quatre stations de dessalement d’eau de mer, a fait savoir hier cette compagnie dans un communiqué. La première opération d’ouverture des plis concerne la station de Magtaâ (Oran) d’une capacité de 500 000 mètres cubes jour (m3/jour).
L’AEC annonce, par ailleurs, pour la première décade d’avril prochain l’ouverture des plis relatifs aux projets de stations de dessalement de Ténès (Chlef - 200 000 m3), Oued Sebt (Tipasa - 100 000 m3) et El-Tarf (50 000 m3). Les offres techniques de 13 entreprises et groupements d’entreprises internationales ont été retenues en mai dernier pour la réalisation de ces stations. Il
s’agit des derniers projets de dessalement prévus par le programme quinquennal (2005-2009) qui en compte treize. La station de Megtaâ, qui compte parmi les plus grandes au monde, va s’étaler sur une superficie de 18 hectares.
Le projet, destiné à l’alimentation en eau potable de la région oranaise, a reçu six offres. Il s’agit du groupement espagnol Inima-Aqualia-SPA, du groupement hispano-portugais Defesa-Sadyt-Somagne, de BI Water (Grande-Bretagne), de Pridesa (Espagne), de Mena Spring Utility (Singapour) et de GE Water (États-Unis). Quant à la station de Oued Sebt à ériger sur un terrain de 6 ha, elle a reçu sept offres : le groupement Inima-Aqualia-SPA, Bi Water, le groupement portugais Defesa-Sadyt-Soomague, le groupement turc Baytur-Aritim, Pridesa, l’entreprise Mena Spring Utility et GE Water.
Par ailleurs, quatre soumissions ont été reçues pour le projet d’El-Tarf émanant du singapourien Hyflux, des espagnoles Inima
et Actiona et du groupement turco-coréen du Sud Beytour Too Sun.
En outre, l’unité de dessalement de Ténès a drainé six offres des compagnies espagnoles Actiona, Befesa/Cobra, Inima Aqualia, de l’américain Ionix, du groupement franco-canadien Lavalin-De Gremont et enfin du singapourien Hyflux. La réalisation de tout le programme de dessalement, soit un total de 13 stations dans toute l’Algérie, permettra de produire près de 2,3 millions de m3 d’eau dessalée par jour.

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Lun 31 Mar - 18:29

Citation:
Algérie: construction d'une méga-station de dessalement près d'Oran




Par afp le 31/03/2008 à 16:50
Le groupement singapourien Hyflux va réaliser en Algérie dans un délai de 36 mois une méga-station de dessalement d'eau de mer dans la région d'Oran d'une capacité de 500.000 m3 par jour pour un montant de 468 millions de dollars, a annoncé l'agence de presse APS.
Une société mixte, MTM Spa, sera créée pour assurer le suivi de toutes les étapes de ce projet. Elle sera détenue à 51% par Hyflux et 49% par l'Algerian Energy Compagny (AEC), une entreprise créée en 2001 par le groupe pétrolier public Sonatrach et la société publique de l'électricité et du gaz Sonelgaz.
Cette station est considéré comme le projet de dessalement "le plus important au monde" sur le plan du volume de production (500.000 m3), selon le PDG d'AEC Amanallah Sari.
L'Algérie a lancé la construction de 13 stations de dessalement qui doivent être achevées d'ici à 2010 pour l'approvisionnement en eau potable des agglomérations urbaines. Elles doivent assurer une production supplémentaire d'eau potable de l'ordre de 2,3 millions de mètres cubes par jour.

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Lun 31 Mar - 20:25

Avec tout ca je crois que le probleme d'eau est régle Smile .
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Mar 1 Avr - 0:27

on peut le dire en effet,
et à tam aussi avec le mega transfert d'eau saharienne

voila ceque l'etat doit faire,
les infrasructures,
l'energie electrique et gaziere,
les reseaux d'AEP,
les hopitaux,
lés universités,
la securité et la defense,
l'industrie militaire...!

le reste c'est au privé de s'en occuper

on y arrive,
mais encore bien trop lentement à mon gout,
les privatisations trainent en longueur et nous coutent des milliards de dollars

il faut en finir avec, comme les polonais et les tcheques avant nous,
leurs privatisations ont été effectuées avec serieux et rapidité

l'etat doit ne garder qu'air algerie, sonatrach, l'algerienne des eaux, algerie telecom, saidal et la sntf

tout le reste doit etre privatisé,
par la bourse d'alger

les autoroutes, les ports, les aeroports peuvent etre mis en concession

l'etat doit se concentrer sur la BCL de beni mered,
ses magiciens peuvent faire des miracles pour peu qu'ils en aient les financements

sur l'eca d'oran, avec la mise en route du projet d'avion 12 places, et un projet d'un jet d'entrainement

sur l'unité de construction des satelittes d'arzew, avec l'etude d'un vecteur spatial national

sur le nucleaire, avec la mise en place progressive de toute la chaine nucleaire chez nous, de l'extrction de l'uranium saharien, jusqu'au retraitement des dechets

sur le medicament avec un grand plan de developpement de saidal

sur les TIC avec l'accompagnement des clusters à sidi abdellah

voila ce que l'etat doit faire,
l'UGTA bloque l'economie nationale depuis bien trop longtemps

ça nous coute beaucoup de retards de garder publiques des entreprises notoirement mal gerées
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Mar 1 Avr - 9:28

L'UGTA ne bloque rien du tout, elle obéit (à qui je sais pas Question )
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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Mar 1 Avr - 12:06

Citation:
L’Algérie investira près de 500 millions de dollars dans la construction d’une station de dessalement d’eau de mer dont la capacité en fera la plus grande au monde.




mardi 1er avril 2008.
Hier au siège de la Sonatrach, l’Algerian energy company (AEC) a ouvert les plis des offres commerciales pour la réalisation et l’exploitation d’une usine de dessalement d’eau de mer à Magtaa (commune de Mers El Hadjadj, wilaya d’Oran) dans l’ouest de l’Algérie. Cette station sera implantée sur 18 hectares et aura une capacité de production par osmose inverse, de 500 000 m3/jour à l’horizon 2011. Destinée à répondre aux besoins en eau potable de la wilaya d’Oran, cette capacité est la plus importante en Algérie et même dans le monde. Elle dépasse en effet la capacité de la station de dessalement d’eau de mer par osmose inverse d’Ashkelon (Israël), 320 000 m3 par jour. Un appel aux investisseurs nationaux et internationaux avait été lancé le 12 février 2007 par l’AEC, filiale à parts égales entre Sonatrach et Sonelgaz, pour la réalisation de ladite station.

Ce projet de construction dans l’ouest de l’Algérie d’une station de dessalement d’eau de mer de taille mondiale, a été conçu sur le modèle Build Own and Operate (construire, posséder et exploiter) en project financing avec financement local. Une société détenue à 49% par AEC et à 51% par l’investisseur retenu qui exploitera cette usine pendant 25 ans. Le financement de ce projet sera assuré à 30% par apport en capital et à 70% par financement local (BNA comme chef de file). L’eau produite sera achetée par Sonatrach et l’Algérienne des Eaux (ADE) en take or pay. Six compagnies et groupements internationaux avaient été retenus en phase technique le 20 mai 2007. Ces soumissionnaires sont Acciona Agua (Espagne), Befesa-Sadyt-Somague (Espagne-Portugal), Hyflux (Singapour), Inima Aqualia (Espagne), GE Water - Orascom (Etats-Unis/Egypte) et le groupement Biwater - Toray- Arcofina (Grande- Bretagne- Japon- Algérie). Ces mêmes soumissionnaires ont présenté hier leurs offres commerciales


D’après Le Soir d’Algérie

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Mar 1 Avr - 20:45

Citation:
Algérie: construction singapourienne d'une station de dessalement d'eau

le groupement singapourien Hyflux va réaliser en Algérie dans un délai de 36 mois une méga-station de dessalement d'eau de mer dans la région d'Oran (ouest) d'une capacité de 500.000 m3 par jour pour un montant de 468 millions de dollars, a annoncé l'agence de presse APS.

Une société mixte, MTM Spa, sera créée pour assurer le suivi de toutes les étapes de ce projet. Elle sera détenue à 51% par Hyflux et 49% par l'Algerian Energy Compagny (AEC), une entreprise créée en 2001 par le groupe pétrolier public Sonatrach et la société publique de l'électricité et du gaz Sonelgaz.

Cette station est considéré comme le projet de dessalement "le plus important au monde" sur le plan du volume de production (500.000 m3), selon le PDG d'AEC Amanallah Sari.

L'Algérie a lancé la construction de 13 stations de dessalement qui doivent être achevées d'ici à 2010 pour l'approvisionnement en eau potable des agglomérations urbaines. Elles doivent assurer une production supplémentaire d'eau potable de l'ordre de 2,3 millions de mètres cubes par jour.

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MessageSujet: Re: Ressources Hydriques   Mer 2 Avr - 5:21

anzar a écrit:
L'UGTA ne bloque rien du tout, elle obéit (à qui je sais pas Question )


à voir comment se sontderoulées les dernieres elections du secretaire general,
l'inamovible centrale nous permet des espoirs

un peu de contestation interne ne peut lui faire que du bien

car il faudra qu'il choisissent une doctrine,
soit etre contre les privatisations, pourtant indispensables et desormais urgentes

soit etre pour le pouvoir d'achat et l'economie de marché,
et c'est les deux à la fois

le financement à fonds perdus d'entreprises publiques mal gerées, sans recherche et developpement, sans nouveaux produits,, bref sans business plan n'est plus possible

l'algerie va adherer à l'OMC,
il faut changer de systeme economique,
place au privé et aux nouveaux investisseurs

nouveaux investisseurs qui se font saboter leur projets !! Evil or Very Mad
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